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abd al malik

  • Arash Derambarsh et Abd Al Malik remportent le prix Edgar Faure !

    Faure.jpgUne excellente nouvelle !

    Qui m'a été communiquée très vite et que je relaie auprès de vous.

    L'ouvrage de Abd Al Malik "La guerre des banlieues n'aura pas lieu", paru aux éditions du Cherche Midi, a remporté le prix Edgar Faure 2010. Lien : http://www.edgarfaure.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=63 y donne accès.

    Le prix a été remis par son fondateur, Rodolphe Oppenheimer - également petit-fils d'Edgar Faure et Roland Dumas au Sénat mercredi soir 3 novembre. 

    Le jury a été composé par Jean-Claude Gaudin, Pierre Moscovici, Isabelle Debré, Gilles Catoire, Olivier Dassault, Pascal Buchet, François Sauvadet, Viviane Neiter, Elisabeth Guigou, Gérard Miller, Mathieu Laine, Claude Ribbe, Marie-Christine Tarby-Maire, Philippe Chaix, Roland Dumas et Rodolphe Oppenheimer.

     

    Ce prix honore son auteur ainsi que la maison d'éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com/ qui a su l'éditer. Grâce au travail soutenu et dans la durée d'Arash Derambarsh,  Directeur du département politique et personnalités publiques.  

     

    Voici le lien qui permet de lire l'article fait à cette occasion par Arash Derambarsh  http://bit.ly/bqlkk7 avec la photographie commémorant ce prix.

     

    On lit, on relit "La guerre des banlieues n'aura pas lieu".

    Et on en tire des conclusions positives à mettre en application.

     

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (sur le cliché Arash Derambarsh est le second à partir de la gauche, Abd Al Malik le troisième) 

  • Abd Al Malik Dominique De Villepin : interview

    Arash Derambarsh - Abd Al malik.JPGPhilippe Héraclès, PDG des Editions Le Cherche Midi et Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques de ces mêmes éditions, sont à l’origine de cette rencontre entre Dominique de Villepin - ancien Premier Ministre du Président de la République Jacques Chirac - et l'artiste Abd Al Malik - auteur du livre "La guerre des banlieues n'aura pas lieu" publié au Cherche Midi éditeur.

    On peut revoir et entendre ces deux invités de France Inter - Le Monde – Dailymotion, mercredi 14 avril 2010, par le lien ci-après :

    http://www.dailymotion.com/video/xcyb11_abd-al-malik-vs-dominique-de-villep_news

    Thème du débat : l'avenir des banlieues françaises, oubliées de la République.

    Débat animé par Jean-François Achilli - chef du service politique de France Inter - et Françoise Fressoz - chef du service politique et société du journal Le Monde.

    Un débat qui éclaire, d’excellente tenue alors qu’il est encore temps d'éviter la guerre des banlieues !

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Abd Al Malik publié par Arash Derambarsh au Cherche Midi éditeur

    Arash Derambarsh - Abd Al malik.JPGDans « La guerre des banlieues n’aura pas lieu », livre publié en février 2010 aux éditions Le Cherche Midi grâce à Arash Derambarsh directeur du département politique et personnalités publiques, Abd Al Malik délivre à toute la France un message d’espérance. Poursuivant ainsi l’œuvre d’un Charles Péguy quand ce dernier évoque « cette petite fille espérance » qui, l’air de rien, « traversera les mondes », car elle seule « voit ce qui sera dans le temps et l’éternité », selon ce qui est écrit dans Le Porche du Mystère de la Deuxième Vertu. 

    Monsieur Abd Al Malik, chanteur et poète, porte le flambeau de la concorde, de la paix. Il avance, ayant trouvé son chemin – ce qu’il souhaite pour toute personne - en montrant qu’en France, son pays, il serait possible d’éviter la guerre des banlieues, une guerre qui pourrait être réduite à carton-pâte. Si les hommes le voulaient bien.

    Son message a été bien reçu, son livre étant au hit parade des 10 meilleures ventes avec une envolée spectaculaire lors de sa parution.

    Ayant entendu Abd Al Malik plusieurs fois par le truchement de la télévisison, on ressent la sincérité de cet homme. Son authenticité également. Et sa bonté pour l’autre, tous les autres.

    Musicien et rapeur, Abd Al Malik a écrit aussi chez Albin Michel en 2004 « Qu’Allah bénise la France ! ». Sa foi en Allah est exprimée à nouveau, avec vigueur et tendresse, dans cet écrit où le soufisme - qui permet une grande proximité avec le divin - est présenté avec clarté. Le poète et mystique persan, Rumi, est un de ces merveilleux représentants du soufisme. 

    Au tout début, Abd Al Malik, cite Thérèse d’Avila « Les mots mènent aux actes (…) Ils préparent l’âme, la mettent en condition, la pousse à la tendresse. » précisant peu après : « J’aime ce processus : vie et écriture. J’aime ça, la littérature ! ». Il indique : « La musique de ce livre est de Sam Coke : A Change Is Gonna Come ».

    Juliette Gréco, en amie et confidente, a tracé en Prologue page 13 ces mots : « A toi, Tu es un homme de lumière. Un homme de paix, de tolérance, de tendresse humaine. Je t’envie de pouvoir croire en Dieu. Je t’embrasse comme on embrasse un enfant qu’on aime. Merci d’être toi. »

    En guise d’introduction une profession de foi de l’auteur permet d’annoncer la couleur et le récit qui va suivre. D’emblée : « Est-ce qu’on parle des banlieues ou est-ce qu’on parle de la France ? » page 19; plus loin « Vous parlez d’égalité, c’est vrai, je peux témoigner. Mais, dans les faits, où est la mixité sociale ? » page 20; puis « Et, quand vous parlez de quartiers chauds, de voitures qui brûlent ou de bavures, je ne vois que des êtres sensibles, incohérents parce que dos au mur.» page 21. 

    Puis Le récit en question par ses trois axes – vie spirituelle, vie des cités, vie en prison – occupe les chapitres 1 à 14 pages 25 à 158. Là, outre des pages d’une spiritualité bienveillante mixée au quotidien, Abd Al Malik propose un regard neuf, vu de l’intérieur, sur « la galère » de la vie dans les cités à travers des personnages croqués avec justesse – Peggy et son frère Bruno, Thomas et son frère Pierre, le tout jeune Mokhtar et sa maman Zenabba - ainsi que des détours par la case prison. Côté cité, je m’y suis retrouvée ayant travaillé dix ans dans une de ces villes que le cœur n’oublie pas. Des amis y habitent toujours, l’un d’eux – collègue de travail et papa de jeunes enfants – était un de ces pompiers volontaires caillassé en secourant les autres, comme en page 144.

    L'histoire se situe à Strasbourg où a vécu l’auteur. Une histoire de la vie de tous les jours intelligemment construite autour d’un certain Peggy, qui choisira le beau prénom de Suleyman après sa conversion à l’Islam. C’est d’ailleurs sur le retour de Peggy chez lui, après un passage en prison, que débute le livre. Il fait, très vite, connaissance avec Thomas « Sidi Aqil » Miniard, médecin nouvellement installé dans la cité, « gaulois aux yeux bleux dont la rumeur disait qu’il était musulman ». Et, en ce début 2001, Suleyman et ses 25 ans entame des échanges avec ce Thomas lequel a passé cinq ans au Maroc auprès de son Cheikh – accompagnateur spirituel –« avant de « revenir au monde » ».(page 125)

    Pour ceux qui n’en auraient pas connaissance – on ne peut tout savoir – au cœur de l’Islam le soufisme est une voie spirituelle pratiquée sous la direction d’un Cheikh, soufisme qui « a pour but de nous permettre d’éveiller notre cœur, non pas notre cœur physique, mais cette fine pointe de l’être qui est le lieu de la perfection spirituelle ». (page 75)

    Une lettre de Suleyman à Ali, un pote emprisonné, renseigne sur la vie dans la cité. Et ce qu’on y pense. Extrait : « Et la justice, elle est jamais de notre côté de toute façon. On a trop pas de valeur pour elle. T’as vu comme le juge et le procureur ils étaient hostiles ! Ça m’a donné envie de pleurer et de vomir en même temps. Quand tu penses que c’est ce genre de gars qu’ont droit de vie et de mort sur nous dans un tribunal…Ma mère a paniqué quand t’es tombé. Elle m’a séquestré pendant une semaine à la maison, elle avait peur qu’il m’arrive la même chose.» (page 99)

    Au chapitre 8 Suleyman démystifie auprès d’un Thomas attentif les postulats de la banlieue. Ainsi : « Je vous jure que, quand on vous dévisage chaque jour que Dieu fait comme si vous aviez la gueule du type sous cachetons qu’a une camisole sur le dos, eh bien ! vous finiriez par le devenir, taré. Complètement niqué de la tête.(…)
    Ce qu’il faudrait faire, c’est essayer de rentrer dans mon crâne rasé, essayer d’arrêter de conceptualiser ce qu’on n’a pas vécu dans sa chair pour comprendre, pour entendre l’obscur. 
    Au lieu de ça, les non-compatissants se débrouillent tout le temps pour souffler leur peur. Parce que tout ce qui est lié à une certaine jeunesse les choque tellementr, des fois, que ça les rassure de croire qu’on n’a pas de cœur. » (pages 115-116)

    Au chapitre 10 Suleyman, en évoquant le grand-père chrétien de Thomas – mention est alors faite de Maître Eckart, mystique rhénan – précise : « Il » Thomas « avait le sentiment d’avoir l’essence des trois religions dans le cœur et que les prophètes – Abraham, Moïse, Marie, Jésus, Muhammad et tous les autres – avaient tous été finalement envoyés par la même source pour être garants à travers les âges de la lumière divine et de la possibilité de percer le mystère de la Création. » (page 128)

    Huit ans plus tard, écrivant que Thomas « aurait pu être boudhiste ou autre chose si cela avait été son chemin », Suleyman déclare que lui était « le fruit d’un prétendu déterminisme.
    Car, même si le destin ça compte aussi, évidemment, dans mon parcours, ce faux déterminisme est, en plus, un truc artificiel.
    Un truc à emporter comme au McDo.
    Un truc élaboré par un type dans un bureau, quelque part, je ne sais où, qu’est convaincu de me connaître mieux que moi-même parce qu’il a un costard, un diplôme et des thunes. 
    Ce truc, que des mecs comme moi trimbalent, cette sous-valeur ajoutée par la connerie de l’homme, eh ben ! elle donne une certaine lisibilité à mon histoire. 
    Enfin, c’est ce qui se dit en ville dans les beaux quartiers, dans les colloques et dans les universités d’été ». (page 150)

    « Prétendu déterminisme » illustré par ce qui se passe 15 jours après la rentrée en CP du jeune Mokhtar, 7 ans, en école privée. « Nous étions les seuls Noirs, mon fils et moi » a relaté Suleyman page 152. Différence que la directrice ose pointer; attitude combattue par Zenabba, la maman, qui conclut : « Rendez-vous compte, il a tout juste 7 ans et vous anticipez déjà son avenir ! Eh bien ! sachez, madame, que la réussite ne nous fait pas peur ! » (page 154)

    La fin momentanée de l’histoire, chapitre 14, fait suite à l’épisode précédent. Mokhtar interroge : « Papa, (…) On est des Arabes ou des Français ? 
    - On est des Français, mon fils. (…) Mais, toi, t’es Français, parce que tes parents et toi sont nés en France. Et puis, t’es Musulman comme papa et maman, pas arabe. (…) Il y a des Musulmans arabes, des Musulmans turcs, des Musulmans sénégalais, des Musulmans isréliens, (…) Et nous, on est des Musulmans français. Tu comprends ? 
    - Oui, Papa. Mais pourquoi il dit, Pierre-Henri, » élève de l’école « que de toute façon je suis pas Français, parce que je suis Noir et parce qu’on habite dans une cité ? Papa, qu’est-ce que ça veut dire « originaire » ? Et ça veut dire quoi, « nationalité » ? » (page 158)

    En écho à l’introduction arrive alors, pages 160 à 167, un Pour conclure Provisoirement intitulé Faire la concordance des différences. Je cite: « L’histoire, ou le cheminement, d’un individu particulier est notre histoire à tous, puisque l’on pleure tous salé, puisque l’on saigne tous rouge. » page 163, et aussi « Voilà mon propos : c’est à chacun de trouver la voie qui lui correspond pour une solution commune. » page 163.

    Suivent en annexe quelques précisions sur l’auteur. Ses remerciements.

    J’espère que cette recension de « La guerre des banlieues n’aura pas lieu » donnera envie d’aller lire en direct Abd Al Malik. Pour comprendre. Pour réagir. Au nom de l’espérance

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : page de couverture du livre)