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  • Enfants Placés: Bilan Fil d'Ariane (suite)

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci 

    Seconde partie ce lundi 13 octobre du texte d’une Conférence de Presse du Fil d’Ariane bobigny11octobre08 006.jpgdu 2 octobre 2006 sur le sujet : « Les familles d’Enfants Placés dénoncent les Abus de Pouvoir dont elles sont trop souvent victimes. » Je continue ici ce texte de 2006 qui fait un excellent bilan de la réalité constatée il y a 2 ans avec la participation de 4 avocats bien au courant de la situation des enfants placés.

     

    3/ Les difficultés pour maintenir le lien parents enfants en cours de placement. 

    Le placement doit être l’exception et son but est de permettre un retour dans de meilleures conditions. Or les signes d’attachement des parents sont souvent vécus de façon encore négative. Combien de fois voit-on des parents à qui on reproche de chercher à voir leurs enfants à l’école, dans la cour pendant la récréation.

     

    Les visites ont pour objectifs de maintenir voire de consolider les liens parents enfants. Mais comment est-ce possible avec un visite d’une heure tous les 15 jours dans un lieu « neutre » - « une pièce carrée et froide » - parfois très éloigné du domicile des parents qui n’ont pas les moyens financiers ni de locomotion pour se déplacer.

    Quel enfant aimerait rencontrer sn parent dans une pièce aussi réduite ?

    Et malheureusement les interprétations se font telles que :  « l’enfant pleure et ne veut pas aller à la visite » «L’enfant refuse de voir son parent » . On n’a même pas pensé un seul instant que cette visite le perturbe simplement parce que  l’endroit lui fait peur.

     

    Les visites que l’on appelle indûment « médiatisées » et qui sont seulement surveillées empêchent toute spontanéité. Les parents se sentent observés par la présence d’un professionnel dans une salle. Certaines attitudes sont mal interprétées et la description des faits et gestes des parents dans les rapports sociaux nuit à l’instauration d’une attitude naturelle. Une mère s’est ainsi vue reprocher, dans un rapport remis au juge, de ne pas s’être levée pour essuyer la compote de pomme que sa fille de 2ans avait fait tomber sur sa chemise lors du goûter donné à la deuxième visite, à 16h20 précises (sic). Pour les pères c’est encore plus pénible : cela renforce encore l’image qu’ils ont d’eux-mêmes d’être de mauvais pères. Ils ne savent pas quoi faire avec leurs enfants. Une mère a été anéantie d’entendre la lecture du rapport par l’avocat ; « Mme n’apporte pas les réponses adoptées à l’âge de son enfant ». Comment peut-on être sûr que le cadre offert pour ce droit de visite dans une salle d’un foyer et en présence d’un professionnel n’entrave pas la spontanéité et le bon sens de la maman ? Comment peut-on penser que la mère et l’enfant ne souffrent pas de cette rupture récente et qu’ils peuvent en une heure par semaine s’accorder dans leur relation ?

     

    Des droits de visite et d’hébergement sont parfois supprimés par décision du service gardien. Ou sont utilisés par le service gardien pour sanctionner des parents défaillants.

     

    4/  La préparation du retour et les difficultés à ce moment là. L’objectif étant le retour en famille, quels constats pouvons-nous faire quand les enfants sont placés ?

     

    Comme le disait récemment une représentante d’ATD Quart-Monde, « Le plus souvent, il n’y a pas d’accompagnement des parents pour leur permettre d’acquérir les moyens d’exercer leurs responsabilités parentales ; les visites ne sont pas des temps pensés avec les parents pour en faire des temps constructifs, le regard porté sur les parents est souvent un regard négatif, les parents sont écartés des décisions concernant leurs enfants.

     

    Les parents vivent alors le placement se leurs enfants comme une sanction, avec un fort sentiment d’injustice : « On dirait qu’on veut nous punir. »

     

    Lorsque les enfants sont placés, les parents se retrouvent souvent seuls, laissés de coté.

    Les parents ne bénéficient plus de soutien  alors qu’il faudrait apporter une aide encore plus importante puisqu’ils sont en difficultés (par exemple la travailleuse familiale ne vient plus car les enfants sont placés). Comment imaginer alors un retour possible de l’enfant si aucune aide n’est apportée aux parents, si aucun travail n’est fait avec eux pour que la situation familiale évolue ? Cela ne tient pas seulement au manque de moyens, mais surtout au regard porté sur les parents. 

     

    PROPOSITIONS

     

    1/ Les familles constatent leur difficulté à se faire entendre et à être compris. Cela passe par un vrai respect du débat contradictoire qui est le principe de toute justice.

     

    Cela suppose non seulement un accès au dossier, qui est possible – avec des restrictions – depuis 2002, mais cela exige que les rapports sociaux soient envoyés aux familles au moins 15 jours avant l’audience. Cela leur permettrait de lire et relire, de mieux comprendre, de prendre conseil et d’apporter leurs arguments. Cela entraînerait aussi un effort de clarté et d’objectivité dans l’écriture : on ne pourrait plus écrire n’importe quoi ! Le Nouveau code de procédure civile devrait être modifié en ce sens. Et cela mettrait la France en accord avec les décisions de la Cour Européenne  des Droits de l’Homme.

     

    2/ Les familles demandent que le juge soit pleinement investi de son rôle de juge.

     

    Cela signifie que c’est lui qui décide après avoir entendu de façon égalitaire toutes les parties. « A charge et à décharge » a-t-il été dit. Ce n’est pas aux services enquêteurs de proposer la solution. Ils doivent seulement exposer des faits objectifs.

     

    Qu’il soit juge aussi dans le suivi de la mesure au lieu de se décharger sur le service « gardien ».

     

    3/  Un aménagement des conditions d’accueil. Trois propositions en ce sens :

     

    a/ avant tout placement, que soient étudiées toutes les alternatives familiales et amicales : amis, parrains, grands parents, etc… La mission de l’Aide Sociale à l’Enfance de tout faire pour favoriser le lien parents-enfants et travailler à permettre à l’enfant de retrouver sa place auprès des siens.  

     

    b/ un effort dans l’amélioration qualitative des lieux et familles d’accueil est indispensable : soins, suivi scolaire, respect des cultures, stimulations diverses.

     

    c/ les conditions des droits de visite et d’hébergement doivent aussi être réaménagées. Il faut permettre des rencontres constructives entre les parents et les enfants, de bons moments, des moments gravés dans la mémoire de l’enfant. Des moments qui permettent aux parents de développer leur savoir faire et leur savoir être de parent, avec l’espoir d’un retour au domicile de leur enfant.

     

    Ces droits de visite sont à favoriser au domicile des parents pour que les enfants et les parents vivent ce temps dans leur cadre familier, y retrouvent leurs repères et construisent peut-être des améliorations à leur bien être. Il faut du temps lors des visites.

    Si la visite doit être accompagnée, cela doit se faire dans un lieu tiers, avec des personnes qui ont une réelle formation à la médiation. Des psychologues par exemple qui installeront un réel dialogue, reformuleront les mots échangés entre eux (ce qui éviterait de mauvaises interprétations)  et qui seront surtout à l’écoute de l’enfant et du parent.

    Aménager des pièces assez grandes, accueillantes et aérées.

     

    4/ enfin le respect du droit est essentiel. Longtemps, pour des motifs qui tiennent à l’histoire, l’ASE a été un infra droit. Les familles ont des droits, les enfants ont des droits.

     

    Les services ont des obligations, par exemple :

    - de transparence, d’élaboration de règlements de fonctionnement clairs et opposables qui  souvent font encore défaut alors qu’ils sont obligatoires depuis 2002.

    - si l’enfant est placé, de communication aux parents des « nom et adresse de l’assistant familial » obligatoire depuis 1985 (art R 223-5  code de l’action sociale et des familles), et ce n’est pas toujours fait.

    - de non séparation des frères et sœurs (art 371-5 CC), et cela arrive encore trop souvent et sans raison.

    - de secret professionnel avec les seules restrictions prévues à l’article 226-14 du code pénal (cas de privations ou de sévices), or il arrive trop que ceux qui ont demandé une aide se trouvent punis.   

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : Catherine Gadot fondatrice et Présidente du Fil d’Ariane)

  • Enfants Placés, Bobigny 11 octobre 2008

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.  

    Samedi 11 octobre à la Bourse du Travail de Bobigny se tenait un colloque Brain Trust à propos des enfants placés par la Justice et gardés par les Services de l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance), cela dans le cadre des 10 ans du Fil d'Ariane fondée par Catherine Gadot bobigny11octobre08 006.jpgbobigny11octobre08 008.jpg, seule association se préoccupant des enfants placés.

    Le matin des ateliers de travail se sont tenus avec parents d'enfants placés et professionnels de l'enfance. L'après-midi, après rendu de ces ateliers, il y a eu de nombreux échanges entre ces mêmes parents et des représentanst des institutions. 

    Quelque réflexions rapides au lendemain de ce colloque. 

     

    A propos des moins de 18 ans et du rôle de la Justice, le Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et juge des enfants, Jean-Pierre ROSENCZVEIG bobigny11octobre08 007.jpga eu cette parole : «Le mieux pour un juge est de ne pas avoir à prendre de décision et de servir seulement de scribe pour enregistrer ce qui vient d’être décidé ».

    Pas si bête ce rôle du juge pour enfants, simple chambre d’enregistrement.

    A côté de cela Jean-Pierre Rosenczveig, à la tête de DEI (Défense des Enfants International) France et très impliqué en ce qui concerne la jeunesse en général a répondu avec tout le calme d’un vieux ( pas péjoratif ) routier, une compétence absolue jointe à une courtoisie certaine à toutes les questions des présents, parents ou apparentés, qui étaient là suite à un placement d’enfants plus ou moins ressenti comme un kidnapping légal qui n’en finit pas de durer.

    A ses côtés Maître Pierre VERDIER, un des rares avocats impliqués dans la défense des intérêts de ces enfants placés et de leurs parents, dans le sens d’un retour à domicile.

    Présent également l’Inspecteur Général aux Affaires Sociales en charge des enfants placés, bobigny11octobre08 001.jpgPierre NAVES, au réalisme toujours à l’écoute, à la patience positive et qui ne demande qu’à faire bouger les choses dans l’intérêt supérieur de ces mêmes bobigny11octobre08 009.jpgenfants.

    En face à face avec ces professionnels cités et d’autres, une centaine de personnes  – dont des enfants aussi car on est samedi – des parents le plus souvent habités d’une immense douleur, et dans leur ombre des enfants à la douleur encore plus forte car surmultipliée par une incompréhension de ce qui se trame autour d’eux, de ce que l’on fait d’eux.

    bobigny11octobre08 002.jpgEncore beaucoup d’espace entre ces deux groupes.

    Un espace où s’ébauche cependant des initiatives innovantes. Ainsi dans un établissement du Nord un dialogue possible entre enfants placés et enfants non placés – une des propositions que je mentionnais dans le document que j’avais adressée à Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice. Autre nouveauté, toujours dans le Nord, le placement à domicile – comme l’hospitalisation à domicile. Le médecin que je suis a trouvé cela excellent car c’est vraiment la signature d’une collaboration intense qui vise à maintenir le moins de 18 ans dans sa famille sans ces deuils imposés à l’enfant que l’on place brutalement, sans aucune enquête sociale préalable au mépris de la loi.

    Loi à propos de laquelle je verrais bien un service sinon 24h sur 24 mais au moins 7 jours sur 7 de 9 h00  à 21h00 apte à répondre avec des compétences approchant autant que possibles celles du Président du Tribunal de Bobigny aux parents d’enfants menacés de placement ou placés depuis trop longtemps avec des dérives contre lesquelles ils ne savent pas comment se défendre et défendre leurs enfants légalement. Un tel service pourrait peut-être exister au sein du Fil d’Ariane créé par Catherine GADOT il y a 10 ans, suite à une expérience personnelle crucifiante mais dont elle et l’enfant concerné se sont sortis.bobigny11octobre08 018.jpg

    Plus inhabituelle, l’intervention d’un curé de l’Oise qui, par la force d’événements survenus sur sa paroisse, s’est mis au service d’ouailles aux prises avec des menaces de placements d’enfants. Il a lancé l’idée d’un accompagnement éventuel du ou des parents concernés par un prêtre catholique ; et pourquoi pas par un rabin ou un iman.

    A été noté l’urgence pour les parents de rentrer dans des structures qui se mettent en place à propos des jeunes, sous peine de ne voir dedans que des professionnels de l’enfance et des magistrats, les consommateurs à qui sont destinés ces structures en étant absents.  

    J’ai repris le métro avec une professionnelle de Paris qui, comme d’autres dans le Nord, s’efforce de n’avoir que des placements modulés, visant tous à faire ressortir au plus vite l’enfant quand il est accueilli quelque temps hors de sa famille ; d’où un turn over important pour elle avec la reconnaissance d’enfants qui n’ont pas eu l’impression d’être bouclés entre 4 murs, comme s’ils éraient emprisonnés alors qu’ils n’ont commis aucun délit.

    Au final c’est moins mal. Mais il y a encore un très long chemin à parcourir. Et bobigny11octobre08 003.jpgJean-Pierre Rosenczveig a appelé tous les volontaires à s’atteler aux dispositions relatives à un environnement de « bien être de l’enfant » (moins pompeux et plus inter communicatif que « la protection de l’enfance ») via des associations, invitant au passage à rejoindre DEI France qui fait d’ailleurs un travail de fond remarquable.

    Je rappelle ici les coordonnées du Fil d’Ariane de Catherine Gadot : Tél 01 48 69 87 29  http://le-fil-dariane-france-asso.fr , 31 avenue du 14 juillet, 93600 Aulnay sous Bois, e.mail : lefildariane93@wanadoo.fr. , celles de DEI France de Jean-Pierre Rosenczveig 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; 0148 30 81 98  www.dei-france.org ; contact@dei-france.org.

    Au nom des enfants encore placés – ou accueillis - et en souffrance, contribuons à changer ce qui ne va pas. 

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo archives personnelles: de gauche à droite et de haut en bas: Catherine Gadot, Catherine Gadot à la tribune avec Pierre Verdier, vue de la salle, mes voisins dont un jeune, le buffet de midi, Pierre Naves dialogue à la pause, Catherine Gadot debout qui intervient + Maître Pierre Verdier + Jean-Christophe Save Association Village d’enfants + Thierry Tarraube Commandant formateur Gendarmerie et Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig magistrat et homme de coeur au travail à midi). 

  • Enfants placés 11 octobre 2008 Bobigny

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.  8 septembre: 56 visites, 184 pages

    Pour venir en aide aux « enfants placés » à l’Aide Sociale à l’Enfance qui n’ont pas la vie rose ou bleue que l’on peut imaginer, un colloque se déroulera le samedi 11 octobre 2008 à Bobigny (93) à la Bourse du Travail.

     

    C’est une association qui a pour nom Le Fil d’Ariane avec à sa tête sa fondatrice Catherine Gadot – il y a plusieurs association nommées Fil d’Ariane d’où cette précision – qui organise cette 6 ème rencontre nationale dont les participants peuvent être des parents dont les enfants sont placés2006 foyer st vincent de paul.jpg à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), des intervenants auprès des moins de 18 ans, toute personne interpellée par cette question ou simplement tout citoyen curieux d’en savoir davantage sur la vie des enfants placés dans des foyers ou dans des familles d’accueil. Il n’y a pas d’inconvénient pour la venue à ce colloque – avec accord des parents bien sûr -  des moins de 18 ans qui souhaitent découvrir  le triste et pénible sort réservé à des  camarades d’infortune n’ayant jamais commis le moindre acte de délinquance et qui sont arrachés à des parents qui ne les maltraitent pas. Ce qui est arrivé à ces autres peut leur arriver aussi à eux. Il vaut mieux en être averti. Car au contraire de ce qui est dit, les moins de 18 ans ne sont généralement pas entendus.

     

    L’association de Catherine Gadot, est la seule à se soucier des « enfants placés » - du côté des enfants de parents divorcés ou séparés s’ils n’étaient pas mariés ou du côté des grands parents interdits de leurs petits enfants, il y a abondance. L’association de Catherine est d’ailleurs référencée sur le site de Nathalie KAAS qui a innové en créant avec Karine Duchohois Enfant de victime, 8 bis, rue de l’Arrivée, 75015 Paris, association au service des enfants des victimes d’erreurs judiciaires. Cas de Nathalie dont le père, André, a été emprisonné à tort, cas de Karine entraîné dans la spirale de l’affaire d’Outreau.  

     

    Le Fil d’Ariane est spécialisé dans la lutte contre les placements abusifs d’enfants et se trouve au Tél 01 48 69 87 29  et à : http://le-fil-dariane-france-asso.fr/; son siège social est au 31 avenue du 14 juillet, 93600 Aulnay sous Bois, e.mail : lefildariane93@wanadoo.fr. Et il suffit d’y adresser un chèque de 5 euros pour participer à cette journée buffet compris en précisant nom, adresse, téléphone.

     

    En bref si Catherine a fondé le Fil d’Ariane le 20 avril 1998, c’est à la suite de son cas personnel. Et depuis 10 ans elle se bat avec l’équipe constituée autour d’elle pour que la parole des parents existe face à la toute puissance du verbe de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Avant, les parents étaient seuls et désarmés. Avec le Fil d’Ariane les parents ne sont plus égarés et impuissants. Des retours d’enfants dans leur famille peuvent même avoir lieu avant l’âge fatidique des 18 ans où ils sont alors jetés dehors, venant alimenter spontanément pour 30%  à 50% des sortants le contingent des Sans Domicile Fixe, résultat conséquent de l’utilisation mal conduite de notre argent de contribuables. A défaut de retour en famille, malgré le placement de leurs enfants, les parents d’enfants placés arrivent à se faire entendre des travailleurs sociaux pour que l’on respecte leurs droits.

    Je préfère dire, toujours positionnée du côté des moins de 18 ans,  que le Fil d’Ariane évite aux enfants de « perdre » leurs parents, de devenir orphelins d’une famille vivante. Me situant toujours dans le cas d’enfants placés bien que non maltraités chez eux et donc placés abusivement. Ce qui pourrait être assimilé à une  variété nouvelle non identifiée à ce jour d’erreurs judiciaires.

     

    Si la France détient un record dans le placement abusif d’enfants, c’est parce que en France on écoute peu les moins de 18 ans en général. On semble s’en soucier beaucoup – magazines, émissions télé, etc…mais on ne les entend pas. Ou seulement quand cela arrange les adultes qui s’en disent responsables – ce qui n’est pas faux légalement parlant – saufs que ces majeurs là pensent avant tout aux droits qu’ils peuvent exercer sur les plus jeunes au lieu d’envisager les devoirs qu’ils ont envers eux à commencer par le respect. Pauvre France ! Pauvres enfants !   

     

    Dans ce contexte Le Fil d’Ariane contribue avec ce colloque et la présence de représentants d’institutions à faire que l’ASE  entende la voix des parents, à défaut de celles des enfants, afin qu’un dialogue puisse s’instaurer pour le seul bien des enfants abusivement placés.

     

    Voici donc le programme du colloque, l’accès se faisant outre la route par le métro : ligne 5 station Bobigny Pablo Picasso ou par le Tram Station Libération.

     

    La matinée consiste en ateliers :

    8H30 : accueil par Catherine GADOT

    9h30 : travail en ateliers sur divers thèmes

    12H00 : synthèse des ateliers

     

    12H30 : buffet

     

    L’après-midi donne la parole à divers spécialistes :

    14H15 : Compte rendu des Ateliers avec Françoise SIMON Directrice Enfance et Famille de Seine St Denis (sous réserve)

    15H15 : Débat avec les participants au colloque et les représentants de diverses institutions animé  par Pierre VERDIER (fondateur de la Vie au Grand Air du Val d’Oise, ancien directeur de DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), avocat et parrain de l’association et Thierry MALEVILLE, avocat.

    Représentants des institutions :

    Pierre NAVES, Inspecteur Général à l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) en charge des enfants placés

    Jean Pierre ROSENCZVEIG, Juge et président du Tribunal pour enfants de Bobigny, responsable de DEI France (Défense des Enfants International)

    M. BOULANGER, Juge aux Affaires familiales

    Dr Paul BENSOUSSAN expert psychiatre (sous réserve)

    Thierry TARRAUBE Commandant formateur Gendarmerie

    Jean-Christophe SAVE Association Village d’enfants (sous réserve)

    Bernard BOBILLOT Chef de service éducatif à la Protection Judiciaire de la Jeunesse

    M. EMENIER  Directeur Enfance et Famille.

    17H00 : Clôture par un représentant du Conseil Général de Seine St Denis (sous réserve)

     

    Si  personnellement vous n’êtes pas intéressé, n’hésitez pas à relayer autour de vous.

    Merci au nom des « enfants placés » abusivement et qui en crèvent !

    (archives personnelles : photo porte et grilles du foyer St Vincent de Paul à Paris, avenue Denfert Rochereau)

     

    autres dates des billets de ce blog consacrés aux enfants placés: 7.6.07, 26.9.07, 18.10.07, 29.10.07,  14.11.07,  31.12.07, 18.1.08, 26.1.08, 29.2.08, Président Sarkozy:Bilan,Justice 25.4.08, placements: enfants,chiens,chats 26.4.08, Sadisme Institutionnel: 4 ans ! 24.5.08, SAP ? médiation ? 26.5.07, Nicolas SARKOZY à Rungis 27.5.08, Pétition: sortir enfants placés ! 8.6.08, Pétition:pas placer ! Nouveau-né placé ! 9.6.08, Enfants bagnards! Prévert 7.7.08, 

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr