Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

casques rouges

  • Nicole Guedj : Casques Rouges à l’ONU

    Guedj.jpgGuedjLivre.jpgDes lignes alertes, claires, positives afin de divulguer une proposition qui est le titre mêmearash der.jpgde l’ouvrage, à savoir : « Pour des Casques Rouges à l’ONU » dont Abdou Diouf, ancien président de la République du Sénégal, signe la préface. Par cet écrit Nicole Guedj a proposé, en août 2009, à l’attention du grand public, un combat personnel commencé dès 1997.

    Avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, Conseiller d’Etat, Nicole Guedj préside la Fondation des Casques Rouges qu’elle a créé en 2006. Une fondation parrainée par Abdou Diouf, Elie Wiesel, François Gros, et feu Jean-Marie Lustiger.

    Pour faire avancer son projet, elle s’est tournée vers les éditions Le Cherche Midi, http://www.cherche-midi.com , où l’ami Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques, sait promouvoir à son niveau l’idée de l’installation des Casques Rouges à l’ONU.

    Facile à lire, pour 10 euros, 134 pages, je conseille l’ouvrage de Nicole Guedj en cadeau ou achat à suggérer à sa bibliothèque municipal ou scolaire.

    Dès le premier paragraphe le ton est donné : « Nous pouvions croire, les leçons du tsunami ou de Katrina tirées, que, les secours bien organisés, la logistique bien huilée, nous allions désormais assister à une déferlante de l’aide humanitaire spécialisée après une catastrophe majeure. Et puis stupeur, nous constatons chaque fois les mêmes errements. Certes, les hommes sont prêts à partir, le matériel existe, les colis sont disponibles, mais le manque de préparation et de coordination amène bien souvent davantage à compter les victimes qu’à sauver des vies ». (p. 11)

    Suit l’évocation de l’«humanitaire de nos grands-mères», l’émergence d’un droit d’ingérence, la création de Médecins Sans Frontières en 1971. Et cette profession de foi de l’auteur : « Depuis le début de ma carrière professionnelle, j’ai souhaité œuvrer au service des autres, avec ce seul credo : sauver des vies. Mille, dix, ou même une seule. Parce que réussir à sauver ne serait-ce qu’une vie, c’est déjà sauver l’humanité, notre part d’humanité ». (p. 43)

    Nicole Guedj relate sa rencontre avec Mario Teti en Uruguay en 1981. Précise son combat pour promouvoir une recherche coordonnée des enfants disparus ; c’est l’ »Alerte enlèvement » enfin mis en place en 2006 et élargi via Internet par le Collectif e-@lertenlevement.

    L’avocat détaille son combat pour créer les Casques Rouges. Elle « plaide pour la mise en place d’une « force internationale humanitaire de réaction rapide » destinée à organiser et coordonner l’action des équipes de secours intervenant, dans l’urgence, sur un théâtre de catastrophe majeure ». (p. 51)

    Elle précise : «Le monde humanitaire n’a pas tant besoin de davantage de dons. … Ce dont le monde humanitaire a besoin, c’est d’encadrement, de coordination, de régulation, de structuration, de veille. Il lui faut une « intelligence humanitaire » pour unifier son action et la rendre optimale. Comment ? En créant des Casques Rouges, comme la couleur des secours ». (p.55-56)

    Nicole Guedj poursuit avec – successivement - le tsunami du 26 décembre 2004 qui ouvre à une prise de conscience collective, l’ouragan Katrina qui déferle le 29 août 2005 sur la Nouvelle Orléans, le cyclone Nargis qui frappe la Birmanie en mai 2008.

    Il est rappelé que «  le droit international reconnaît un droit d’accès aux populations victimes seulement dans le cas de conflits armés. En situation de catastrophe naturelle, seul le pays victime a autorité sur l’organisation des secours ». (p. 69-70)

    La seconde moitié du livre précise la structure de ces futurs Casques Rouges onusiens, leur « responsabilité de protéger » en cas de catastrophes naturelles. Là où les casques bleus sont présents pour maintenir la paix, les casques rouges œuvreraient pour maintenir la vie. Un travail accompli avec « pragmatisme », « efficacité » et « légitimité », « anticipation et rapidité »et » , bien sûr, « coordination ».

    Nicole Guedj conclut son plaidoyer par un « appel à la mobilisation collective et à la responsabilité de chacun pour accélérer le processus de création des Casques Rouges.

    Je n’ai » souligne-t-elle «  qu’une ambition mais elle est immense : que les pouvoirs publics, les médias, la société civile relaient ce message jusqu’à ce que l’Assemblée générale des Nations unies l’inscrive dans le marbre de sa charte. »

    Moins de 18 ans, voici un livre qui a le double mérite de proposer un chemin très simple, au service de tous les hommes de cette planète sans exception.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : à gauche Nicole Guedj, couverture du livre "Pour des Casques Rouges à l’ONU"; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)