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  • Guy Millière, La septième dimension

    Guy Millière,Xavier Driancourt,Café Liberté,Lundi 7 février 2011 l’invité du Café Liberté organisé parGuy Millière,Xavier Driancourt,Café Liberté, Xavier Driancourt était Guy Millière, venu présenter son analyse à propos du nouveau visage du monde.

     

    Auteur de plus de 20 livres, enseignant à Paris et aux USA, Guy Millière a publié en décembre 2010 aux éditions L’à part de l’esprit, La septième dimension – Le nouveau visage du monde après la crise.

    L’ouvrage est dédié à Jean-François Revel, Alain Madelin et Charles Gave.

     

    Quelle est donc cette septième dimension ?

    On connaît les 3 D, auxquelles s’ajoute la dimension du temps, puis celle des déplacements dans l’espace temps, et celle du virtuel la sixième « celle de l’immatérialité, du haut et du très haut débit où tout se déplace à une vitesse proche de celle de la lumière et où nous vivons de plus en plus une part cruciale de nos vies.

    La septième dimension, c’est ce qui transite et emporte tout cela. » (quatrième de couverture)

     

    Ecouté par un auditoire attentif, le propos réaliste et clair de Guy Millière correspondait au « grand chambardement » qu’il me semble ressentir quant à la marche du monde.

    Dont, curieusement, on parle peu ou pas en France.

     

    L’auteur a rappelé que nous sommes dans l’ère du post-capitalisme, avec une globalisation, une mondialisation assortie d’une accélération constante sur le plan des nouvelles technologies.

    Les entreprises, en fonctionnement en réseau pour demeurer en vie, sont entrées dans une dimension virtuelle, dématérialisée, avec prépondérance de l’intelligence et de la créativité humaine qui sont immatérielles.

    L’individu est devenu l’entrepreneur de lui-même, le gestionnaire de son capital humain et intellectuel.

    Les frontières entre les différents domaines vont devenir de plus en plus poreuses, avec la fin des frontières travail/loisir et la recherche du bonheur qui passe par la présence du beau, du convivial.

     

    Le fonctionnement hiérarchique habituel s’achève, pour passer en fonctionnement hétérarchique avec réseaux.

    Le capital humain et intellectuel se déploie en fonction de lieux apportant les meilleurs critères d’« investissibilités » possibles.

     

    C’est la fin de l’état providence. Et l’Union Européenne, en système pyramidal, devrait revoir sa copie. Les politiques ne peuvent plus tenir leurs promesses. La souveraineté appartient désormais au capital humain et intellectuel. Le rôle du capital culturel est aussi prépondérant.

     

    Guy Millière souligne que nous sommes tous des spéculateurs. Il note que les crises de 1929 et celle de 2007/2008 ont été créées par des interventions politiques inadéquates qui ont, en quelque sorte, perverti le fonctionnement de la finance et de l’économie.

     

    La croissance du Japon, de 1950 à 1989, est liée à ce que son système pyramidal féodal correspondait aux besoins du fonctionnement industriel. Maintenant, avec l’ère post industrielle, l’initiative individuelle nécessaire est insuffisante. Ceux qui développent au Japon les nouvelles technologies sont des chinois, des coréens ou des hors castes.

     

    En France, les structures pyramidales hiérarchiques sont des obstacles à l’heure du post capitalisme. Les discours dogmatiques, idéologiques, ajoutent encore un handicap supplémentaire.

     

    Aux USA, n’importe quel état dispose de bien plus de liberté de manœuvre que n’importe lequel des 27 pays de l’Union Européenne qui sont contraints de suivre les directives communautaires. A cela s’ajoute aux USA un esprit d’entreprendre qui n’est pas muselé pas les nombreux obstacles administratifs répandus en France. Ce qui place ces USA en aptitude à faire face au mieux à cette ère post capitaliste, post industrielle.

     

    Guy Millière rappelle que le développement crée la hausse du niveau de vie. C’est ainsi que sur 1 milliard d’habitants de l’Inde environ 300 millions sont sortis de la pauvreté, alors qu’en Chine cette sortie concernait environ 400 millions d’habitants sur la population totale.

     

    A ce jour, pour encore trop d’habitants de la planète, le bonheur à venir serait de trouver de quoi manger, avant même de disposer d’un toit pour s’abriter.

    La question posée est donc : comment faire pour qu’il y ait de moins en moins de pauvres sur la planète et que la prospérité diffuse ?

     

    Pour Guy Millière, le capitalisme et sa suite actuelle équivaut à du développement durable, lequel développement dure depuis 8 siècles.

    Il insiste sur le fait que l’être humain est d’abord un créateur, un trouveur de solutions, pas seulement ce prédateur montré u doigt.

     

    Aux USA, l’habitude de fonctionner en réseau est présente depuis l’enfance. Par ailleurs, pour les nouvelles technologies, pour le virtuel, pour cette septième dimension il est nécessaire de disposer de lieux plateformes facilitant le fonctionnement en réseau et comportant aéroport, université, sécurité, taxations basses, transports individuels, etc….

     

    Des difficultés culturelles existent notamment du côté de l’Afrique subsaharienne, de l’Amérique latine, du monde musulman.

    Le déclin de l’Europe est annoncé en raison de son fonctionnement actuel.

    Alors que les USA sont dans une position intéressante, en synergie avec quelques autres pays.

    Il existe, en lisière, des zones de prédation, des lieux à risque avec trafic de drogues, trafic d’armes, fanatisme, terrorisme. Ces lieux, avec flux migratoires liés à la faim, sont à aider, à surveiller.

     

    De mon oint de vue, il n’y a pas lieu de s’angoisser. Les réseaux, l’optimisation des centres d’intérêt de chacun sont là pour faciliter le développement du capital humain et intellectuel de chacun.

    La planète terre est à notre disposition pour en faire le meilleur usage et pour que chacun y trouve sa place en apportant compétences et talents ainsi que son capital culturel propre.

    Si on lui en donnait les moyens, la jeunesse pourrait redynamiser l’Europe, voire apporter au monde cette « French touch » si appréciée dans de nombreux pays.

     

    Si Marco Polo et son père avaient baissé les bras, on aurait été privé de leurs témoignages sur la Chine qu’ils connurent alors.

     

    Sans doute existera-t-il toujours des usines.

    Sans doute les services seront-ils toujours assurés, physiquement parlant.

    Mais le monde change. Celui de la planète aujourd’hui. Et, ajouterais-je, celui d’ailleurs, demain.

     

    En allant sur le Net on trouve, à partir de Guy Millière, tout ce que l’on souhaite savoir au sujet de cet intéressant observateur planétaire.

     

    Quel que soit l’âge, même jeune, La septième dimension permet de découvrir comment peut être analysée la marche du monde et comment il est possible de s’y insérer pour le meilleur. Le réalisme de Guy Millière n’a rien de dérangeant. Mieux vaut être préparé à faire face plutôt que de vivre dans la méconnaissance et l’illusion.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (archives personnelles : Guy Millière au café Le Luxembourg)

  • Crise financière: origines

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.

    Depuis quelque temps je suis destinataire d’informations émanant de Café Liberté. La proposition pour la séance de ce jour que je découvre en ouvrant ce matin la boîte mail peut intéresser certains.

    La crise financière, la crise tout court est là. Et je me dis qu’à l’école on est très loin d’une information minimale sur les mécanismes qui nous gouvernent quelque part dans l’ombre et que nous ne maîtrisons pas du tout.

    On est un peu les esclaves de ces autres dans 2 sens : celui des dépôts d’économie, celui des emprunts. Cet esclavage pourrait se supporter, peut-être, si les règles en étaient connues. Or ces règles restent utilisées par les seuls initiés qui contrôlent ipso facto nos vies.

    Il est sans doute difficile d’y remédier, sauf en cultivant son jardin au sens propre quand on dispose d’un peu de terre. Ce qui n’est pas une raison pour ne pas essayer de comprendre afin de rénover ou remodeler ces manières de faire qui enserrent peu ou prou le fonctionnement économique de la planète terre. Donc sa vie tout court.    

    Café Liberté du lundi 6 octobre 2008: Aurélien VERON, Camille BARBIER - les origines de la crise financière

    Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris. La séance portera sur les origines de la crise financière.

    L'exposé introductif sera présenté par Aurélien VERON et Camille BARBIER, tous deux fondateurs du Café Liberté et professionnels des marchés financiers. Aurélien VERON, ancien président de Liberté Chérie est président du Parti Libéral Démocrate dont l'excellente l'Université d'Eté s'est déroulée en septembre, abordant notamment les origines étatiques de la crise financière avec une remarquable contribution de Vincent BENARD.

    A l'heure où les adversaires des libertés économiques braillent leur aversion dans des medias en réalité partiaux, il est essentiel pour tous les défenseurs des libertés économiques d'identifier et d'étudier les causes de la crise financière actuelle. Or ce sont des défenseurs des libertés économiques qui ont dénoncé les ingrédients de la crise en gestation lors de leur mise en place, annoncé l'existence et l'explosion à venir des bulles monétaires et immobilières, et structuré l'explication de la crise bien plus profondément que ne le font leurs détracteurs.

    BIBLIOGRAPHIE : Voici quelques sources d'information que nous vous recommandons .

    Blog de Vincent BENARD, président de l'Institut Hayek, spécialiste de l'urbanisme, et notamment son article les causes immobilières et foncières de la rise des subprimes décrivant la gestation de la bulle immobilière.

    Blog d'Aurélien VERON, spécialiste des marchés financiers et président du Parti Libéral Démocrate, et notamment son article Crise du libéralisme ou crise de l'interventionnisme ? décrivant les origines de la crise financière.

    Le discours de Ron Paul du 16 juillet 2002 à la chambre des représentants des USA, dénonçant les régimes dérogatoires des GSE Fannie Mae et Fredie Mac, et annonçant la création et de l'éclatement d'une bulle immobilière majeure du fait de ces régimes.

    Le blog du Café Liberté, avec notamment le compte rendu de nos séances du 11 et 15 décembre 2006 où nous émettions l'hypothèse d'une bulle financière comparable en intensité à celle de 1929 mais dont la capitalisation est issue de l'immobilier, et nos séances du 13 et 16 février 2007, portant sur l'urbanisme et évoquant les réglementations urbanistes en facteur fondamental de la création de la bulle immobilière majeure constituée en Europe et aux Etats-Unis.

    DOSSIER : Le présent dossier, dans sa version préalable au débat ne prétend ni représenter la pensée des orateurs introductifs, ni celle des participants au Café Liberté. Il fournit simplement des éléments d'éclairages et de contribution au débat.

    1- Des voix ont annoncé et dénoncé la crise financière avant qu'elle ne se produise

    Le 16 juillet 2002, l'ultra libéral Ron PAUL, futur candidat à la Maison Blanche, lors d'un discours à la chambre des représentants des Etats Unis (cf. résumé), dénonçe les réglementations et subventions des GSE Fannie Mae et Freddie Mac mises en place sous les démocrates et annonce le développement d'une bulle immobilière majeure de leur fait, et son fatal et terrible éclatement à venir. Les parlementaires républicains n'auront pas le courage de revenir immédiatement sur cette mesure démocrate sociale démagogique. Etant donné l'importance déterminante de l'immobilier au sein de la capitalisation, la bulle immobilière annoncée par Ron PAUL signifiait la constitution d'une bulle financière gigantesque. Le discours de Ron PAUL mentionne le fait que ces mesures démocrates sociales allaient engendrer la venue de difficultés financières directes pour des millions d'américains.

    Le 7 septembre 2006, l'universitaire économiste italo-états-unien Nouriel ROUBINI, ayant au cours de sa carrière débutant en 1988 été conseiller de prestigieux organismes publics (FMI, Banque Mondiale, NBER, Trésor US...) exposait au FMI la venue d'une crise financière majeure issue de l'immobilier, allant engendrer des faillites en cascade, au premier rang desquelles Fannie Mae et Freddie Mac.

    Lors de nos séances des 11 et 15 décembre 2006, le Café Liberté émettait l'hypothèse d'une bulle financière majeure d'une intensité comparable à celle de 1929. La flambée des prix de l'immobilier et de la masse monétaire étant disproportionnée par rapport à la croissance de l'économie. L'analogie avec la crise de 1929 provenait d'une comparaison de la distorsion de la masse monétaire. L'hypothèse d'une perturbation historique de l'indicateur d'inflation, à l'origine du déboussolement des banques centrales étatiques était évoquée. Lors du 1er semestre 2007, les travaux du Café Liberté ont étayé ces hypothèses et approfondi l'étude de leur volet immobilier, notamment avec nos séances du 13 et 16 février 2007, où la bulle immobilière était évoquée en relation avec les accablantes contraintes urbanistes dénoncées depuis longtemps par les libéraux. La plupart des grandes agglomérations occidentales ont un urbanisme tellement réglementé qu'elles ne peuvent plus s'étendre ni en hauteur ni en surface: chaque mesure dirigiste finançant le logement se traduit alors par une inflation en prix. Les grandes agglomérations texanes font exception et elles connaissent une inflation en volume au lieu d'être une inflation en prix et bénéficient d'une qualité de vie supérieure aux agglomération à l'urbanisme technocratiquement dirigé.

    A l'été 2007 la crise financière débutait avec l'annonce d'une faillite issue des défaillances des remboursements de subprimes. A l'automne 2008, la crise apparait dans toute son ampleur. On observe des faillites bancaire en cascade menaçant l'édifice financier occidental. L'effondrement des prix de l'immobilier commence tout juste à se produire en France où les mesures sociales démocrates du président Nicolas SARKOZY et de sa ministre Christine BOUTIN ont retardé l'éclatement de la bulle immobilière, lui donnant d'autant plus de force destructrice.

    2- Quelques facteurs étatiques connus, constitutifs de la création de la bulle monétaire et immobilière

    La législation CRA de discrimination positive a contraint les organismes de prêts immobilier aux Etats Unis à prêter à des emprunteurs issus de populations en moyenne peu solvables. Le durcissement considérable de cette réglementation au milieu des années 1990 sous Bill CLINTON a été de pair avec l'inflexion haussière des prix de l'immobilier. La théorie réglementaire prétendait imposer ces discriminations positives sans augmenter le risque de défaillance des emprunteurs. En réalité, cela a simplement conduit au masquage des risques par des acteurs (chargés de comptes, directeurs d'agences, etc.), qui devaient remplir les quotas imposés par la puissance publique.

    Les organismes Fannie Mae (originellement étatique) et Freddie Mac (concurrent créé avec la privatisation de Fannie Mae) étaient placés sous une réglementation dirigiste les ayant contraint à absorber d'immenses quantités de prêts hypothécaires, qui étaient en réalité à risque. On comprend dès lors que Fannie Mae et Freddy Mac étaient plus enclins à titriser sans bruit les prêts hypothécaires qu'à auditer efficacement les risques réels, au delà des déclarations des organismes prêteurs, eux aussi sous contrainte de la puissance publique.

    Traditionnellement les sociétés de cotation (Standard and Poor's, Moody, etc.) évaluent le micro risque (défaillance individuelle issue de causes individuelles) mais pas le macro risque (défaillances individuelles issues d'une cause commune future).

    Les risques de défaillance des subprimers sont devenus majeurs dès lors que les taux d'intérêts contrôlés par la banque centrale étatique, après avoir été très faibles durant plusieurs années ont augmenté, dans un pays où les taux d'intérêts sont variables pour une partie importante des prêts immobiliers et des prêts à la consommation.

    Le couplage de ces trois manipulations étatiques et de leur absence de correction par les opérateurs financiers durant une décennie a conduit à la mise sur le marché financier international d'immenses quantités de titres plus risqués qu'il 'y paraissait.

    Au delà de la crise financière de l'immobilier états-unien, il convient de signaler que durant la décennie 1996-2005 le différentiel entre la croissance de l'économie et les inflations de masse monétaire ou de prix de l'immobilier ont été du même ordre de grandeur en Union Européenne et aux Etats-Unis d'Amérique.

    ATTENTION : pour pouvoir participer à l’événement il faut être membre de cette communauté. Donc il faut se connecter au préalable pour confirmer sa participation.  Début le lundi 6.10.08 à 20h30, fin à 22h30.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr