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NT

  • Q.I. ETES-VOUS ?

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

    Drôle de titre pour un livre qui peut intéresser de par toute la France, la fin de ce billet s'adressant à tous les enfants. 

    Ce livre est le résultat d’une enquête faite auprès de 1 000 personnes, des NAT, Normaux Atypiques (on accède en cherchant par arielAdda.jpgl'index à "Enfants "précoces" = NAT" les billets antérieurs écrits à ce sujet), dont le QI (Quotient Intellectuel)  est supérieur à 130. Soit 2,3% d’une population générale. 1 pour 50 implique que vousavez un de ces enfants dans votre entourage, si ce n'est pas vous-même.

    De l’enfance à l’âge adulte cette enquête, faite notamment auprès d’adhérents de MENSA, permet de mieux comprendre à qui on a à faire quand il est question de précocité – la Normalité Atypique - et surtout à quelles lourdes difficulté sont souvent confrontés ceux et celles qui naissent ainsi fabriqués. Purs produits de la génétique.

    Grosso modo tout se passe bien quand ils sont bébés. Les premiers orages apparaissent à l’occasion de l’école, parfois en maternelle. Pour l’avoir vu de mes yeux écrit sur un bulletin d’un élève de grande section, ce garçon était prié, sur son bulletin scolaire, d’être « plus attentif sous peine d’avoir des problèmes en CP ».

    Une première bataille peut s’engager lors du CP, Cours Préparatoire. Saut de classe ? ou pas ? Je connais de ces enfants qui ont appris à lire tout seul, par exemple. Et le saut de classe n’est pas par orgueil ou pou se démarquer des autres. C’est parce que, intégrant tout au quart de tour, ces enfants s’ennuient profondément dans un système scolaire où l’enseignement est répétitif, s’évadent, parfois en faisant du chahut en classe ce qui ne convient pas. Ce qui se comprend. Au prix  d’échanges parents enseignants parfois ardus – les enseignants ne sont pas toujours au courant d’autant plus que des groupes d’influence divers essayent de nier l’existence de cette particularité génétique – l’enfant va devoir rester en CP ou être changé d’école ou, chance ! sauter une classe. Q.I. ETES-VOUS ? indique : « Aucun mode d’emploi, aucune note explicative, il faut chercher, se poser le cas de conscience, savoir exiger…Certains parents ont même menacé d’aller en justice…Une fois cette première bataille réglée, l’école primaire apporte souvent une nourriture suffisante à condition de suivre à la maison. ». Je précise : suivre c’est-à-dire regarder si le travail scolaire est fait, suivre aussi en répondant à la demande de nourriture extra scolaire qui est constante.

    Au collège tout se gâte, cette fois pour de bon, avec une suite par meilleure en lycée et un accès en classe prépa qui est un défi ! Je cite sur ces points la présentation de Q.I. ETES-VOUS ?: « La lutte devient serrée. Il s’ennuie, regarde les professeurs d’une drôle de façon et ces derniers ne supportent pas. Ils le trouvent insolent ou dérangeant ou alors dans la lune ce qui laisserait présager une mauvaise scolarité qu’il vaudrait mieux orienter  vers quelque chose de concret : un CAP ou un BEP par exemple…Re –bataille et re-re bataille au lycée, à l’entrée en seconde ou alors quand il faut un dossier en béton  (ce qu’i n’a pas évidemment , pour choisir sa classe préparatoire. »

    Rien que d’exact ! J’ai sous les yeux – enfin façon de parler ! – car c’est dans le grand Sud et je suis à Paris un de ces enfants, dont les enseignants pas informés ou plutôt refusant de l’être ont dirigé d’autorité un de ces enfants sur une voie où il gâche ses aptitudes. Cet élève a été obligé d’intégrer – par incompétence du conseiller d’orientation qui refusait à tous ses élèves de 3 ème l’entrée en circuit général - un circuit professionnel électro-techno ! Je n’ai rien contre un travail manuel que l’on aime et pour lequel on est compétent. Ainsi ce jeune né en 1993, en seconde, sans retard ni avance, aurait pu être heureux en formation horticole ou entretien de propriétés – activité qu’il pratique depuis qu’il sait marcher, qu’il aime et où il a acquis des compétences. Mais une telle orientation n’est quasiment jamais proposée alors qu’il existe de la demande. J’espère que le stage pratique d’un mois, obligé en fin de seconde, ouvrira les yeux à ce garçon qui serait bien plus à sa place en se formant en sociologie pour travailler ensuite sur le terrain, à l’extérieur ce qui lui plairait, je le sais. Alors que l’extérieur pour faire des saignées dans le plâtre et vivre dans la poussière au long des jours m’échappe !

    Précision à propos de MENSA dont je mets la définition que vous trouvez sur le Net à partir de www.mensa.fr : « Mensa est une association (fondée en Angleterre en 1946) qui regroupe environ 110 000 membres, en majorité dans les pays anglo-saxons, et dont les résultats à au moins un test dit d'intelligence et homologué se situent dans les 2% supérieurs. Cela ne signifie pas exactement un Q.I. égal ou supérieur à 132, comme il est souvent dit à tort. Une des caractéristiques communes à la plupart des membres, c'est une très grande curiosité d'esprit ». La curiosité d’esprit est l’essentiel à souligner !

    Arielle ADDA dont j’ai précédemment parlé ici a été la psychologue de Mensa durant des années. Cette française, connue des médias, est à mon sens celle qui connaît le mieux les enfants « doués ». On peut la consulter à Paris, 6 ème, au 3 Rue Régis Tél et Fax 01 42 22 01 09. C’est une personne dont j’admire l’humilité et l’humanité – ce n’est pas si fréquent - autant que les compétences.

    Pour être pratique, voici ce qu’Arielle – on se connaît bien  - recommande à la fin d’une intervention  sur «  L'échec ordinaire des adolescents précoces non reconnus  »
    Arielle ADDA - Août 1989 - Eurotalent Barcelone
    URL : www.douance.org/psycho/adda89.htm

    « En conclusion, il convient de se montrer extrêmement vigilant sur les points suivants :

    • Donner le sens de l'effort dès le primaire.
    • Favoriser les techniques d'apprentissage telles que l'exercice de la mémoire, les méthodes de travail et d'organisation.
    • Analyser en profondeur les raisons de l'échec dès qu'il apparaît sans le qualifier d'accidentel en pensant qu'il s'agit d'un passage délicat, facile à surmonter.

    Cette démarche, conduisant à l'identification de ces enfants, devrait être systématique. Elle demande un changement en profondeur, mais c'est le prix de leur équilibre et la promesse d'une vie adulte harmonieuse »

    Consignes pratiques qui sont bonnes pour tous les enfants, à 100 % , quel que soit leur âge et leur Q.I. ! Effort et apprendre à apprendre sont 2 piliers d’une vie réussie.  

    Que je n’omette pas les coordonnées du livre présenté, 160 pages en format poche: « Q.I. ETES-VOUS ?  » Micheline ABERGEL et Huguette HOSTYN, www.editions-creaxion.com, au prix de 25 euros l’unité frais de port compris, Editions CREAXION  21, avenue des Puits 78170 La Celle Saint Cloud.

    Une bonne journée à tous ce mercredi ! A la grande majorité des Normaux Typiques (NT) comme à la minorité des Normaux Atypiques (NAT) !  

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo Arielle ADDA sur le Net)  

  • NAT Chamboule tout ?

    Chamboule de QI ? En pratique évantail de QI !

    * Delaubier,de l'Education Nationale, dans un rapport du 28 mars 2002 indique que le seuil où se détectent les NAT (=Normaux ATypiques) ou "précoces" se déclenche lorsqu'un QI (=Quotient Intellectuel) atteint le niveau de 130 - il est bon de temps en temps de disposer d'un repère chiffré - ce qui concerne 2,3% de la population tout venant. Etre NAT démarre à la conception et dure tout le temps de la vie.

    * Or, du côté scolaire, on estime qu'il conviendrait de prendre en compte les NAT à partir d'un QI de 125 points , soit 5% des personnes donc 1 élève sur 20 au moins par classe.

    * Toujours selon Delaubier, 1/3 des NAT ne posent pas de problème, alors que les 2/3 autres sont décalés par rapport au cadre Education Nationale et se trouvent plus ou moins voués à l'échec scolaire. Pour ces 2/3 là, le rapport Delaubier attribue cet échec - non pas à la réponse inadaptée du système éducatif - mais au fait que ces "précoces" là souffriraient de manques et de carences graves. Point de vue qui me paraît excessif et même carrément injuste, faisant comme d'habitude de ces jeunes des inadaptés, a priori. Je ne suis pas d'accord. Par ailleurs il faut savoir que nombre de NAT ou "précoces" ne sont pas identifiés par les enseignants... ou les autres. 

    * Autre mot dont on habille les NAT: la dyssynchronie, cette bouteille à l'encre sans fond ! C'est Terrassier qui a pointé et défini cela, autrement dit le décalage existant entre la part "précoces" des NAT et leur part non NAT. J'ai toujours été gênée quelque part par cela. En  gros il est dit que ces gosses là, si délurés sur le plan de l'intellect, retombent dans un ordinaire attristant pour tout le reste. On fait pire car cet ordinaire est présenté de telle sorte que l'on perçoit ces NAT comme encore plus bas que les Normaux Typiques dans le hors cérébral. Au final, bien descendus dans l'échelle de leur évaluation, ils sont transformés en immatures, en sous-développés dans ce contexte de fadaises dont on les accable et à quoi ils ne comprennent rien. Car ils sont un, avant tout. Et leur mode de fonctionnement reste le mêmen, qu'il s'agisse de leur part intellect ou de leur part affective. En fait c'est plutôt les spectateurs hors course de ces NAT, tous ces non "précoces" qui sont "dyssynchronisés" par rapport aux NAT ! Oui, j'ose dire le fond de ma pensée, de ma perception et du douloureux infligé par tous les non NAT aux NAT !

    * Evolution du QI: Le QI lui-même peut évoluer en plus élevé si les conditions de vie du NAT sont bonnes, surtout avec un test fait assez jeune.                                                                                                                                                                                                   A l'inverse si on casse ce que la génétique a offert gratis, un QI haut de gamme peut s'effondrer donnant en prime au jeune concerné une souffrance sensible extrême; on obtient là un retour très négatif à partir d'un "investissement génétique spontané" promettreur.

    * Si on se cale sur un QI à 125 on a 3 millions de surdoués sur 60 millions de français. 1 chance sur 20 d'être un NAT ou 1 chance sur 20 de vivre près d'un NAT.                                                                                                                                                                              Si on se cale sur un QI à 130, on passe à 1,2 millions de surdoués sur 60 millions de français, en gros 1 français sur 50. A 145 on est à 1%, soit 600.000 surdoué, ou 1 français sur 100. A 160 de QI on est à 1 français pour 100.000, soit 600 personnes au total pour la France; autrement dit, grosso modo, 6 malheureux par département égarés au milieu de 60 millions personnes en fait 600 immergés  dans les t  59.999.400 autres personnes.

    * Pour tous les au-delà de 130, ce qui m'interpelle n'est pas tant un QI quantitatif mais tout ce qui existe en bruit de fond au plan qualitatif avec une possible - mais pas obligatoire- souffrance liée aucouple richesse/fragilité, fragilité engendrée par une hyper-perceptivité, hyper sensibilité , etc.... Hyper tout ! Sur ce fond hyper, un QI un peu plus élevé que la moyenne est présent. Mais ce QI ne change rien à l'essentiel qui est un fonctionnement cérébral radicalement différent des NAT (=Normaux ATypiques) par rapport au mode de fonctionnement des NT (=Normaux Typiques).

    * Là-desuus très bonne suite à tous les NAT, connus ou inconnus de moi, avec ouverture à 360° des sensibilité perceptives et pilotage automatique de la boîte à QI.

    Message à tous les jeunes. Au contraire de ce que beaucoup peuvent penser, être NAT n'est pas un avantage. Vous n'imaginez pas vous, les NT, le nombre de NAT qui souhaiteraient se sentir comme les autres, être perçus comme les autres, vivre enfin comme les autres je veux dire la grosse masse des plus de 90% ! Cela n'a rien d'une blague ! C'est la vérité des NAT, leur vérité. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • T comme Talent

    Suite à la présentation des NAT (=Normaux ATypiques) hier, voici un texte écirt à propos de Michel GASCARD, directeur de Rudra Béjart Lausanne. C'est à l'âge de 11 ans que Michel - qui jouait tranquille sous le piano de sa maman, Colette Milner, pendant qu'elle donnait son cours de danse - se décida à se montrer. Faisant ensuite carrière avec le talent que l'on sait, faisant parti bien involontairement de ces enfants bénis des dieux! Ces jeunes dont le talent n'a rien à voir avec les années civiles. Et l'on rejoint ainsi ce qui est mis dans la page d'accueil de ce blog, écrit avec les vrais mots d'un teen ager.

    Je ne sais pas si le rédacteur des lignes ci-dessous connaissait les NAT et peu importe. Car l'essentiel est la vérité de ce qui est pointé du côté de l'art, qu'il s'agisse de NAT ou de NT (= Normaux Typiques).

    "Je crois au talent de la jeunesse.

    Les vocations précoces existent.

    Je ne rentrerai pas dans le débat de la part de l'inné et de l'acquis; du hasard, de la chance...

    Le travail chaque jour avec eux pendant douze ans m'a fait revenir sur mes belles théories universitaires.

    Au-delà du hasard, certains enfants sont vraiment bénis des dieux !

    Je suis un peu déprimée par la mentalité européenne qui ne favorise pas franchement le développement des enfants précoces.

    Sur le plan scolaire je repense à ce garçonnet de 4 ans qui a appris à lire tout seul en classe unique. A la fermeture de celle-ci, les enfants répartis en classes d'âge dans une autre école ne trouvèrent pas écho à leurs capacités. Impossible de faire bouger le système. Résultat des courses, l'enfant développa un début de dépression à force de rester en classe à "ne rien faire", ou plutôt à entendre les autres répéter LE et A = LA, ME et A = MA pendant des heures, lui qui lisait à 5 ans des ouvrages de bibliothbèque rose. "Nous avons suffisamment à faire avec ceux qui sont en difficulté pour avoir à s'inquiéter de ceux qui n'ont pas de problèmes" répondirent les instituteurs.

    Que faire devant autant de bêtise et d'entêtement ? 

    Tous les enfants sont différents, et heureusement pour nous, parents ou enseignants.

    Evidémment, s'adapter à eux demande un certain travail... 

    L'Art nous procure en revanche bien des satisfactions."

    Mais nous les plus jeunes, il faut bien aussi s'adapter à des enseignants très différents, avec lesquels nous n'avons aucun lien génétique, ni forcément socio-culturel. Nous n'en faisons pas une histoire ! Pas question puisque nous ne sommes que des "mineurs", "que des enfants" comme beaucoup disent !

    Alors comment mieux faire passer du vent de jeunesse sur cet occident français ? Qui a une ou des idées ? Dites !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr