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aliments

  • Bruno Le Maire : Nourrir la Planète

    bruno le maire,alimentsBruno Le Maire a fait au mieux pour l’agriculture française au niveau de l’Europe et de sa PAC - Politique Agricole Commune.

    En écho au Salon de l’Agriculture 2012, il est intéressant d’entendre cet homme, ministre depuis juin 2009 de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire, d’écouter son propos par le livre Nourrir la planète paru en novembre 2011 aux éditions Le Cherche Midi.

     

    Lors d’entretiens avec Véronique Auger, Bruno Le Maire situe la France par rapport à l’Europe et au monde (pages 11 à 72) ; Puis il questionne « Bien manger mais à quel prix ? » (pages 73-132) et traite la question de la sécurité sanitaire des aliments (pages 133-164).

     

    Pour 17 euros, ce livre est une base pour les jours à venir.

    Aussi, les jeunes, empruntez-le, faites-le acheter par votre CDI pour les lycéens. Lisez-le, méditez-le, exercez votre sens critique.

     

    On est en capacité aujourd’hui de nourrir tous les terriens de la planète, on le sait.

    Par ailleurs, en tant que consommateur, il est possible de peser dans les choix relatifs à la politique agricole par les achats que nous faisons. Choisir pour se nourrir des produits de proximité, choisir des produits de saison est un acte important à différents niveaux et pour la bonne santé de la terre trop souvent négligée. Si, par circonstance, on dispose d’un jardin à cultiver, il est possible d’en déguste les produits au plus près de leur cueillette, fraîcheur garantie ! Ces produits là sont particulièrement bons, et pour la santé et pour le plaisir de les avoir cultivés de ses mains. Si, en ville, on dispose d’un balcon, on peut l’employer au mieux pour ses plantes préférées.

     

    Se nourrir. Comment se nourrir ? Une réflexion importante à conduire pour cet acte pratiqué partout, au quotidien quand c’est possible.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

     

  • Agriculture Biologique

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Fleur09.07.07 003.jpgUn autre regard sur l'agriculture dite biologique.

     

    Un regard intéressant.

     

    Un peu embrouillé, peut-être. Mais chaque lecteur intéressé devrait s'y retrouver.

     

    Sur C dans l'Air, encore visible l'émission s'étant déroulée le vendredi 14 août 2009.

     

    Je ne prends pas un abonnement. Je signale. Simplement.

     

    Si Thierry Guerrier - qui assure tout l'été - est parfois un peu étonné, je pense qu'il n'en sera rien pour vous, n'ayant pas l'émission à conduire. Et disposant peut-être aussi de davantage de bases scientifiques.

     

    Bonne découverte ! 

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr -(photos archives personnelles: groseilles du balcon, biologiques) 

     

     

     

  • Marie-Thérèse DUPE:aide alimentaire

    De l'aide alimentaire à l'éducation nutritionnelle: l'écoute avant tout !

    Marie-Thérèse Dupé est une diététicienne humaine et très compétente qui a toujours oeuvré avec le plus grand bon sens tout au long de sa carrière. Elle était déjà comme ça Marie-Thérèse quand nous travaillions ensemble à l'Ecole Nationale de Santé Publique de Rennes, moi en tant que médecin, assistante du Professeur Henri Dupin, lui-même très proche du Professeur Trémolières.

    Aussi je ne résiste pas à vous transmettre le résultat en 2007 d'années d'observation intelligente en pratique quotidienne, le regard de cette diététicienne signalant des erreurs répétées à satiété - qu'il sagisse du domaine de l'alimentaire ou de tout autre domaine. Erreurs rarement prises en compte et que l'intervention de Melle Dupé à l'occasion des Journées de l'Association des Diététiciens(nes) de Langue Française (ADLF) à Marseille en juin 2007 (www.adlf.org) permet de mettre bien en avant pour qu'il en soit tiré profit. En toute humilité ! Je précise que l'intervenante travaille à la DDASS (Direction Déparmentale des Affaires Sanitaires et Sociales) de Nantes et peut être jointe, bien plus facilement que par téléphone, à l'adresse ci-après: marie-therese.dupe@sante.gouv.fr  

    Pour cette diététicienne avisée, il est essentiel pour les professionnels de mieux connaître les personnes en difficulté et de connaître leurs vrais besoins afin d'établir la confiance indispensable si l'on souhaite apporter une aide nutritionnelle en même temps qu'une aide alimentaire. 

    Voici l'entretien avec Marie-Thérèse Dupé, dans le cadre de son intervention à Marseille.

    "L'aide alimentaire peut-elle se suffire à elle-même ?

    Dans le cadre de mes fonctions, je côtoie des diététiciennes, des conseillères en économie sociale et familiale, des psychologues qui travaillent auprès des personnes en difficultés. Au vu des actions sur le terrain, des interviews et d'un certain nombre d'études, j'observe que l'aide alimentaire n'est pas suffisemment accompagnée d'éducation nutrionnelle. Cette lacune tient à l'histoire même de l'aide alimentaire qui devait n'être que provisoire mais qui perdure. Les bénévoles n'ont donc pas été préparés à donner des conseils dans le domaine de l'alimentation. Ils ne  disposent ni du temps ni des moyens nécessaires. Par ailleurs, ils soulignent que les personnes en précarité n'abordent pas d'elles-mêmes la question. Je me suis demandée comment intervenir auprès de ces populations et répondre de façon adaptée à leurs besoins.

    La priorité est de comprendre les personnes confrontées à la pauvreté. Les professionnels sont-ils formés à cette écoute ?

    La grande question à se poser est de savoir qui est en face de nous. Je souhaitais effectivement interpeller sur ce point les diététiciennes à Marseille. Beaucoup n'interviennent pas auprès des personnes en difficultés car on ne le leur demande pas. D'autres agissent mais n'adaptent pas leur discours. Certaines, enfin, évoluent et c'est encourageant. Plus largement, je pense que les professionnels de l'alimentation, les diététiciennes et les animateurs ne collaborent pas assez.

    L'image des professionnels n'est pas toujours ce qu'elle devrait être. Quelles sont, selon vous, les points à améliorer ?

    J'ai assisté à un certain nombre d'ateliers alimentation dans lesquels les intervenants ne laissent pas suffisamment la parole aux participants. Nous avons beaucoup à apprendre des personnes qui viennent aux ateliers et devons tirer parti de ce qu'elles nous disent pour mettre en valeur leurs compétences. Les reconnaître, c'est leur reconnaître un savoir de vie et d'expérience. 

    Une recherche expérimentale originale menée pendant deux ans par des universitaires et des membres du mouvement ATD Quart-Monde a réuni des personnes en grande pauvreté et des volontaires permanents. Il en ressort que les populations défavorisées ont des représentations négatives des professionnels, renforcées par un vécu souvent difficile. Nous devons nous interroger sur le bien fondé de ces critiques. Il ne sert à rien de délivrer un discours empirique sur les glucides, protides et lipides, des notions techniques basées sur nos façons de vivre difficiles à mettre en oeuvre par le public, quel qu'il soit d'ailleurs.

    Loin de moi l'idée de généraliser.Certains parviennent à faire passer les messages nutritionnels. Il faut garder à l'esprit qu'il est long et difficile de changer des habitudes. 

    Les personnes défavorisées hésitent à confier leurs difficultés. Comment les mettre en confiance ?

    Il ne s'agit pas de faire parler mais de donner la parole, d'écouter, de prêter l'oreille aux échanges entre participants, de créer un climat convivial et de bâtir un projet ensemble pour que la parole puisse se libérer. A travers des activités (sorties, marchés), les façons de vivre transparaissent alors qu'une séance trop théorique peut enfermer les femmes dans un carcan. Nous devons abandonner nos schémas de pensée et nous ouvrir aux autres. 

    Connaître l'autre, c'est aussi savoir s'il dispose d'un congélateur, d'un appareil de cuisson, ou même d'une table pour préparer ses repas. Si tel n'est pas le cas, on comprend mieux pourquoi il se nourrit de plats tout préparés qui apportent au moins un peu de viande et on évitera de donner des plats surgelés."

    L'interview de Marie-Thérèse Dupé est paru dans le n° 40  d'Alimentation,Société et Précarité, janvier 2008. Cette revue trimestrielle, éditée par le CERIN, Centre de Recherche et d'Information Nutrionnelles (www.cerin.org), est destinée aux professionnels et bénévoles impliqués dans la prise en charge et l'aide alimentaire aux populations démunies.               

    Moins de 18 ans ou plus sachons créer la confiance en ayant présent à l'esprit 3 notions:

    * connaître n'est pas s'immiscer dans les familles mais simplement les comprendre,

    * connaître les difficutés vécues permet de comprendre une non motivation,

    * donner la parole et écouter permet d'orienter vers ce qui est le plus profitable d'abord pour les familles concernées.  

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr