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confusion

  • Jumeaux de 4 ans en désamour !

    Sylvain et Sophie, 4 ans fin mai 2008.

    Ces jumeaux, franco-français, dotés de parents, grands-parents, cousines et cousins germains, sociables et de naturel agréable, étouffent depuis bientôt 2 ans loin de leur vraie famille.

    Pourquoi ?

    Non encore venue au monde, cette fratrie était déjà l'objet d'une surveillance par crainte de prématurité.

    Ce qui fut. Nés avec 2 mois d'avance ces bébés vont séjourner en service de prématurés. Banal.

    Après quoi ça commence à déraper. Forcing est fait pour proposer aux parents une suite d'hospitalisation pour les nouveaux-nés, cette fois-ci avec leur maman pour ne pas trop distendre le lien mère enfants. Hospitalisation qui ne donne rien, au contraire. On ne se repose pas en milieu hospitalier: le bruit des uns et des autres, les va et vient, les repas décalés tôt le soir pour libérer le personnel, une prise tension par ci, un bla-bla par là, des cris d'enfants puisqu'il s'agit là d'une structure mère-enfant; j'oubliais la nourriture pas bonne. Alors que ce séjour est en principe fait pour remplumer tout ce petit monde.

    Alors, 2 mois après, le retour est décidé à la maison, chez soi, tranquilles et avec une alimentation correcte. Cette décision ne plaît pas à tout le monde dont à un soignant fort mécontent de voir partyir 2 sujets d'expérience.

    En effet, la maman dès son arrivée en ce lieu s'est vu proposer d'intégrer ses 2 jumeaux dans un protocole d'enquête INSERM. Sans méfiance, fatiguée comme on peut l'être normalement pour avoir porté 2 enfants et avoir courru sus aux  visites multiples à faire en service de prématurés. 

    Avec tout le respect que l'on peut avoir pour la recherche en général, il faut avoir présent à l'esprit que la nature humaine avec ses hauts et ses bas peut aller au-delà de ce qui convient à des nouveaux-nés. Ce qui semble se dérouler dans ce cas. Car avec une sortie libre de la maman et de ses 2 nourrissons tout autant que l'avait été l'entrée, le responsable de l'établissement - contrarié de voir s'échapper vers l'extérieur de si intéressants sujets d'études - se permet de faire un signalement des jumeaux au juge des enfants. Qui, bien inspiré, ne donne pas suite.

    Mais cette signature va poursuivre cette famille. Tout est calme jusqu'en janvier 2006. Agés de 19 mois Sylvain et Sophie fréquentent la crèche à raison de 2 jours puis 3 jours entiers par semaine et tout se passe bien. Les 2 carnets de santé sont couverts des mentions RAS (Rien à signaler) apposées par la PMI (Protection maternelle et infantile). La vie coule sans problème particulier.

    Et puis le drame survient !

    Comment ?  A cause d'un bilan "de précaution excessive" à faire en milieu hospitalier dans la journée. On prescrit si vite... alors que ces 2 jeunes sont déjà régulièrement suivis à l'hôpital pour surveiller ces anciens préma. (prématurés). Excès de surveillance qui va déclencher la situation actuelle.

    Car la fratrie reste hospitalisée bien au-delà de la journée. En fait cette fois elle est carrément l'objet d'une rétention et carrément, le juge des enfants ayant changé, d'un placement au sein de l'hôpital. Les prétextes invoqués par un fan du placement sont les suivants: les jumeaux n'ont pas été nourris ni changés depuis leur naissance - le trait est à peine forcé ! Ce qui est impossible eu égard au suivi pratiqué par le pédiatre hopitalier qui a suivi ces ex-prématurés depuis leur naissance.

    On est milieu hospitalier. Et dans l'administration les uns couvrent les autres. 

    Par un tour de passe-passe que personne dans la famille n'a encore compris, et sur demande des parents de Sylvain et Sophie, les 2 enfants sont rendus à leur parents. Ouf! Tout le monde respire.

    Erreur. Car - sur quels motifs? sur quelles interventions ? peut-être par simple erreur d'appréciation ou changement d'humeur ? ou encore courrier erroné considéré comme la vérité alors qu'il n'en est rien ? - la même juge, toujours, décide à nouveau le placement des enfants. Cette fois à l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) ! où ils sont toujours conservés à ce jour.

    Jusques à quand ? 

    C'est le problème. Car les parents sont tout à fait aptes à les reprendre pour assurer enfin à ces jeunes ce qui leur manque dans la famille d'accueil où ils errent maintenant tels 2 âmes en peine. Privés de l'amour de leur famille vraie, privés des stimulations dont on a besoin pour grandir, privés de contacts sociaux, privés de sollicitations multiples que ne manquent pas d'assurer abondamment parents, grands-parents et jeunes cousins, alors que ce n'est pas la mission d'une assistante maternelle. Là, dans une famille d'accueil, les 2 jeunes sont hébergés, vêtus, alimentés... mais quasi pas stimulés. J'ignore même s'ils sont aimés , s'ils n'ont pas à subir cris, reproches et tout le divers de ce qui se passe derrière une porte close. 

    Je les ai entendu appeler "maman" l'assistante maternelle qui assure leur survie physique. Survie animalière - encore que l'on ait des animaux savants ou simplement communicatifs voire aimants ... autre points de débat - survie purement animale donc et insuffisante pour des petits d'homme.

    On a vu les résultats d'enfants perdus élevés par des loups, par exemple.

    Non pas qu'une famille d'accueil soit équivalente à une prise en charge par des loups. Mais on comprend ce que j'essaye d'exprimer. Et pourquoi et comment ces jeunes par les conditions d'élevage " a minima" qui leurs sont infligées sont en retard provisoire d'éveil.

    Privés de découverts, d'entraînements, des stimulations multi-sensorielles présentes au sein d'une vraie famille mais dont une famille d'accueil n'a pas le souci - sauf exception et ce n'est pas le cas pour ces jeunes car cela serait visible - Sylvain et Sophie accumulent jour après jour un retard dont ils ne sont en rien responsables.

    Car si ceux qui en ont la responsabilité légale - je veux dire justice et A.S.E. - étaient de vrais professionnels les modalités de la prise en charge de ces jeunes soustraits sans raison de leur cercle familial auraient été les suivantes: ou bien ils étaient réellement malades et avaient besoin d'un protocole adapté pour une prise en charge sérieuse de leurs pathologies, ou bien ils n'étaient pas malades et n'ayant pas besoin de soins particuliers ils devaient être restitués sans délai à leur mère et père naturels.

    Aucun protocole n'ayant été institué, aucun traitement n'ayant été donné, les jumeaux doivent pour leur bien sortir de placement au plus vite. Et non pas rester prisonniers d'une signature obtenue de leur maman pour être affectés comme sujets de recherche. D'ailleurs comment se fait-il qu'un délai de réflexion de 8 jours n'est pas été proposé ? Un tel délai a cours pour revenir sur des actes autrement moins importants...

    Outre un tel délai, il est normal que la maman conserve le droit de revenir sur son engagement à n'importe quel moment. C'est l'équivalent des "perdus de vue" bien connus dans les enquêtes statistiques. Et il n'y a pas de quoi en faire un drame côté recherche. Je ne connais pas un chercheur digne de ce nom qui serait d'accord pour maintenir placés 2 enfants qui ne sont pas malades et n'ont pas à rester prisonniers d'une étude dans laquelle ils n'auraient jamais dûs rentrer !

    Seulement, comme cela a été vu à propos des mères contaminées par le VIH/Sida, comme cela est vu à propos du simple droit à mourir dans la dignité - je ne parle pas ici d'euthanasie mais d'excès de maintien en survie en raison des moyens dont on dispose - le pouvoir des soignants est excessif et se substitue au droit des personnes. Si des femmes contaminées ne s'étaient pas soustraites à la pensée et au pouvoir des soignants à une certaine époque, elles n'auraient pas conçu l'enfant qu'elles désiraient. De même pour ceux et celles qui sont amenés à finir leurs jours à l'étranger, à "s'exiler pour mourir" comme Jean-Luc ROMERO l'a si bien fait exprimer ce 23 janvier 2008. Même moi à une époque sans VIH/Sida je ne dois de vous écrire et d'être en vie qu'à l'obstination de mes parents face à un pouvoir médical qui me déclarait morte avant même d'être conçue...On voit la suite !

    La justice et l'ASE ont été interpellées par un Appel pour rendre caduc un placement porolongé du 3 août 2007 au 3 août 2008. Espérons que la voix de la raison soufflera pour ces 2 jeunes et que sera mis fin à ce double placement abject. Cela est d'autant plus aisé à décider en ce sens que toutes garanties sont données à la Cour, donc à la justice et au service gardien de l'ASE, en ce qui concerne le suivi de toute la famille. Que demander de plus ?

    La décence vis-à-vis de Sylvain et de Sophie, la simple humanité est de les libérer au plus vite pour que replongés  enfin dans le soutien de l'affection et de l'amour familial ils gomment peu à peu le retard pris et se remettent à niveau pour une vie heureuse et libérée des angoisses qui leur sont actuellement infligés sans vergogne. C'est mon point de vue de médecin habituée aux petits professionnellement - qu'ils aillent bien ou pas, et dans le cas présenté les 2 enfants vont bien! Outre mon point de vue de mère et d'être humain tout simplement.

    Comment ose-t-on? Comment ose-t-on être aussi cruels avec des petits d'homme ? qui n'ont rien fait de mal et les parents non plus ? Pourquoi s'en prendre à des plus faibles qui ne disposent que du droit de se taire ? Pourquoi ?

    Aller pleurnicher sur les malheurs des enfants hors de nos frontières, aller dénoncer la prostitution des mineures ou des mineurs ici et là: je n'ai rien contre.

    Mais cette attention au-delà de nos frontières ne nous délivre pas de l'obligation première de se préoccuper de ce qui se passe à notre porte, et qui est aussi inhumain que l'inquisition d'une autre époque. 

    Et on se prétend civilisés ? C'est quoi cette blague ?

    Vous les jeunes mal écoutés, vous les jeunes placés - plus de 135.000 - dans ce pays d'occident dit développé appelé France que pensez-vous ce tout cela ? Après tout ce sont vos pairs, vos égaux d'âge qui sont ainsi non considérés, malmenés, méprisés... Réfléchissez ! Ces jeunes enfermés par le pouvoir décisionnaire d'adultes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et croient tout savoir bien mieux que les moins de 18 ans, ces jeunes quasi "emprisonnés" et que l'on forme ainsi à la délinquance ou à un devenir de SDF avec tout ce qui accompagne un tel avenir, ces jeunes là pourraient être vous, votre frère, votre soeur, le bébé du rez-de-chaussée...

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr  

  • Violence ou défaut d'être ?

    *** Samedi 24 novembre 2007, journée dédiée à la lutte contre les violences conjugales. Par cela, il faut comprendre femmes battues.

    Chaque jour brandit ainsi une bannière pour une cause ou une autre. Les 365 jours d'une année sont ainsi appelés successivement à une vocation spécifique.

    On en oublie l'instant présent. On pourrait aller jusqu'à en oublier de vivre tout court !

    En toile de fond, tous les jours, on entend parler du mal être des "ados", du comportement des plus jeunes devenus" trop durs", des violences dans les maisons de retraite envers les personnes âgées, etc…

    On nous dit de veiller sur les "ados", de les pousser à consulter si ça ne va pas, ou encore à parler; on nous berce d'alertes sur cette maladie qui peut se guérir, la dépression; et les benzodiazépines tiennent la main de nombreux français la nuit. Etc…

    Attention à ne pas se tromper car tous ces faits sont des conséquences et non des causes. Alors où sont les raisons de toutes ces conséquences, où sont les causes de ce mal être ? de cette violence qui nous empoisonne l'air ?

    Un peu partout. Un peu dans tout.

    A l'approche des fêtes de Noël, devenues fort symbole de cadeaux pour les enfants, je suis désolée d'entendre encore dénigrer les jeunes. Avec des "Ils ont tout ! Ils ne sont jamais contents !" ou encore "Plus ils en ont et moins ils sont satisfaits !".

    Heureux qu'ils ne soient pas heureux ni satisfaits ! Réaction saine au superflu maquillé en indispensable ! Ces jeunes vont encore bien !

    Quand je réfléchis au vécu des 0 à 18 ans il y a 50 ans, il semblerait que vivre à cette période était bien plus facile que pour les 0 à 18 ans actuels.

    Moins d'étouffement par des sollicitations multiples, moins d'envahissement par des objets donnés, moins de présence de l'avoir, davantage de présence de l'être. Au fond une vie avec beaucoup moins de violence.

    Qu'est-ce que l'avoir ? Qu'est-ce que l'être ?

    L'avoir ? C'est disposer d'une activité, d'un lieu où s'abriter, de la nourriture nécessaire … ces avoirs là - en propriété ou à disposition - sont de tout temps.

    Le reste est secondaire. Mais on lui donne de plus en plus les couleurs de l'essentiel, du vital. Jouets coûteux, vêtements de marque, …le secondaire prend la place de l'essentiel.

    Ainsi l'homme, le petit d'homme deviennent des récipients remplis d'avoirs qui s'entassent, couche après couche, les transformant en tours devenant si hautes que, dépourvues d'arc boutant, elles risquent fort de s'écrouler. Et s'écroulent totalement ou encore partiellement.

     

    *** Le déséquilibre tue ! L'avoir sans l'être crée le déséquilibre. L'avoir sans l'être est une suprême violence.

    L'être ? C'est notre squelette de base, l'ossature de vie qui est indispensable à notre moitié spirituelle, comme l'avoir est notre moitié temporelle.

    Mais l'un sans l'autre, l'avoir sans l'être comme l'être sans l'avoir, empêche une vie humaine digne de ce nom, "normale".

    Les années 2000-2007 tendent à étouffer notre partie spirituelle, à supprimer notre boussole, le guide de notre cœur et de notre âme.

    Pour tous ceux qui se pensent non croyants ou qui le sont vraiment, pour tous ces amis là, je sais qu'ils comprendront ce que j'essaie d'exprimer et qui sera - peut-être ? - plus facilement saisi par des croyants - pratiquants ou non.

    Sans aliments spirituels suffisants, notre partie spirituelle s'étiole ou meurt. Il ne reste alors de nous qu'une partie temporelle, sorte de bouche béante toujours ouverte, toujours à la recherche de plus d'objets pour la remplir sans fin, cela sans vraie satisfaction.

    L'avoir passe. L'être, notre part spirituelle, dure à travers les siècles. Partie spirituelle qui ne se limite pas à la recherche d'un être suprême ou à sa fréquentation assidue, mais spiritualité qui se décline tout autant en expressions artistiques, philosophiques, littéraires, théâtrales, scientifiques …

    Dans cette spiritualité au sens large, tout être humain se retrouve par un talent ou un autre, par un appétit pour une chose ou l'autre, par ce quelque chose qui fait battre plus vite notre cœur et fait briller des étoiles dans les yeux des enfants.

    *** Notre monde se nourrit de violence en totale inconscience.

    Les plus jeunes débordent d'avoirs qu'ils n'ont pas demandés. Mais quel être leur donnons-nous ?

    C'est par disette d'être que prospère la violence !

    Avec nos codes et nos caméras de surveillance pour bloquer l'accès à nos lieux de vie.

    Avec les bousculades sur les quais du métro en grève où chacun bouscule l'autre.

    Avec l'absence de Bible dans les chambres d'hôtel en France.

    Avec une maladie avec laquelle il faut prendre garde, j'ai nommé là le Sida.

    Avec une entrée difficile dans le monde du travail ou du chômage.

    Avec une vie qui, du jour au lendemain, peut passer de la facilité aisée à la dureté sans recours car les moins solides ne disposent plus pour les soutenir des cadres faisant précédemment office de garde-fous. Au fil des ans, ces cadres sont tombés en poussière, se sont délités générant un certain laxisme qui s'est établi peu à peu en règle générale.

    On se plaint du manque de repères des jeunes, on se plaint de trop de laisser aller après des décennies de contrainte, on entend geindre jour après jour au lieu de relever la tête pour décrypter ce qui se passe et mettre en œuvre des solutions.

    En ces jours de préparation des fêtes de fin d'année et de nouvel an, en ces semaines d'avant Noël, d'attente d'Avent, je propose qu'en plus de penser aux avoirs qui seront donnés avec de la joie à l'un ou à l'autre ou aux mets qui seront offerts sur une table familiale ou amicale, je propose de mettre à la disposition de chacun autour de nous toutes les nourritures spirituelles dont ils sont en manque partiel ou total, cela sans nous oublier.

    Le manque d'aliment spirituel conduit tout droit vers des consolations de substitution. Pour gommer notamment un stress de plus en plus omniprésent, au travail et hors travail, des drogues illicites ou licites viennent servir de béquilles de soutien, encore plus lorsque l'amitié fait défaut ou la famille ou même une compagnie amicale.

    Cette société faite de chacun d'entre nous, cette société accusée de trembler sur ses jambes, cette société accusée de donner à ses "ados" un certain mal de vivre peut aller mieux si chacun lui apporte le petit caillou nécessaire à un meilleur équilibre.

    Qui le veut ? Qui le veut vraiment ?

    Le monde que l'on critique n'est pas extérieur à nous; il est fait de nous, un à un. Nous en sommes responsables. Et, un à un, il nous est possible de changer, d'éliminer tout le négatif qui lui colle aux pieds et qui nous alourdit tous.

    Courage à tous et toutes !

    Ne pas bouger, ne pas réagir, c'est laisser faire le pire en oubliant de laisser vivre sa part d'être.

    Ce serait de l'inconscience ou de la lâcheté. Ce serait favoriser encore plus la violence ! Lui fournir l'engrais pour croître au centuple.

    Alors, haut les cœurs ! En avant poésie, musique, dessins, danse, tout ce qui est art, tout ce qui crée, tout ce qui découvre, tout ce qui invente, tout ce qui innove…

    Avoir c'est survivre.

    Mais être c'est vivre !

    Alors que le moindre lieu se pare de l'équipement des fêtes du prochain solstice d'hiver, alors que l'esprit de Noël imprègne l'air ambiant, alors que les marchés du même nom s'installent partout pour le plaisir des sens, essayons un instant de réflexion, une minute de méditation. Ouvrons les yeux sur ce monde que nous faisons. Et prenons la parole, réagissons par oui ou non.

    Et dites vos réactions, vous les moins de 18 ans ? Et vous les plus de 18 ?

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr