23.09.2009
Jean-Luc Romero: liberté jusqu'au bout
La mort dans la dignité est une des préoccupations de Jean-Luc Romero, actuel Président de l'ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
Ce jour 23 septembre 2009 Jean-Luc dédicace de 18h00 à 20h30 à Paris, librairie La Belle Hortense 31, rue Vieille-du-Temple 4ème, l'ouvrage qu'il consacre à cette liberté ultime: celle de mourir dans la dignité.
Publié chez Florent Massot cet ouvrage est intitulé "Les voleurs de liberté".
1ère Dédicace des "Voleurs de Liberté" à Paris
1ère dédicace du livre coup de gueule, Les Voleurs de Liberté de Jean-Luc Romero à Paris| Organisateur : | Jean-Luc Romero |
| Type : | |
| Réseau : | Mondial |
| Date : | mercredi 23 septembre 2009 |
| Heure : | 18:00 - 20:30 |
| Lieu : | librairie La Belle Hortense |
| Adresse : | 31, rue Vieille-du-Temple |
Description
Jean-Luc Romero
Président de l’ADMD
dédicacera son nouveau livre
LES VOLEURS DE LIBERTE
« J’ai choisi de mourir dans la dignité »
Publié chez Florent Massot
Les voleurs de liberté : une loi de liberté sur la fin de vie pour tous les français!, Jean-Luc Rome
10:21 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc romero, admd, mort, dignité
24.11.2008
Dignité jusqu'en fin de vie !
Sur la page intitulée "index thèmes blog" vous disposez d'une récapitulation de l'essentiel des sujets traités avec les dates où les trouver. Le 24 novembre : 122 visites avec 311 pages consultées.
Une vie digne, tout le temps et autant que possible. Avec une sortie d'existence également digne. Un souhait auquel chacun adhère. Evidemment. Des dérives à propos de cette dignité ? on en connaît tous. Et Jean-Luc Romero,
un ami au grand coeur, se démène selon sa conscience en tant que Président de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) pour que la dignité puisse être présente autour du dernier souffle. Je présente ici l'Edito de Jean-Luc publié lors de la 1 ère journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre dernier. dans une édition spéciale du Journal de l'ADMD. J'y joins 2 exemples concrets et quelques noms bien connus du Comité de parrainage.
La parole de Jean-Luc Romero:
"Une journée mondiale, pour quoi faire ?
A l'initiative de l'ADMD, le 2 novembre a été déclaré Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Cette date, très symbolique, permet à chacun, à sa façon, au cours de manifestations publiques ou par une pensée très personnelle, de rapppeler la mémoire d'un être cher parti dans d'inutiles souffrances. Dans toute la France mais aussi dans tous les pays du monde où existent des associations comme la nôtre (il en existe 44), des manifestations, ce dimanche 2 novembre 008, inaugurent cette journée.
Pourquoi nous militons
Vincent Humbert, Maïa Simon, Chantal Sébire, Rémy Salvat...Ces noms sont sortis de l'anonymat pour nous dire combien la mort, en France, est un sujet qui est mal traité.
En effet, quelle solution pour notre fin de vie ? Les moyens alloués aux soins palliatifs sont notoirement insuffisants puisque 15% seulement des personnes qui en ont besoin peuvent y accéder. Les 85% qui n'y ont pas accès sont accueillies dans des structures inadaptées à la prise en charge de la fin de vie. Il en résulte des douleurs insupportables, une détresse indescriptible du patient et de ceux qui l'aiment, des tragédies absurdes. Cela ne doit plus durer !
Aujourd'hui, près de 46000 Françaises et Français de tous les âges, de tous les milieux et de tout le territoire ont rejoint l'ADMD pour dire au Gouvernement qu'il faut accorder, comme cela se fait déjà en Belgique, aux Pays-Bas, et bientôt au Luxembourg, le choix de nos condiions de fin de vie.
Cela veut dire que le jour où la maladie se fera trop pesante et les souffrances insupportables, une loi, telle que réclame l'ADMD depuis sa création en 1980, devra nous offrir le choix:
. Le choix ppoiur ceux qui le veulent de vivre leurs souffrances jusqu'au bout,
. Le choix d'accéder aux unités de soins palliatifs, réservées aujourd'hui à seulement 15% de ceux qui en ont besoin,
. Le choix d'obtenir une aide active à mourir.
L'aide active à mourir consiste à recevoir, pour ceux qui le désirent et en ont exprimé clairement le souhait, les moyens de finir sa vie avant que les douleurs ou la trop grande dépendance ne soient insupportables, au moment et dans les conditions désirées. "
2 exemples concrets: Le premier parce que nous ne voulons plus de cela : Melle S. de Paris: "Ma mère est atteinte d'un cancer du pancréas; elle est en phase terminale; dans une unité absolument pas équipée pour soigner des personnes à la fin de leur vie. Elle souffre. La morphine ne réussit pas à la calmer. Ma mère a peur. Je suis impuissante face à cela. Elle demande que sa vie soit abrégée. Elle crie qu'elle n'a pas été toute sa vie indéendante, nomade domme elle dit, pour finir alité et être aidée comme une enfant pour prendre sa douche. " Le second parce que nous voulons finir ainsi: Mme K., de Bruxelles: "Mon mari, au bout du rouleau, rongé par la maladie, a obtenu de pouvoir bénéficier d'une euthanasie, à l'hôpital de E., à Bruxelles. Nous sommes arrivés le matin, lui et moi, nous tenant par la main. Il était serein, j'avais confiance. Il est parti sans souffrance, le sourire aux lèvres, sachant que nous nous retrouverons. Il est mort comme il a vécu: maître de lui-même. "
Quelques noms du Comité de parrainage: François de Closets, Régine Desforges, Noël Mamère, Paul Lombard, Mireille Dumas, Michel Rocard, Michel Onfray, Benoite Groult, Hélène Cixous, etc...
Ceux et celles qui sont intéressés par l'ADMD trouveront toutes les informations via les coordonnées jointes: ADMD 50, rue de Chabrol, 75010 PARIS, Tél (services administratifs)01 48 00 04 16. Tél permanences (tous les jours de 14 h à 17 h): 01 48 00 04 92. Fax: 01 48 00 05 72. Courriel: infos@admd.net . Site: www.admd.net Blog: www.admdblog.fr.
Vous pouvez aussi allez voir sur ce blog le billet du 8.11.08: "ADMD ? Romero, Poisson, Mazetier, Fabius".
Les moins de 18 ans et au-delà, voilà une information intéressante pour tous à propos d'un sujet très général. Ceux qui ont des idées n'hésitez pas à les communiquer.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché: Jean-Luc ROMERO, président de l'ADMD)
18:13 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant, Euthanasie,ADMD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : j-l romero, euthanasie, admd, dignité, droits
08.11.2008
ADMD ? Romero,Poisson,Mazetier,Fabius
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 9 novembre 2008 : 115 visites avec 236 pages consultées
Fin de vie ? ou vie devenue quasi impossible ?
Dimanche 2 novembre 2008 Place du Trocadéro beaucoup de monde pour une 1 ère manifestation publique de l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) www.admd.fr autour de
Jean-Luc ROMERO, son Président.
Pour éclairer sur cet événement, des interviews. Celui de 2 jumeaux du Val d’Oise atteints de mucoviscidose et disposant seulement de 30% de capacité respiratoire – autrement dit à la recherche de leur souffle – et qui se déclarent fatigués, épuisés par les séances de kinésithérapie. A l’horizon pas de greffe rapide, faute de donneurs ou d’autre moyen. Les écoutant, je ne peux pas m’empêcher de penser à Grégory Le Marchal et sa voix d’ange.
Autre lieu très différent : l’Institut Jeanne Garnier où est interrogée une femme en phase terminale de cancer. Arrêter plus tôt une vie de douleur qui de toute façon s’achève bientôt ? Pourquoi pas dit-elle ?
Hors ces interviews diffusés à la télé un jeune ami évoque le cas de Vincent Humbert qui n’était pas en fin de vie me fait-il remarquer. Ce qui est exact. Etait en cause ici la qualité de la vie de Vincent dont le cerveau fonctionnait à plein dans un corps quasi immobile.
Là me vient à l’esprit la mise au point récente d’un prototype qui sera complètement au point dans 2 ans, fruit d’une dizaine d’années de recherches : un exo squelette. C’est tout simple. Il s’agit d’une sorte de coque mobile – bien sûr animée par l’électronique nécessaire – qui va permettre au paralysé de se lever et de marcher. Tout comme dans l’évangile avec « Lève-toi et marche ! ». Alors j’imagine Vincent debout…
Chantal Sébire ? Là on était aux prises avec une douleur locale constante, invincible comme certaines douleurs chroniques, mais ici envahissante en raison de son extension inexorable. Invivable en quelque sorte pour Chantal si j’ai bien compris.
En parallèle surgir en mémoire un stage en dermatologie à Nantes où j’étais alors en Faculté de Médecine avec un papa rongé par un cancer au niveau de la face, condamné à terme par la médecine en son état d’alors et qui acceptait une ablation/reconstruction osseuse lourde d’une quasi moitié du visage. Pourquoi ? Pour vivre 2 ans de plus et travailler afin de mener son fils de 13 ans un peu plus avant dans la vie.
En dermatologie, trop souvent, une rencontre avec des cas individuels douloureux. La maman dont le nourrisson ayant eu les jeunes doigts brûlés par la chute d’une casserole d’eau bouillante devait-elle stopper là la vie d’un fils à la qualité de vie irrémédiablement compromise ? La vue de ces doigts fichus était plus que tristement désolante !
La journée de l’ADMD a donné lieu à un échange sur la 3 entre Jean-Luc ROMERO
Conseiller Régional UMP et le député des Yvelines monsieur POISSON. A cette occasion c’est un chiffre de 10 000 euthanasies non demandées par an en France qui est avancé, pratiquées en total silence, en totale impunité et contre l’avis des intéressés qui n’ont rien demandés de tel ! La divergence entre les deux hommes se situe au niveau de la loi, le député des Yvelines ne voyant pas la nécessité de légiférer encore alors que Jean-Luc Romero, au contraire, insiste sur la nécessité d’une nouveau texte qui offrirait l’accès à une mort douce et digne pour ceux qui le souhaitent. Jean-Luc s’appuie sur l’exemple des pays européens voisins où l’euthanasie est devenue possible sans être hors la loi.
Les jumeaux val d’oisiens touchés par la mucoviscidose appellent de leurs vœux une telle loi car, explique l’un d’eux, savoir que l’on peut faire appel à une euthanasie légale pour en finir si cela devient un jour trop intolérable décuple les forces engagées pour se battre contre la maladie. Argument recevable. En se rappelant que ces jumeaux n’auraient guère passés l’âge de 10 ans s’ils avaient vécus dans les années 1970.
Le débat reste ouvert.
Quelques jours avant mon jeune ami de 20 ans, un quadragénaire vieux catholique m'avait fait part de la divergence entre sa foi de chrétien et donner la mort pour assurer une fin de vie dans la dignité.
D’où un retour aux questions : qu’est-ce que la fin de vie ? et quand se situe-t-elle ?
Je comprends
Jean-Luc Romero dans sa réflexion sur la fin de vie permise par la loi Léonetti et qui semble une mesure quelque part inachevée ou mal ficelée. Est en effet proposée une sédation intense active accompagnée d’une action passive martyrisante par l’absence d’eau et de nourriture. On abrutit de sédatifs en laissant mourir de faim et surtout de soif sur plusieurs jours ; une action de bourreau où la mort en théorie douce et digne est transformée en une mort torturante et à petit feu, sans douceur ni dignité. Intolérable, j’en suis d’accord.
Jean-Luc Romero répète qu’il est cruel de livrer une personne à une telle agonie. Il dénonce cela comme un comportement d’assassin en quelque sorte. Qui prétendrait le contraire ? Le ferait-on pour un animal ? Non ! les sociétés de protection des animaux s’empresseraient de dénoncer très justement cette sorte de pratique !
Face à toutes ces données qui débordent la fin de vie et la mort digne il est légitime que les confrères médecins soient partagés entre des portés sur la compassion à l’écoute des personnes souffrantes qu’il est impossible de ne pas entendre et des tenants de la vie à maintenir à tout prix même quand le souhait de la personne concernée est différent.
Quels éléments apporter à cette réflexion ?
Quand la personne a exprimé sa volonté, qu’il s’agisse de tirer sa révérence ou de continuer à vivre, pourquoi la décision finale ne lui revient-elle pas ? plutôt que d’être un choix médical ?
J’avais assisté il y a quleque temps à un débat où étaient présents 3 personnes : Sandrine Mazetier, Laurent Fabius et Jean-Luc Romero. Face à un public de plus de 100 personnes, Sandrine Mazetier, élue pour la 1 ère fois en 2007 député socialiste du 12 ème, conduisait un débat intéressant où ces 3 leaders étaient d’accord pour aller plus loin dans la recherche d’une solution. Tous 3 s’appuyaient sur les exemples de nos voisins géographiques pour proposer des dispositions plus larges quant à la fin de vie.
Qu’il s’agisse de fin de vie ou de début de vie, on touche là à des domaines sensibles où s’entrechoquent pêle-mêle de l’émotion, de la raison, le parcours individuel de chacun, du philosophique, du religieux, de l’histoire, du légal, etc…
En conséquence rien n’est simple.
A côté du cas de Vincent Humbert, de celui de Chantal Sébire, on peut en ajouter d’autres. Celui de ce fils mort après les mille souffrances liées à la sédation sans eau des dispositions Leonetti actuelles. Et dans un autre domaine, celui de la leucémie, la fin de ce garçon de moins de 18 ans qui après des années de combat et de remise en place d’une assistance respiratoire qu’il lui arrivait de débrancher s’est trouvé un jour à faire la même manœuvre que, cette fois, personne n’a contrée – famille et soignants; tout s’est donc arrêté pour ce jeune dont l’état se dégradait de jour en jour.
En matière de traitement de la douleur, la France a été longtemps lanterne rouge. Scandaleusement, la douleur était traitée comme négligeable chez les autres, à commencer par les jeunes enfants. C’est moins mal maintenant. Toutefois, toutes les douleurs pouvant subvenir ne semblent pas pouvoir systématiquement être terrassées systématiquement par des soins appropriés. Sachant qu’à douleur égale une personne peut continuer à vivre sans se poser de question et une autre estimer cela insupportable à poursuivre.
Qu’elle est alors la marge de liberté dont dispose une telle personne souffrante et consciente qui souhaiterait mettre un point final à sa vie ?
Plutôt que de réserver la décision au corps médical ou à l’intime conviction d’un juge ou encore au vote d’un comité d’éthique ou de justice, pourquoi ce choix ne resterait-il pas celui de la personne concernée, mineur compris comme dans le cas de la leucémie relatée plus haut, Janus K …pensait que le respect de l’enfant devait aller jusqu’au droit de choisir de ce côté-là.
J’avoue ne pas être allée regarder de plus près les démarches de pensée par lesquelles les pays mitoyens ont opté pour l’euthanasie. L’information grand public en France me semble manquer dans ce domaine ainsi que des exemples concrets actuels dans l’un ou l’autre de ces pays.
Qu’en dites-vous ?
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : débat ADMD avec de gauche à droite Jean-Luc Romero, Sandrine Mazetier et Laurent Fabius)
15:24 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : admd, jl romero, s mazetier, l fabius, poisson
05.11.2008
ADMD: Mourir dans la dignité
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 5: 111 visites avec 225 pages consultées
Je vous ai indiqué sur ce blog qu’un Congrès de la Fédération Mondiale pour le Droit de Mourir dans la Dignité se déroulait du 30 Octobre au 2 Novembre 2008 à Paris, les informations à ce sujet étant visibles sur www.admd.fr
Le 2 novembre c’était une réunion Place du Trocadéro autour de Jean-Luc ROMERO, Président de l’ADMD.
«Nous avons choisi cette date du 2 novembre parce que c'est le jour des morts et que la mort n'appartient à personne, et pas spécialement à l'Eglise", a lancé Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et conseiller régional d'Ile-de-France. Puis il a poursuivi devant un public nombreux.
Un communiqué du 2 novembre 2008 a relaté comme suit cette manifestation :
" 1ère Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité : grand succès populaire sous le soleil
Le ciel serait-il avec nous ?
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), a lancé ce matin la 1ère Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, sous un beau soleil d’automne, sur le parvis des Droits-de-l’Homme du Trocadéro, à Paris.
Devant plus de 700 personnes rassemblées à l’appel des délégations d’Île-de-France de l’ADMD, en présence de nombreux représentants des associations sœurs de 24 pays dans le monde, dont le tout nouveau président de la fédération mondiale (M. Mendoza, Colombie) et la présidente de la fédération européenne (Mme Elke Baezner, Suisse), en présence de parlementaires français et étrangers, en présence de nombreux artistes et intellectuels (Noëlle Chatelet, Stone, Piem, Benoite Groult, …), Jean-Luc Romero a demandé solennellement l’ouverture d’un débat national sur la fin de vie et s’est déclaré très en colère devant les résultats pressentis de la mission parlementaire conduite par Jean Leonetti qui, selon lui, va accoucher d’une souris.
Plus de 500 écharpes aux couleurs de l’ADMD avaient été distribuées, que les participants brandissaient, ainsi que plus de 600 drapeaux aux couleurs des 44 associations qui, dans le monde, réclament une loi pour obtenir l’ultime liberté.
Simultanément, 34 manifestations étaient organisées dans les principales villes de France, avec des plantations d’arbre (Besançon, Lyon, …), des lectures publiques (Bordeaux, Montpellier,…), des distributions de tracts et des réunions (Nantes, …) ou des lâchés de ballons (Toulouse, …).
Après les polémiques de ces derniers jours, entretenues par les opposants à cette loi de liberté, Jean-Luc Romero, sous un ciel dégagé, a déclaré : « Le ciel est avec nous ! »
La presse était bien présente et a interviewé, outre Jean-Luc Romero, le chargé de la Communication de l’ADMD, Frédéric Latour, ici interviewé par Robert Alaux.
Les 3 sites ci-après peuvent être consultés :
www.ultimeliberteparis2008.fr, http://www.admdblog.fr, et aussi : ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité = www.admd.net
Les jeunes sont présents au sein de l’ADMD - 'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. Pourquoi des jeunes à l’ADMD ? « Justement, c'est parce que nous sommes jeunes qu'on doit penser MAINTENANT à faire voter une loi pour la liberté pour tous de choisir sa fin de vie.
Forte aujourd'hui de plus de 45 000 membres, l'ADMD, association régie par la loi du 1er juillet 1901, a été créée par annonce au Journal Officiel du 5-6 mai 1980 et actuellement sous la présidence de Jean-Luc ROMERO.
"Depuis 27 ans, l’ADMD se bat pour que ces personnes soient considérées comme des citoyens libres et responsables dont la volonté doit être respectée. Ainsi, persiste-t-elle à oeuvrer pour, qu’à l’exemple des Pays-Bas et de la Belgique, soit votée au pays des droits de l’Homme une loi enfin humaine venant encadrer la pratique de l’aide active à mourir et réglementant ses conditions d’exercice et de contrôle."
Quelques commentaires à propos de cette manifestation du dimanche 2 novembre:
= Rodolphe de Suisse : «En tant que Suisse, nous avons la chance d'avoir déjà ce droit de mourir dans la dignité, bien évidemment très encadré par la loi. Je m'étonne encore qu'en France vous ne l'aviez pas encore.
Le droit à une mort digne devrait être dans toutes les constitutions. Nous avons le droit de vivre, pourquoi pas le droit de mourir, On nous choisi déjà notre vie, notre venu au monde. Nous, tout être humain, doit pouvoir avec le droit de choisir de mourir si nous ne pouvons plus rien faire (je parle de maladie grave, douloureuse, etc...)
Bonne chance pour votre combat. »
= Christophe Michel : Plus de 250 congressistes, délégués de 24 pays, travaillent en ce moment. Débats, prises de position, témoignages se succèdent. Un grand moment !
Nous vous rappelons notre rassemblement du dimanche 2 novembre à 11h15. Esplanade des Droits de l'Homme au TROCADERO. La presse, nombreuse au Congrès, annonce une large ouverture de notre rassemblement - tant presse écrite que radio et télévision
Nous vous attendons, le plus nombreux possible, pour montrer notre détermination à faire reconnaître le droit à mourir dans la dignité
Notre ultime LIBERTE
Jean-Luc Romero et les délégués d'Ile-de-France
Pendant le congrès mondial, retrouvez les interventions écrites, les photos et interviews, articles de presse sur : www.admdblog.fr
Les Jeunes de l'ADMD !
= Anne-Marie E. : « le 24 octobre 2008 à 07:58. Bravo à tous ces jeunes de l'ADMD !Nous serons tous là , le 2 novembre au trocadéro , personnellement , mon petit fils de 12 ans sera à mes côtés ! »
Voilà les moins de 18 ans et les plus à l’état civil.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo du Chargé de la Communication de l’ADMD, Frédéric Latour, interviewé par Robert Alaux le 2 novembre sur l’Esplanade du Trocadéro)
00:00 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : admd, jl romero, f latour, c michel
30.10.2008
Jean-Luc ROMERO : ADMD vendredi 31.10.08
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Certains d’entre vous connaissent l’ADMD – Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité – dont
Jean-Luc Romero, conseiller Régional d’Ile de France, est le Président. Il fait tout son possible pour accéder au vœu d’une majorité des français et obtenir une ouverture d’esprit plus grande pour des hommes ou des femmes qui souhaiteraient « partir » dans la dignité.
Il semble qu’actuellement les dispositions prévues ne soient pas suffisantes pour cela. Et la France va bientôt rester isolée à côté de pays limitrophes qui ont regardé avec compassion la demande de certains de leurs concitoyens.
Chacun a sa conscience pour cette sorte de choix. Et c’est par souci d’information que je vous donne l’information jointe.
INVITATION
REUNION PUBLIQUE A L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS
A l’occasion du 17ème Congrès mondial des associations pour le droit de mourir dans la dignité
le Conseil d’administration de l’ADMD et les délégués de la région Ile-de-France
ont le plaisir de vous inviter à une réunion publique
Vendredi 31 octobre 2008, à 19h00 précises
(ouverture des portes à 18h45 – accès dans la limite des places disponibles – copie du courriel et pièce d’identité demandées)
Hôtel de Ville de Paris – Salle des Fêtes – 3, rue de Lobau – Paris 4ème – M° Hôtel de Ville
*********************
Nous vous rappelons notre Rassemblement qui se tiendra sur le Parvis des Droits-de-l’Homme du Trocadéro ( Paris 16ème)
Dimanche 2 novembre 2008, à 11h15
Ce sera l’occasion, vous le savez, de rappeler notre combat en faveur de notre ultime liberté et de témoigner notre souvenir à celles et ceux que nous aimons et qui sont partis dans des souffrances qu’ils voulaient éviter et qui leur ont été imposées.
Pour information, donc. Voire participation pour ceux et celles qui souhaitent en savoir plus.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: Jean-Luc Romero)
15:21 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jl romero, admd, mort, dignité
13.10.2008
Euthanasie: Dati opposée à Romero
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci
Etat actuel quant à l’euthanasie ou encore état des lieux en face de Rachida Dati de l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) dont Jean-Luc Romero est le Président. Information relayée par www.20minutes.fr le 9 octobre.
« Dati et Romero s'affrontent sur l'euthanasie
Etienne Ansotte AFP/Archives ¦ en illustration: Un kit pour les médecins belges contenant les traitements nécessaires à une euthanasie à domicile
Pour Rachida Dati, ministre de la Justice, il n’est pas souhaitable de modifier la loi sur la fin de vie. Lors de son audition devant la mission d'évaluation de la loi Leonetti mercredi, elle a préféré envisager un traitement au cas par cas des situations les plus difficiles.
«Un irresponsable majeur»
«Si l'application de la loi pose un problème, c'est au juge de discerner les variantes et les exceptions», a-t-elle affirmé en référence à l’affaire Chantal Sébire qui avait relancé la polémique sur l’euthanasie en mars dernier.
Pour Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), cette déclaration montre surtout la volonté de la ministre de «mettre les patients sous la tutelle des juges, comme si la personne qui souffre devenait un irresponsable majeur».
La mission «s’apprête à accoucher d’une souris»
Partisan d’une réforme de la loi Leonetti, Jean-Luc Romero demande au gouvernement de «légiférer en faveur d'une loi de liberté comprenant un vaste plan de réforme des soins palliatifs, aujourd'hui inaccessibles à la grande majorité des Français (...), et un volet légalisant l'euthanasie.»
Dans un communiqué de presse, l’association déclare craindre que la mission d'évaluation en cours depuis le 16 avril dernier «s'apprête à accoucher d'une souris». Le rapport doit être rendu à la mi-novembre. »
A suivre donc, les jeunes. Le sujet est lourd. Chacun est libre.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
11:24 Publié dans Euthanasie,ADMD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rachida dati, j l romero, euthanasie, admd
24.09.2008
Jean-Luc Romero révèle sa séropositivité
Jean-Luc Romero est un ami courageux. Non seulement quand il a osé dire sa séropositivité étant alors le 1er homme politique à parler publiquement de cet état de choses. Mais tout au long de sa vie où il a fait avancer dans le bon sens des dispositions utiles à bien d 'autres non séropositifs. Et il continue. Sa vitalité est réconfortante ainsi que son humanité. Il vient de publier l'article qui suit.
"En 1987, j’apprends ma séropositivité au retour d’un voyage en Afrique du Sud. J’ai 28 ans, le monde s’écroule.
Les années qui suivirent, je me suis engagé sur énormément de fronts, tant politiques qu’associatifs. Je me suis littéralement noyé dans le travail.
En quelques lignes, j’ai d’abord été assistant parlementaire, puis secrétaire national de l’UMP et du Parti radical. J’ai également été élu Conseiller municipal de Bobigny de 1989 à 2001 et membre du Conseil Régional d’Ile de France depuis 1998.
En 1995, je fonde et préside Elus Locaux contre le Sida (ELCS) et en 2004, je crée le parti « Aujourd’hui, Autrement » dont je suis toujours le Président d’honneur.
Je suis également vice-Président du CRIPS Ile-de-France depuis 1998 et Président bénévole d’ADMD, association pour le droit à mourir dans la dignité depuis juin 2007.
En 2002, je suis donc séropositif depuis 15 ans.
Plus les années passent et plus je m’engage dans la lutte -les luttes devrais-je plutôt dire- contre le sida et toutes les discriminations inhérentes à cette maladie.
Au fil des ans, je sens croître en moi la volonté de mettre mes actes en conformité avec mes mots. En effet, je ne cesse de me battre pour améliorer la vie des séropositifs, je n’arrête pas de dire que ce n’est pas une maladie honteuse dont il ne faudrait surtout pas faire un tabou. Mais moi je ne parle pas, je ne donne pas l’exemple, je garde pour moi ce lourd secret qui me pèse chaque jour davantage. Je sens donc qu’il est temps que je m’exprime, cela devient fondamental, je ne peux plus vivre dans cette duplicité-là. J’ai besoin de donner -encore plus- de crédit à mon discours.
La plupart de mes amis m’en dissuade. Ils disent que je risque beaucoup, notamment sur un plan politique. On me conseille donc de me taire si je ne veux pas être lâché voire lynché…
Il faut dire qu’aucune personnalité politique n’a encore jamais fait une telle annonce. Dire aussi qu’à l’époque le sida, hélas, commençait déjà à « passer de mode ». Les médias comme les politiques n’en faisaient plus une priorité. Ainsi donc, on ne parlait plus beaucoup de souffrance, d’exclusion, de solitude, de précarité ni même de mort. Non, ce qu’on mettait surtout en avant, c’était la réussite des thérapies, traitements qui tendaient à faire croire qu’on pouvait désormais bien vivre avec le sida. Le résultat de ces discours ne se fit pas attendre : relâchement des comportements et hausse sensible des contaminations.
C’est donc un ensemble de paramètres qui va m’amener à révéler publiquement ma séropositivité : besoin de soulager ma conscience, d’être en adéquation avec mes convictions et volonté de témoigner de manière retentissante pour alerter l’opinion publique sur les nombreuses difficultés auxquelles on est quotidiennement confronté lorsqu’on est séropositif ou malade. Ce qui n’est pas du tout la même chose puisque je rappelle qu’on n’est pas malade lorsqu’on est séropositif : on porte le virus en soi sans que la maladie ne se soit déclarée.
La révélation de ma séropositivité se passera de la manière suivante :
L’association AIDES organise une réunion à la cité de la Villette autour du thème des personnes vivant avec le virus du sida. Je suis convié à cette réunion, Simone Veil aussi, et je suis très heureux qu’elle soit à mes côtés lorsque je vais révéler à l’assistance ma séropositivité. C’est très important qu’une telle personnalité dotée de cette aura-là soit avec moi en ce jour si particulier.
Ce fut un moment très fort et vraiment violent d’enfin réussir à lâcher cette « bombe ».
Je dus réunir toutes mes forces et tout mon courage pour oser parler devant cette salle bondée. Mais je l’ai fait, j’y suis parvenu. Je me souviens que le contrecoup fut si fort qu’après, tout seul dans le fond de la salle, je me mis à pleurer, à sangloter longuement. Par mes larmes je libérais quinze ans de silence.
Conjointement au colloque d’AIDES, sortira mon livre « Virus de vie », livre retraçant mon parcours. J’enverrais l’ouvrage à toute la classe politique mais comme attendu je n’aurais pratiquement aucun retour, à de rares exceptions près comme Bertrand Delanoë ou Alain Juppé. Pour le reste, RAS, on continue à faire comme si de rien n’était dans un silence aussi contrit et gêné…
En 2002, je fus le premier homme politique au monde à révéler sa séropositivité.
Depuis, je suis devenu une sorte d’étendard, de porte drapeau. Je le comprends bien sûr mais je le déplore tout de même car je me sens souvent un peu isolé dans ma démarche et dans les luttes qui sont les miennes.
En 2007, je vais décider de privilégier l’associatif et l’humanitaire.
Je reste et resterai un passionné de politique, certes. Mais de politique au sens noble et premier du terme. Tout le reste -les mesquineries, les coups bas, les batailles d’intérêt, les ego…- bref, ce qu’on pourrait appeler « la politique politicienne », non merci, je n’en veux plus, j’en ai largement fait le tour.
Je vais rentrer comme simple adhérent à l’ADMD -association pour le droit à mourir dans la dignité- avant d’en devenir le vice-Président puis le Président. L’ADMD compte aujourd’hui 46 000 membres.
Le lien entre le sida et l’ADMD est aussi logique qu’évident : Etre séropositif, c’est bien entendu penser à son avenir et s’inquiéter de la manière dont on pourra choisir de finir sa vie.
En ce sens, je crois qu’il faut proposer un vrai débat, une profonde réflexion sur la prise en charge de la fin de vie. Je milite pour qu’on puisse choisir la manière dont on veut mourir.
Je ne prône pas l’euthanasie envers et contre tout, je défends le choix, ce n’est pas la même chose.
A mon sens, il faudrait une loi républicaine et laïque dans notre pays, égalité et solidarité pour tous. Tenir compte de l’avis de chacun c’est respecter tout le monde. Il en va également d’une question de dignité fondamentale.
J’estime que la France est en retard sur ces problématiques-là. D’autres pays l’ont fait comme la Belgique et la Hollande. Même la très catholique Espagne a engagé un débat qui pourrait l’y conduire.
Et puis il ne faut pas être hypocrite, nous savons très bien que certains médecins ont déjà aidé de nombreux malades à partir en douceur. Ce n’est peut être pas une pratique courante, mais elle existe. Avec tous les risques qu’encourt le corps médical en bravant ainsi l’interdit.
Voilà pourquoi il faut que le débat ait lieu, un débat serein et dépassionné autant que faire se peut. C’est à mon sens une vraie question de société. Et une priorité.
L’ADMD a proposé un texte de loi qui a été envoyé à tous les parlementaires. Un tiers d’entre eux y a répondu favorablement.
Une mission menée par le député Léonetti est chargée d’évaluer cette loi sur la fin de vie. Elle rendra ses conclusions en novembre 2008.
Quant à nous, nous allons organiser la première journée mondiale pour le droit à mourir dans la dignité. Elle aura lieu à Paris, au Trocadéro, le 2 novembre 2008, avec des acteurs engagés venus du monde entier.
Que ce soit sur le front du sida ou de la prise en charge de la fin de vie, il faut continuer à se battre, à se mobiliser, toujours et encore.
C’est difficile, éprouvant, parfois un peu désespérant mais je pense que c’est le meilleur moyen de faire évoluer les mentalités.
Je crois en la mobilisation générale et en l’implication de chacun. Tous ensemble nous pouvons former une véritable chaîne de solidarité. Et c’est grâce à chaîne-là que nous réussirons à ouvrir les cœurs et les consciences.
Le discours pourra sembler quelque peu utopiste mais je ne pense pas qu’il le soit, bien au contraire. Tout ce que je vis chaque jour sur le terrain entouré de ceux qui se battent à mes côtés en atteste.
Et puis ces combats que je mène depuis tant d’années vont dans le sens de l’Histoire.
Tout autour de nous, les sociétés évoluent et s’humanisent. Pourquoi notre bonne vieille France resterait-elle à la traîne ? Les choses seront peut être plus longues et difficiles à obtenir mais nous y arriverons, j’en suis convaincu.
Il n’y a pas de fatalité. Ni par rapport au sida ni pour la prise en charge de la fin de vie.
Se battre, agir, communiquer, faire reculer l’ignorance, les peurs et les tabous…Il reste encore tant à faire. Sur certains sujets, nous avançons. Sur d’autres en revanche -je pense ici au quotidien des séropositifs et des malades- j’estime que la situation ne s’améliore pas du tout. Et ceci ne vaut pas que pour la France, non. Mais par exemple pour tous les pays qui refusent aux séropositifs le droit d’entrer sur leur territoire. C’est une honte, les êtres ne peuvent même plus s’aimer librement et construire leur vie comme ils le souhaiteraient. Même chose pour les compagnies d’assurance qui refusent d’assurer les séropositifs ou les banques qui ne veulent pas prêter d’argent. Comment vit-on dans une société dans laquelle on ne peut ni circuler librement ni construire son avenir ? Comme si la douleur de se savoir malade ou séropositif n’était déjà assez lourde à porter…
Il faut dénoncer tout cela. Et se battre pour essayer de faire évoluer les choses dans le bon sens. C’est en tous les cas le sens de ma vie.
Le sens de mes engagements de vie…"
Il avait tout pour s'écrouler, Jean-Luc ROMERO. Il a su faire face. Un exemple de courage pour tous . Moins de 18 ans et plus.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo jean-luc Romero)
11:08 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant, santé solidarité, Sida | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc romero, vih, séropositif, admd, politique
22.03.2008
Fin de Vie: c'est quoi ?
C. Sébire et Fin de vie ?
Conjonction des circonstances.
En ce samedi saint - pour les chrétiens la dépouille mortelle de Jésus, le Christ, est au fond d'un tombeau. 2 hommes, sous le coup de la fin stupide de cet homme qu'ils pensaient voir devenir un puissant roi terrestre, se retournent le coeur plein de tristesse vers leur village d'Emmaüs, peinés et porteurs d'espoirs déçus.
Tel est le fond culturel du côté des chrétiens de ce jour.
Une telle toile de fond ne dépareille pas l'actualité relative aux questions de fin de vie remises en vitrine lors de la campagne de sensibilisation lancée de facto par Chantal Sébire et relayée par l'ADMD (=Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), soutenue par le décès vraisemblablement fortuit de Chantal et relancée de plus belle par les témpoignages de malades et de leur famille.
Sur ce blog il y a un article mis suite à ma participation à un tractage pour faire connaître l'ADMD, association dont l'ami Jean-Luc ROMERO est Président. Rien à cacher: il y a des années que l'on a fait connaissance Jean-Luc et moi à propos de la prévention SIDA, moi comme médecin et lui comme lanceur d'ELCS (= élus locaux contre le Sida) qui accueille toutes les colorations politiques le Sida étant sans frontière.
Ce jour là ma partipation visait à réfléchir à nouveau à cette question de fin de vie.
A ce jour, voilà quelques réflexions en essayant de prendre un peu de recul sur ce sujet qui renvoie chacun à l'inéluctable actuel de sa propre mort physique humaine, avec la frayeur qui peut être ressenti par certains. Qu'il s'agisse d'hommes ou d'animaux. Pas de sursaut SVP, notre corps est notre part animale.
Du côté de la pensée au niveau très réfléchi relatif aux questions de vie, de survie et de mort, quelques pistes:
* La loi Léonetti. Courageusement notre Président de la République Nicolas SARKOZY, le Premier Ministre François FILLON et le député UMP LEONETTI ont mis les "mains dans le cambouis" tout autant que les malades - immergés d'office dans des situations individuelles pas du tout enviables, leur famille - "complices" forcés de ce qui arrive à l'un des leurs, et les médecins avec les équipes soignantes - qui n'ont pas à être des décideurs de vie et de mort à la place du "patient" ( du latin "patior" = souffrir) concerné. Bravo à ces 3 courageux ! Car il est courageux de faire face, courageux de se remettre en cause sur la place publique, courageux d'accepter de réfléchir à ce qu'a pu apporter un texte de loi. Et d'abord de regarder si ce texte est vraiment bien connu du grand public et des soignants; ce qui ne serait pas.
Les autres ? Du côté du gouvernement, le Garde des Sceaux Rachida DATI ne pouvait pas - décemment - avoir une autre attitude que de rester dans sa fonction qui est à la base de garder les sceaux, ce qui à titre subsidiaire lui commande de veiller au respectdes dipositions légales françaises.
* L'euthanasie active et passive. Le pouvoir des mots. Les mots qui peuvent blesser, tout autant que des balles meurtrières de fusils et des obus de canons. La qualité ou le défaut - ça dépend des circonstances - de la pensée cartésienne qui imprègne bien des attitudes françaises conduit le mode de penser français à vouloir à tout prix tout ranger dans des petites boîtes soigneusement empilées - comme si la vie ne débordait jamais, ne diffusait pas tous azimuts. Car la vie est avant tout mouvement, dynamisme, initiative... et non monument figé, muselé à un intant donné et pour une sorte d'éternité immuable;
La vie, ça bouge tout le temps.
Alors, ces tentatives maladroites de classement en actif et passif en atière d'euthanasie, c'est un peu du pipeau ! Le fondamental n'est pas là.
* Le malade étiqueté "en fin de vie". L'essentiel c'est lui, l'homme ou la femme - ces jours ci une parfaite inconnue nommée Chantal Sébire qui depuis quelques semaines tient le haut du pavé de l'actu.
C'est au niveau de chaque cas individuel - et chaque vie est unique - que tout se mélange.
Je m'explique.
= qu'est-ce d'abord qu'une fin de vie ? Est-ce une notion générale ? ou n'est-ce pas quelque chose de bien plus nuancé dans lequel - pour des conditions extérieures apparemment identiques aux yeux des soignants ou des décideurs - l'un se sentira en fin de vie alors que l'autre se percevra bien en vie et voulant le rester ? Question de ressenti, de personnalité, question d'appréciation purement individuelle, en l'âme et la conscience de chaque être, qu'il ait moins de 18 ans ou plus. (Janusz)
= qu'est-ce que souffrir?
2 abords se sont faits jour à ce propos.
** la douleur physique, celle que l'on essaie de maîtriser lors d'un acccouchement, celle que les blessés de Verdun enduraient, la douleur basique pour laquelle on refusait la morphine en France pendant des années pour des cancéreux
A propos des débats suscités par mme Sébire il reste, certes, la douleur physique, de base.
** Mais voilà que surgit une nouvelle douleur, celle de sentir son corps changer, échapper au contrôle de l'esprit, s'enlaidir, devenir un objet encombrant et bientôt inutile, un objet de souffrance, "pourir" etc....
Et qui voyons-nous arriver ?
Les quasi obligatoires "psy", ces béquilles humaines qui nouveaux magiciens du 21 ème siècle sauront tout résoudre en leur toute puissance !
Mais de qui se moque-ton ? Qu'est-ce à dire ?
Les hommes et les femmes d'aujourd'hui sont-ils devenus ou en train de devenir des assistés à 360° ? de la naissance à une mort programmé ? 24h sur 24 et 7 jours sur 7 ?
Que devient la liberté ? L'initiative individuelle ? L'esprit d'entreprendre dans tout cela ?
Nul n'échappe à la mort, à ce qui fait la mort biologique, animale. Tout le monde en renaît quelque part. Car rien ne se perd. Nous rentrons par la décompostion des corps, ou par les cendres dispersés , dans le cycle qui nous a permis un jour d'exister sur cette terre, d'être, de vivre en homme ou en femme.
Alors, pouvoir choisir sa fin de vie ? pouvoir choisir un départ dans la dignité ? Pourquoi pas pour celles et ceux qui souhaitent disposer de cette liberté là ?
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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14.03.2008
Chantal SEBIRE
Chantal Sébire, vendredi 14 mars 2008
Agitation médiatique pour un sujet qui concerne chaque humain vivant à ce jour.
Il s'agit du cas de Chantal Sébire, cette mère de famille qui demande à pouvoir mettre fin à sa vie dans la dignité et chez elle, entourée des siens. La médecine lui dit ne plus rien pouvoir pour cette maladie qui lui mange le visage et la fait souffrir. Elle pourrait, grâce à la loi Leonetti en vigueur depuis 2005, être gavée de sédatifs, de calmants et d'antalgiques. Ce qu'elle refuse de toute sa tête qu'elle a bien. Chantal veut "passer sur l'autre rive" avec une pleine conscience et non abrutie par des drogues autorisées. Bien consciente, loin d'être une personne en fin de vie, elle est assistée dans sa douleur physique et morale par Jean-Luc ROMERO, Président de l'A.D.M.D.(=Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité).
Car pour Chantal, ça suffit. Le moment est venu pour elle de dire "au revoir" aux siens et à sa vie. Problème: Chantal n'est pas vraiment dans les bornes de la fin de vie, stricto sensu. Elle va et vient chez elle et n'est pas aux prises avec un acharnement thérapeuytique auaquel il pourrait être mi fin.
Après une lettre à Nicolas SARKOZY, Président de la République, une demande faite au niveau d'un tribunal - Dijon je crois, un appel à l'aide à son médecin qui accéderait à la demande de sa patiente par compassion humanitaire si autorisation officielle était donnée - quand bien même sa position personnelle à lui serait différente - voilà que ce matin l'avis de Dominique PAILLE est sollicité à l'occasion de son passage à La Matinale sur la 4 vers 8h00. Ancien Directeur de l'Hôpital 'l'Hôtel Dieu" à Paris, Dominique Paillé assure madame Sébire de sa sympathie très sincère dans toute cette douleur où elle vit; monsieur Paillé - dont la vie a été tournée et reste tournée vers l'espoir d'un progrès inattendu toujours possible - souhaite que tout ce qui peut être mis en oeuvre d'un point de vue médical puisse être fait.
Au passage, il me semble avoir entendu dire que si elle n'obtient pas d'accord Chantal passera en Suisse pour réaliser sa décision.
Jean-Luc ROMERO, à cette occasion, n'influence en rien Chantal. C'est elle qui se tourne vers lui, vers sa compassion d'humain. Et Dieu sait si Jean-Luc aime la vie et aide en ce sens chaque fois qu'il le peut, j'en suis témoin !
J'ai proposé le 18 février 2008 sur ce blog l'état d'une réflexion là-dessus avec "ADMD: digne sortie !" et le 4 décembre 2007 à l'occasion du film contant l'histoire de Vincent et Marie Humbert. Nul ne choisit de venir au monde. Hormi les cas d'urgence vitale d'assistance à personne en danger, aucune loi ne contraint un adulte à soigner un cancer, une cirrhose du foie, une grippe. Pour ces mêmes adultes l'injonction thérapeutique reste limitée à des cas précis. Cette liberté va dans le même sens que la liberté totale pour un plus de 18 ans, marié ou pas, avec enfant ou pas, et sans doute avec parent à charge ou pas, de disparaître d'un instant à l'autre sans prévenir personne et sans susciter a priori de recherche dans l'intérêt des familles. Et c'est par choix que je n'évoque pas cette fois, en cas de maladie ou autre, la situation des moins de 18 ans.
Dire que chacun a raison ou que tout le monde a tort est une boutade qui ne résout rien.
Freiner ou ne pas encourager le choix de Chantal va dans le sens de la vie à protéger; il y a quelques dizaines d'années, des gosses de 10 ans atteints de mucoviscidose attendaient dans une structure spécialisée de Roscoff leur décès, se désignant entre eux quant à celui qui serait le prochain à partir.
Du côté du pouvoir parfois exorbitant des soignants ces derniers, dans un temps passé, interdisaient verbalement - convaincus de détenir LA vérité - à des femmes contaminées par le VIH/SIDA d'enfanter; interdit transgressé qui a fait progresser les traitements préventifs et permet, en France, la naissance de petits d'hommes échappant en grande majorité à la contamination.
Du côté de la douleur, seule Chantal sait ce qu'elle endure. Certes on est sorti d'une situation où, il y a 25 ans, on mesurait en France au compte goutte ce qu'il était consensuel de donner en matière de morphine pour des personnes jeunes torturées par la douleur et en train de "crever" d'un cancer en phase terminale pour lequel il n'y avait plus rien à faire; les malades promis à une mort rapide certaine, les seuls vraiment concernés, étaient tenus à l'écart de ces décisions consensuelles comme si eux ne pouvaient rien apporter par leur vécu et par leur témoignage de première main. Depuis, il y a eu quelque changement et l'on tente de barrer la route à une douleur inutile. Mais la prise de parole ou la participation des malades reste encore trop souvent portion congrue. Ce déni, encore trop présent de l'importance des observations faites par les malades et leur famille, est source en parallèle d'un sévère défaut d'information; car on n'a guère tendance à informer ceux que l'on ne respecte guère. Il y a des exceptions, certes, en matière de Diabète, par exemple.
Ce que je ferais dans la position de Chantal ?
Je n'en sais rien, n'étant pas - grâce aux ciel ! - à sa place.
Et vous, les moins de 18 ans, avez-vous relevé des incohérences que je ne vois pas ? Que pensez-vous de la demande de Chantal Sébire bien consciente de ce qu'elle exprime ? qui doit trancher ? la loi française actuelle qu'elle a saisie ? ou bien doit-elle aller en Suisse - par exemple - où elle sera alors dans la légalité de ce qui peut se faire dans ce pays, renonçant au confort de terminer chez soi ? Ou bien êtes-vous à fond pour la vie gardée à tout prix quelle que soit la souffrance ?
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
14:24 Publié dans Euthanasie,ADMD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : c.sebire, d.paillé, jl.romero, n.sarkozy, suisse, admd
18.02.2008
A.D.M.D.: digne sortie !
Hier, dimanche 17 février 2008, présents et côtoyant les partis politiques en pleine action de démonstration positive pour les élctions municipales, une dizaine de personnes appartenant - comme 45.000 autres - à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (=ADMD) étaient présentes au marché de la Porte Dorée dans le 12 ème arrt. de Paris. Le Président de cette association la plus importante de France, Jean-Luc ROMERO, était là aussi avec sa bonne humeur constante et son souci permanent d'apporter son aide à qui en a besoin et le lui demande. Je connais un certain nombre de politiques. Ce que j'observe depuis plus de 15 ans m'autorise à affirmer que cet élu est du nombre de ceux qui triment (c'est positif !) volontairement pour que le pays dont il est citoyen, l'arrondissement où il vit et l'Ile de France dont il est Conseiller Régional portent haut les couleurs de la France au plan européen et mondial.
Dans le contexte de la fin de vie - et peut-être de passage vers autre chose - auquel personnne ne peut prétendre à ce jour pouvoir échapper, Jean-Luc a été interpellé, via l'ADMD et aussi directement sur le terrain, par un nombre importants de citoyens confrontés pour des membres de leur famille ou pour des ami(e)s à des fins de vie proprement injurieusee et indignes pour l'être humain.
La réanimation est un outil fabuleux; l'effort d'aller plus loin - greffes de coeur et autres organes devenues banales... si on a des donneurs, évidemment ! - est méritoire et compréhensible. Mais comme pour toute chose, l'excès peut s'avérer nuisible. La frontière du raisonnable est si ténue, si fragile dans ce moment si particvulier et si lourd d'affectif qui relie étroitement la vie terrestre telle qu'on la connaît et une suite laissée à l'appréciation et à la conviction intime de chacun.
Là encore, comme à l'époque de jadis quand l'I.V.G.(= Interruption Volontaire de Grossesse) était interdite en France, la connaissance de ce qui existe et est possible ailleurs, à l'étranger dans certains pays, et la possibilité de disponibilités financières ou non font la différence. Cela entre des "privilégié(e)s" - si j'ose écrire - qui ont les moyens et les autres, condamnés plus ou moins à subir.
Catholique, baptisée, catéchiste auprès de jeunes - des élèves de CM 1 appelé(e)s cette année au choix possible d'une première communion, etc... il me semble que cette époque si fière de sa haute technologie devrait pouvoir autoriser chaque individu qui le désire à faire l'option de "sauter le pas" si plus rien n'est possible pour éviter des souffrances qui n'apportent rien à personne, de mon point de vue. Plus que jamais en pleine forme et débordante de joie de vivre, je ne me vois pas m'obstinant à perdurer sur fond de souffrances atroces, intolérables, irrémédiables et impossibles à calmer - les soins palliatifs ne font pas tout - ou encore, dans un autre cas de figure, être obligée de continuer une "survie" physique dont s'est retirée la vraie vie cela sous la dépendance totale et définitive d'autres pour qui je ne serais plus qu'un paquet encombrant auquel vient trop souvent s'adosser de la maltraitance institutionnelle ou hospitalière, involontaire ou pas. Comme bien des personnes l'expriment j'imagine - quand ça me traverse la tête - un passage sans douleur à défaut d'être emportée sur un char de feu vers le ciel comme certain prophète. On peut toujours rêver !
Ce que j'écris ne m'empêche pas de respecter tous ceux et celles qui se sentent d'attaque pour affronter douleurs, soumission aveugle, etc...pour des raison personnelles, religieuses ou autres qui sont totalement à respecter au nom de la liberté individuelle de chacun, et encore plus dans ce genre de situation unique.
Les personnes ligotées des heures durant à des radiateurs dans des maisons de retraite "dorées" (= à fric) de la région parisienne, un homme jeune irrécupérable en raison d'un cancer du pancréas et à qui l'on mesurait au compte goutte les doses de morphine !!! alors qu'il était fichu, et cette Lou Salomé qui hurlait à n'en pouvoir plus contre ceux qui lui infligeaint des souffrances pires que le cancer sans rémission qui rongeait cette petite dont les années ne se comptaient même pas sur les doigts d'une main - parlons-en des soins palliatifs ! ... Bien que la Fance essaie d'être moins arriérée en matière de lutte contre la douleur.
Quel humains sommes-nous à certains moments ?
Mais je m'éloigne du sujet. Et c'est à la demande d'une majorité de personnes en France et de par le monde - des gens comme vous, comme moi, comme plein d'autres - que l'A.D.M.D. relance députés et sénateurs pour permettre à tous et toutes de disposer d'une liberté devenue nécessaire par la loi, en raison des prolongations sans fin qui peuvent être pratiquées avec le matériel d'assitance dont on dispose.
Il y a de l'hypocrisie quelque part à déléguer à des appareils sans âme , sans réflexion, sans vie, la responsabilité de prolonger et prolonger encore des vies qui n'en sont plus pour leurs possesseurs, comme si tous et toutes nous étions voué(e)s à une éternité actuelle sur cette terre actuelle.
Etant bien évident que si une personne A supporte une vie de souffrances ou de dépendances de niveau x et préfère continuer ainsi, une autre nommée B et placée théoriquement dans un contexte similaire x refuserait de continuer, alors qu'une autre appelée C serait apte aussi sereinement que possible - bien que ne pouvant plus l'exprimer - à vivre une existence de souffrances ou/et de dépendances de niveau 2 fois x.
C'est dire la complexité de la réalité quand les personnes ne peuvent plus s'exprimer par la parole ou autrement. C'est dire combien il est important de respecter déjà ce qui est demandé quand cela peut être demandé; en écrivant cela c'est au cas de Vincent que je pense.
Alors déjà les parlementaires ne peuvent-ils pas faire en sorte de légiférer de telle manière que quand une volonté est exprimée elle soit respectée ? Et aussi de permettre à ceux et celles qui désirent clore leur vie dans la dignité et ont exprimé cette volonté puissent le faire ?
Une liberté de faire au plan général n'a jamais été une obligation de faire au plan individuel. C'est donc dans ce contexte que l'A.D.M.D. a lancé l'opération "100.000 cartes pour notre dernière liberté !" proposant déjà au niveau de plus de 150 marchés sur toute la France la signature d'une pétition avec l'envoi de cartes vers son député et son sénateur pour leur rappeler cette attente de 80% des Français et des Françaises.
Je vous informe donc de cette action qui va se poursuivre jusqu'en avril 2008. Voici le texte proposé et imprimé sur les acrtes des parlementaires: "Toute ma vie, je me suis efforcé(e) d'être libre, indépendant(e), autonome, respectant autrui.
Le jour où ma santé physique ou ma santé mentale me conduira à franchir les limites d'une vie digne telle que je la conçois pour moi-même, je souhaite pouvoir librement, en conscience et sans influence choisir les conditions de ma propre fin de vie.
C'est pourquoi je vous demande, vous qui me représentez au Sénat, d'initier ce grand débat sur la fin de vie réclamé par plus de 80% des Françaises et des Français de manière constante depuis 20 ans et d'autoriser l'aide active à mourir."
Ceci tient sur une carte postale avec le logo de l'A.D.M.D , la place pour mettre son nom et son adresse; et à droite il y a la mention soit du Sénat avec le nom du Sénateur à compléter avec le département d'exercice suivi du: 15 rue de Vaugirard, 75291 PARIS CEDEX 06, soit de l'Assemblée Nationale avec le nom du Député(e) à compléter avec le département concerné suivi du: 126 rue de l'Université 75355 PARIS 07 SP.
Il n'y a pas de piège. Et il est possible de remettre directement aux présents de l'A.D.M.D. sur le marché les cartes complétées ce qui évite les frais de timbres et le souci de l'envoi vers les parlementaires.
Pour qui souhaient en savoir plus, voici: site web: www.admmd.net , courriel: infos@admd.net et aussi l'adresse: A.D.M.D., 50 rue de Chabrol, 75010-PARIS, Tél. 01.48.00.04.16 ou 01.48.00.04.92 , Fax 01.48.00.05.72.
Rappel: l'A.D.M.D. est membre de la Fédération mondiale des Associations pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
Jeunes et moins jeunes, je vous ai dit l'essentiel, je pense. J'aime et je respecte la vie, celle des autres tout autant que la mienne. Réagissez si besoin. J'ai pu ne pas être assez claire sur un sujet très sensible dans notre Occident qui a bâti des murs pour se voiler la mort.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
13:35 Publié dans au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ADMD, JLRomero, liberté, dignité, parlementaires




