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antenne relais

  • Electromagnétisme, antennes relais

    Intéressant débat, mercredi 24 avril 2013 à 19h00 à l’école primaire de la rue Planchat à Paris 20ème, autour du projet d’implantation d’une antenne relais au 186 Bvrd de Charonne, tour hébergeant des personnes en difficultés - accidentés de la vie.

    Des représentants de la municipalité de Paris sont là ainsi que le promoteur du projet.

    J’apprends, en vrac, ce qui suit.

    La ville de Paris s’est dotée en décembre 2012 d’une nouvelle charte, votée par tous les conseillers – sauf deux abstentions – et autorisant les flux électromagnétiques ci-après :

    5 volts/mètre maximum pour les 2 et 3 G

    7 volts/mètre maximum pour les 4G.

    Soit beaucoup moins que ce qui est demandé au plan national, à savoir 41 volts/mètre.

    Dans l’incertitude de l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé – dont celle des bébés et des jeunes enfants pour lesquels une maman évoque le risque de leucémie – la mairie de Paris a fait le choix pour les parisiens de réduire les seuils d’exposition à ces ondes électromagnétiques, électricité et magnétisme étant respectivement en jeu.

    Est évoquée une expérimentation sur des rats, exposés à des ondes de 900 MHz (méga hertz), lesquels rats ont montré des perturbations suite à cette exposition.

    Dans un rapport de 1998, le parlement européen a fixé la limité maximale à 1 volt/mètre en limite haute, ce qui donne à l’arrivée 0,6 volt/mètre pour qu’il n’y ait pas d’attaque de la santé.

    Le 20ème arrondissement de Paris est correctement couvert par le réseau existant. Et si l’on ajoute des antennes relais cela peut être pour permettre de voir des vidéos par smartphone au fond de lieux retiré ou à des niveaux de 13 mètres au-dessous de la surface : ces consommations là sont-elles indispensables ? raisonnables ? la question est posée l’implantation d’antennes répondant à une demande des consommateurs.

    Il y a environ une antenne tous les 300 mètres.

    Une personne indique que un flux de 1 volt/mètre équivaudrait à circuler à 500 kms/heure sur route.

    Les mesures à Paris sont publiées sur le site paris.fr

    Monsieur Cendrier, représentant de Robin des toits, intervient à plusieurs reprises pour éclairer le débat du côté des consommateurs : le Conseil de l’Europe a confirmé un maximum de 0,6 volt/mètre et le Conseil de Paris a demandé 0,6 volt/mètre car à 0,6 volt/mètre la téléphonie mobile fonctionne comme il faut.

    Pour réduire le taux d’exposition à 0,6 volt/mètre, donc avoir des champs électromagnétiques plus bas, il faut augmenter le nombre d’antennes relais.

    Par exemple, dans le 14ème arrondissement de la capitale, des tests ont montré qu’il faut 1.4  d’antennes, autrement dit 40% d’antennes en plus, pour obtenir une réduction à 0,6 volt/mètre.

    Mutualiser les antennes, c’est faire en sorte qu’une seule antenne serve pour plusieurs opérateurs.

    Il est aussi possible de disposer d’une antenne par appartement : c’est alors une exposition choisie.

    Il est indiqué que le champ électromagnétique décroit en fonction du carré de la distance. Une antenne directionnelle émet un maximum en face et dans l’axe. Les ouvertures d’antenne peuvent être de 60, de 120, de 300. Des mamans occupant avec leur bébé des chambres de 9 m2 proches du toit entendent que, sous les antennes, il y a moins de champ.

    Les antennes font 2 mètres de haut et un loyer annuel est payé.

    Les assurances n’assurent plus contre les risques sanitaires à venir de la téléphonie mobile. Et c’est depuis 10 ans déjà que les compagnies de réassurance mondiales qui assurent les assurances ne couvrent plus les risques sanitaires de la téléphonie mobile.

    La réunion de ce soir permettra au conseil d’arrondissement de présenter la pétition contre l’installation du 186 Charonne, signée par plus de 1200 personnes.

    La charte parisienne étant plus sévère que la loi et le décret du 3 mai 2002, trois sites ont été démontés dans le 20ème.

    Pour installer une antenne il faut un permis de construire classique. Il faut par ailleurs une autorisation d’émettre donnée, après une procédure bien définie, par l’Agence Nationale des Fréquences, ANF.

    Le projet du 186 Charonne visait à améliorer la couverture du cimetière du Père Lachaise bien évidemment pour les visiteurs.

    C’est aux opérateurs de téléphonie mobile que revient l’obligation légale d’installer des antennes. On en est à la 4ème génération d’antennes relais.

    Toute personne peut demander à l’Agence Nationale des Fréquences des mesures au niveau de son lieu de vie.

    Des mesures sont faites dans les crèches et dans les écoles.

    Les copropriétés privées refusent l’installation d’antenne relais sur leur toit.

    Il en va autrement avec les bailleurs sociaux. Et un occupant d’un immeuble mitoyen de l’école dénonce l’inégalité des citoyens, les locataires étant mis devant le fait accompli de la pause d’antenne sans leur avis.

    Vers 21 heures le débat est achevé. Environ 70 personnes étaient présentes.

    Les conseillers de Paris souhaitent que la loi soit à nouveau discutée pour la faire évoluer, le chiffre de 41 volt/mètre étant beaucoup trop élevé au regard du principe de précaution.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr