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a.bielek

  • Histoires extraordinaires ? Paranormal ?

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.     

     La scientifique que je suis, fascinée par les maths et autres denrées  scientifiques sérieuses, démontrées et répétitives, a toujours bénéficié également d’une curiosité certaine vis-à-vis de l’existence possible d’un monde parallèle que certains nomment paranormal. Un monde ou des mondes, d’ailleurs.

    Ils ne seraient rien d’autres à mes yeux que des secteurs auxquels l’humain a peut-être eu accès et dont il a perdu les clés. Ce qui n’empêche pas que, parfois, ces mondes s’entrouvrent un instant. Et que des circuits clos par le « Secret Défense » se livrent à des essais pour accéder à des innovations intéressantes pour l’armée.

     

    I - Ainsi, par le biais d’hommes cobayes directement concernés par ces expérimentations, des propos ont filtré sur un sujet aussi étonnant que le fait de rendre invisibles objets et personnes.. Les 2 personnes ayant tenté de lever le voile sont le Dr. Alfred Bielek et son frère qui, engagés dans la Navy , ont payé de leur personne en participant à des expériences pour rendre invisibles des objets. C’est par un livre ; « The Philadelphia experiment » ainsi que  lors d’une conférence à Dallas, Texas, le 13 janvier 1990  que le Dr. Bielek, physicien diplômé de Princeton et d’Harvard, a pu dire que si certaines des expériences menées avaient bien réussies d’autres, à l’inverse, s’étaient soldées par des catastrophes avec mort d’hommes et projection dans le temps de lui-même et de son frère. Un film a aussi été réalisé à partir de ces expériences.

    II - En 1977, Lucien Barnier, chroniqueur scientifique à France Inter, présentait des « Histoires Extraordinaires » dont la suivante avait alors interpellé le médecin de 35 ans spécialiste en Santé Publique que j’étais - et suis toujours ! Car cette histoire étonnante se passait au pays de mes ancêtres, en Vendée, où je me rends régulièrement. Je connais ce département, ses habitants, ses maisons, nombre de ses communes, son histoire, son climat, sa faune, sa flore, ce qui est appelé la guerre de Vendée, etc…C’est en personne imprégnée depuis ma naissance des lieux et de l’atmosphère de cette Vendée, que j’ai entendu ce récit. Que voici tel que déroulé sur Inter, récit récupéré sur le Net . Je précise au passage que la commune de Sainte Cécile est proche des Essarts et fait partie de l’arrondissement de La Roche sur Yon:                                                                                                                                    « C'était pendant l' hiver de 1967 au mois de Janvier que Mme Nathalie Nelson et son mari de Ste Cécile en Vendée qui habitaient alors une veille ferme au cœur de la forêt, ont décidé un dimanche d'aller faire un grand tour en voiture dans les environs.                                   Madame Nelson raconte : "Nous avons roulé une bonne dizaine de km sur une route parfaitement connue quand, tout d'un coup, la brume qui régnait autour de nous et aussi les arbres de la forêt qui bordaient la route ont disparu pour faire place à un paysage d'été avec des pelouses, des boutons d'or et des marguerites. Nous avons roulé un peu dans ce magnifique paysage et nous sommes arrivés à un village que nous ne connaissions pas, un village avec des maisons très anciennes sans crépi, avec des colombages de bois et de toits de tuiles qui paraissaient neufs et où se dressait une église dont, chose frappante, le clocher n'était pas terminé. Il y avait une luminosité extraordinaire, un ciel bleu, pas un souffle d'air, les arbres immobiles et aucune vie, aucun animal , ni personne. Un signe de mort dans un paysage magnifique. Nous avons alors arrêté la voiture et nous sommes descendus. Nous avons marché pendant dix bonnes minutes, un quart d'heure peut-être ; on a regardé les maisons, les arbres, l'herbe qui avait une couleur verte absolument éclatante.                                                                       Puis brusquement nous avons eu la même crainte : "Et si notre voiture n'était plus là ?", car cette route où nous avions pénétré, nous était totalement inconnue. On a rebroussé chemin et on a trouvé la voiture où nous l'avions abandonnée. Puis nous sommes repartis en voiture en se disant que nous allions re-pénétrer dans ce village pour refaire le même périple et retraverser les mêmes petites rues. Mais en redémarrant la voiture, tout le froid paysage s'installa à nouveau, nous n'avons plus rencontré le petit village et seule la route givrée se déroulait de nouveau devant nous."

    La brume est une composante du paysage vendéen. En été, boutons d’or et marguerites étaient bien présents en 1967. Une église en construction ? rien de surprenant dans ce pays aux nombreux pratiquants catholiques.                                                                        Après retour à Ste Cécile, Mme Nelson a cherché trace de ce village, trouvant dans les archives locales trace d’une bourgade abandonnée vers les années 1500, bourgade qui a disparu ensuite. Rien là d’extraordinaire.                                                                                       Que s’est-il donc passé lors de cette ballade en janvier 1967 en Vendée ? Une hallucination ?  Lucien Barnier, lors de l’émission, ne trouvait pas d’explication et était persuadé que le récit de Mme Nelson était celui d’un témoin de bonne foi.

    Une autre histoire proche de la précédente est alors évoquée lors de cette même émission. Celle d'un médecin parti à cheval visiter un malade dans un village qu'il connaissait bien et qui, au bout de la route également brumeuse, débouche sur le village ; mais la maison du malade lui est inconnue, et les gens parlent une langue étrange.

    Lucien Barnier poursuit l’émission en faisant appel à la réflexion de Mme Chest, une biologiste, qui exprime ce qui suit ( je reprends sur le Net ce qui fut dit à cette émission): « J'ai d'abord pensé au début de l'histoire à un système de micro-climat qui se manifeste quelques fois dans une petite zone et qui peut faire passer cette zone sans transition de l'hiver au printemps. Mais dès qu'elle parle du 'village' cela ne marche plus. Si l'on élimine l'hypothèse de l'hallucination, qui semble peu vraisemblable, puisqu'elle n'était pas seule et que son mari a vécu la même aventure qu'elle, je n'ai donc pas d'explication si ce n'est l'analogie que je pourrai faire avec le phénomène des trous noirs qui en astronomie sont des sortes vortex, des spirales tournant sur elles-mêmes où l'on constate que les relations spatiales sont extrêmement condensées et où le temps se contracte et où la matière des étoiles s'engouffre irrémédiablement. Le problème est d'en sortir. L'histoire de cette dame pose le problème de la réversibilité du temps et en tout cas d'un retour en arrière à une vitesse phénoménale peut-être même dépassant la vitesse de la lumière et c'est ce qui me fait penser à ce trou noir. En tout cas ce qui est remarquable, à mon avis, c'est qu'ils s'en sont sortis. »

    A l’évidence, le couple en promenade semble avoir eu une double chance : celle de quitter sans infraction volontaire leur monde habituel pour un voyage leur faisant remonter le temps jusque vers les années 1500, soit un trajet temporel de 460 ans en arrière, puis celle de quitter l’époque passée où ils avaient été immergés sans le vouloir pour réintégrer leur monde habituel. Le tout sans anicroche.

    Je n’ai pas trouvé trace de réflexion scientifique plus récente sur cette aventure. Et la tendance actuelle est plutôt de nier l’existence de tels phénomènes. Y compris dans le domaine religieux où des manifestations extraordinaires dont des foules ont été témoins sont maintenant qualifiées carrément d’hallucinations collectives. Ceci pour information.

    III - J’en arrive maintenant à l’histoire versaillaise de 2 anglaises très sérieuses qui a motivé ce billet. Parce que j’ai retrouvé l’aventure extraordinaire de ces demoiselles sous la plume d’Alain Baraton, le Super Jardinier du Domaine de Versailles, qui est tout comme ses ancêtres à l’écoute du biologique vert. Cet homme est le sujet de mon admiration en raison de son humanité et de ses compétences, multipliées par l’écoute et l’amour qu’il a de la vie quotidienne et de la croissance des plantes et des arbres. Le cœur de cet homme, rythmé par un jour le jour hyper concret, clame son incrédulité face au récit de ces 2 femmes.

    Voici grosso modo ce que disent avoir vécu le 10 août 1901 Miss Charlotte Anne Elisabeth Moberly, Principale du collège St Hugh's Hall à Oxford et Miss Eleanor France Jourdain.                                                                                                                                      Ce jour là elles se promènent près du Petit Trianon vers les  4 heures de l'après-midi. Touristes consciencieuses, ayant au préalable visité attentivement le château, elles commencent à sentir un peu la fatigue. C’est alors qu’elles aperçoivent, ce qui leur semble être « 2 gardiens ou jardiniers à l’air sombre et préoccupé, vêtus d'une livrée verte et coiffés d'un tricorne. « Il doit y avoir une fête costumée, une rétrospective des siècles de la monarchie » glisse Miss Moberly à son amie.                                                                                                            Sans savoir pourquoi, ces 2 demoiselles se sentent envahies de tristesse. Un peu égarées, elles demandent aux 2 hommes la route du Petit Trianon. "Droit devant vous ! » lance l'un d'eux d'un air bougon. Poursuivant leur chemin, elles se trouvent alors en présence d’un homme laid à faire peur dont le regard les effraie. Paniquées, elles fuient. Puis c’est une voix près d’elles qui les avertit: « Ce n'est pas par là Mesdames, mais par ici . » Cette fois, celui qui parle est un gentleman, vêtu façon XVIIIème, qui s’incline disant: "Vous n'allez pas tarder à trouver la maison." Bien que rassurante, la voix n’apaise pas l’angoisse des 2 femmes qui ont la sensation d’être dans l’irréel. Pourtant, elles poursuivent dans le sens indiqué, arrivant à un jardin près du Petit Trianon. Dans ce jardin, «une dame blonde, vêtue d'une robe d'été à l'ancienne au corsage largement échancrée, était assise et dessinait. La dame n'était plus très jeune. Mais que de beauté, encore dans ses traits, que de prestance, de grâce et de distinction dans son maintien ! Sa tête couverte d'un large chapeau blanc d'où s'échappaient en vagues soyeuses les boucles blondes de sa riche chevelure. »                                                                                                              Nos 2 femmes détaillent cette « inconnue, altière et attendrissante tout à la fois qui fixait avec attention à bout de bras l'objet sur lequel de toute évidence, elle exécutait le croquis d'un bouquet d'arbres devant lequel elle restait plantée, comme en extase. » C’est alors que l’inconnue lèvent les yeux dans leur direction.

    Nos 2 anglaises poursuivent leur marche ; soudain l’angoisse cesse ainsi que la fatigue. Elles se moquent de leur peur passée, plaisantent entre elles. Elles rencontrent d’autres personnes, de leur époque cette fois.

    Nos miss rentrent en Angleterre.                                                                                                                                                         Puis viennent revoir Versailles, plusieurs fois.                                                                                                                                    Surprise ! Surprise ! Dès la 1 ère revisite, du côté de Trianon, nombre de personnes ou de choses vues le 10 août 1901 sont inexistantes ! Pas de jardiniers en livrée verte ! Pas de jeune femme en train de dessiner ! … Quant à ce qui est toujours présent, ainsi la façade du Petit Trianon, elle a bien changé ! La porte d’une remise qui avait claqué aux oreilles de nos miss en se fermant le 10 août 1901 est maintenant envahie de toiles d’araignée, fermée qu’elle est par des verrous rouillés ! Les sentiers empruntés le 10 août 1901 sont soit inexistants soit différents. Les bâtiments en bon état et apparemment occupés ne sont plus tels.

    Alors ? Que penser ?                                                                                                                                                                         Miss Moberly et Miss Jourdain sont de ces voyageuses qui poursuivent leurs découvertes une fois de retour à la maison. Elles lisent tout ce qu’elles peuvent sur Versailles. Quel coup quand un ouvrage leur livre sans ménagement un portrait de Marie-Antoinette, le dessinatrice en plein air de Trianon. Elles cherchent, écumant bibliothèques, archives, tout ce qui leur est accessible quant à Versailles. Finalement le doute n’est plus permis : elles ont bien passé dans un siècle antérieur environ 3 minutes de leur vie croisant le regard de la reine Marie-Antoinette, guillotinée depuis longtemps. L’homme laid qui les a fait fuir est le Comte de Vaudreuil, défiguré par la petite vérole et nos demoiselles font a posteriori bien d’autres découvertes.

     

    C’est en 1911, dix ans après leur mémorable promenade à Versailles, qu’elles décident de publier « An adventure », le récit de leur 10 août 1901 du côté du Trianon à Versailles, cela sous 2 pseudonymes. A la suite de quoi Le Daily Telegraphe et le Times en reproduisent de larges extraits. Depuis 1911, les interrogations demeurent quant à ce Miss Moberly et Miss Jourdain ont vécu ce 10 août 1901. Hallucinations à 2 ? Fantômes ? Apparitions ? Voyage dans le temps ?                                                                                                                         Certains ont regardé ce qui se passait le 10 août 1792, l’été précédent la mort programmée de Marie-Antoinette. A ce moment là, la souveraine est emprisonnée à la Conciergerie. Elle exécute des tapisseries. Il faut bien passer le temps. Elle n’est pas mise à l’isolement et des témoins pourront rapporter ses pensées. En cette période, la reine semble alors penser beaucoup aux moments heureux passés au Petit Trianon. Se peut-il qu’elle ait déversé sans le savoir, ce jour de 10 août 1792, ses pensées dans le temps à venir ? pensées captées par nos 2 anglaises des dizaines d’années après ? Il existe une certitude : les 2 voyageuses ont décrit, très précisément et de façon inattaquable, des personnes, des objets, des événements bien présents à Versailles à l’époque de Marie-Antoinette et qu’elles ne connaissaient pas du tout leur de leur aventure du 10 août 1901 !

    Alain Baraton, dans son livre « Le Jardinier de Versailles », paru chez Grasset en 2006, relate l’histoire de ces 2 anglaises de la page 290à la page 298. Il nous fait une description parfaitement bien senti de l’atmosphère qui pouvait être celle de ce jour du 10 août 1901 à Versailles. Son récit se lit très facilement. Ses arguments font mouche. Au final il termine ainsi : « Néanmoins, la description des sensations semble sincère. Une paralysie des membres, une lourdeur de la langue, accompagnée de chaleur, de troubles de la vue et d’une accélération du rythme cardiaque, telles sont les impressions décrites par les deux femmes, et tels sont les symptômes de l’angoisse. Je sais que le parc peut être sinistre, je ne doute pas qu’il puisse provoquer une crise d’angoisse. Le seul fait extraordinaire est que celle-ci ait atteint miss Jourdain et sa compagne au même moment. Les hallucinations de deux femmes névropathes, c’est là tout ce que ma raison peut admettre. » (ps 297-298).                                                                                                                                                                      Ce livre d’Alain Baraton est celui d’un amoureux de Versailles ?. Si vous pouvez le lire, vous y trouverez beaucoup de bonheur.

    Les jeunes, j’ai évoqué Marie-Antoinette s’occupant à la Conciergerie à des travaux de tapisserie. Ces travaux là qui se regardent avec émotion vous pouvez les voir, vous aussi, ainsi que d’autres souvenirs au musée qui peut se visiter à l’Abbaye bénédictine Saint Louis du Temple proche de Palaiseau. Pourquoi là ces souvenirs d’une reine qui a fini sur l’échafaud ? Simplement parce que la fondatrice de l’abbaye, apparentée à la famille royale, a hérité de ces souvenirs. Cette abbaye, comme toutes les abbayes bénédictines, pratique l’accueil de qui le souhaite dans un cadre de verdure épatant, j’en témoigne ! Pas besoin d’être chrétien, ni baptisé.   Voici les coordonnées de cette abbaye : Abbaye St Louis du Temple, Chemin de Limon, 91430- Vauhallan. Tél. 01 69 85 21 00 , et pour visiter via le net : http://www.abbaye-limon-vauhallan.com

    Ainsi peut se conclure ce voyage à travers des aventures extraordinaires. Des aventures qui n’ont pas à être crues, leur finalité ayant été de vous distraire agréablement. Et aussi de vous faire voyager vers un village aujourd’hui détruit bien qu’ayant existé en 1500 en Vendée, ainsi que vers les pensées qui pouvaient traverser Marie-Antoinette à la Conciergerie alors qu’elle occupait ses doigts une partie du temps en réalisant des tapisseries, toujours visibles à l’abbaye indiquée.                                        Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr