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avortement

  • Avortement : témoignage de Giana Jessen, rescapée

    Ce témoignage de Giana Jessen , rescapée d’un avortement pratiquée dans les années 1977, complète ceux  de femmes évoquées dans le tome 2 du Journal d’une femme en blanc écrit par le Docteur André Soubiran, paru en 1964, Journal parlant de mères épuisées par des maternités à répétition.

     

    Celui de Giana Jessen, présente sur le Net, était rapporté dans le bulletin du dernier trimestre 2010 de l’association qui édite Tom Pouce et se nomme « FEA (= Femmes et Enfants d'Abord)-

    Secours aux Futurs Mères, 6 Cour Saint Eloi Paris 12 émet » .Son fondateur est Jérôme Lejeune (1927-1994). J’ai parlé ici de cette association le 21.4.2009 avec « Bioéthique, Jérôme Lejeune et les autres », le 30 juin 2008 dans « Tom Pouce, l’Enfant à naître », le 4 janvier 2008 avec « La vie, c’est quoi ? » rappelant la légalisation de l’avortement en France depuis la loi de 1975 dite "loi Veil".

     

    La parole est à Giana.

     

    « J'ai été adoptée. Ma mère biologique avait dix-sept ans, mon père aussi. Elle en était à sept mois et demi de sa grossesse lorsqu'elle s'est adressée à "Planned Parenthood", le plus grand pourvoyeur d'avortements au monde, où on lui a conseillé un avortement salin tardif : on injecte une solution saline dans le ventre de la mère, ce qui corrode l'enfant ; le bébé est expulsé dans les vingt-quatre heures qui suivent.

    A la surprise générale, je ne suis pas arrivée morte, mais vivante le 6 avril 1977 dans la clinique d'avortement de Los Angeles. La chose magnifique a été la ponctualité de mon arrivée, le médecin préposé à l'avortement n'étant pas encore en service. Ainsi il n'a pas pu porter à terme son projet sur ma vie - c'est-à-dire ma mort ! Donc je suis vivante. Après dix-huit heures j'aurais dû être aveugle, brûlée, morte, mais ... je ne le suis pas !

    Cela a été une belle revanche ; le médecin a dû signer mon acte de naissance, ainsi je connais mon identité. Quiconque veut examiner mes papiers peut lire : “née à la suite d'un avortement salin. J'ai effectué des recherches. Je sais que celui qui a tenté de m'avorter possède la plus grande chaîne clinique aux États Unis, dont on tire soixante-dix millions de dollars par an.

    Une infirmière appela une ambulance. Ils me conduisirent à l'hôpital et c'est absolument un miracle ; la pratique de l'époque - et cela jusqu'en 2002 dans mon pays - était de supprimer les survivants à l'avortement par étouffement, ou en les laissant mourir ou en les jetant.

    Je sais ce que cela veut dire avoir été haïe, je sais que je suis déjà haïe pour ce que je proclame : la vie. Je dis : “Vous ne m'avez pas eue !, l'holocauste silencieux n'a pas gagné avec moi ! et ma mission parmi d'autres est d'humaniser un débat que nous avons déjà classé, mis sur des étagères, nous l'avons appelé "question". Nous avons abandonné les sentiments, nous nous sommes endurcis ; c'est ce que vous voulez ?”.

    Et donc, ils m'ont mise dans un premier accueil où ils ont décidé que je ne leur plaisais pas. Je ne comprends pas comment on peut ne pas m'aimer à première vue. Quels gens bizarres !

    Ensuite, ils m'ont transférée dans une autre maison, une très belle, la maison de Penny. J'avais dix-sept mois, un poids mort de quatorze kilos et ce que j'appelle une paralysie cérébrale par le manque d'oxygène au cerveau pendant que je luttais pour survivre.

    Maintenant je suis obligée de vous dire : si l'avortement ne concerne que les droits de la femme, qu'en est-il des miens ? Aucune féministe radicale ne manifestait pour mes droits ce jour-là. Ma vie allait être supprimée au nom des droits de la femme.

    Les gens disaient à ma Penny : “Gianna ne sera jamais nulle”, c'est toujours encourageant ! Elle décida de les ignorer, elle travaillait avec moi trois fois par jour. J'arrivais à soulever la tête.

    Pour faire court, à trois ans et demi, je marchais avec un déambulateur et des tuteurs. Maintenant, je me tiens debout, je boite un peu. Sans déambulateur et sans tuteurs parfois je tombe avec élégance, d'autres fois, avec beaucoup de maladresse, cela dépend. Tout est pour la gloire de Dieu. Je suis plus faible que la plupart d'entre vous, mais ceci est mon discours :

    C'est le prix à payer pour pouvoir éclairer le monde comme je le fais, et offrir de l'espoir. Dans notre incompréhension quant au fonctionnement du monde, il nous échappe à quel point la souffrance peut être belle. Je ne la recherche pas pour autant, mais lorsqu'elle arrive, nous oublions que Dieu a le contrôle, qu'Il est capable de rendre belles les choses les plus misérables.

     J'ai rencontré ma mère biologique. Je lui ai pardonné. C'est une femme détruite. Elle est venue à une de mes conférences il y a deux ans ».

     

    Agée aujourd'hui de trente-trois ans, Gianna donne des conférences dans le monde entier.

    C'est une belle jeune femme que vous pouvez rencontrer sur vidéo : Gianna JESSEN par dailymotion.com, ou sur un moteur de recherche, par exemple accès par Google. »

     Si, à côté de ce témoignage, on relit le Journal du Docteur Soubiran, il demeure évident qu’une contraception correcte demeure la voie à privilégier. Une contraception toujours à faire connaître, année après année.

     Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • La vie, c'est quoi ?

    La vie est une force chevillée au corps de tout humain.

    La petite fille "boat people", unique rescapée décrite à l'époque du group captain Towsend , avait dû sa survie à sa seule ingéniosité qui l'avait conduite - jusqu'à la rencontre de secours - à tenir en attrapant depuis le bateau où elle était coincée des oiseaux de mer pour se nourrir en mangeant leur chair crue.a112380cccde3cc59d316cda97133744.jpg

    A défaut d'animal disponible des humains, placés brusquement dans des conditions extrêmes et sans aucune nourriture, ont survécu en consommant d'autres humains décédés.

    La vie court, chevillée au corps, pour tout être ressentant le besoin de s'y accrocher, les limites fixées étant très variables d'une personne à l'autre. Ce qui n'est pas toujours simple à saisir. A cause de la tendance de vouloir très souvent comparer à soi. Or être soi n'est pas être l'autre ni les autres.

    Ainsi une amie - se déclarant prête à écrire le mot "stop" lorsque arriverait le moment décidé par elle - s'interrogeait sur ce que serait vraiment sa réaction ce moment venu. Elle voyait autour d'elle d'autres personnes pour lesquelles elle estimait, elle, que se raccrocher à la vie était ridicule, eu égard à leurs séjours de plus en plus fréquents à l'hôpital, à leur mémoire vacillante, à leur démarche oscillante, à leurs activités réduites à des prises de médicaments et à des soins, à leur situation en rémission de pathologies multiples et variées.

    Pour elle ces âgées en mauvais état reniait le choix qu'ils avaient fait, des années plus tôt, de mourir dignement. Mais c'est quoi la dignité ? sinon une notion qualitative et quelque part subjective à souhait ?

    Est-ce si absurde de tolérer que chacun soit libre de s'arrêter de vivre là où il estime que passer une certaine limite ne serait plus respecter une dignité indispensable pour lui ?

    Est-ce si absurde de tolérer que chacun soit libre de continuer à vivre le plus longtemps possible, reculant sans cesse les limites d'un dignité qui semble, pour ceux qui le regardent, rétrécir jusqu'à devenir peau de chagrin ? voire même partir en fumée ?

    Le choix de mourir dans la dignité est un choix personnel. Aucun individu autre que la personne concernée n'a le droit de décider s'il faut continuer -malgré ce qui semble aux yeux de certains un acharnement thérapeutique - ou à l'inverse si c'est l'heure est venue de mourir.

    Du côté de l'acharnement à faire survivre, il semble qu'en France on soit équipé pour soutenir cette tendance.

    Quant au fait de choisir de mourir dans la dignité, il existe une association pour réfléchir à cette question. C'est l'ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, qui comporte un vaste comité d'honneur, dont l'académicien Dominique Fernandez qui - ayant toujours bon pied, bon œil, et excellente vélocité cérébrale pour surfer avec plaisir sur le Net - n'a pas manqué de faire récemment à la télé de la pub pour cette association. En cliquant sur le net, on trouve facilement l' ADMD qui tient une prochaine réunion publique dans les salons de l'Hôtel Best Western le jeudi 23 janvier 2007 à 19h30

    Alors c'est quoi la vie ?

    Quelles sont les limites à respecter ?

    Y en a-t-il ?

    En ce moment j'ai sous les yeux 2 possibilités opposées et toutefois complémentaires.

    Celle qui dans l'axe de la libéralisation de l'avortement permet à une mère de couper le fil de la vie d'un enfant, cela dans certain pays jusqu'à 24 semaines de grosse.

    Celle qui dans l'axe du respect de la vie permet d'aider à la vie du même enfant.

    Chacun de ces choix reste personnel. Du moins devait le rester.

    Les attitudes de par le monde vis-à-vis de l'avortement sont variées, avortement pour lequel on navigue au plan personnel du motif thérapeutique à bientôt la manière de ne garder que l'enfant dont le sexe agrée.

    D'autres attitudes visent à aider la vie. Je pense à certaine petite fille dont les 10 ans viennent d'être fêtés et qui est rescapée d'un avortement à propos duquel sa maman s'est interrogée. En général, cette aide à la vie vient en droite ligne des recherches de Jérôme Lejeune et de l'accueil plein de compassion réservé par lui à de multiples parents brisés par la venue d'un enfant pas comme les autres. Parents auxquels, face à leur enfant non conforme, cer$ains soignants osaient jeter: "C'est quoi cette horreur ?" - je n'invente rien ! Le professeur Lejeune puisait en lui la compassion, seule capable de soutenir les parents de jeunes frères et sœur en humanité meurtris dans leur chair, parents détruits par ce qu'ils avaient entendus sur leur enfant blessé de la vie.

    L'avortement ? L'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) tout le monde sait où trouver l'information.

    L'aide à la vie ? je ne connais à ce jour qu'une association fondée par le Professeur Lejeune, F.E.A.(=Femmes et Enfants d'Abord), qui publie le journal trimestriel Tom Pouce.Si vous souhaitez vous renseigner voici l'information: F.E.A. - Secours aux Futures Mères, 6 cour Saint Eloi, 75012-PARIS, Tél.01.43.41.55.65.

    Je ne suis pas là pour prendre partie. J'essaie de réfléchir à voix haute.

    Je redis que cette sorte de choix reste avant tout personnel, même si les religions ou Lphilosophies ou cultures eu même les considérations économiques ne manquent pas de dire leur mot sur ces sujets.

    Les jeunes et les moins jeunes informez-vous, réfléchissez, observez !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr