Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

décès

  • Marie-Laure Picat : décès

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    puiseaux.jpgHier, lundi 10 août, j’ai mis un billet « Marie-Laure Picat, partie ! » en rappelant les 3 billets précédents parus sur ce blog à son propos dont un commentaire amical et affectueux de Marie-Laure elle-même.Picat.jpg

    Qui a mis ces lignes personnelles, affectueuses et amicales, le 19 mai 2009 : « bonjour a tous merci de votre gentillesse a ce jours la maladie gagne du chemin les os son attaquer a plus bisou a tous
    je vous remercie de votre gentillesse encore merci mes le trajet suis son court rien va pour le mieux encore merci a vous tous bisous a vous tous a bientôt »

     

    Depuis son décès et dans la presse papier de ce matin Marie-Laure, ses enfants, leur famille bis sont présents.

     

    Avant le billet d’hier ici les 3 autres étaient :

    * le 17 mars 2009 « Marie Laure PICAT signe «Le courage d’une mère » », avec  68 commentaires dont celui de Marie-Laure

    * le 7 avril 2009 « Sophie Davant, Marie-Laure Picat, David Khayat » avec 13 commentaires

    * le 26 mai 2009 « Avant Marie-Laure Picat, un "bug" ! », celui-là explique l’acharnement de Marie-Laure pour protéger ses enfants de pratiques trop répandues, inadéquates à tout le moins.

     

    Persévérante Marie-Laure. Avec raison.

    On le voit bien dans cet interview réalisé par Julie Saulnier d’Anne Berthod, qui a coécrit avec Marie-Laure son livre « Le courage d’une mère ».

     

    Publié dans Lexpress.fr le 10/8/2009 à 15h50, alternant les questions de Julie et les réponses d’Anne, il a pour titre :

    « On ne peut rien refuser à Marie-Laure Picat"

     

    Anne Berthod a coécrit Le Courage d'une mèreavec Marie-Laure Picat,  une jeune femme, atteinte d'un cancer incurable, qui s'est éteinte dimanche à son domicile et qui avait choisi elle-même une famille d'accueil pour ses enfants. La journaliste se souvient de cette mère hors-normes.

     

    Quand avez-vous vu Marie-Laure Picat pour la dernière fois?

    Ma dernière visite remonte à trois semaines. Elle n'allait pas bien et était alitée à son domicile, comme elle le souhaitait. Elle était affaiblie mais le montrait le moins possible. Elle n'a jamais laissé la maladie lui plomber le moral. Depuis, je l'avais eu au téléphone.

     

    Est-elle partie "tranquille" selon vous?

    Marie-Laure se préparait à mourir depuis de longues semaines. Sa maladie n'a jamais été un tabou, ni pour elle, ni pour ses proches. Le principal c'est qu'elle ait pu dire au revoir à ses quatre enfants. Elle était prête et son entourage aussi. Les médecins lui donnaient jusqu'à février... Vivre jusqu'au mois de mai et voir sa fille aînée, Julie, souffler ses bougies était déjà une victoire pour elle.

     

    Il n'a jamais été question que son mari ait la garde des enfants?

    Non, d'un commun accord il a été décidé de placer les enfants dans une famille d'accueil. Etant donné son statut de chauffeur-livreur et ses horaires décousus, le mari se sentait dépassé par les événements. Une procédure de divorce avait été entamée mais elle n'a pu aboutir à cause de la mort prématurée de Marie-Laure.

     

    Comprenez-vous son choix de sélectionner elle-même une famille d'accueil?

    Je comprends sa motivation première: que ses enfants restent ensemble et ne soient pas dépaysés. Légalement, un parent ne peut pas, de son vivant, choisir une famille d'accueil pour ses enfants. Le conseil général bloquait donc son dossier... Elle n'avait pas d'alternative. Il n'y avait aucune garantie pour qu'une fois décédée, sa volonté soit respectée. C'est pour cette raison qu'elle a choisi de médiatiser l'affaire. Pour qu'on l'entende.

     

    Comment Marie-Laure a-t-elle recruté le couple idéal?

    Ca a été un coup de foudre réciproque. Elle est allée les voir de l'autre côté de la rue avec son franc parler habituel et leur a dit "c'est vous que je veux". Et comme on ne peut rien refuser à Marie-Laure, ils ont accepté. Ils ont pris l'engagement d'élever ses quatre enfants jusqu'à leurs 18 ans.

     

    Comment s'est déroulé l'écriture du livre?

    J'ai habité une semaine chez elle avec ses enfants et ses amis. Chez Marie-Laure, il y a toujours quelqu'un ! Après cette immersion, j'ai effectué plusieurs courts séjours et j'ai beaucoup parlé avec elle par téléphone. En public, c'est une grande gueule. Mais au fond c'est une femme avare de mots. C'est en tête en tête qu'elle a fini par se livrer, avec ses mots, simples et bruts. »

     

    Je n’ai pas cheché à rencontrer Marie-Laure.

    Elle avait assez de pression médiatique, elle et sa famille.

     

    J’ai choisi de me mettre en contact avec la mairie de Puiseaux que je remercie ici.

    Grâce à son maire, par le concours des employés municiapaux, j’ai adressé des tirages papiers des billets et, bien plus importants pour elle, ses enfant, et la famille bis des jeunes vos commentaires.

    Qui sont bien arrivés puisque Marie-Laure a, d’elle-même, mis à son tour un commentaire pour remercier tout le monde pour le soutien apporté.

     

    Maintenant il va falloir rester vigilant à propos de ses enfants.

    Pas à propos de la famille bis des enfants mais à propos du Conseil Général, à garder en quelque sorte sous surveillance.

     

    Et, pour ceux qui le souhaitent, soutenir le trajet scolaire obligatoire des jeunes et au-delà, jusqu’à leur accès à l’exercice d’une profession, quelle qu’elle soit.

     

    Merci à la famille bis et courage à tous !

     

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : Marie-Laure et ses enfants)

  • Marie-Laure Picat, partie !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    puiseaux.jpgC’était prévu. Elle avait tout fait pour cadrer autant qu’elle le pouvait l’à venir de ses enfants. 

    Avec une précoccupation majeure : que la fratrie reste groupée.Picat.jpg

     

    Consciente des dérives, des dysfonctionnements de la justice et des sercices sociaux, elle avait choisi de médiatiser son état afin que l’accueil de ses enfants soit réglé comme elle le souhaitait.

    Jusqu’à leur majorité si cela avait été techniquement possible.

     

    Un accueil au moins mal, en continuant à vivre ensemble, dans le même pays, fréquentant la même école, vivant dans une famille d’accueil choisie par elle, la maman.

     

    La mieux placée pour choisir dans l’intérêt supérieur de ses enfants.

     

    Elle a pu continuer à vivre au-delà des prévisions médicales.

     

    Et j’ai en tête un épisode courageux où l’on voyait Marie-Laure en train de vider totalement la chambre d’enfants, chez elle, puisque les petits avaient rejoint leur seconde famille, leur famille d’accueil.

    Elle assumait ce vrai travail pour éviter que d’autres aient à le faire. Pour gêner le moins possible.  

    Une femme formidable !

     

    Ce blog a reçu énormément de commentaires admiratifs pour cette maman, une vraie maman exemplaire, organisée et fonçant, ne s’appitoyant jamais sur elle malgré son état.

     

    Trois billets ont été mis ici à propos des enfants de Marie-Laure :

     

    * le 17 mars 2009 « Marie Laure PICAT signe «Le courage d’une mère » », avec  68 commentaires dont celui de Marie-Laure elle-même, le 19 mai, où elle remercie à propos des soutiens reçus, généralement des mamans.

     « bonjour a tous merci de votre gentillesse a ce jours la maladie gagne du chemin les os son attaquer a plus bisou a tous
    je vous remercie de votre gentillesse encore merci mes le trajet suis son court rien va pour le mieux encore merci a vous tous bisous a vous tous a bientôt »

     

    * le 7 avril 2009 « Sophie Davant, Marie-Laure Picat, David Khayat » avec  13 commentaires

     

    * le 26 mai 2009 « Avant Marie-Laure Picat, un "bug" ! »qui explique l’acharnement de Marie-Laure pour protéger ses enfants de pratiques trop répandues inadéquates à tout le moins.

     

    Que ses enfants trouvent ici l’expression de ma sympathie et de celle des lecteurs de ce blog, pour leur maman passée de l’autre côté du rivage, pour leur famille bis qui a accepté de les accueillir et, plus largement, pour tous les proches chargés de veiller sur eux, les jeunes.

     

    Mes coordonnées sont présentes sur la page d’accueil. Utilisables en cas de besoin.

     

    Je ne doute pas un instant que votre maman veille sur vous tous.

    Du courage !

    Je vous embrasse, les enfants !

     

    Pour être bien au fait, vous pouvez aller voir le commentaire AFP  du 10/08/2009 à 18h12 lieu Orléans.

     

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : Marie-Laure et ses 4 enfants, la page de couverture de son livre)

  • Décès:hormones contaminées

    Mercredi 6 février 2008 débute le procès qui fait suite à 111 décès à ce jour liés à la maladie de Creutzfeldt-Jakob (désignée jadis comme démence) "attrappée" dans des conditions un peu particulières.

    Il s'agit en effet de décès de jeunes, traités par des hormones  en raison de leur petite taille.

    Quand, aux abords des années 80, on proposait un traitement nouveau révolutionnaire pour faire grandir un enfant de petite taille, les parents étaient tentés de dire oui. Et un certain nombre ont donné leur accord. Car les enfants de trop petite taille - comme leur parents - peuvent en souffrir et il existe au moins une association pour le soutien des personnes développant à ce sujet un mal être et aussi pour le côté pratique des installations diverses prévues pour une taille dite moyenne. Je ne parle pas ici de nanisme.

    Pour revenir au procès en correctionnel qui va s'ouvrir cette semaine le seul problème semble être dû à présence au sein des hypophyses saines prélevées sur des cadavres d'hypophyses contaminées car elles avaient été récupérées sur des personnes atteintes d'un Creutzfeldt-Jakob connu.

    Lors de la préparation du traitement, des hypophyses saines se sont trouvées mélangées à une seule hypophyse malade qui a contaminé un lot entier.

    Inutile d'en dire plus quant aux questions de négligence, d'insécurité. etc...Etc...

    Ce qui est important se situe à 2 niveaux:

    1. Sauf urgence vitale - pas le cas ici - il y a lieu de souligner la nécessité d'un temps de réflexion suffisante, face à tout produit nouveau à introduire dans un corps humain, quel que soit le mode d'introduction et que cette introduction soit palpable ou non. Je pense aux rayons en cancérologie, à la peau qui absorbe, etc...Il est quasi impossible aujourd'hui, malgré les précautions prises, d'affirmer à 100% qu'il n'y aura aucune conséquence secondaire ou négative avec une nouveauté.

    Dans le domaine extrême des greffes où l'on remplace carrément, le Professeur SOURDILLE à Nantes qui fut le premier à pratiquer des greffes de cornée prévenaient bien les personnes concernées d'un risque d'échec. Toujours au niveau de ce même Professeur j'ai à l'esprit  dans mon pays des Deux-Sèvres un veuf, sans enfant, sans aucune famille susceptible de porter plainte en cas d'échec, qui avait accepté avec bonne volonté d'apporter sa participation en ophtalmologie à ce qui pourrait être une avancée pour tous; il fallait quand même une dose d'abnégation certaine et ce fut une réussite et une joie pour lui de retrouver en quelque sorte la vue.

    2. Très important, à mon niveau, la nécessité, au minimum morale, de demander l'avis avant tout traitement du jeune concerné par une taille dite trop petite. Car l'avis de l'intéressé peut se situer à l'opposé du désir des parents. J'ai en tête le cas d'un garçon, pétillant d'éveil, scolarisé en Primaire à Sarcelles et dont l'immense papa - je n'exagère pas - jugeait trop petit son rejeton. Les parents proposèrent à ce jeune un traitement aux hormones de croissance.

    Leur fils de 7 ans refusa tout net ! et sa décision d'être humain responsable fut respectée par une autorité parentale non abusive. Entendant cela, l'équipe présente de 2 médecins et une infirmière échangea des regards exprimant le soulagement: pas de Creutzfeldt-Jakob pour ce garçon grâce au respect des parents.

    D'ailleurs il était loin d'être vraiment petit, ce jeune ! 

    Alors les jeunes, votre opinion ?

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr