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bonheur

  • Conseils pour le bonheur

    Il s'agit de 10 conseils donnés par le Pape François le 7 juillet 2014, des propos de bon sens, ce pourquoi je les propose ici.

    « Vivre et laisser vivre. Les Romains ont un dicton qui dit « Allez et laisser les gens aller de l'avant. » Vivre et laisser vivre, c'est le premier pas vers la paix et le bonheur. 

    Se donner aux autres. Quelqu'un d'isolé court le risque de devenir égoïste. Et l'eau stagnante est la première à se corrompre.

    Se mouvoir avec bienveillance et humilité. Dans un roman argentin le héros raconte que, jeune, il était comme un torrent de montagne qui bousculait tout ; devenu adulte il était comme un fleuve qui allait de l'avant puis, devenu vieux, il avançait, mais lentement, endigué. J'aime cet adjectif, endigué : c'est la capacité à se mouvoir avec bienveillance et humilité. Les aînés ont cette sagesse, ils sont la mémoire d'un peuple. Et un peuple qui ne se soucie pas de ses personnes âgées n'a pas d'avenir.

    Jouer avec les enfants. La société de consommation nous a amené l'angoisse de perdre la saine culture du loisir : lire, profiter de l'art. J'aime demander aux jeunes mamans : « Combien avez-vous d'enfants ? Jouez-vous avec eux ? »  Les enfants sont la clé d'une culture saine. C'est difficile pour les parents qui vont travailler tôt et reviennent quand leurs enfants sont endormis. C'est difficile, mais il faut le faire.

    Passer ses dimanches en famille. L'autre jour j'ai rencontré le monde de l'université et celui du travail et, à chacun, j'ai rappelé qu'on ne travaille pas le dimanche. Le dimanche, c'est pour la famille.

    Aider les jeunes à trouver un emploi. Nous devons être créatifs avec les jeunes. Faute de travail, ils peuvent tomber dans la drogue ou se suicider. Et il ne suffit pas de les nourrir : il faudrait inventer pour eux des cours pour être plombier, électricien, couturier...La dignité permet de ramener du pain à la maison.

    Protéger la nature. Nous devons prendre soin de la création et nous ne le faisons pas. C'est un de nos plus grands défis.

    Oublier rapidement le négatif. Le besoin de dire du mal de l'autre est la marque d'une faible estime de soi. Cela veut dire que je me sens tellement mal que, au lieu de me relever, j'abaisse l'autre. Il est sain d'oublier rapidement le négatif.

    Respecter ceux qui pensent différemment. On peut aller jusqu'au témoignage avec l'autre, du moment que les deux progressent dans ce dialogue. Mais la pire chose est le prosélytisme religieux, celui qui paralyse : « Je dialogue avec toi pour tu convaincre. » Ça, non. Chacun dialogue depuis son identité. L'Église croît par l'attraction, non par le prosélytisme

    Rechercher activement la paix. Nous vivons dans une époque où les guerres sont nombreuses.(...) La guerre détruit. Et l'appel à la paix a besoin d'être crié. La paix évoque parfois le calme, mais la paix n'est jamais la quiétude : c'est toujours une paix active. »

    On peut oublier le prosélytisme religieux. Oublier aussi le dimanche en famille, pas toujours possible pour ceux qui travaillent en milieu hospitalier par exemple.

    Ces paroles de bons sens répondent à une question posée par un journaliste argentin « Quelle est la recette du bonheur ? », cela au milieu d'un groupe d'émigrés argentins à la Maison Sainte Marthe. Ceci a été relaté dans le journal La Croix du 27 juillet 2014 par Nicolas Senèze.

    Si quelques points de ces lignes peuvent vous aider au quotidien, j'en serai heureuse !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Martin Hirsch, jeunesse, enquêtes

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Déjà 20 ans que le sujet revient ! bord du fleuve j & j bordeaux.jpg

    Sans doute fallait-il attendre la venue de monsieur Hirsch pour proposer sur fond de vacances estivales une formule d’assistance à partir de 16 ans - âge de l’arrêt actuel de l’enseignement obligatoire - ou encore à partir de 18 ans - âge de la majorité légale pour voter.

     

    En cet été 2009, Martin Hirsch propose pour les moins de 25 ans son RSA.

    Pourquoi pas ?

     

    Etant le dernier urgentiste appelé en consultation au chevet de la jeunesse française, il est hautement probable que cet homme de l’ultime espoir à ce jour sera entendu par les politiques de tous bords à ce sujet.

     

    Il faut bien « caser » les bacheliers en pourcentage important produits chaque année.

    Certes le Bac n’est pas un concours ni une clé d’accès à l’emploi mais il est nimbé d’un je ne sais trop quoi qui laisse à penser qu’à partir de là tout va aller sans souci.

    Ce qui n’est pas exactement le cas.

     

    Et j’ose espérer que dans son livre – que je n’ai pas lu pou l’instant – monsieur Hirsch a prévu des dérogations pour les bacheliers malheureux qui obtiennent le baccalauréat entre 13 et 17 ans.

     

    Pour faire mieux passer le RSA aux moins de 25 ans, l’auteur du livre vert - pas le petit livre rouge réservé au grand timonier défunt, mais vert car c’est la note écolo de mise pour sauver la planète – propose une formation obligatoire jusqu’à 18 ans, autre mesure d’assistance déguisée.

     

    Ce n’est pas, en effet, en prolongeant de deux ans la scolarité ou l’enseignement à prodiguer que l’on résoudra le sort des 150.000 élèves qui « décrochent » chaque année d’un système scolaire qui génère un écolier stressé sur deux.

     

    Un enfant sur deux qui n’a pas envie de se rendre à l’école, je ne sais pas pour vous. Pour moi, il y a un problème.

    Qui n’est pas du côté des moins de 18 ans.

     

    En parallèle aux propositions du Haut commissaire à la Solidarité et à la Jeunesse, le journal Libération www.liberation.fr des 1 er et 2 août 2009  présente sous le titre « Dans la peau des ados » les résultats de deux enquêtes : l’une menée par le cabinet Vérès en février et mars 2009 auprès de 28 parents et 32 adolescents – enfants de ces parents et d’une trentaine de professionnels dans les arrondissements ci-après : 4, 10, 12, 13, 15, 17, 18, 19, 20 ; l’autre faite par Ipsos pour la Fondation Wyeth en mai 2009.

     

    Allez voir, si vous en avez envie les pages 2, 3 et 4 de cet événement consacré par Libération à la Famille, avec un sous titre que j’ai trouvé d’un goût plus que douteux : « Adolescence : pubère la vie ».

     

    Les parents sollicités par Vérès – cabinet qui a réalisé son enquête pour l’Obervatoire des familles parisiennes - m’ont mise d’humeur chagrine. Visiblement ils ne sont plus « dans le coup ».

    Au lieu de gémir et de pleurnicher sur une descendance venue au monde avec des outils achetés généralement par eux, ces mêmes parents, ils seraient mieux qu’ils procèdent à leur propre révolution culturelle, se remettant en question.

     

    Quant à ceux de Wyeth alors que 80 % s’imaginaient leurs enfants en état de mal être, 70 à 74 % de ces mêmes enfants - environ les trois quart – étaient satisfaits et confiants dans leur avenir.

     

    Un bon résultat. Car qui aura le dernier mot dans cette affaire ?

    Les plus jeunes.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (frère et sœur en été à Bordeaux ; depuis cette photo ils ont grandi, étant toujours «  teen ager »)

  • Le Cancre, Jacques Prévert (4.2.1900 -11.4.1977)

    Elisa propose ce poème de Jacques Prévert qu'elle aime bien. Il s'agit du Cancre ou du moins d'un élève étiqueté tel. Car un cancre c'est selon Le Larousse "un écolier paresseux" et selon Le Robert "un écolier paresseux et nul". Ce cancre c'est un peu, voire beaucoup, Jacques Prévert lui-même qui étouffe à l'intérieur d'une salle de classe alors qu'il se passe tant de choses passionnantes à l'extérieur: les oiseaux, les bois, les champs...

    Lison ou relisons Jacques Prévert.44ae6ed0b4df7120f3f495d681c34b15.jpg

    Le Cancre

    Il dit non avec la tête

    mais il dit oui avec le cœur

    il dit oui à ce qu'il aime

    il dit non au professeur

    il est debout

    on le questionne

    et tous les problèmes sont posés

    soudain le fou rire le prend

    et il efface tout

    les chiffres et les mots

    les dates et les noms

    les phrases et les pièges

    et malgré les menaces du maître

    sous les huées des enfants prodiges

    avec des craies de toutes les couleurs

    sur le tableau noir du malheur

    il dessine le visage du bonheur.

    Cet élève nous rappelle-t-il quelqu'un ?

    Elisa nous propose de réfléchir:

    "Et si le cancre de Prévert c'était tout simplement l'enfant

    différent qui raisonne de manière différente avec son

    hémisphère droit et son hémisphère gauche, celui qui a

    une hypersensibilité, une émotivité extrême et qui perd

    ses moyens quand on l'interroge avec la peur de mal faire,

    la peur de donner une réponse ridicule...combien sont-ils

    et combien sont-elles à l'école primaire à avoir cette

    attitude ??? Cette attitude qui les fait passer dans la

    "mauvaise case" celle des cancres malgré eux...

    simplement parce qu'ils sont différents.

    Cher jeune qui lit ces lignes ou toi l'adulte qui

    travaille ou toi le grand père ou la grand mère qui lit

    ces lignes tu as des souvenirs d'école qui reviennent à

    ta mémoire et tu te souviens de cette situation que tu as

    vécue ou tu te souviens du copain, de la copine d'école

    qui était dans ce cas là..."

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr