Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

bénédicte desforges

  • Bénédicte Desforges, policier

     

    DesforgesB.jpgPassionnée par son travail de policier, Béndicte Desforges était l’invitée de Thierry Guerrierlivre Desforges.jpg lors du C à dire le jeudi 18 mars 2010.

    La vidéo de l’émission n’est plus disponible.

    De mémoire, Bénédicte Desforges a dénoncé vigoureuement une politique du chiffre qui n’est pas adaptée à une police de qualité.

    Est-ce pour cela que l’interview a été retirée au lieu de rester une semaine sur le site de France 5 ? Question.

    Un premier livre de cette professionnelle de la sécurité «Flic, chroniques de la police ordinaire» était le jeudi 8 mars 2007 aux éditions Michalon puis chez J’ai Lu en octobre.

    Ce livre de témoignages au quotidien avait été d’abord un blog qui s’est finalement traduit en livre, très bien écrit par elle toute seule.

    A ceux qui en ont douté elle avait lancé sur les plateaux télé : « Evidemment le flic est supposé être débile, un con incapable d’aligner correctement un sujet, un verbe et un complément… ».

    Et aussi sur son blog dans un article « Le nègre » http://police.etc.over-blog.net/article-10013927.html.

    Bénédicte Desforges a récidivé en mars 2010 avec « Police, mon amour - Chroniques d'un flic ordinaire » paru chez Anne Carrère Edts .

    C’est dans ce contexte aggravé par le décès par balles à Dammarie–les–Lys le 16 mars du brigadier chef Jean-Serge Nerin qu’a lieu l’interview.

    A ce propos le lieutenant de police Desforges déclare : "les flics, tous autant que l’on est, on s’en fout des peines incompressibles. Nous, on veut avoir les moyens pour que cela n’arrive pas".

    A côté du « manque de reconnaissance » dont souffre la police dit-elle "il y a un manque de moyens, un manque d’effectifs et cette fameuse politique du chiffre" qui consiste à "définir une délinquance avant qu’elle n’ait lieu. Cela n’a aucun sens" (…) d’autant que "cela gangrène le travail du policier et cela gangrène les rapports entre la police et la population".

    Je ne serai pas d’acord quand elle évoque - avec pour moi une certaine légèreté, comme une affaire ordinaire, correcte et banale - la mise en garde à vue d’Anne, collégienne du XX ème arrondissement de Paris, jeune fille de 14 ans accusée à tort d’avoir participé à une bagarre à la sortie de son établissement scolaire, événement qui s’est achevée par un non lieu.

    A ce sujet voir ici « Mineurs et policiers » le 9 février et « France, terre de violence ? » le 11 février 2010.

    La procédure, déclare le lieutenant Desforges, a été suivie.

    Peut-être ou peut-être pas.

    Le hiatus vient de ce que ce qui est banal pour une policière côté travail n’est rien de tel pour la personne sur qui s’abbat une telle mesure. A fortiori quand elle sait qu’elle est totalement injustifiée, ce que le non lieu prononcé a confirmé.

    Alors attention aux gardes à vue multipliées.

    En attendant que l’assistance d’un avocat tout au long soit décidée. Et encore, comme semble-t-il en Angleterre depuis une vingtaine d’années, le passage de personnes de la société civile n’mporte qaund, de nuit comme de jour, dans les commissariats pour vérifier que tout se passe bien pour les interrogés.

    En dehors de cette réserve de poids, les livres de Bénédicte Desforges et son bloc apportent l’éclairage du côté des policiers, qui sont aussi des citoyens comme les autres.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations : Bénédicte Desforges, couverture de son dernier livre)