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Vincent

  • 18 ans en 2008

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.   

     

    18 ans pour 2 garçons, des amis.

    Un billet que de bonne humeur ! Enfin !788300023.jpg

     

    Je file à Chartres en train – ça me permet de travailler – pour fêter 2 anniversaires. 2 fois 18 . ans. Vincent, 1 fois ; Loïc, 1 fois.

    En ralentissant pour l’arrivée en g434368633.jpgare de Chartres on prend en visage la cathédrale. Incontournable, dominante,  présente à quelques 100 mètres, ses 2 flèches dressés contre le ciel de Beauce peint et repeint par Vlaminck. 

    Partie sous le soleil de Paris, je suis non protégée - comme d’hab - de l’eau qui déferle en Eure-et-Loir. Optimiste, je me dis que ça va passer. Et effectivement, le pluie cesse. . Le temps de déguster 2 expressos, Elisabeth m’a rejointe. Elle approche les 40 ans et fait partie du groupe qui se retrouve ce jour.  En avant donc jusqu’au lieu prévu pour les festivités.

     

    Sur place Dorothée, 23 ans, soeur de Vincent 872001615.jpg nous accueille les bras ouverts avec sa maman – le papa est décédé. Loïc, l’un des concernée, achève les préparatifs et gâteaux; normal, la pâtisserie est son job. Le fond de l’air est joyeux. Et notre Elisabeth, gourmande comme un chat, se fait un devoir de nettoyer les plats porteurs d’excellents reliefs sucrés. Vincent s’attarde chez des potes à Epernon tout proche, haut lieu truffé de souterrains du Moyen Age. 1468043074.jpgLes garçons sont allés en boîte et ont joué les prolongations, la mère de l’un d’eux ayant pris plaisir à les accompagner. Qu’ils profitent !1793107698.jpg

     

    Il a été décidé de démarre doucement, en attendant Vincent. A 4  nous attaquons quelques  amuse-gueules, avec jus de fruits et une petite blanquette de Limoux jubilatoire.

    On a beaucoup à se dire car Loïc va rejoindre le sud de la France pour y vivre avec sa famille et y travailler.

     

    Vincent arrive, accompagné de Benjamin et Damien (dit Polo). 2062939195.jpgLà la fête est vraiment lancée ! Fruits secs, 759225378.jpgcanapés, pistaches, amandes, noisettes, noix de cajou,…. Bonne humeur. Fous rires. Blagues. Taquineries. Envois de photos antérieures des uns aux autres…Et puis la minute traditionnelle et sérieuse - je plaisante – arrive: les 18 bougies à souffler.

    Loïc et Vincent s’y collent, avec succès on s’en doute ! 965142897.jpgC’est alors que l’on s’avise des tous récents 18 ans de Benjamin. Alors on ré-allume et voilà les 3 soufflant la tarte au fraises (oui, le fraisier cuisiné par Loïc n’est pas arrivé à temps sur place, mais l’essentiel est de faire la fête !).

    Je pose la question : « Alors, avoir 18 ans, ça change quoi ? ». Réponse de chacun identique: «Au physique, rien de changé ! ».

    Evidemment !1952041631.jpg

    Les cadeaux déferlent. Plaisir. Emotions. Joie. 244947455.jpgBonheur. Embrassades. Champagne.

     

    Les minutes ont couru. Il me faut repartir, des obligations incontournables m’attendent à la maison et je ne peux pas m’attarder un jour de plus.

    Je repars vers la gare avec une cathédrale caressée de rayons d’un soleil fugace. Edifice renommé  très visité 1251097887.jpget lieu du sacre le 27 février 1594 d’un seul roi de France, Henri IV - Reims lui étant inaccessible. Cela juste avant la chevauchée avec entrée réussie dans la capitale de celui pour qui « Paris vaut bien une messe ». De celui aussi qui a voulu que la poule au pot puisse être consommée dans tous les foyers chaque dimanche. Ce Navarrais bon vivant, joyeux drille, qui est passé de la religion protestante à la religion catholique pour être agréé de la majorité de la France.

     

    Voilà les jeunes, un bon moment. Je vous en souhaite autant de semblables pour chacun de vos anniversaires !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Vincent et Marie HUMBERT

    *Hier soir, lundi 3 décembre 2007, le film relatant la double épreuve vécue par Vincent et sa mama,n, Marie HUMBERT, était diffusé.

    Il suivait le parcours de ces 2 êtres depuis l'accident qui met fin brusquement à la vie très active de Vincent, le réduisant à une communication par pression digitale avec sa maman et ses proches, ce beau gosse intelligent mais paralysé  ayant toute sa tête.

    On suit l'espoir de Marie qui, grâce à sa persévérance, voit son fils émerger du coma et pense que l'amélioration va se poursuivre.

    Jusqu'au jour où...

    *Jusqu'au jour où Vincent fait connaître sa volonté d'en finir avec une vie trop amère pour lui qui le laissera cloué au lit durant plusieurs dizaines d'années au minimum.

    Pour ce jeune homme actif et sportif, une vie dans ces conditions est inacceptable à ses yeux; ce n'est plus une vie

    possible pour lui, une vie vivable.

    Il va devoir convaincre sa mère de se rallier à sa volonté car, seul, il ne peut rien faire. Il est entièrement dépendant de la volonté d'autrui !

    Ce qui est dur.

    *Car près d'un être aimé que l'on a connu alerte, rieur et plein de vie, tout être humain et plus encore la propre mère tend à espérer toujours un mieux; et même si l'on arrive à essayer de se persuader que ce mieux n'arrivera jamais, ou n'a qu'une infine probabilité de se produire - de l'ordre du  miracle - on espère ce miracle et on a une envie, une envie possessive de garder près de soi, de conserver près de soi le souffle de vie de cet être cher qui a encore la chaleur du vivant, qui est encore parfaitement conscient, bref qui est encore là, respirant à vos côtés.

    *Et c'est aller au-delà de soi, au-delà de son attachement très humain dans ce qu'il peut avoir d'égoîste, de possessif, que d'accéder au désir exprimé moult fois dans le cas de ce Vincent là d'en terminer avec une vie qu'il ne se sent plus capable, lui, d'assumer dans l'état physique limité où il se trouve réduit.

    Choix déjà très difficile pour la maman à accepter dans sa tête. Passer à l'acte est ensuite une tout autre affaire !

    *Marie HUMBERT se trouve, du fait des circonstances, amenée à être la seule à pouvoir accéder au choix de Vincent, à devoir être l'instrument de mort d'un fils chéri dès avant sa naissance.

    Que c'est cruel !

    *Marie essaie de se faire aider par le Président de la République qui, à l'évidence, n'est pas en situation d'encourager ce qui est un meurtre aux yeux de la loi. Elle temporise. Vincent accepte de patienter 6 mois.

    Et puis la demande de Vincent ne bouge pas. Sa mère ne manquerait-elle pas d'amour pour accéder à son souhait ?

    *Le contexte est particulièrement difficile car ni Marie ni son fils pour des raisons diverses - transport médical difficile ou quasi impossible, disponibilités financières - n'ont la possibilité de se transporter en Suisse - comme a pu faire l'actrice Maïa il y a quelque temps.

    *La solution restante est une injection le moment venu de ce qu'une association suisse a pu fournir.

    Le temps passe. Arrive le jour anniversaire de l'accident de Vincent, le 24 septembre 2003, jour fixé. Marie se résigne et fait le nécessaire.

    *Mais le corps médical veille ainsi que la justice. A 20h15, toujours le 24, Vincent est intubé puis transféré en salle de réanimation. A midi, le jeudi 25, Marie en larmes est autorisée à embrasser Vincent qui est dans un coma profond. Le vendredi 26 septembre 2003 les Drs Chaussoy, Rigaud, Agesse et Mielcarek décident d'arrêter les soins actifs et de débrancher le respirateur artificiel. Ce qui ne suffit pas et le Dr. Frédéric Chaussoy doit pratiquer un injection létale. Le coeur de Vincent  cesse de battre aussitôt. Ainsi Vincent meurt sans souffrir d'étouffement.

    *Mais éviter le sadisme vaut au Dr.CHAUSSOY d'être mis en examen. Marie HUMBERT est également placée en examen.

    Une houle agite la France. Et finalement c'est une décision de non lieu qui est prise pour Marie HUMBERT et le Dr. CHAUSSOY

    *Depuis Marie se bat au nom de son fils pour arriver enfin à une loi correcte en matière d'euthanasie.

    Et l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) présidée par Jean-Luc ROMERO ne cesse de faire entendre sa voix pour donner la possibilité de choisir leur mort à ceux qui le souhaitent en cas d'accident majeur dans leur vie. Forte de plus de 45.000 membres, l'ADMD est une des plus importantes associations françaises

    Prévoir un choix personnel et consenti pour une fin de vie digne c'est garantir le respect de la liberté individuelle à un moment où il peut devenir difficile de l'exercer directement.

    Des jeunes m'ont dit leur admiration pour le courage de Marie, ajoutant qu'ils n'auraient pas eu le courage d'en faire autant !

    OUTRE LE FILM IL Y A LE LIVRE DE MARIE HUMBERT.

    Aller voir le site de l'ADMD ! 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr