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animal sentience

  • Animaux, des êtres conscients et sensibles

     

     

    Fleur9.07.02 028.jpgUn article de Chepeяz Alf, sur Facebook, que je partage avec vous.

     

    « Sentience des animaux : sensibilité et conscience chez les animaux

    Comme les êtres humains, les animaux sont capables de ressentir du plaisir ou de l’aversion. C’est ce queFleur9.07.02 031.jpg confirment les
    scientifiques avec les dernières études sur la « sentience » animale.
    Une révélation qui pose plus que jamais la question du rapport de
    l’homme à l’animal.

    Sentience « […] en français il nous manque un mot pour désigner la chose la plus importante du monde, peut-être la seule qui importe : le fait que certains êtres ont des perceptions, des
    émotions, et que par conséquent la plupart d'entre eux (tous ?) ont des
    désirs, des buts, une volonté qui leur sont propres. Comment qualifier
    cette faculté de sentir, de penser, d'avoir une vie mentale subjective ?
    Les Anglo-Saxons ont le nom sentience (et l'adjectif sentient) pour
    désigner cela […]. » À la suite d’Estiva Reus dans Les Cahiers
    antispécistes (CA n° 26, novembre 2005), One Voice utilisera ce
    néologisme pour combler la lacune de la langue française…

    Voir aussi nos articles sur la sentience chez les animaux de ferme et les animaux sauvages.

    « Il n’y a pas de différence fondamentale entre l’homme et les mammifères supérieurs sur le plan des facultés mentales (…) la différence intellectuelle entre l'Homme et les animaux supérieurs, si
    grande soit-elle, n'est qu'une question de degré et non de genre. »
    déclarait déjà, en son temps, Charles Darwin. Il aura fallu attendre le
    XXIème siècle pour que les scientifiques donnent raison au grand homme
    et le prouvent avec les dernières études sur la « sentience ».

    La sentience, révélatrice de la sensibilité animale
    Si la définition précise de la « sentience » et la question de savoir si
    elle est présente chez tout animal font toujours débat, il est
    aujourd’hui reconnu par tous que les animaux sont des êtres sensibles, à
    un degré plus ou moins élevé. Autrement dit, un animal éprouve un
    ensemble de sentiments (sensations, perceptions et émotions) positifs ou
    négatifs, depuis la douleur et la peur jusqu’au plaisir et la joie. Des
    études scientifiques ont d’ailleurs montré que certains animaux
    présentaient un type de capacités mentales de haut niveau que l’on
    croyait, jusqu’alors, réservées aux seuls humains comme être conscients
    d’eux-mêmes, être capables de résoudre des problèmes nouveaux, avoir des
    représentations mentales ou encore comprendre ce que d’autres animaux
    savent ou se disposent à faire. Et ce que l’animal soit sauvage,
    animal de ferme
    ou animal familier.

    Des capacités mentales de haut niveau certifiées
    scientifiquement
    Depuis quelques décennies, nombre d’exemples issus d’une très grande
    quantité d’études scientifiques attestent cette révélation. Ainsi, les
    babouins et les pigeons assimilent des concepts abstraits comme la
    similitude ou la différence. Certains animaux utilisent des techniques
    pour tromper leur entourage comme le porc qui peut le faire délibérément
    pour éviter qu’un de ses congénères ne lui vole sa nourriture. Les
    moutons sont, par exemple, capables de garder le souvenir d’autres
    moutons ou de personnes humaines pendant au moins deux ans. Un mouton
    réagit aussi de façon émotionnelle à un visage : il préfère un mouton
    ou un humain aimable à un mouton ou un humain en colère. Les poulets
    comprennent qu’un objet caché continue d’exister, une faculté qui
    dépasse celle des enfants en bas âge. Les grands singes et les grands
    dauphins montrent qu’ils sont conscients d’eux-mêmes et se reconnaissent
    dans un miroir…

    L’animal a un « monde intérieur »
    Au moment où nous célébrons le 200ème anniversaire de la naissance du
    père de l’évolution, la science fait un pas de plus en assurant que
    l’être humain n’est pas le seul « animal » capable de planifier à long
    terme. Une étude scientifique publiée en mars 2009 a, par exemple,
    révélé qu’un chimpanzé mâle de 31 ans, détenu au zoo de Furuvik, en
    Suède, planifie son avenir. Le matin, avant l’ouverture du zoo ce
    chimpanzé, prénommé Santino, ramasse et empile des cailloux. Plus tard,
    dans la matinée, il jette ses cailloux en direction des visiteurs.
    L’animal stocke des munitions uniquement sur le versant de l’île qui
    fait face aux spectateurs, mais il ne stocke jamais de munitions pendant
    la période de fermeture du zoo, en hiver. Pour Mathias Osvath,
    spécialiste en sciences cognitives à l’Université de Lund en Suède et
    auteur de l’étude en question, « [c]es observations montrent de façon
    convaincante que nos frères les grands singes envisagent bel et bien
    l’avenir d’une manière très complexe. (…) Ils ont très vraisemblablement
    un « monde intérieur », comme nous lorsque nous revivons en pensée des
    épisodes passés de notre existence ou lorsque nous pensons aux jours à
    venir. »

    Repenser le rapport de l’homme à l’animal
    Depuis 1997, l’Union européenne reconnaît les animaux comme des « êtres
    sensibles ». Ainsi, le droit européen oblige les Etats membres à « tenir
    pleinement compte des exigences en matière de bien-être animal. »
    Cependant, les découvertes de ces dernières années en matière de «
    sentience » posent véritablement une autre question, essentielle : celle
    du rapport de l’homme à l’animal. En effet, si les animaux sont
    conscients de ce qu’ils ressentent, s’ils savent où ils sont, avec qui
    ils sont, comment l’homme peut-il continuer à le traiter comme un objet,
    à s’en servir comme un jouet ou un souffre douleur, à l’exploiter, à
    l’enfermer, à le martyriser, à le maltraiter ? Alors que la science
    découvre sans cesse de nouvelles informations sur la capacité des
    animaux à ressentir, éprouver, penser… il est temps pour l’homme de
    repenser la façon dont il pourrait être utile aux animaux plutôt que la
    façon dont les animaux pourraient lui servir. C’est à cette prise de
    conscience qu’œuvre One Voice à travers ses campagnes et sa proposition
    de débat public sur le sujet. »

    Pour conclure, rien que du normal en raison, semble-t-il, du patrimoine évolutif commun. L'homme est aussi un mammifère, quand bien même il pense se démarquer, de tous les autres, dans les hauteurs.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: pigeon d'un square parisien)