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chrétien

  • Fourniret piégé par Marie !

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.   

    Piégé par Marie-Ascension ? Piégé par Marie mère de Jésus ?

    Voici les faits que j’ai découverts suite à une conversation il  y a 2 jours avec une correspondante de Rodez, en allant regarder le témoignage de Marie-Ascension, 13 ans en 2003 , enlevée par Michel Fourniret ; et  qui a réussi à s’échapper et à faire arrêter celui que certains ont surnommé « l’ogre des Ardennes ». Ce témoignage  - pris sur le site « Ave Maria Corse », «Témoignages des lecteurs » - relate les propos de cette jeune qui estime avoir été sauvée du pire grâce à la protection de la vierge Marie des chrétiens.

    «Fin juin 2003, au cours du journal télévisé d’FR3 était diffusé un petit reportage qui montrait une adolescente de 13 ans, qui venait d’échapper à Michel FOURNIRET (surnommé « L’ogre des Ardennes »), et grâce à cette petite on avait pu procéder à son arrestation. À ce moment-là, j’avais été frappée par le gros plan que faisait la caméra sur les mains de l’adolescente qui triturait un chapelet en plastique blanc qui était enroulé autour d’un de ses poignets ! J’avais eu la certitude que ce chapelet lui avait sauvé la vie, que c’était grâce au fait qu’elle avait dû prier des « Je Vous salue Marie » ou demander l’aide de la Ste Vierge Marie que Celle-ci avait dû l’exaucer et la secourir ! Je l’ai toujours raconté à mon entourage, mais tous ceux à qui j’ai parlé de ce reportage diffusé pendant le 19/20 sur FR3 ne l’avaient pas vu à l’époque…

    Et voici, que ces derniers jours l’actualité (le procès à Charleville-Mézières du tueur Fourniret) vient confirmer le ressenti que j’ai eu … !!! Pour preuve, je vous concocte un article reprenant tout ce qui est paru dans la presse française et belge du 31 mars et du 1er avril 2008. (sources : le JDD.FR, l’Express.FR, la Libre Be., RMC.FR, interview du père de Marie-Ascension, etc. …)

    PROCÈS FOURNIRET. Au troisième jour du procès du couple diabolique devant la cour d'assises des Ardennes, l'audience, lundi, s'est ouverte sur le témoignage de la jeune Marie-Ascension, "miraculée" du piège que Michel Fourniret lui avait tendu.

    Le témoignage de Marie-Ascension, rescapée des griffes de « l'ogre des Ardennes » fait froid dans le dos. Au 3ème jour du procès du couple Fourniret, la jeune fille, âgée à l'époque de 13 ans, a raconté son calvaire. Epaulée par son avocate, sobrement vêtue de sombre, Marie-Ascension (qui va avoir 18 ans en mai) se tient droite, portant autour de ce poignet gauche qui conserva longtemps, paraît-il, la cruelle meurtrissure du lacet, un chapelet signe de sa foi en Dieu. Cette foi qui, dit-elle, lui permet de tenir sans avoir recours au soutien de psychologues. Marie-Ascension dit aussi n'avoir pas besoin de psychologue pour gérer le souvenir de son enlèvement, invoquant « la grâce ». Car la patronne de Marie-Ascension est (selon ses propres dires) la Vierge Marie. Chaque fois qu'elle a des problèmes, elle dit systématiquement cette prière : - « Sainte Vierge Marie, passez devant. »."Très pieuse, la "rescapée" a expliqué aux jurés et au président qu'elle lui avait échappé après avoir prié à haute voix et invoqué la Vierge Marie. "                                                                                                                                                            LES FAITS - Ce 26 juin 2003, à Ciney en Belgique, Michel Fourniret avait abordé la frêle adolescente, dans la rue où les parents de Marie-Ascension s’étaient installés avec leurs 5 enfants après avoir fui le Burundi. La rue était alors déserte. Il lui demande le chemin du Mont-de-la-Salle (qui est dans la direction de Dinant) et réussit à gagner la confiance de la fillette car il semble gentil, lui parle doucement et lui assure qu'elle n'a rien à craindre. - « Il disait que ce n’était pas bien de ne pas faire confiance. Il expliquait qu’il était professeur de dessin et père de famille. Nous marchions côte à côte. Parvenus à hauteur de sa camionnette, il a ouvert la portière, côté passager, et m’a doucement invitée à monter en me tenant par les épaules. Il a fait le tour du véhicule pour s’installer au volant. J’étais tiraillée entre la méfiance qu’il m’inspirait et ce devoir qu’il y a de rendre service. » Mais elle a fini par monter dans la camionnette. – « Avant de monter, j’ai confié ma route à la Vierge Marie. J'ai dit : - « Sainte Vierge Marie, passez devant pour qu’il ne m’arrive rien. » ….. « Il ne s’est pas arrêté devant le Mont-de-la-Salle. Il m’a dit qu’il continuerait jusqu’à Dinant pour me punir de ne pas lui avoir fait confiance. Mais il continuait de se montrer plutôt gentil. Je me souviens qu’il m’a demandé mon nom et mon âge. » Elle avait dit Sarah. Elle avait dit 12 ans car elle avait soudainement pris peur parce que l’homme n’avait pas pris la direction de Dinant. Elle l’interrogeait mais il ne parlait plus … Marie- Ascension se met alors à pleurer en silence et « à prier dans son cœur », comme elle dit, et, en priant, une idée lui vient. Elle pose une question à Fourniret : - « Monsieur, est-ce que vous croyez en Dieu ? ». Il lui répond : - « Mais pourquoi ? ». Et Marie-Ascension lui rétorque : « Si vous croyiez en Dieu, vous ne feriez pas de moi ce que vous faites.». Il semble qu’à ce moment-là, Fourniret n’a plus voulu répondre à ses questions. Quand elle a vu qu’il ne voulait plus lui parler, Marie-Ascension a commencé à prier à haute voix ...

    Dès lors le ton n'est plus le même : à un certain moment, Fourniret s’est arrêté et lui a dit : - « Tu m’agaces avec tes prières ! ». Le tueur en série prend alors un chemin détourné, s’arrête, coupe le moteur et l’emmène à l’arrière de la camionnette. Il avait l’air vraiment méchant : désormais il ne reste plus rien, confirme l’adolescente, de celui qui se présentait à elle comme un professeur de dessin de 61 ans, inoffensif ! Le kidnappeur commence à ligoter les pieds de sa victime en serrant fort ses liens et en lui disant : - « Donne-moi tes mains, sinon je te frappe ! ». - « Je lui ai demandé, « Pourquoi vous faites ça ?! », il a dit : – « Tu dois me donner du plaisir, autrement tu ne rentreras pas ! ».J'étais étonnée, je ne savais pas jusque là ce qu’il voulait faire de moi. » a raconté l’innocente Marie-Ascension à la barre des témoins. L’adolescente s’est mise alors à crier. Il commence à l'étrangler et lui dit : - « Si tu cries, je te tue ! ». Marie-Ascension demande alors à son ravisseur s'il fait partie de la bande de Marc Dutroux. - « Je suis pire que Dutroux ! » affirme-t-il alors qu’il passe un lacet de cuir autour des poignets de l’enfant effrayée. Le véhicule repart. À l'arrière, Marie-Ascension prie toujours à haute voix, "à pleine gorge ! ", précise-t-elle. Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et de France. "Je me suis dit que c'était fini. J’ai vu toute ma vie défiler.

    Interrogée par l'un de ses conseils, Me Réginald de BECO, elle ajoutera : - « J’ai repensé à ce que j'avais fait de pas correct, j'ai songé à mes parents qui ont réussi à quitter vivants le Burundi et que j'allais décevoir en me faisant tuer comme ça." Soudainement, les liens douloureux qui enserraient ses jambes se détendent, elle s’en libère, puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. Il y avait, sur la porte latérale coulissante du Citroën C25, un bouton coloré surmonté de l’inscription : « Pour ouvrir, appuyer ici ». Elle a appuyé. - « La porte s’est ouverte avec un tel fracas que j’ai eu peur qu’il l’ait entendu ! », raconte toujours Marie-Ascension mais elle ne saute pas tout de suite car la voiture roule vite : - « Je n’osais pas sauter… », se souvient-elle. C’est alors qu’il y a eu cet arrêt providentiel : ce stop que la camionnette a marqué au carrefour de Mesnil-Saint-Blaise – le seul panneau « stop » qu’on recense sur le trajet de 16 kms déjà parcouru par le fourgon, comme l’expliquera  l’inspecteur  Quinquempois « La camionnette s’est à peine arrêtée, explique Marie-Ascension, j’avais encore un pied à l’intérieur quand elle est repartie. »

    Mais elle a réussi à sauter et s'est enfuie, sans que Fourniret s'en aperçoive ! Il prend la direction de Beauraing tandis qu’elle s’encourt dans l’autre sens. « J’ai fait des signes à une automobiliste qui s’est arrêtée : c’était Stéphanie JANTON. ». Une femme dont la présence d’esprit causera la perte de Michel Fourniret.« Marie-Ascension, raconte Stéphanie JANTON, m’a expliqué qu’on avait tenté de l’enlever. Elle m’a montré la marque des liens sur ses poignets. Elle voulait que je la ramène chez elle, à Ciney. Mais j’ai pris la direction de Beauraing parce que j’estimais plus urgent de donner l’alerte au bureau de police le plus proche. Chemin faisant, nous avons vu arriver, en sens inverse, un véhicule dans lequel Marie-Ascension a cru reconnaître de loin celui de son ravisseur. Quand nous l’avons croisé, elle l’a formellement reconnu. ». Stéphanie Janton, elle, notera l’immatriculation et la marque de la camionnette.      La police a très vite réagi puisqu’elle est allée directement au domicile de Michel Fourniret. Il n’était pas encore arrivé, mais quand il est rentré, la police a pu le récupérer très vite, avec tous les indices qui étaient encore dans son véhicule. Une carte postale que Marie-Ascension venait d’acheter pour sa copine y était encore … C’est comme cela que l’instruction a commencé.

    "Vous avez sauvé des vies !" L'avocat général Francis Nachbar s'est incliné devant le témoin. -"Vous avez sauvé votre vie et celle de beaucoup d'autres jeunes filles. Pour cela, je voulais vous féliciter et vous remercier". Pendant toute la déposition, Fourniret semblait dormir, immobile, yeux clos. Avant le témoignage, il a redit qu'il refuserait de parler, sur cette affaire comme sur les autres, si on lui refusait le huis clos qu'il demande. Il a cependant précisé à la barre avoir rédigé pendant le week-end un texte et même fait un dessin, à l'intention de Marie-Ascension. On en ignorait dans l'immédiat le contenu. Dans l'après-midi, le président de la cour a lu une lettre que le tueur en série a écrite à son fils en 2005 alors que celui -ci lui demandait le sort qu'il réservait à la fillette à l'origine de son interpellation : « Il est évident que je lui aurais arraché les yeux et les membres vivante avec une infinie jouissance. Marie-Ascension incarne une pureté sobre, je m'en empare (...) J'aurais préféré évidemment lui infliger de lourdes souffrances, des tortures morales et physiques », a écrit l'accusé. L'avocat général lui a demandé comment il pouvait écrire de telles "abominations" à son propre fils. – « Je suis convaincu que vous avez la réponse à cette question, vous qui semblez bien me connaître », a-t-il répondu.

    N’est-il pas évident que la Sainte Vierge a honoré les 7ème et 8ème promesses faites au Bienheureux Alain de La Roche au sujet de la récitation du rosaire et donc du chapelet ? * 7ème Promesse : " Celui qui se recommande à moi par le rosaire ne périra pas. " * 8ème Promesse : " À ceux qui récitent mon rosaire, je promets ma protection spéciale. " Et aussi celui-ci : Message du 25 février 1988 de la Sainte Vierge Marie donné à Medjugorje : "Chers enfants, aujourd’hui encore je voudrai vous appeler à la prière et à l’abandon total à Dieu. (…) C’est pourquoi, petits enfants, n’ayez pas peur. Si vous priez, satan ne peut vous faire aucun mal, car vous êtes les enfants de Dieu et je veille sur vous. Priez ! Que le chapelet soit toujours en vos mains le signe pour satan que vous m’appartenez."Merci chère Maman Marie ! Par mademoiselle Marie-Hélène GREGOIRE. Cet article paraîtra dans la prochaine revue Voici ta Mère envoyé le 26 avril prochain »

    Au préalable, j'avoue ne pas connaître le Bienheureux Alain de La Roche mentionné par Marie-Hélène Grégoire, rédactrice de ce témoignage. Les apparitions de la Vierge Marie à Medjugorje sont, elles, plutôt connues; le frère de Ménie Grégoire a d'ailleurs écrit à ce sujet. J'en viens maintenant au corps du sujet.

    Voilà un témoignage, dur mais bien réel, les jeunes. Je l’ai rapporté là car n’importe qui peut se trouver confronter à une situation de ce type ou proche. Que faire ? Garder son calme. Réfléchir  vite. Essayer de déstabiliser par la parole ou la prière - ça peut marcher.Je laisse Marie-Ascension à la liberté de sa foi. Et vous, chers lecteurs, pouvez selon si vos convictions  personnelles vont dans ce sens adhérer à ce que pense cette jeune de 13 ans en 2003, à savoir une protection surnaturelle. En l’espèce celle de Marie, mère de Jésus Fils de Dieu, sur qui s’appuient tous les chrétiens - dont ceux de l’église catholique. Pour les autres, qui se déclarent athées ou incroyants en matière religieuse ou surnaturelle ou non concernés par des systèmes de pensées et de croyances qui n’ont rien à voir avec leurs manières de pensée et leurs pratiques culturelles depuis bien plus de 2000 ans, vous prendrez ce témoignage selon votre goût. Car après tout, se sentir soutenue par une force non humaine, a certainement aidé fortement Marie-Ascension à garder son sang froid, à essayer intuitivement de déstabiliser son agresseur en priant et en chantant, à exploiter chaque détail pouvant lui permettre de trouver une faille, de réagir à temps pour se libérer de ses liens, puis pour sauter de voiture, etc…Alors ?  Vous aurez chacun votre conclusion personnelle. Intervention divine miraculeuse ? Confiance totale en soi pour se tirer d’affaire en se pensant soutenue par une puissance divine supérieure à la force physique et à la volonté de l’agresseur, puissance ne pouvant que faire tomber Fourniret ? Ou simplement énergie peu commune et volonté de fer de Marie-Ascension  de se libérer de cet agresseur-tueur alors que ses parents ont réussi à quitter le Burundi ?                                                                           

    Qu’importe, après tout. Que ce témoignage soit pour vous, les moins de 18 ans - et aussi les plus – un signe qu’en faisant appel à son sang froid et à toutes ses capacités il est possible de se tirer d’un pas mortel involontaire. Au besoin entraînez-vous mentalement. Apprenez la lutte Apprenez à déstabiliser verbalement l’adversaire. Bref, soyez préparé à cette sorte de coup tordu : ça peut vous aider un jour ! Vous et d’autres jeunes avec vous, qui sait ? Etre prêt n’a jamais attiré les ennuis, tout au contraire, ça aurait plutôt tendance à les éloigner !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • L'Occident est-il encore chrétien ?

    Suite aux objectifs proposés par Arash Derembarsh, Président de Facebook, un sujet proposé en avril 1993 par la mairie de Paris pour un concours administratif m'a re-interpellée. Le titre de cette épreuve m'avait laissée dubitativecar il s'agissait de répondre à la question ci-après: l'Occident est-il encore chrétien ?

    De 1993 à 2008, en 15 ans, la vie a bougé comme tout ce qui concerne le vivant mais à un rythme accéléré. Ce qui était vrai en 1993 peut le demeurer en 2008. Je veux dire par là  pour certains une vie plus facile, plus confortable ... du côté des objets possédés et des assurances diverses de tranquillité, alors que pour une partie de plus en plus élevée de la population se multipliaient les heures de chômage, le logement dans la rue, les délabrements sans fin du côté de la santé, la mal bouffe ou la non bouffe ...

    Dans ce contexte de souffrances, en 2008, l'Europe était toujours en cours de construction, cette Europe que Charlemagne avait su constituer et tenir dans ses mains. Une Europe différente de la région Europe définie par l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) qui inclut la Russie.

    Avec ou sans Russie - resté pays d'icônes et d'orthodoxie - qu'était-ce qu'être chrétien en occident ?(être chrétien c'est croire en Christ, ce qui englobe catholiques, protestants, ...). Si l'on se tient à la France et aux repères des seuls catholiques romains, qui suivent le pape "régnant" sur la Cité du Vatican à Rome en Italie, cela donnait ce qui suit.

    Durant de nombreux siècles il a existé en France une alliance entre l'Eglise et le pouvoir civil. Etre chérétien induisait au plan du comportement visible une intrication profonde entre vie laïque et vie religieuse, ce qui s'exprimait par des actes posés au long de la vie, au long de l'année, au long de la semaine, cela de façon individuelle et collective.

    Au long de la vie avaient cours un certain nombre de cérémonies ou de sacrements, avec éventuellement accompagnement de réjouissances profanes. Ainsi le baptême religieux suivait de près la venue au monde d'un nouveau-né; ensuite confession et communion prenaient place; puis la confirmation; à un âge souvent plus avancé le mariage religieux ou encore une consécration religieuse ( prêtrise, vie religieux ou religieuse consacrée) - les célibataires "endrucis" ne se voyant rien proposer de particulier; le sacrement des malades (viatique) ou l'extême- onction pour les mourants; l'enterrement religieux les cimetières étant souvant accolés à l'église.  

    Au long des années, le cycle liturgique se déroulait rituellement avec la messe du dimanche; les fêtes dites d'obligation (Noël, Pâques, Ascension, Assomption, Toussaint) et de nombreux jours de fête qui étaient autant de jours chômés - mais pas au sens du "chômage" actuel; la confession et la communion - au moins pour "faire ses Pâques" - obligation majeure parmi les obligations; le jeûne durant le Carême - période précédant la fête de Pâques (= résurrection du Christ) avec abstinence le vendredi où la viande - interdite ce jour tout au long de l'année en mémoire de la mort du Christ ce jour là - était remplacé par le poisson sur les tables; avec la venue du Printemps les processions des Rogations 3 matins de suite dans la campagne pour bénir les futures récoltes; le mois de Mai, objet de prières adressées à la mère de Jésus était nommé "le mois de Marie"; l'aumône, la prière, des pénitences avaient aussi cours. 

    Au long de la semaine: le "sou" donné aux pauvres ( aujourd'hui on parle de l'Euro), la bonne action quotidienne,la prière du matin et la prière du soir, la récitation du chapelet, l'angélus - qui rythme la journée en rappelant l'annonce faite à Marie par un ange de devenir la mère de Jésus dit encore Christ; etc...     

    Que restait-il de cette manière d'être chrétien en 1993 ou en 2008 ? Le côté formel de pratiques multiples sans que le coeur y soit toujours présent a été l'objet de critiques nombreuses. En particulier l'intrication du pouvoir politique avec le pouvoir religieux

    Ceci étant dans la France de 2008 une grande partie de la population est encore baptisée et est l'objet d'un enterrement chrétien. Même si, comme il est annoncé ces jours-ci, pour la première fois le nombre de naissances hors mariage a dépassé celui des nouveaux-nés dans un cadre d'épousailles.

    Pour le reste, au long de la vie, le baptême religieux subsiste à la naissance mais il est bien moins systématique. Il y a actuellement un nombre croissant de baptêmes d'adultes qui sont préparés à cela. La communion précédée de confession a encore lieu. Mais l'accès à la confirmation régresse. Le mariage religieux est encore présent mais un peu moins fréquent, le mariage civil étant lui-même objet d'un certain délaissement. Il y a moins de prêtres dans les campagnes - à l'inverse de ce qui est observé sur le continent africçan qui déborde de vocations - donc moins de messes proposées; les couvents religieux se vident, remplacés deci-delà par d'autres formes d'engagement en collectivité. On ne parle plus beaucoup de viatique ou d'extême onction. Les mois de Marie s'estompent. Les églises se vident. L'enterrement religieux reste encore assez présent.

    Au long de l'année, la messe du dimanche - ou la messe anticipée du samedi - est de plus en plus délaissée, exception faite pour Noël et Pâque, occasions pour lesquelles le églises sont pleines; ou bien, à Paris, certaines messes avec un public portugais ou espagnol atteignent un taux de fréquentation remarquable, les traditions étant respectées. La confession individuelle (= aveu individuel de ses fautes) n'a quasiment plus lieu par manque de candidats et de prêtres. Les communions au corps du Christ par le moyen de l'hostie consacrée ou du vin consacré sont moins fréquentes. Les processions des Rogations ont quasiment disparu. Le chapelet à Marie du mois de Mai s'estompe. Le jeûne physique est remplacé par le jeûne de la télévision, de sorties, etc...L'amône, la prière subsistent se faisant plus discrètes.

    Au long de la semaine les "pratiques" ont diminué. L'Angélus n'est plus sonné pour ne pas déranger. La prière devient oubliée et il y a une désaffection d'ensemble pour toutes les pratiques antérieurement observées et respectées  dans un monde de plus en plus stressant, pressé, suroccupé par le matériel et qui court sans fin.

    Pourquoi cela ? comme le monde a évolué, l'église - je veux dire l'ensemble des chrétiens - connaît aussi de multiples changements en parallèle.

    Il peit y avoir une inadaptation pratique ; ainsi les processions des Rogations, aisées dans un univers sans véhicule et rural sont devenues impossibles à réaliser en ville au milue de la circulation automobile - à moins de fermer des rues quelque temps. Encore faudrait-il qu'outre le sens d'un tel événement il y ait assez de personnes pour une vraie procession et non une caricature. Ceci étant il existe une foule de bénédictions pour nombre de choses: de la voiture outil de travail à la demeure nouvelle dans laquelle on s'installe.

    Autre indaptation: celle qui entraîne dans une course sans fin, à commencer par les très jeunes qui, outre l'obligation scolaire, sont presque soumis à une obligation "d'avoir des activités" ou "de faire des activités", perdant au fils des ans leurs capacités à créer, à rêver, à inventer sauf dispositions leur permettant de s'évader malgré tout hors des carcans qui leur sont imposés.

    Inadaptation en un monde de consommation de biens matériels, consommation en quantité où s'installe l'habitude de consommer aussi, sur la lancée du quotidien, du temps de prêtre aux pôles de l'existence - naissance et mort - avec éventuellement le mariage quand il a lieu religieusement  après la cérémonie à l'hôtel de ville.

    Bien d'autres phénomènes rendent la pratique chrétienne un peu ringarde. L'attraction de sectes nouvelles multiples  vantant à coup de publicité parfois tapageuse une vie de bonheur assurée à 100% après cette vie, les membres étant convaincus de cela par leur chef ou "gourou"; désir d'un au-delà de délices dans lequel certains se hâtent parfois précipitemment par le moyen de suicides collectifs organisés. 

    Attraction par l'Islam qui ne craint pas de s'afficher, lui, à l'inverse de la frilosité acquise au fils des siècles par un monde chrétien sans secousses. Attraction par un Islam respectueux du message laissé par son prophète, Mahomet, et soucieux de ne pas se diluer en terre chrétienne.

    Attraction de pensées philosophiques diverses, en particulier du boudhisme, du taoïsme, etc...

    Attraction non nouvelle des paradis artificiels générés par une consommation de drogues illicites ou licites.

    Ce qui me semble le pire en ce monde où prévaut le matériel est l'abandon par chaque être de sa partie spirituelle, oubli majeur conduisanrt au déséquilibre personnel et aux déséquilibres collectifs... car tout le monde n'a pas la chance d'être relié, fût-ce sans le savoir, à sa vie spirituelle par l'un des canaux multiples et puissants de l'art, ce langage universel jailli de la création. Des fractures se produisent, insidieusement d'abord, de manière plus prégnante ensuite, entre le comportement individuel et collectif. Les chrétiens abandonnent en premier leurs pratiques collectives, se ratatinent sur une religion de plus en plus personnelle d'où la prière ou la pensée spirituelle disparaît au fil du temps. Il n'y a plus de temps pour le Christ, il n'y a plus de temps pour Dieu et il finit par ne plus y avoir de temps...même pour le voisin de palier.

    Si l'on prend le temps de regarder attentivement par-delà cette apparente régression du comportement chrétien en occident, n'apparaît-il pas une nouvelle façon de la manière d'être encore chrétien en Occident ?

    Si la France chrétienne de 2008  semble en régression, il y aurait malgré tout le surgissement d'axes neufs capables de concurrencer la recherche d'un aillleurs par des chemins sans issue. Il y aurait jaillissements innovants par des hommes et des femmes porteurs de renouveau et capables d'être porteurs de générosité, d'enthousiasme, capables d'entraîner une jeunesse toujours ardente à apporter à la vie quotidienne ce qu'elle a de meilleur pour le bien de tous et le mieux être de chacun. Jeunesse qui ne craint pas l'effort ni le dépassement, ni l'atteinte d'un but difficile mais que des adultes découragés découragent en éteignant le feu propre à ces vies toutes neuves. Jeunesse qui n'est pas écoutée, qui est maintenue en laisse, et dont ces mêmes adultes, porteurs d'éteignoirs de flamme,  ne vont pas manquer de décrier la moindre initiative!

    Il reste, bien sûr, une façon traditionaliste d'être chrétien; et cette minorité n'est pas forcément hypocrite. Seul Dieus connaît le fond des coeurs.

    Il est certain de nombre d'églises sont désertées, fermées, proposées à la vente pour une reconversion permettant de garder un certain patrimoine historique et architectural.

    Les lieux de culte qui restent ouverts et fréquentés le sont par une minorité plus sincère et plus fervente qui sont une petite fraction plus et mieux agissante. Une ouverture de ces lieux se fait AUSSI vers l'extérieur, conviant voisins non pratiquants ou éventuellemnt d'une autre religion à participer à des repas c ollectifs ou à des moments festifs. Les verres de l'amlitié fleurissent. 

    En dehors des églises édifices il se fait de grands rassemblements de jeunes autour de leaders naturels - laïcs ou religieux/religieuses. Ainsi en est-il du pélerinage des étudiants à Notre Dame de Chartres. Ainsi en est-il des journées du FRAT en région parisienne et de nombreux autres événements. Des journées mondiales de la jeunesse ont été lancées par le Pape. Des mouvements de Renouveau se déploient.

    A Paris, la tradition de la procession de la chasse de sainte Geneviève à l'occasion de sa fête début Janvier a été remise à l'honneur avec participation des édiles municipaux et sous leur impulsion; cette procession s'est rendue debut 2008 jusqu'à la statue de la patronne de Paris réalisée par Landowski.

    En France de nombreux lieux de pélerinage sont fréquentés: la chapelle de la rue du Bac à Paris, Lourdes, La Salette, Paray le Monial,etc... Au Portugal, Fatima est un lieu très important et en Espagne Saint Jacques de Compostelle est le but de marches pélerines, y compris celle accomplie en famille en août dernier par Jean-Pierre Raffarin - également habitué de l'abbaye de saint Martin de Ligugé près de Poitiers. 

    La lecture de la Bible a été mise à l'ordre du jour par l'église catholique romaine; et cela peut aider à un certain oecuménisme.

    Des associations de bénévoles chrétiens apportent leur aide pour le service des plus démunis (logement, aide alimentaire, soutien familial, visites aux personnes âgées isolées, visites aux malades, etc...).  

    Il se passeraitr donc quelque chose de moins formel et de moins guindé qu'avant, de plus sincère sans doute, avec une quantité moindre de personnes mais de qualité meilleure, une foi plus vive, un dynamisme qui est de celui qui peut faire déplacer les montagnes et qui rayonne de joie au niveau de certains groupes ou de certaines personnes. Des chrétiens qui ont troqué morosité et frilosité contre un allant positif et sans juger les autres, ces non chrétiens ou ces athées affirmés qui sont tout aussi capables d'apporter aide et assistance à qui en a besoin et qui le font au nom de ce qu'ils pensent être une élémentaire humanité.

    Ne pas juger. Ne pas condamner. Ne pas craindre. Oser monter ce qu'ils sont sans choquer personne ni provoquer, chrétiens allant à contrecourant d'un laxisme général, d'un laisser aller sympathique qui peut devenir esxcessif.

    Les actes autant que la Foi semblent la marque dees chrétiens en Occident aujourd'hui. C'est autre chose que ce qui semblait être la manière d'être chrétien jadis - où les actes pouvaient être absents ou formels ou discrets.  

    La manière d'être chrétien en cette période a, elle aussi, évolué avec les changements du fond socio-cuolturel. S'il y a une moindre fréquentation quantitative et formelle des cérémonies religieuses, il se peut que le petit nombre soit constitué de chrétiens plus authentiques, vrai "ferment dans la pâte", et que sur des bases apparemment plus réduites mais intrinséquement plus solides, un mode de vie authentiquement chrétien dans l'axe de l'Evangile soit en train de se constituer. Ce qui permet de penser que l'Occident est encore chrétien et peut le rester.

    Cette réflexion sur la question: l'occident est-il encore chrétien ? me laisse finalement plus perplexe en 2008 qu'en 1993.

    A titre de rappel, avant l'élection présidentielle de 2007, chaque candidat avait donné sa situation quant à la religion dans le numéro 3214 de La Vie paru le 5 avril. Dont Nicolas SARKOZY, notre Président de la République.

    Et vous les jeunes ? chrétiens ou pas ? branchés ou non sur une religion ou une philosophie ? A part la présence de magnifiques cathédrales et chapelles, celle de monastères à la vie mémorable ? comment répondriez-vous à cette question? 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr  

     

  • Samain, Toussaint, Halloween

    Bonne journée de Toussaint à tous ! petits et grands, connus et inconnus.76b0c13b771a470bdecb993c009c6c5e.jpg

    Sur Paris le temps est gris en ce 1 er novembre 2007 où j'écris ces lignes en pays celte. En raison de circonstances personnelles, j'ai choisi depuis 2006 de changer symboliquement d'année lors de la Toussaint.

    Pourquoi pas ? Je n'innove en rien !

    Et bien sûr, je ne prive personne des vœux traditionnels situés 2 mois plus tard, à la suite du solstice d'hiver

    De nombreux livres actuels pour les jeunes évoquent les traditions d'avant l'ère chrétienne avec la fête de Samain.

    Sous le ciel de France, la période débutant fin octobre début novembre est celle de l'année où il ne se récolte plus grand chose. Les provisions pour l'hiver ont été rentrées: miel , fruits, viande, orge, blé etc… Sans réfrigérateur ni congélateur, on s'est débrouillé pour engranger et conserver de la nourriture pour toute la période de soudure hivernale.

    Comme les Birmans aujourd'hui ont leurs moines, il y a 1000 ans avant Jésus-Christ, les Celtes ou Gaulois ( pour la France) ont leurs druides comme guides spirituels. Le chêne est pour eux l'arbre sacré. Par leurs qualités de botanistes, les druides sont les soigneurs de ces années là. Par l'étendue de leurs connaissances, les druides sont aussi des guides temporels. Les connaissances sont transmises oralement et ont été en grande partie perdues au fil du temps.

    La fin de l'année celte et le début de la nouvelle année sont marqués par les fêtes de Samain (ou Samhaïn): on célèbre alors le "départ" du soleil et on se prépare à affronter l'hiver. On passe d'une période de clarté à une période où l'ombre va dominer.

    C'est surtout la période par excellence où morts et vivants sont à proximité; c'est le moment de l'année où les portes de l'au-delà sont largement ouvertes, permettant des échanges.

    A cette occasion une sorte de bilan de gestion est fait avec ouverture sur l'à venir. Et les heures passées à prier au plan spirituel, à récapituler et prévoir au plan temporel sont couronnées par des festivités au cours desquelles on mange, on boit, on se réjouit.

    Nombre de civilisations ou de cultures ont en commun de prier pour la fertilité du sol, à certaines périodes de l'année, ou encore de prier pour aider à passer les semaines et les mois où plus grand chose ne pousse.

    En ces temps reculés, le jour de Samain n'est pas fixe. Il se place entre fin octobre et mi-novembre. Et c'est après Jésus-Christ que Samain devient la fête de la Toussaint qui est fixée au 1er novembre. La Toussaint, autrement dit la fête de tous les saints ce qui équivaut à la fête de tous, vivants ou morts - chaque humain étant appelé, dans le cadre chrétien, à devenir "saint".

    Après quoi le 2 novembre - marquant davantage le lien privilégié qui nous rattache à ceux qui ont vécu avant nous et de qui nous sommes issus, nos ancêtres - est un moment privilégié de respect, d'hommage et de contact-souvenir avec tous ceux qui nous ont précédés.

    Ce rapprochement s'exprime par des fleurs fraîches - en bouquet ou en pot - et parfois une lumière allumée déposées surtout dans les cimetières et des rencontres en famille à cette occasion.

    En pratique, Toussaint le 1er et fête des morts le 2 novembre sont plus ou moins confondus.

    Ces 2 jours sont précédés par Halloween où des groupes de jeunes se constituent le 31 octobre et circulent dans les communes et les villes avec déguisements, jeux, quêtes de bonbons … La fête actuelle d'Halloween, liée à Samain, est le jour où le monde des vivants et celui des esprits communiquent. A cette occasion, sorciers et sorcières, fantômes, farfadets, magiciens, s'en donnent à cœur joie !060606a185069320fb9a34f733b9a097.jpg

    A l'abri des citrouilles transformées en lanternes, à l'abri d'une façade fantaisiste faite d'os, de squelettes, de crânes, est évoquée la mort - réalité aujourd'hui bien fuie dans l'occident dit "développé", à tel point que l'on ne considère plus la mort comme faisant inéluctablement partie de la vie. On l'oublie. On n'y est pas prêt, alors que chaque seconde elle existe et chemine à nos côtés.

    Les jeux pseudo-macabres d'Halloween rappellent qu'il ne faut peut-être pas '"en faire un plat" - ça ne changera rien à notre profil mortel quant au corps de chair. Avec Halloween, les jeunes évoquent la mort à leur manière, en en riant un peu, en s'en moquant un peu, lui ôtant de son côré rigide , guindée et larmoyant.

    C'est en tant que fait physique brut que la mort est évoquée ici - et non quant aux conditions douloureuses qui l'accompagnent.

    Le Tibet avec son Livre des Morts et le secours apporté aux âmes errantes, l'Egypte avec ses rituels, nos ancêtres Celtes, les Malgaches, le Mexique en s'en amusant etc… nombre de civilisations ont pris soin et prennent soin de leurs morts.

    Que nous soyons attachés à une religion ou athées, nous continuons à vivre par la petite pierre que notre existence, quelle qu'elle soit, a apporté à l'édifice du monde, que nous soyons perpétués ou non par des enfants physiques. Précisément on survit en étant présent dans la mémoire de ceux qui continuent après nous, et aussi par l'influence historique ou l'esprit que l'on a laissé bien en vie.

    Alors, même morts on est toujours là ! pas de quoi pleurer !

    Primum vivere ! (=D'abord vivre !)

    Votre avis les jeunes ?