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blériot

  • Blériot ! vive l'avion !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    bleriot11.jpgIl y a 100 ans le 25 juillet 1909 Louis Blériot, sur son avion de bois et de toile, s’en allait pour traverser la Manche. blériotL.jpg

    Avec succès.

     

    Cette année Blériot (1er juillet 1872 - 2 août 1936) se fête en divers lieux. Dont à Cambrai où est né Louis.

    Et aussi à Calais d’où il a pris son envol avec son Blériot XI pour réussir une première traversée de la Manche en 32 minutes.

     

    Qui était Louis Blériot ?

     

    Issu d’une famille d’industriel du textile, il fait l’Ecole Centrale arts et manufactures. Puis fonde dès 24 ans, la Société des phares Blériot, une entreprise pour fabriquer son invention : le phare à acétylène qui permet alors aux voitures de rouler la nuit.

     

    En 1901 il est membre de l’Aéro-Club de France.

    Dès 1903, il réalise le Blériot I , machine volante à ailes battantes.

    Il s’associe avec Voisin.

    Progresse. Dépose des brevets. Casse du bois et de la toile, comme tous les autres en ces débuts de l’aviation.

     

    Une époque qui note aussi les succès d’un Santos Dumont, d’un Farman.

    La casse continue. Des sous seraient bien venus. Le Daily Mail propose alors une prime de 1000 livres sterling à qui traversera la Manche en avion. Plusieurs sont inscrits et l’on s’envole par ordre d’inscription. 

    Hubert Latham qui décolle de Sangatte le 10 juillet rate la prime.

     

    Blériot décollera le 25 juillet 1909 au lever du soleil conformément au règlement.

    Le temps est idéal. Seul problème : Blériot ne connaît pas Douvres. Et évidement il vole au jugé, sans instrument de navigation puisqu’il n’y en a pas. Finalement il atterrit bien de l’autre côté de la Manche.

    Succès qui lui vaut d’être fait chevalier de la Légion d’Honneur.

     

    Tout va ensuite très vite. Cet ingénieur, cet entrepreneur, aussi excellent commercial, fabrique des avions, les vend.

    L’usine Blériot s’installe à Levallois

     

    Puis c’est la fondation d’écoles de pilotage. Et de nombreux succès. En 1916 une usine est ouverte à Suresnes.

    En 1920 Blériot construit des bateaux thoniers et des motocyclettes

    En 1921, il est en mission officielle aux Etats-Unis.

    En 1922 il est promu officier de la Légion d’Honneur.

     

    En 1927, Blériot reçoit Lindberg, le vainqueur de l’Atlantique Nord. On connaît le succès de la venue de Linberg à Paris !

     

    1929 est une année de souffrance avec le décès de son fils Louis, âgé de 24 ans, qui allait traverser l’Atlantique. Louis Blériot père est élevé au grade de commandeur de la Légion d’Honneur, devient Vice Président de la Fédération aéronautique internationale.

    En 1930 il crée la coupe Louis Blériot.

     

    Six ans plus tard il décède à Paris en 1936. Ses obsèques ont lieu en l’église Saint-Louis des Invalides.

    Cette même année a lieu  la nationalisation des sociétés de construction aéronautique.

     

    Blériot, les jeunes, garçons et filles, un modèle d’envies concrétisées, de rêves réalisés.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : Blériot XI ; Louis Blériot)

  • Yves Rossy, l'homme oiseau,jetman

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.  26 septembre: 89 visites, 249 pages;

    Yves Rossy, ce suisse qui vit dans les environs de Lausanne a eu envie de voler comme un oiseau. Il tente ce jeudi 25 septembre 2008 de  réaliser son rêve.

    Ce que je le comprends !

    Depuis le temps que l’homme essaie de voler comme un oiseau !

     

    Il y a 99 ans Louis Blériot, le premier, y allait, sans instrument, dans la brume. Comme Yves va y aller.

     

    Né en 1959 à Neuchâtel c’est en 1972 que lors d’un meeting à Gruyère que monsieur Rossy a le coup de foudre en voyant virevolter la patrouille de l’armée de l’air suisse. A 17 ans il entre dans l’armée de l’air. A 21 ans il est pilote de chasse, et se dit rassasié d’émotions, encore mieux que dans ses  rêves. Sentir dans toutes les fibres de son être la puissance de l’avion. Glisser dans l’air en jet. Encore mieux que l’imaginer ! Durant 6 ans Yves Rossy flirte aux commandes de son Mirage avec les sommets des Alpes.

    Puis il décide d’aller chez Swissair comme pilote de ligne sur DC9, sur Jumbo puis sur Boeing pour élargir son horizon : les escales, les à côtés…

     

    Mais à l’intérieur d’un avion, Mirage ou Jumbo, on est toujours prisonnier d’une boîte. Il n’y a pas d’osmose avec le milieu dans lequel on se déplace.

    Pour atteindre cet objectif, Yves commence à se déplacer avec tout ce qui permet de se mouvoir au plus près du contact de l’air, de ressentir l’air: delta plane, parapente.

     

    Puis l’idée de voler seul dans le ciel équipé d’une seule aile à réaction germe et prend forme. Sur plan d’abord. Puis en réalité avec la réalisation d’une aile animée par 4 réacteurs de 20 kgs chacun, soit une poussée totale de 80 kgs.

    En cas d’explosion d’un moteur – ce qui peut se produire – du kevlar est placé à la sortie des tuyères pour que les débris filent derrière, ne blessant pas la personne en vol. Le kevlar est le matériau employé pour les gilets pare-balle, par exemple.

    L’aile est faite en carbofibre  et le revêtement par-dessus est en fibre de verre. 

     

    Les matériaux de l’aile et les réacteurs ont été conçus pour la fabrication de modèles réduits. Yves Rossy détourne cet usage pour réaliser son cœur : voler comme un oiseau. En y ajoutant toutes les compétences acquises au long de 10 500 heures de vol. Et le temps passé en soufflerie automatique pour tester la stabilité et la maniabilité de l’aile et apprendre à la maîtriser.

    Car l’aile manque de stabilité. Et tout va se jouer dans les manoeuvres délicates et mesurées  d’Yves Rossy avec son aile en vol, propulsée par des réacteurs en train de brûler du kérosène.

     

    Pour faire la traversée, Yves va être largué à partir d’un Pilatus, avion adéquat, au niveau du Cap Blanc Nez à environ 2 200 mètres d’altitude en parallèle à la côte. Puis il va tourner de 90 ° pour partir en direction de Douvres en restant accompagné du Pilatus qui va lui servir en quelque sorte de guide.

    Car comme Blériot, Yves va voler sans instrument, avec des soucis de visibilité, dans un secteur géographique qu’il ne connaît pas et un environnement qui ne lui est pas du tout familier. Au sortir du Pilatus il sera à 300 kms heures pour se stabiliser ensuite à 200 kms heures et franchir avec 12 litres de kérosène les 35 kms à parcourir jusqu’à Douvres. 

    Pour l’atterrissage il utilise un parachute joint à l’équipement.

     

    Avec le Pilatus, il y a un hélicoptère pour filmer et autre pour porter secours en cas de chute dans une Manche à l’eau pas très chaude.  

    On se rappelle que Louis Blériot, le 25 juillet 1909, a été le premier à réussir la traversée Calais Douvres sans instrument, dans la brume, manquant faute de visibilité de dépasser Douvres, puis réussissant à le voir au travers d’une déchirure du brouillard et se posant tout juste à court de carburant.

     

    A 13h30, ce jeudi, les ultimes renseignements météo ne sont pas bons car le vent s’est levé, et du mauvais temps  s’annonce. Yves Rossy décide de remettre le vol prévu. Les conditions ne sont pas ce qu’il faut et, au feeling, il n’a pas envie de se lancer ainsi. Feeling qu’il suit toujours.

     

    Demain le temps devrait être correct.

                                                                       

    Yves Rossy n’est pas une tête brûlée. Fasciné par le vol presque libre , cet ancien pilote de chasse prend des risques calculés et maîtrisés. « Je n’ai qu’une vie » nous dit-il sur France 3.

    Demain sera mieux.

     

    A bientôt, Yves !

     

    Les moins de 18 ans, je suis fascinée ! Et vous ?

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr