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  • Do et ses "psys"

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique       

    Ce texte est du live ! vous pouvez écrire à son auteur qui vous répondra le cas échéant cela via les coordonnées du contact de ce blog: francoiseboisseau@wanadoo.fr. 

    C'est volontairement, lassée de tous ces NAT ou "précoces" présentés comme des bêtes de scène ou de cirque tant ils sont brillants et cela de façon très visible, que j'ai choisi de mettre sur le devant de la place les NAT en difficulté - la majorité ! Ces jeunes en difficulté qui confrontés  avec des outils scolaires inadaptés pour eux - bien que proposés par les circuits officiels - se retrouvent en retard, déphasés, déjantés, meutris  rejetés, niés .....par leur environnement.  

    Le billet de ce jour est la suite des déboires de Dominique avec ses "psys", le récit précédent étant paru le 15 juin 2008 sous l'intititulé "NAT: Mes déboires avec les psy..."et signé "Une NAT(=Normal ATypique) ou précoce".

    Le lendemain, 16 juin, un long texte rédigé "Témoignage NAT: Dominique" de la main de la même NAT contait son parcours jusqu'à l'obtention difficile de son Baccalauréat avec des redoublements en cours de route. 

    Ce jour, Dominique do 15.6.08.jpgnous livre un épisode supplémentaire de sa saga "Mes déboires avec les psys...", ce texte étant paru également sur Facebook le 30 juin 2008.

    "J'ai demandé au CMPP où j'ai été suivie de pouvoir consulter mon dossier, comme j'en avait le droit. Mais la personne que j'ai eu au téléphone devait en parler à la dirrectrice puis me recontacter.
    Alors, je croyais que je pourrai voir mon dossier, mais, lorsque la personne m'a rappelée, elle ma dit que j'avais rendez-vous avec un psy. Je me dis " il pourra m'éclairer s'il y avait des termes médicaux que je ne comprenne pas, même si je ne suis pas bête"
    Mais, je n'ai pas vu mon dossier, le psy s'est livré sur moi à une véritable "cuisine thérapeutique". Je me suis laisser cuisiner, mais en évitant de trop en dire. Je lui ai aussi parlé de cette citation de Salvador Dali : "La différence entre moi et un fou, c'est que je ne suis pas fou". Le psy dut être déconcerté, je ne sais plus ce qu'il m'a répondu, mais il n'avait pas l'air convaincu que DALI n'était pas fou.

    Je lui ai demandé pouquoi j'avais consulté là bas aussi longtemps ? Il m'a sorti le couplet normal, passe-partout : difficultés d'adaptation scolaire, angoisses par rapport à la maladie de votre père... Tout cela a pu être vrai, un court moment, mais après, je prenais sur moi, à 14 ans , j'allais bien.

    Quand j'ai dit que pendant que j'y allais je ne me sentais pas normale, il m'a demandé si tel était toujours le cas. J'ai dit que j'étais normale mais atypique. Il m'a parlé en ces termes : "dans votre ATYPICITE" ....bien sûr le mot atypicité n'existe pas.
    Il a dit que peut être qu'un jour je reconsulterai un thérapeute; ma réponse a été catégorique: " non!!!"

    Enfin , je n'ai pas consulté mon dossier et le psy m'a dit qu'il me l'enverrait.

    Suite au prochain épisode"

    Ce même 30 juin, j'ai mis sur Facbook le commentaire suivant: "J'ai accompagné Do..., à titre d'amie effacée entre les murs. Ainsi que prévisible , j'ai été priée d'attendre; ce que j'ai fait en observant tous ces gosses dont un bon nombre se morfondaient...à juste titre. Dehors,j'ai découvert la file des taxis, tous remboursés pour des gosses valides. Comprenne qui peut !"

    Les jeunes, NAT ou pas, soyez rassurés ! Xavier DARCOS, notre Ministre de l'Education Nationale actuel, a beaucoup fait antérieurement pour que les enfants NAT, Normaux ATypiques, et d'autres enfants aux besoins particuliers soient enfin pris en considération par l'Education Nationale. Ce qui a débouché sur des textes applicables et appliqués.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • NAT: Mes déboires avec les psy…

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique 

    Après la naissance de mon frère, j'ai fait des crises de jalousie. Qu'est-ce qui n'était pas normal ? Bref, je me suis mise à écorcher les mots. J'avais 5 ou 6 ans, et je parlais déjà très bien depuis l'âge de 2 ans. Alors je suis d'abord allée voir une orthophoniste, qui ne pouvait rien pour moi, puisque je n'avait pas besoin de rééducation, c'était fait exprès.do 15.6.08.jpg

     

     Ensuite, j'ai consulté un psy, qui s'est simplement contenté de déclarer à mes parents : "Votre fille est folle." Ça fait toujours plaisir à entendre pour des parents.

     

     Enfin, mes parents ne savaient plus trop comment réagir avec moi. Et il ont entendu parler du CMPP ( centre médico psycho pédagogique. ), où j'ai d'abord vu deux ou trois psys pour un bilan. Ensuite je voyais régulièrement une thérapeute. J'ai changé environ trois fois de psy entre 7 ans et 15 ans. Ma dernière psy engageait la conversation avec ce simple mot : "Alors?". Ma réponse était claire, précise et toujours la même : "Alors rien !" Même si je parlais après.

     

    Pendant le primaire, j'allais au CMPP, par taxi - moyen élégant de creuser le trou de la Sécu, pendant les heures de classe. Ce qui m'énervait profondément : Pourquoi devais-je partir de l'école pour voir une psy ? Qu'est-ce qui n'était pas normal chez moi ? 

    Plusieurs fois j'ai souhaité laisser tomber, puisque je n'en éprouvais pas le besoin. Mais on me répondait que ça me faisait du bien, que c'était pour m'aider à prendre confiance en moi... Tous les jeunes de 13 ans ont-ils une confiance absolue en eux mêmes et en l'avenir ? J'avais des problèmes personnels, pas évidents à gérer : mon père avait de gros ennuis de santé, je ne pouvais plus disposer de ma propre chambre où se trouvait le lit médicalisé de mon père, ma grand-maternelle vivait à la maison ... Mais, dans mon esprit, tout ça ne regardait pas ma psy et je ne lui parlais que de mon travail scolaire.

    A 15 ans, entrée en troisième, dans un collège privé, je souhaitais être recevoir le sacrement de confirmation. Aussi, mon rendez-vous chez la psy devait avoir lieu en même temps que le catéchisme. Alors, là, le choix a été vite fait, j'ai arrêté la psyGRÂCE A DIEU, ALLELUIA ! 

     

    Au lycée, vers 18 ans, sur les conseils d'un professeur, je suis retournée consulter une psy, qui trouvait que je m'habillais en petite fille. Ce qui était absurde. En effet, avec ma forte corpulence, je mettais ce dans quoi je rentrais. Je portais une montre de petite fille, mais c'était une montre pas chère et qui me plaisait. Ne sommes-nous pas libre de nous habiller comme nous le voulons sans être jugés ?

     

    Un an plus tard, j'ai vu un autre psy, pour dépression. J'ai eu un traitement médicamenteux, bien évidemment, qu’en bonne rebelle, je refusais de prendre. Aussi, au cours d'un entretien, ce psy m'a tenu un discours que je n'ai pas compris : il a tenté d'établir un lien entre un poème sensuel sur mon rapport à la poésie, avec ce que – théoriquement - j'aurai dû ressentir pour quelqu'un, de l'amour. Pour moi, ce rapport n'existait pas, j'argumente en citant Victor HUGO, et le psy cherche à me répond par un argument vain et sans rapport. Deux jours plus tard, j'ai décidé toute seule que j'étais guérie ! Et je n'avais pas eu besoin de psy !

     

    J'ai appris voilà un an, que jamais je n'avais eu le moindre problème. J'ai revu une psychologue, mais qui me comprenait, avec qui le courant passait, et surtout elle m'a fait passer un bilan de compétences qui a révélé que j'étais simplement intellectuellement précoce.

     

    Je sais maintenant qu'en tant que précoce, je n'étais certes pas toujours comme tout le monde, mais que les psys ne pouvaient rien y changer, j'étais juste précoce, ce qui est une chance. Alors, pourquoi m'a-t-on pris la tête pour voir des gens dont je n'avais pas besoin ? Pourquoi ne laisse-t-on pas les précoces tranquilles ? 

     

    Une NAT (=Normal ATypique) ou précoce.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr