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c dans l'air

  • Grippe ? Pas de panique !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Pas de Tchernobyl camouflé. Rien de caché.

    ManuguerraJCl27.4.09 004.jpgCeux et celles qui ont envie d’entendre en direct le spécialiste de l’Institut Pasteur - Jean-Claude Manuguerra, au sujet de cette nouvelle grippe – GROG.giflaquelle se met à tâter le monde - peuvent profiter, quelques jours encore, de l’émission intégrale de C dans l’Air «Grippe: Les Virus mutants » du 27 avril 2009.

     

    Quelques repères. Vous retrouverez pratiquement tout cela dans l’émission indiquée, animée cette fois par Thierry Guerrier.

     

    * Côté consommation de porc ? aucun problème. On peut continuer à le consommer. Si des pays en interdisent l’importation  c’est pour rassurer d’un point de vue psychologique. Bien que cela ne serve à rien. Un effet d’annonce.

     

    * Autre effet d’annonce : les caméras thermiques japonaises car :

    = on peut être fiévreux sans grippe

    = on peut faire baisser artificiellement une fièvre par un médicament approprié – paracétamol de préférence à l’aspirine,

    = on peut être en bonne santé sans fièvre

    = on peut être porteur du virus sans signe, donc sans fièvre

     

    * En raison de ces porteurs de virus sans fièvre qui peuvent aussi transmettre la grippe, il est inutile de tenter un repérage ou screening des personnes porteuses de virus à leur descente d’avion. Sauf à aller écouvillonner tout le monde. Inutile et infaisable.

    Si l’on devait contrôler ce serait avant le départ.

     

    * Les signes de cette grippe sont ceux de n’importe quelle grippe : fièvre élevée ;  difficultés respiratoire, toux ; douleurs musculaires, courbatures.

    Ce sont aussi ceux de syndromes non grippaux.  

    D’où le fait d’un examen virologique pour savoir s’il s’agit d’une vraie grippe dans un premier temps – ce qui prend quelques heures de laboratoire. Puis dans un second temps définir si on est en présence de la grippe actuelle, nouvelle, étiquetée A(H1N1), soit

    2 jours de laboratoire.

    Les syndromes pseudo grippaux ne sont pas nouveaux. Un syndrome pseudo-grippal est fait d’un de signes évoquant la grippe sans qu'elle soit en cause : fièvre, courbatures, douleurs articulaires, maux de tête... Et avant qu’existe le réseau GROG (Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe), en quelque sorte à son origine il y a 40 ans, une infirmière scolaire en lien avec le ministère de la santé allait écouvillonner dans les écoles de Paris, là saison venue, pour savoir si la grippe, la vraie et pas un syndrome pseudo-grippal, était arrivée afin de prévenir le corps médical. Ecouvillonner c’est-à-dire utiliser un coton-tige stérile pour aller prélever au niveau du nez ou de la gorge et porter pour analyse à l’Institut Pasteur. C’est depuis 1984 que GROG surveille la survenue et la dispersion du virus grippal sur le territoire français.

     

    * Les autorités n’ont pas à affoler pour un nouveau syndrome grippal dont on ignore comment il va évoluer.

    Le porc n’a plus aucune responsabilité dans cette affaire.

    La transmission désormais a lieu d’homme à homme par voie aérienne via les gouttelettes de salive projetées tout le temps.

     

    * Le Mexique, point de départ, prend actuellement des précautions pour limiter cette transmission orale. Pour l’instant il n’y a pas de raison de mettre en œuvre cette mesure en France.

    Toutefois, il est possible à chacun de mettre la main devant sa bouche en cas d’éternuement, de se laver les mains et d’observer les mesures d »hygiène habituelles.

     

    * Quant à l’antiviral quasi unique existant, pas question non plus pour l’instant d’en faire usage.

    Pourquoi ?

    Il est à peu près le seul à pouvoir agir. Et si on en abuse sans raison, on pourrait voir se développer des résistances. Après quoi, il n’y aurait plus rien. Ou presque.

    C’est comme pour les antibiotiques : il convient d’en faire bon usage.

    De plus, un antiviral  - comme tous les médicaments - a le verso de son efficacité à savoir des effets secondaires. Et l’antiviral dont on nous parle a eu au Japon des effets secondaires genre hallucinations avec suicide pour certains.

     

    * Epidémie ou pandémie ?

    Les virus circulent. Les déplacements étant nombreux, cette circulation est rapide.

    Une épidémie est un phénomène qui reste limité.

    Une pandémie concerne le monde. Aujourd’hui on est peut-être à ce stade.

    L’OMS maintient  le niveau d’alerte 4.

    Il se peut, eu égard à la saison en France – on sort de la saison favorable au virus de la grippe – que cette grippe s’éteigne comme elle est venue, à supposer que les cas suspects soient confirmés par la virologie.

    Ensuite, elle peut aussi revenir à la saison prochaine. Mais on aura alors eu la possibilité d’être mieux préparé. Peut-être avec un vaccin adapté.

    Jean-Claude Manuguerra reste, pour l'instant, très attentif. 

     

    * L’homme, au niveau mondial, est « naïf » par rapport à ce nouveau virus qui a en lui – écouter bien le spécialiste dans C dans l’Air - un peu de virus aviaire, un peu de virus porcin, un peu de virus humain. Jamais l’homme n’a été en contact avec cette « mixture » nouvelle.  Il ne dispose donc d’aucune défense  contre elle. Aucune immunité, d’où l’épithète « naïf ».

    C’est par sa nouveauté que cette grippe est inhabituelle. Et mérite que l’on s’en occupe.

     

    * De tous les temps les virus ne restent pas inactifs. Ils luttent pour leur vie, eux aussi. A l’occasion ils mutent, ils s’associent. Bref ils innovent. Et cette fois ce n’est pas une mutation simplette à laquelle on adapte facilement le vaccin. C’est une petite révolution.

     

    * Même à ce jour, avec un décès indiqué aux USA, on est en manque d’information. En particulier sur les causes précises du décès.

     

    * Où en sera-t-on dans une semaine ?

    Impossible à savoir. 

    Cette grippe est nouvelle et on en sait très peu sur elle.

     

    En pratique ;

    * L’avenir nous dira la suite de cette grippe. On ne peut pas prédire.

    * La France dispose de l’excellence de l’Institut Pasteur, lequel saura préconiser les attitudes correctes, dire les meilleurs comportements. Dans ce domaine on est aussi bon que d’autres chercheurs de par le monde. Pas de souci à se faire côté compétences.

    * Si l’un de vos proches ou vous-même en provenance d’une zone  à souci – ou pas -  souffrez de température élevée avec difficultés respiratoires et douleurs musculaires, n’hésitez pas à consulter votre généraliste. Il saura la conduite à tenir.

    Voilà ce qui est indiqué en allant voir à GROG puis grippe mexicaine au 28.4.2009:

    « Toute personne présentant un syndrome respiratoire aigu brutal

    • signes généraux : fièvre>38° ou courbature ou asthénie
    • et signes respiratoires : toux ou dyspnée

    devient un cas possible si dans les 7 jours avant le début de ses signes :

    elle a séjourné dans une zone dans laquelle une circulation du virus de grippe porcine a été mise en évidence (cf. tableau : zones géographiques d’exposition), ou

    elle a eu un contact étroit avec un cas possible, probable ou confirmé pendant sa période de contagiosité (qui commence 24h avant le début des signes). » La suite définit ce qu’est un contact étroit et donne d’autres informations.

    * Et puis suivez les informations de l’Institut Pasteur et de l’Institut de Veille Sanitaire qui sont communiquées par les médias – presse écrite, radio, télé.

    Ainsi que l’évolution des consignes de l’OMS et ce qu'affiche le réseau GROG accessible à tous.

     

    Les jeunes, ce n’est pas une première en matière de pandémie. Il y en a eu de sérieuses à des époques où l’on manquait du nécessaire pour faire face. Grippe espagnole de 1918, peste, choléra ont parcouru le monde. Pour une pandémie l’OMS  a défini 6 niveaux d’alerte. La phase 4 où nous sommes correspond à de «  petites et rares accumulations locales d'infections d'homme à homme, ce qui suggère que le virus n'est pas bien adapté à l'homme ». Les phases 5 et 6  signent la pandémie.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations: Jean-Claude MANUGUERRA virologue lors de l'émission à gauche; logo du très sérieux réseau GROG à doite)  

  • Christophe de Jaeger et Yves Calvi : vieillir stop !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Un état actuel correct de la médecine, thérapeutique et préventive, avec une levée du voile du côté de l’apport des tests imagesClvi Yves 3.jpgimagesDe Jaeger3.jpggénétiques, voilà ce que vous pouvez trouver avec la dernière émission de C dans l’Air du vendredi 10 avril 2009 intitulé : « Bientôt vous ne serez plus malade… ».

    La vidéo intégrale étant disponible sur le Net sur le site France 5 durant 7 jours, j’invite ceux qui sont intéressés par ce sujet à profiter des jours encore à disposition pour aller entendre et voir.

     

    Un point sur la situation actuelle en avril 2009 ; Sachant que tout évolue très vite au quotidien.  

     

    Les 4 invités participants à cette émission d’Yves CALVI sont :

    * François GOLDWASSER, Chef du Service de Cancérologie à l’Hôpital Cochin à Partis. Professeur de Médecine à l’Université Paris Descartes.

    * Sandrine CABUT, médecin et journaliste, collaborant à Sciences et Vie et au Figaro, coauteur de « Médecine objectif 2035, ces innovations qui vont changer notre vie » aux éditions de l’Archipel

    * Christophe de JAEGER, médecin, gériatre, physiologiste, un des pionniers dans la lutte contre le vieillissement, Directeur du Centre Médical Santé et Longévité, auteur de « La nouvelle méthode anti-âge » paru chez Odile Jacob.

    * Didier TABUTEAU, économiste, responsable de la Chaire Santé à Sciences Po, Professeur à l’Université Paris V, auteur d’un rapport de 2008 sur « Prospective en Santé » aux presses de Sciences Po, avec un essai à paraître en mai 2009 « Dis ? c’était quoi la Sécu ? »  

     

    Sur ces 4 je connais bien depuis plus de 10 ans Christophe de Jaeger, spectateur attentif de ce qu’il propose en matière de prévention du vieillissement. C’est facile et difficile à la fois. Facile, car il est peu coûteux de manger sain, de manger sans excès – adaptant son alimentation à ses dépenses individuelles. Difficile, l’environnement d’abondance actuel proposant de multiples tentations – guère le cas il y a un siècle, ce siècle qui nous produit des centenaires en bon état.

     

    Pour en revenir à l’émission de vendredi Yves Calvi lance le débat par une question provocante : « Sommes-nous vraiment obligés de mourir ? » et se tourne vers Christophe de Jaeger qui renvoie : «  Actuellement, on n’a pas vraiment le choix.(….) On peut imaginer … »

    Yves Calvi relance : « Est-ce qu’on est obligé d’être malade ? de vieillir ?  »  à quoi Christophe de Jaeger réplique : « Tous nos systèmes sont faits pour se régénérer. » expliquant que des erreurs commencent à se produire à partir de 18-20 ans, que peu à peu on entre dans un cycle maladie, vieillissement, puis décès. L’on sait encore – les USA font des autopsies en abondance, systématiquement quand un décès n’a pas d’explication connue - que la mort arrive toujours suite à une maladie – embolie, infarctus, AVC (Accident Vasculaire Cérébral), tuberculose, cancer.

     

    François GOLDWASSER  enchaîne avec son secteur indiquant que lutter contre le cancer est déjà en soi un objectif. Qu’en raison des progrès dans les traitements on va de plus en plus pouvoir vivre avec une pathologie maligne. Un cancer déclaré incurable aujourd’hui peut dans 6 mois ou dans 12 mois disposer d’un traitement qui le rend curable.

     

    Didier TABUTEAU note que l’espérance de vie , depuis 1950, a augmenté énormément.

     

    Un premier reportage est proposé. Première partie au CEA de Grenoble qui montre, à partir d’une goutte de sang, la possibilité de tests génétique pour un diagnostic plus précoce de mucoviscidose. Seconde partie à l’Institut Curie de Paris avec une médecine prédictive. Il s’agit là de regarder l’état de l’ADN (Acide DésoxyriboNucléique) – molécule support de l'information génétique héréditaire - pour évaluer la prédisposition - ou non - à un cancer du sein ou de l’ovaire. NDLR : On connaît tous des familles à prédisposition pour tel cancer ou telle maladie chronique. A Curie pour des familles très touchées ce test génétique permet de dire si une femme est porteuse de la mutation d’ADN qui la prédispose au cancer du sein ; avec cette mutation le risque de développer un cancer du sein est de 10 fois plus que la moyenne. Toutefois il se peut que 30 % des femmes avec mutation ne soient jamais malades. C’est alors que se pose à titre individuel le choix faut par certaines femmes de l’ablation d’un sein ou des deux seins à titre préventif. Certaines américaines ont préféré faire ainsi.

    Mais il n’y a pas de règle, pas d’obligation possible puisque l’on est dans la probabilité. Il ya a aussi des femmes qui préfèrent ne pas pratiquer de tests génétiques, éviter de disposer d’un savoir qui pourrait être positif dans le mauvais sens avec l’anxiété que cela peut générer tout le temps ensuite.

     

    Voilà le début de l’émission que le médecin que je suis vous propose d’aller regarder. Seulement si le cœur vous en dit. Sachant bien, les moins de 18 ans, que dans le domaine de la santé ça bouge vite ces temps-ci.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos Goggel Images: Christophe de Jaeger à gauche, Yves Calvi à droite)