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béatrice sauvageot

  • Dyslexie, bilexie, Béatrice Sauvageot.

     

    Dyslexie,Béatrice Sauvageot,Le numéro de mars-avril 2011 de Côtémômes www.cote-momes.com, revue trouvée chez le pharmacien de mon quartier, propose un article à voir par tous les dyslexiques ou parents de dyslexiques.

    Il s’agit de l’interview par Côtémômes de Béatrice Sauvageot, orthophoniste qui a rompu avec la dyslexie définie comme pathologie ou handicap.

    En 1992 Béatrice Sauvageot a reçu un prix de la Fondation de France. Elle a fondé avec le neurologue Jean Metellus Puissance Dys, association agissant pour la recherche et la proposition d’une méthode pédagogique positive pour que les dyslexiques vivent mieux avec leur spécificité.

    Pour Béatrice Sauvageot l’idée guide est que les dyslexiques fonctionnent autrement.

     

    Il ressort de l’interview qu’en France il n’y a pas de diagnostic de dyslexie : il est décidé, au petit bonheur en quelque sorte, qu’un enfant est ou non dyslexique. Peu importe car la Sécurité Sociale prend en charge, sans contrôle aucun, la dyslexie, du CP – Cours Préparatoire - à la terminale.

     

    Béatrice Sauvageot, après 20 ans d’expérience, se base sur les signes de la dyslexie pour la reconnaître.

     

    Rééduquer les dyslexiques est une aberration, affirme-t-elle. En effet, neurologues et linguistes ont découvert que la dyslexie est une « langue neurologique » avec grammaire et orthographe.

     

    Béatrice Sauvageot apprend à être assez à l’aise avec cette « langue neurologique » commune aux dyslexiques pour qu’ensuite les dyslexiques l’adaptent au langage classiquement en usage à l’école. Autrement dit, quand l’enfant prend des notes ou fait son travail personnel hors école il emploie sa langue neurologique de dyslexique, plus rapide plus lui, qu’il traduit ensuite lors d’un contrôle en langage classique dans le « respect de la norme ».

    Béatrice Sauvageot précise : « Ne pas passer par le code écrit pour qu’il retienne un mot. Tout faire à l’oral en bougeant. Ne pas ranger leur chambre car ce qui semble un chaos pour vous est en fait essentiel pour son rapport au temps. Passez par le jeu et l’absurde pour apprendre des leçons. »

    Béatrice Sauvageot préfère le mot bilexie à dyslexie, la bilexie exprimant mieux le bilinguisme du dyslexique. Ce bilinguisme se manifeste lors d’atelier réunissant 20 enfants. Quand l’un de ces dyslexiques écrit « cho da namin » , 18 lisent d’une seule voix « je t’aime maman », ce langage commun ayant « ses règles et ses codes ».

     

    Les découvertes grâce auxquelles Béatrice Sauvageot a développé sa méthode positive innovante sont prises en considération  à l’étranger – Angleterre, Canada – mais pas en France. « Si je n’avais pas eu un prix de la Fondation de France, on m’aurait massacrée. Il y a trop d’argent en jeu. Ma démarche ne coûte rien et permet de résoudre le problème assez vite ».

     

    Autre remarque de Béatrice Sauvageot : alors que pour apprendre à parler il est admis et permis de commettre autant d’erreurs que nécessaire, par contre les erreurs sont radicalement bannies de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Bannies et sanctionnées.

     

    Béatrice Sauvageot permet aux enseignants de voir enfin en positif leurs élèves dyslexiques. Et aux parents de voir leur enfant dyslexique comme un enfant normal au fonctionnement simplement différent. Après tout, si les dyslexiques ont du mal pour lire et écrire, ils sont très intuitifs et à l’aise à l’oral. Ils voient aussi en 3 dimensions ajoute Béatrice Sauvageot. 

     

    Pour en savoir davantage, on consulte le site de l’association Puissance Dys.

    Ainsi que www.vistadsys.fr qui permet d’accéder en ligne à la méthode de Béatrice Sauvageot. Il est précisé ce qui suit et que je cite :

    « Cette méthode « en ligne » est accessible sur abonnement. Elle demande aux dys de pratiquer de manière autonome 3 ou 4 exercices 4 à 5 fois par semaine jusqu'à l'obtention de résultats visibles (dans le domaine scolaire notamment), puis de doser la pratique selon les besoins.

    En règle générale, les premiers résultats surviennent après les 6 premiers mois d'utilisation. Il est fortement conseillé de poursuivre la méthode 2 à 3 fois par semaine durant une nouvelle période de 6 mois.

    La pratique des jeux de Vistadys est comme la pratique d'un sport ou d'un instrument de musique : plus vous vous exercez à jouer des gammes ou faire et refaire des gestes, comme le sont les prises au judo, plus vous progressez et pouvez affronter la difficulté. Les exercices de vistadys vous font, selon le même principe, progresser dans les domaines de la lecture et de l'écriture.

    L'association Puissance Dys multiplie ses actions avec les associations de parents d'enfants dyslexiques, les enseignants et les thérapeutes.

    Nous sommes heureux de participer au bien-être des dyslexiques, des dysorthographiques, des dysgraphies, des dyspraxiques et le site vistadys.fr nous permet de développer des outils pratiques à grande échelle grâce aux jeux en ligne qui répondent aux besoins des « dys » en se basant sur une pédagogie adaptée à leurs cerveaux, à leurs qualités, à leur génie.

     

    La dyslexie un  nouveau langage.

     

    Les jeux de Vistadys s’adressent aux dyslexiques et dysorthographiques, enfants, adolescents, adultes. Ils ont été conçus à partir de la manière dont les dys abordent le langage oral et écrit pour les sortir de la spirale de l'échec. »

     

    Sur le site de Vistadys on trouve aussi les dates de stages proposés soit aux enfants de 8 à 14 ans, ou aux jeunes de 15 à 20 ans, ou après 20 ans.

     

    Qui fait mieux ?

     

    Alors jeunes dyslexiques, grâce à Béatrice Sauvageot il est temps de relever la tête, de se voir en positif et de se débarrasser de tous les obstacles. Il est temps d’avoir, enfin, une bonne image de soi pour réussir sa vie.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché Net : Béatrice Sauvageot)