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choix

  • La vie, c'est quoi ?

    La vie est une force chevillée au corps de tout humain.

    La petite fille "boat people", unique rescapée décrite à l'époque du group captain Towsend , avait dû sa survie à sa seule ingéniosité qui l'avait conduite - jusqu'à la rencontre de secours - à tenir en attrapant depuis le bateau où elle était coincée des oiseaux de mer pour se nourrir en mangeant leur chair crue.a112380cccde3cc59d316cda97133744.jpg

    A défaut d'animal disponible des humains, placés brusquement dans des conditions extrêmes et sans aucune nourriture, ont survécu en consommant d'autres humains décédés.

    La vie court, chevillée au corps, pour tout être ressentant le besoin de s'y accrocher, les limites fixées étant très variables d'une personne à l'autre. Ce qui n'est pas toujours simple à saisir. A cause de la tendance de vouloir très souvent comparer à soi. Or être soi n'est pas être l'autre ni les autres.

    Ainsi une amie - se déclarant prête à écrire le mot "stop" lorsque arriverait le moment décidé par elle - s'interrogeait sur ce que serait vraiment sa réaction ce moment venu. Elle voyait autour d'elle d'autres personnes pour lesquelles elle estimait, elle, que se raccrocher à la vie était ridicule, eu égard à leurs séjours de plus en plus fréquents à l'hôpital, à leur mémoire vacillante, à leur démarche oscillante, à leurs activités réduites à des prises de médicaments et à des soins, à leur situation en rémission de pathologies multiples et variées.

    Pour elle ces âgées en mauvais état reniait le choix qu'ils avaient fait, des années plus tôt, de mourir dignement. Mais c'est quoi la dignité ? sinon une notion qualitative et quelque part subjective à souhait ?

    Est-ce si absurde de tolérer que chacun soit libre de s'arrêter de vivre là où il estime que passer une certaine limite ne serait plus respecter une dignité indispensable pour lui ?

    Est-ce si absurde de tolérer que chacun soit libre de continuer à vivre le plus longtemps possible, reculant sans cesse les limites d'un dignité qui semble, pour ceux qui le regardent, rétrécir jusqu'à devenir peau de chagrin ? voire même partir en fumée ?

    Le choix de mourir dans la dignité est un choix personnel. Aucun individu autre que la personne concernée n'a le droit de décider s'il faut continuer -malgré ce qui semble aux yeux de certains un acharnement thérapeutique - ou à l'inverse si c'est l'heure est venue de mourir.

    Du côté de l'acharnement à faire survivre, il semble qu'en France on soit équipé pour soutenir cette tendance.

    Quant au fait de choisir de mourir dans la dignité, il existe une association pour réfléchir à cette question. C'est l'ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, qui comporte un vaste comité d'honneur, dont l'académicien Dominique Fernandez qui - ayant toujours bon pied, bon œil, et excellente vélocité cérébrale pour surfer avec plaisir sur le Net - n'a pas manqué de faire récemment à la télé de la pub pour cette association. En cliquant sur le net, on trouve facilement l' ADMD qui tient une prochaine réunion publique dans les salons de l'Hôtel Best Western le jeudi 23 janvier 2007 à 19h30

    Alors c'est quoi la vie ?

    Quelles sont les limites à respecter ?

    Y en a-t-il ?

    En ce moment j'ai sous les yeux 2 possibilités opposées et toutefois complémentaires.

    Celle qui dans l'axe de la libéralisation de l'avortement permet à une mère de couper le fil de la vie d'un enfant, cela dans certain pays jusqu'à 24 semaines de grosse.

    Celle qui dans l'axe du respect de la vie permet d'aider à la vie du même enfant.

    Chacun de ces choix reste personnel. Du moins devait le rester.

    Les attitudes de par le monde vis-à-vis de l'avortement sont variées, avortement pour lequel on navigue au plan personnel du motif thérapeutique à bientôt la manière de ne garder que l'enfant dont le sexe agrée.

    D'autres attitudes visent à aider la vie. Je pense à certaine petite fille dont les 10 ans viennent d'être fêtés et qui est rescapée d'un avortement à propos duquel sa maman s'est interrogée. En général, cette aide à la vie vient en droite ligne des recherches de Jérôme Lejeune et de l'accueil plein de compassion réservé par lui à de multiples parents brisés par la venue d'un enfant pas comme les autres. Parents auxquels, face à leur enfant non conforme, cer$ains soignants osaient jeter: "C'est quoi cette horreur ?" - je n'invente rien ! Le professeur Lejeune puisait en lui la compassion, seule capable de soutenir les parents de jeunes frères et sœur en humanité meurtris dans leur chair, parents détruits par ce qu'ils avaient entendus sur leur enfant blessé de la vie.

    L'avortement ? L'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) tout le monde sait où trouver l'information.

    L'aide à la vie ? je ne connais à ce jour qu'une association fondée par le Professeur Lejeune, F.E.A.(=Femmes et Enfants d'Abord), qui publie le journal trimestriel Tom Pouce.Si vous souhaitez vous renseigner voici l'information: F.E.A. - Secours aux Futures Mères, 6 cour Saint Eloi, 75012-PARIS, Tél.01.43.41.55.65.

    Je ne suis pas là pour prendre partie. J'essaie de réfléchir à voix haute.

    Je redis que cette sorte de choix reste avant tout personnel, même si les religions ou Lphilosophies ou cultures eu même les considérations économiques ne manquent pas de dire leur mot sur ces sujets.

    Les jeunes et les moins jeunes informez-vous, réfléchissez, observez !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr