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caillian

  • Sœur Emmanuelle

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.   

    Avant tout, merci sœur Emmanuelle pour votre joie et votre goût du bonheur. Une chrétienne catholique romaine débordante de joie de vivre, cela est assez  peu répandu en dehors des monastères. Comme c’est très communicatif,  cette  joie de l’existence  qui vous habitait vous avez su la donner en abondance.  Vous avez su aussi dire que le vie était faite pour le bonheur, autre rayon de soleil sur le monde ! Voici deux phrases dites par vous, chère sœur Emmanuelle :

    «  Tout le monde doit être heureux.  Moi je crois que la vocation de l’homme c’est le bonheur. »

    « Tu souriras au monde et le monde te sourira, ça j’en suis persuadée. »

    La seconde phrase est aisée à tester. Essayer et vous verrez. Par effet de contagion. De même que la morosité entraîne la morosité, la joie génère la joie. 

    Tous les médias parlent d’elle, qui allait bientôt fêter ses 100 ans. Qui est connue en raison de la tournure prise par sa vie à l’heure de la retraite, une nouvelle étape surgie brusquement dans sa vie de religieuse avec les chiffonniers du Caire. Situation qui l’a conduite à se révéler autrement.  Une femmes tellement médiatisée qu’une émission de C dans l’air lui était consacrée hier lundi 20 octobre. Au cours de l’échange conduit par Yves Calvi, il a été éliminé la possibilité d’un prix Nobel de la Paix attribué seulement aux personnes en vie.  Du côté d’une béatification, il ne faut guère y compter la mise en avant de cette manière étant plutôt réservée à des inconnus. Quant à « panthéoniser « sœur Emmanuelle, pour quoi ne pas la laisser reposer en paix à Caillian ?

     

    Je  mets là les extraits principaux d’un article paru en page 6 du  Directsoir N°426  du 20 octobre distribué gratuitement au niveau du métro, quotidien  qui a aussi mis sœur Emmanuelle en pleine page de couverture

    « SŒUR EMMANUELLE

    A DIEU ET MERCI !

    « La nouvelle est tombée ce matin peu avant 10 heures.  Soeur Emmanuelle – Madeleine Cinquin à l’état civil – s’est éteinte cette nuit dans son sommeil dans la maison de retraite de Caillian (Var) où elle résidait.( …)

    L’engagement

    Sa silhouette et son visage resteront longtemps dans les mémoires. C’était une petite femme énergique, vêtue de la tenue sobre des religieuses de Notre Dame de Sion, un discret voile bleu noué sur les cheveux. Son regard était rayonnant, sa voix joyeuse et son énergie intarissable. Née en Belgique en 1908, elle avait passé sa jeunesse dans un milieu aisée, caressant les rêves et les projets des jeunes filles de son âge, même les plus frivoles, comme elle le racontait non sans amusement. « Dans ma jeunesse, je ne pensais qu’à m’amuser, danser, voir des films, aller au théâtre. C’était le monde des années 1920, qu’on a nommé les années folles.  », évoque-t-elle dans son dernier ouvrage, J’ai 100 ans et je voudrais vous dire (Plon). A l’âge de 20 ans, en dépit des réticences de sa famille, elle se sent appelée à la vie religieuse et décide d’entrer dans les ordres. « Si tu veux vivre, tu dois aimer » , dira-t-elle plus tard, inspirée par saint Augustin. Mais le cloître ne correspond guère à son tempérament impétueux et elle décide de s’engager dans une congrégation séculière. Dès les années 1930, elle quitte l’Europe et part enseigner en Turquie, en Tunisie et enfin à Alexandrie, en Egypte. Si son destin ressemble à celui de nombreuses religieuses de sa génération, il prend un tour particulier sur les rives du Nil.

     

    Avec les Chiffonniers

    En 1971, alors que l’âge de la retraite a sonné, elle décide de s’installer auprès des chiffonniers du Caire, dans les plus sordides des bidonvilles. Dans des conditions très précaires, pendant 20 ans, elle n’aura de cesse de répondre aux besoins les plus immédiats des déshérités – nutrition et santé – tout en veillant à leur apprendre à lire et à compter, conditions essentielles pour sortir de la misère. « Ce qui m’a étonnée, ce fut de me retrouver ainsi, la soixantaine passée, dans un monde que j’avais ignoré, dont je ne parlais pas très bien la langue, plongée dans cette misère matérielle, et d’éprouver malgré tout un sentiment de joie comme je n’en avais jamais connu. J’avais atteint mon but », raconte-t-elle Grâce à sa volonté  inépuisable et les énergies qu’elle fait naître sur place, son œuvre comme son aura prennent de l’ampleur et lui permettent de construite dispensaires et écoles. Consciente de l’atout que constitue sa popularité, elle n’hésite pas à en faire usage pour drainer des moyens vers son association. Sur les plateaux télévisés ou dans les colloques internationaux, elle se permet d’interpeller les grands de ce onde, les tutoyant avec affection, et les enjoignant à s’engager fermement dans le combat contre la pauvreté. Et si elle acceptait de bon cœur les invitations, elle conservait cependant beaucoup de lucidité, et surtout de modestie. « Pour servir les autres, j’ai brassé des millions, parcouru la planète, rencontré ceux qu’on appelle les plus grands (…). Cela m’a donné un sentiment grisant. Pourtant aujourd’hui, j’en mesure les limites » écrit-elle. Femme de terrain, engagé dans un combat au corps à corps contre la misère, elle a tout au long de sa vie puisé son engagement dans sa foi. « J’étais un fleuve en ébullition. Un homme ne m’aurait pas suffi. Je voulais quelque chose de plus grand, de plus exaltant. J’ai choisi Dieu », déclara-t-elle. La figure du Christ était centrale dans sa vie quotidienne, rythmée depuis 80 ans par la prière et les sacrements. Comme Mère Teresa, l’Abbé Pierre et les innombrables acteurs anonymes de la charité au quotidien, croyants ou non, elle a contribué à rappeler l’éminente dignité de ‘humanité.

    ASMAE, association Soeur Emmanuelle,

    www.asmae.fr et 01 44 52 11 90 ».

    Cette association concerne autant la France que l’étranger.

    Mais attention ! Si vous n’avez pas sous, les jeunes, vous pouvez  peut-être donner de votre temps, avec l’accord des parents pour les moins de 18 ans. Donner du temps est une manière de donner. Tout est nécessaire. L’argent pour ceux qui en ont en excédent, la disponibilité pour ceux qui  n’ont que le nécessaire ou rien comme les enfants.

    Du côté des livres :

    Mille et un bonheurs, méditations de sœur Emmanuelle, coffret livre + CD, texte lus par Brigitte Fossey, Carnet Nord.

    J’ai 100 ans et je voudrais vous dire. Entretiens de Sœur Emmanuelle avec Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol, Plon.

    En cette année où il nous est dit qu’environ 1 million de personnes suivent ou s’orientent vers les pratiques du boudhisme, soeur Emmanuelle est à mille lieux de ce positionnement. Pas grave. Elle nous délivre, elle aussi, « du lourd »  sur une note joyeuse.  Il en faut pour toutes les tendances, toutes les inclinaisons, tous les styles. Le rude du  Carmel, la distance du zazen, la « pétillance » bondissante et heureuse d’une sœur Emmanuelle. Pas zazen mais tout aussi détachée quelque part car branchée sur Dieu. De mon point de vue personnel, l’important est de ne pas oublier votre partie spirituelle en l’affamant par inattention ou distraction.  

    J’ajoute pour terminer ce billet 3 des réactions mentionnées aussi  par Directsoir :

    = Bernard Kouchner : «Ma Sœur Emmanuelle est morte, elle allait avoir 100 ans, toujours jeune et admirable et belle et j’ai le cœur très gros. ». Témoignage du ministre des Affaires Etrangères.

    = Dominique Lapierre : « Soeur Emmanuelle était une héroïne de notre temps. Nous allons tous être un peu orphelins. » Témoignage d’un écrivain.

    = Bertrand Delanoë : « Sœur Emmanuelle restera assurément pour beaucoup une puissante source d’inspiration pour agir contre la misère et refuser, toujours, le renoncement. » Témoignage du Maire de Paris.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo:  soeur Emmanuelle)