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anne marie engler

  • Les « corbeaux » ou l’anonymographie par Thierry Toutin

    anne marie englerMercredi 10 octobre, au Gai Moulin rue Saint Merri à Paris, c’est la 4ème  fois que Thierry Toutin, commandant de police en région parisienne, auteur d’un ouvrage sur le profilage criminel paru à la Documentation française, intervient lors d’un café sociétal d’Anne-Marie Engler.

    Thierry Toutin est intervenant en criminologie et victimologie depuis une quinzaine d’années, parallèlement à son métier, auprès d’universités, d’écoles de Police et de Gendarmerie, auprès de l’école de la magistrature et auprès d’associations d’aide aux victimes. Intéressé par l’étude des comportements criminels, Thierry Toutin est diplômé de psychiatrie légale, de victimologie et de criminologie.

    A signaler un article bien documenté sur le viol en France, signé Thierry Toutin, Michel Bénézech et Marie de Jouvencel, paru en éditorial en septembre 2012 dans le Journal de Médecine Légale Droit Médical, vol. 55, n°3-4, pages 131 à 138.

    Les «  corbeaux » ou anonymographes sont apparus, sous le nom de « corbeaux » avec une certaine Angèle Laval, à Tulle. Cette personne, vêtue de noir, d’aspect rigide, fut alors qualifiée par la presse de l’époque comme ressemblant à un « corbeau » sur sa branche quand elle fut identifiée. A partir de 1917 ; elle fut l’auteur de lettres anonymes qui entraînèrent deux suicides et un décès par crise cardiaque.

    Ce n’était certainement pas la première personne auteur de lettres anonymes. Et, par la suite, on sait que ce type de courrier fut et reste abondant. Sans pouvoir toutefois, aujourd’hui, en dire l’exacte ampleur. En effet, nombre de ces plis finissent leur existence en classement vertical autrement dit à la poubelle sans autre examen.

    Thierry Toutin indique que les auteurs de lettres anonymes sont présents dans tous les circuits officiels : Caf, sécurité sociale, impôts, etc…Il cite des cas connus : anthrax, cellule 34, par exemple, avec un effet de contagion sur le moment.

    Le style de ces missives est plutôt de mauvais goût. L’écriture est souvent une cursive courante, ou en bâtons, ou encore en utilisant un normographe.

    L’emploi du « Tu » fait peur, ainsi que celle du « on » ; qui connaît si bien la vie de la personne évoquée dans ces lettres ? Qui  et combien d’individus se dissimulent-ils derrière de « on » ? Il y a de quoi prendre peur, fût-on chef d’Etat !

    L’anonymographe peut, alors qu’il est droitier, choisir d’écrire de la main gauche. En général il fait des fautes d’orthographe, plus ou moins volontaires : l’important est le fond, non la forme.

    Le dépôt des missives est habile. Et l’anonymographe s’envoie aussi à lui-même des lettres anonymes.

    Quand il est démasqué, souvent, l’auteur est saisi de honte ; parfois aussi soulagé.

    En restant en dehors de tout étiquetage pathologique, il est important de distinguer deux issues différentes à la suite de lettres anonymes. Il y a, en effet, deux catégories de lettres anonymes : les lettres qui sont des délits – il s’agit d’insultes, injures, allégations mensongères, chantage, menaces, etc…- avec suite judiciaire, et les lettres de dénonciation ou de signalement qui n’ont pas de suite judiciaire. Ces dernières, au contraire, se situent dans le cadre de l’article 434-1 du code pénal qui encourage à dénoncer ; ainsi avoir la connaissance d’un projet d’empoisonnement et le dénoncer, par sursaut civique par exemple, n’entraîne aucune peine. Un médecin dénonçant des sévices sexuels sur un mineur n’encourt dans ce cas aucune peine par non respect du secret médical.

    La non dénonciation de crime est un délit.

    En matière de délinquance, les hommes sont les plus représentés, sauf en matière d’infanticide et d’homicide par empoisonnement où les femmes sont présentes.

    Les anonymographes ont un profil psychologique dit « fragile » à tout le moins.

    En conclusion Thierry Toutin a fort bien présenté cette question peu connue des « corbeaux ». Pour lui, quand on en tient un, la répression reste la méthode adéquate de prévention pour dissuader les autres candidats à l’anonymographie. Cette conférence sur les « corbeaux » s’est révélée très instructive.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

     

  • Anne, mère de Marie, grand-mère maternelle de Jésus.

    L’éphéméride, ce jour, indique Anne à fêter. Une prénommée Anne, épouse et mère d’un garçon et d’une fille, écrit ceci à propos des textes de La Bible Genèse 22 - le sacrifice d’Isaac – et Luc 2, 40/52 – Jésus parmi les docteurs, encadré par une vie cachée à Nazareth :

    « A partir de deux passages de la Bible (Gen 22 et Lc 2, 40/52) soulignant les rapports spécifiques père-enfant et mère-enfant, il » - il, c’est Olivier Robin, salésien et éducateur dans l’esprit de Don Bosco (1815-1888) - « nous a montré la fonction que Dieu a confiée aux parents : éduquer leurs enfants pour les amener à atteindre leur propre autonomie d’adulte.

    Après cette présentation venait le temps de la réflexion autour de 4 carrefours : Enfance : autorité et liberté. Comment accompagner l’adolescence ? Eduquer à la Foi, aujourd’hui. Communiquer dans une famille dispersée ?

    Chaque participant est venu nourrir cette réflexion par l’échange de sa propre expérience avec les autres.

    Personnellement, j’ai vivement apprécié l’explication révélatrice du dessein de Dieu dans la relation éducative parents-enfants.

    J’y ai enfin trouvé une réponse aux problèmes de compréhension de la volonté de Dieu que me posaient ces deux textes. »

    La mère de Marie, elle-même mère de Jésus, a conçu cette enfant avec Joachim fêté également ce jour, 26 juillet. Ils appartiennent à la lignée du Roi David.

    Il y a ici de nombreux amis ou lecteurs de culture monothéiste à qui les textes cités parleront, qu’ils soient - selon l’ordre chronologique - juifs, chrétiens, musulmans. Textes qui ont pu leur être commentés d’autres manières que dans l’esprit de Don Bosco.

    Dans le livre de la Genèse, le jeune Isaac semble obéir sans ciller à son père Abraham.

    Dans l’évangile écrit par Luc, Jésus commence, normalement, à « vivre sa vie » ayant atteint l’âge de la majorité religieuse; avant 18 ans.

    Ceux qui ne suivent ni YWH, ni le Dieu trinitaire, ni Allah, ceux qui sont engagés dans la voie du Boudha, de Confucius, de Zoroastre, de l’animisme, et de tant d’autres voies, ne sont pas pour autant ignorants de ces textes.

    Ces écrits apportent des pistes de réflexion pour l’aide à la croissance spirituelle – l’homme est esprit tout autant que corps physique animal – des nouveaux petits d’homme venus au monde.

    Ces générations toutes neuves auxquelles nous avons la responsabilité de transmettre le meilleur. Le bon, le bien, le beau, le partage, la concorde, l’harmonie…

    Les vacances sont un fantastique terrain de jeux, un fabuleux champ de manœuvres pour tisser ce passage de génération à génération, pour le réaliser dans l’humble quotidien des petites choses, au sein de cet ordinaire qui trame généralement nos vies.

    Anne et ses variantes reste un prénom donné.

    Sainte Anne veille sur la Bretagne. Elle est la patronne du Québec.

    Avant elle, d’autres Anne peuplent l’Ancien Testament dont la mère de Samuel le prophète. Dans le Nouveau Testament, Anne, 84 ans, qui vit au Temple dans le jeûne et la prière, se manifeste positivement lors de la présentation rituelle du jeune Jésus au Temple de Jérusalem.

    En cette période de vacances pour certains, de travail pour d'autres : « Bonne fête » aux Joachim ! « Bonne fête » aux Anne ! et tout particulièrement – les non citées sont aussi dans mon cœur - à Annie Moissin pour sa disponibilité et son action par Solhand - Solidarité handicap autour des maladies rares qu’elle a créée, à Anne-Marie Engler qui ouvre des pistes par ses Cafés sociétaux, à Anne Hidalgo première adjointe au maire de Paris, à Anh Dao Traxel fille adoptive de Bernadette et Jacques Chirac présidente de l'association L'Etoile Etoile Européenne du Dévouement Civil et Militaire.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Anne-Marie Engler reçoit Catherine Melchior

     

    Border Line1.4.10 007.jpgLe jeudi premier avril 2010 j’étais présente au café organisé par Anne-MarieEnglerBorder Line1.4.10 011.jpg qui recevait comme invitée Catherine Melchior-Sana auteur de « Je ne sais pas », livre paru aux éditions Bénévent en 2008.

    Catherine nous parle de sa vie et de ce livre « thérapeutique », puisque durant des années elle n’a pas rencontré de médecin susceptible de mettre un nom sur ses souffrances. Personne pour l’aider donc hors du champ familial. Mais un mari sans faille, véritable tuteur pour elle.

    Catherine, on s’en doute, a décidé que ce qu’elle souffrait ne devrait pas être le lot de ses enfants, dont j’ai saisi au passage qu’un d’eux était « précoce » hyperactif.

    Lors de cette soirée, Catherine Melchior tente de donner des explications causales à cette situation de mal être. Dont une enfance psychologiquement trop dure. Je veux dire sans qu’il lui soit donné – notamment par son père sur lequel elle insiste – la ration d’estime de soi indipensable pour bien grandir et si possible sans blessure ou avec le minimum. Je ne suis pas sûre que, maintenant, un thérapeute soit indispensable à Catherine, sauf ci cela peut la rassurer. Elle a trouvé elle-même, en écrivant, un traitement adapté à son cas personnel.

    La parution de son livre a été pour elle un acte fort. A la suite duquel elle a découvert qu’elle était loin d’être la seule dans cette situation.

    Une personne présente, thérapeute, confirme que les Border Line, les personnes "limites", sont mal connus en France.

    Aussi je vous invite à vous précipiter sur la vidéo produite par Anne-Marie, dès qu’elle sera disponible sur Dailymotion, afin d’apprendre au cas où.

    Border Line1.4.10 018.jpgPrécisions sur les partenaires d’Anne-Marie : Gael Dentrevel est cadreur, Sébastien Eugène assure le son, Graziella Channe-Kane les photos. Pour tout renseignement on s’adresse à annecom89@yahoo.fr. Anne-Marie répond toujours, très gentiment en plus ! 

    Personnellement, plus je cours dans cette vie, plus je me rends compte de l’importance pour tous des jeunes années qui, pour une suite de vie réussie, ont besoin d’affection, de reconnaissance, d’estime de soi délivrés en surabondance par le regard des autres et leur comportement. Ce terreau là ne coûte rien en argent. Il n’a besoin pour exister que de la bienveillance d’autrui, grands et petits.

    Une possibilité accessible à tous. Qui peut se donnner à tous. Qui peut être reçue de tous. A tous âges. Car si pour bien faire ses premiers pas dans la vie le respect et l’amour délivrés par les autres - parents d'abord et cercles plus élargis ensuite - sont indispensables, ils restent tout autant nécessaires tout au long de la vie, tout le temps. De mon point de vue.

    N’ayant pas pu m’attarder à l’issue du message délivré par une Catherine Melchior courageuse, je vous invite aussi, outre la vidéo, à prendre connaissance de son livre, écrit avec ses tripes, ses souffrances et un désir acharné de s’en sortir. Malgré tout. Ce qu’elle a réussi, en domptant sa souffrance.

    Bravo Catherine ! C’est tout bon pour la suite, notamment pour les plus jeunes ! Et tous ces autres aidés par ton livre. Merci d'avoir osé, d"avoir persévéré, d'être allée jusqu'à ce bout là. A toi, aux tiens, à tous je souhaite un heureux week-end à l'occasion des fêtes de Pâques !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : en haut Anne-Marie Engler et Catherine Melchior à gauche, à droite Catherine Melchior; plus bas Anne-Marie Engler en dialogue avec des participants à son café sociétal au Gai Moulin jeudi soir)