Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

andré santini

  • Sauver un cœur !

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

    Un des points forts, rappelé lors de l’émission grand public Spéciale santé du lundi 23 mars 2009 à 20h35 sur France 3 :santiniA.jpg défibrillateur.jpgle massage cardiaque.

    Pourquoi ce massage ?

    Parce que le cœur est un muscle, irrigué par les artères coronaires. Quand celles-ci se bouchent parce que leurs parois sont rétrécies par des plaques d’athérome, elles-mêmes produites par le « mauvais » cholestérol dont on entend parler au quotidien, le cœur est privé du sang qui lui permet de fonctionner. Il tremble, il fibrille, la personne a le thorax comme serré dans un étau, ou des douleurs thoraciques qui persistent ou encore elles souffrent du côté de l’estomac.

     

    On appelle le 15. Les secours d’urgence arrivent et font le nécessaire. Ici la personne concernée est restée consciente car l’infarctus n’est pas massif les artères n’étant pas totalement bouchées.

    D’ailleurs le Professeur Jean-Noël FABIANI, Hôpital Européen George Pompidou à Paris,  rappelait qu’il peut exister un infarctus sans signe. Il est moins important généralement.

     

    Mais lorsque la circulation du sang dans les coronaires est totalement interrompue, l’infarctus est massif, la personne qui fait un malaise s’effondre à terre.

    Et immédiatement, selon le lieu, on fait rapidement le point en s’assurant dans la foulée de plusieurs faits :

    La personne à terre est-elle consciente ? Pour le savoir on la questionne : «Vous m’entendez ? Monsieur, Madame. Si oui, serrez-moi la main. ». Sans réaction, on poursuit.

    La personne à terre respire-t-elle ?

    Comme elle n’a pas réagi, pour le savoir on s’en approche pour sentir son souffle et regarder si le thorax se soulève ou pas. Si le souffle n’est pas perceptible, si le thorax-abdomen est  immobile, c’est que la personne ne respire plus.

    Inconscience avec absence de respiration font estimer qu’il y a arrêt cardiaque. Il faut donc relancer le coeur.

    Si l’on n’est pas seul on demande à l’autre de  joindre le 15 en urgence.

    Si l’on est seul on se débrouille au mieux ou au moins mal pour donner l’alerte. A moins d’être isolés avec la personne concernée, sans moyen de prévenir – situation qui se faire rare mais peut exister – il ne reste plus qu’à se lancer dans un massage cardiaque qui sera peut-être positif. Pas question de ne rien faire.

     

    Le plus souvent, même seul ou seule avec une personne en arrêt cardiaque, on a le moyen de prévenir. Et on attaque le massage cardiaque  - ne rien faire est pire  que s’abstenir ! - pour que soit relayé jusqu’à l’arrivée des secours, le travail qu’assure la pompe qu’est le cœur en fonctionnement normal. Un cœur bat pour la majorité de la population à 80 battements à la minute.  

    Placé à genoux, près de la personne inconsciente, les mains positionnées bien à plat l’une sur l’autre au niveau du cœur, un balancement du corps donnant l’impulsion énergique nécessaire, c’est parti au rythme de 100 pressions par minutes, un peu plus d’une par seconde.

    Et ne pas faiblir !

    Grâce au massage manuel, direct, le sang qui contient assez d’oxygène va continuer à l’apporter aux cellules, à tous les organes dont le plus fragile, le cerveau, qui ne supporte guère le manque d’oxygène plus de 5 minutes.

    Courage, persistez ! Les secours arrivent et vont prendre le relai. Pas d’arrêt quand ils arrivent mais seulement quand les personnes assurant les secours d’urgence vous le demandent. 

     

    Parfois on se trouve en un lieu qui dispose d’un défibrillateur.

    Fini le temps où certains redoutaient leur utilisation par peur de mal faire. Aujourd’hui, les défibrillateurs sont sur la place publique. Par exemple à Deauville il y en a un positionné sur  un mur extérieur sur le trottoir de la longue avenue de la République, prêt à l’emploi. Un maire de choc, André SANTINI, pour les personnes habitant ou circulant sur le territoire de la ville d’Issy les Moulineaux, a toujours été un élu fonceur, allant de l’avant et qui a fait le nécessaire depuis longtemps pour installer des défibrillateurs dans sa commune.  

    En pratique l’emploi d’un défibrillateur est facile.

     

    Lors de cette soirée de lundi ceux qui ont regardé ont eu droit à une démonstration en direct – sur mannequin – de l’usage d’un défibrillateur.

    La conduite à tenir est indiquée au fur et à mesure de la manœuvre, dès l’ouverture de l’appareil, qui fait ensuite tout seul le bilan cardiaque nécessaire. Selon le résultat de son analyse, il donne ou pas le choc indispensable, l’assistant étant prié de se tenir à distance. Après 2’30 environ le défibrillateur procède à une nouvelle analyse, suivie souvent d’un 2 ème choc pour relancer la pompe cardiaque. .

     

    Autrement dit : aucun risque d’erreur. On s’en remet à l’appareil ! Tant pis si en appuyant fort quand la voix de la machine le requiert une côte est cassée ou deux. Une fracture se répare. On ne se remet pas d’un manque prolongé d’oxygène.

     

    Qu’est donc devenu le bouche à bouche ? On en est maintenant dispensé, sauf formation reçue et s’il s’agit d’un enfant.

     

    Alors, informez-vous autour de vous, si vous n’êtes pas assez au clair. Déjà vous avez une vidéo de démonstration de défibrillateur proposée sur le Net. Et puis, vous avez forcément un secouriste ou un pompier dans votre entourage, ou encore quelqu’un travaillant dans le domaine de la santé.

    Un geste aussi simple que le massage cardiaque pourrait être amplement diffusé à l’école. Pour appartenir à une famille de navigateurs au long cours, je peux affirmer que sur les navires, il y a 40 à 50 ans, tout le monde à bord était capable de pratiquer le bouche à bouche et le massage cardiaque. En cas d’urgence, sans médecin à bord, c’est le commandant qui faisait par la force des choses office de chirurgien pour, par exemple, opérer une appendicite, guide en mains avec assistance téléphonique. Question de survie.

     

    Facile de se renseigner pour une formation, souvent gratuite ou à participation symbolique, et toujours bien faite. Certains iront peut-être plus loin, devenant secouristes ?

     

    Mieux vaut savoir que laisser périr par ignorance ou périr soi-même en raison de l’ignorance de son entourage. Un massage cardiaque pour relancer le cœur c’est simple à faire sans défibrillateur - au sommet d’une montagne – ou  à l’aide de cet auxiliaire - en centre urbain équipé. C'et à vous les plus jeunes, toujours disposés à acquérir des connaissances qui servent.Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo André Santini, un promoteur des défibrillateurs)