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Marie

  • Lourdes et Benoît XVI

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.    14 septembre: 56 visites, 

    Pleins feux sur Lourdes ce dimanche 14 septembre 2008. Avec la présence de Benoît XVI.

    On accède à Lourdes -lourdes-76.jpg lieu d’apparitions pour les catholiques de Marie, mère de Jésus, à Bernadette - soit par la route, soit par les airs – l’aéroport d’Ossun est à 10 kms de Tarbes et 10 kms de Lourdes, modèle européen pour l’accueil des personnes à mobilité réduite -, soit par train.

     

    Deux voies partant grosso modo du haut de la ville – gare SNCF, Poste, église paroissiale où fut baptisée Bernadette, monument aux morts -  descendent en pente raide pour la rue de la Grotte, en pente plus douce pour l’avenue de la Grotte, pour converger vers le gave qui coule au niveau bas de Lourdes. Par ces deux chemins on accède ensuite jusqu’à la grotte où se déroulèrent les 18 apparitions en bordure du gave. En face à face avec la grotte des apparitions, de l’autre côté du gave, se situe le Carmel de Lourdes. 

     

    Lourdes est à  +  420 mètres d’altitude. L’eau qui la traverse descend de Gavarnie et quitte la ville pour filer vers la plaine du Béarn prenant alors le nom de Gave de Pau. C’est le cas aujourd’hui comme c’était le cas à l’époque des apparitions.

    Au moment de la 1 ère, le 11 février 1858, Lourdes est habitée d’environ 4 000 personnes, lieu de marchés et de foires animés; plus de 1 000 personnes travaillent dans les carrières de marbre et d’ardoise alentour.

    La famille de Bernadette Soubirous a été aisée. Des accidents de la vie en ont fait une famille démunie. Et c’est une Bernadette référencée pauvre qui va entendre de la mère de Jésus des paroles infiniment respectueuses dont elle a perdu l’habitude. Marie va s’adresser à elle ainsi : «Voulez-vous me faire la grâce… ». Ce sont des paroles qui collent à 1858.

     

    Depuis l’arrivée du Pape en France, les journalistes assurent bien.

    Il se peut que des termes spécifique ou un peu techniques lors des cérémonies ont pu passer par-dessus la tête d’un certain nombre d’auditeurs, mais ce n’est pas grave. Ce qui interroge et importe et emporte est la présence d’une foule et l’enthousiasme qui l’anime.

     

    Si à Paris et à Lourdes ce passage du Pape est source de davantage de vraie Paix au plan personnel, au plan familial,  au plan amical, au plan loisirs, au plan travail, alors c’est une réussite.

     

    Je termine avec un texte écrit à Lourdes, lors d’une sainte Marie, un 15 août, sous un ardent soleil.

     

    Lourdes est un palais d’or peuplé par les prières

    De multiples pays, de cent mille cités

    Aux habitants – pauvres et riches – transportés

    En bordure du gave, confiant leur vie entière.

     

    Les cloches du Carmel psalmodient ton renom

    En notes pures et claires : c’est jour de grande fête !

    C’est la Sainte Marie, la procession s’apprête

    A bénir les malades unis par ton doux nom.

     

    Très proche des piscines où jaillit le miracle

    La source pour chacun donne l’eau fraternelle

    Offrant à tout humain pour la vie éternelle

    Réconfort et espoir par-delà le spectacle

     

    D’une foule grandiose dont les cœurs en moisson

    Prosternés à vos pieds, comme fut Bernadette,

    D’une voix unifiée et pacifiée répètent

    Des Rosaires d’Ave, votre belle chanson.    

     

    Les moins de 18 ans, empruntez en bibliothèque une vie de Bernadette si vous ne connaissez pas cette jeune sur qui est "tombé" l'aventure - pas facile à assumer - des apparitions mariales. Après quoi, elle a continué sa vie, faisant de son mieux, vivant comme elle avait toujours vécu.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Fourniret piégé par Marie !

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.   

    Piégé par Marie-Ascension ? Piégé par Marie mère de Jésus ?

    Voici les faits que j’ai découverts suite à une conversation il  y a 2 jours avec une correspondante de Rodez, en allant regarder le témoignage de Marie-Ascension, 13 ans en 2003 , enlevée par Michel Fourniret ; et  qui a réussi à s’échapper et à faire arrêter celui que certains ont surnommé « l’ogre des Ardennes ». Ce témoignage  - pris sur le site « Ave Maria Corse », «Témoignages des lecteurs » - relate les propos de cette jeune qui estime avoir été sauvée du pire grâce à la protection de la vierge Marie des chrétiens.

    «Fin juin 2003, au cours du journal télévisé d’FR3 était diffusé un petit reportage qui montrait une adolescente de 13 ans, qui venait d’échapper à Michel FOURNIRET (surnommé « L’ogre des Ardennes »), et grâce à cette petite on avait pu procéder à son arrestation. À ce moment-là, j’avais été frappée par le gros plan que faisait la caméra sur les mains de l’adolescente qui triturait un chapelet en plastique blanc qui était enroulé autour d’un de ses poignets ! J’avais eu la certitude que ce chapelet lui avait sauvé la vie, que c’était grâce au fait qu’elle avait dû prier des « Je Vous salue Marie » ou demander l’aide de la Ste Vierge Marie que Celle-ci avait dû l’exaucer et la secourir ! Je l’ai toujours raconté à mon entourage, mais tous ceux à qui j’ai parlé de ce reportage diffusé pendant le 19/20 sur FR3 ne l’avaient pas vu à l’époque…

    Et voici, que ces derniers jours l’actualité (le procès à Charleville-Mézières du tueur Fourniret) vient confirmer le ressenti que j’ai eu … !!! Pour preuve, je vous concocte un article reprenant tout ce qui est paru dans la presse française et belge du 31 mars et du 1er avril 2008. (sources : le JDD.FR, l’Express.FR, la Libre Be., RMC.FR, interview du père de Marie-Ascension, etc. …)

    PROCÈS FOURNIRET. Au troisième jour du procès du couple diabolique devant la cour d'assises des Ardennes, l'audience, lundi, s'est ouverte sur le témoignage de la jeune Marie-Ascension, "miraculée" du piège que Michel Fourniret lui avait tendu.

    Le témoignage de Marie-Ascension, rescapée des griffes de « l'ogre des Ardennes » fait froid dans le dos. Au 3ème jour du procès du couple Fourniret, la jeune fille, âgée à l'époque de 13 ans, a raconté son calvaire. Epaulée par son avocate, sobrement vêtue de sombre, Marie-Ascension (qui va avoir 18 ans en mai) se tient droite, portant autour de ce poignet gauche qui conserva longtemps, paraît-il, la cruelle meurtrissure du lacet, un chapelet signe de sa foi en Dieu. Cette foi qui, dit-elle, lui permet de tenir sans avoir recours au soutien de psychologues. Marie-Ascension dit aussi n'avoir pas besoin de psychologue pour gérer le souvenir de son enlèvement, invoquant « la grâce ». Car la patronne de Marie-Ascension est (selon ses propres dires) la Vierge Marie. Chaque fois qu'elle a des problèmes, elle dit systématiquement cette prière : - « Sainte Vierge Marie, passez devant. »."Très pieuse, la "rescapée" a expliqué aux jurés et au président qu'elle lui avait échappé après avoir prié à haute voix et invoqué la Vierge Marie. "                                                                                                                                                            LES FAITS - Ce 26 juin 2003, à Ciney en Belgique, Michel Fourniret avait abordé la frêle adolescente, dans la rue où les parents de Marie-Ascension s’étaient installés avec leurs 5 enfants après avoir fui le Burundi. La rue était alors déserte. Il lui demande le chemin du Mont-de-la-Salle (qui est dans la direction de Dinant) et réussit à gagner la confiance de la fillette car il semble gentil, lui parle doucement et lui assure qu'elle n'a rien à craindre. - « Il disait que ce n’était pas bien de ne pas faire confiance. Il expliquait qu’il était professeur de dessin et père de famille. Nous marchions côte à côte. Parvenus à hauteur de sa camionnette, il a ouvert la portière, côté passager, et m’a doucement invitée à monter en me tenant par les épaules. Il a fait le tour du véhicule pour s’installer au volant. J’étais tiraillée entre la méfiance qu’il m’inspirait et ce devoir qu’il y a de rendre service. » Mais elle a fini par monter dans la camionnette. – « Avant de monter, j’ai confié ma route à la Vierge Marie. J'ai dit : - « Sainte Vierge Marie, passez devant pour qu’il ne m’arrive rien. » ….. « Il ne s’est pas arrêté devant le Mont-de-la-Salle. Il m’a dit qu’il continuerait jusqu’à Dinant pour me punir de ne pas lui avoir fait confiance. Mais il continuait de se montrer plutôt gentil. Je me souviens qu’il m’a demandé mon nom et mon âge. » Elle avait dit Sarah. Elle avait dit 12 ans car elle avait soudainement pris peur parce que l’homme n’avait pas pris la direction de Dinant. Elle l’interrogeait mais il ne parlait plus … Marie- Ascension se met alors à pleurer en silence et « à prier dans son cœur », comme elle dit, et, en priant, une idée lui vient. Elle pose une question à Fourniret : - « Monsieur, est-ce que vous croyez en Dieu ? ». Il lui répond : - « Mais pourquoi ? ». Et Marie-Ascension lui rétorque : « Si vous croyiez en Dieu, vous ne feriez pas de moi ce que vous faites.». Il semble qu’à ce moment-là, Fourniret n’a plus voulu répondre à ses questions. Quand elle a vu qu’il ne voulait plus lui parler, Marie-Ascension a commencé à prier à haute voix ...

    Dès lors le ton n'est plus le même : à un certain moment, Fourniret s’est arrêté et lui a dit : - « Tu m’agaces avec tes prières ! ». Le tueur en série prend alors un chemin détourné, s’arrête, coupe le moteur et l’emmène à l’arrière de la camionnette. Il avait l’air vraiment méchant : désormais il ne reste plus rien, confirme l’adolescente, de celui qui se présentait à elle comme un professeur de dessin de 61 ans, inoffensif ! Le kidnappeur commence à ligoter les pieds de sa victime en serrant fort ses liens et en lui disant : - « Donne-moi tes mains, sinon je te frappe ! ». - « Je lui ai demandé, « Pourquoi vous faites ça ?! », il a dit : – « Tu dois me donner du plaisir, autrement tu ne rentreras pas ! ».J'étais étonnée, je ne savais pas jusque là ce qu’il voulait faire de moi. » a raconté l’innocente Marie-Ascension à la barre des témoins. L’adolescente s’est mise alors à crier. Il commence à l'étrangler et lui dit : - « Si tu cries, je te tue ! ». Marie-Ascension demande alors à son ravisseur s'il fait partie de la bande de Marc Dutroux. - « Je suis pire que Dutroux ! » affirme-t-il alors qu’il passe un lacet de cuir autour des poignets de l’enfant effrayée. Le véhicule repart. À l'arrière, Marie-Ascension prie toujours à haute voix, "à pleine gorge ! ", précise-t-elle. Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et de France. "Je me suis dit que c'était fini. J’ai vu toute ma vie défiler.

    Interrogée par l'un de ses conseils, Me Réginald de BECO, elle ajoutera : - « J’ai repensé à ce que j'avais fait de pas correct, j'ai songé à mes parents qui ont réussi à quitter vivants le Burundi et que j'allais décevoir en me faisant tuer comme ça." Soudainement, les liens douloureux qui enserraient ses jambes se détendent, elle s’en libère, puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. Il y avait, sur la porte latérale coulissante du Citroën C25, un bouton coloré surmonté de l’inscription : « Pour ouvrir, appuyer ici ». Elle a appuyé. - « La porte s’est ouverte avec un tel fracas que j’ai eu peur qu’il l’ait entendu ! », raconte toujours Marie-Ascension mais elle ne saute pas tout de suite car la voiture roule vite : - « Je n’osais pas sauter… », se souvient-elle. C’est alors qu’il y a eu cet arrêt providentiel : ce stop que la camionnette a marqué au carrefour de Mesnil-Saint-Blaise – le seul panneau « stop » qu’on recense sur le trajet de 16 kms déjà parcouru par le fourgon, comme l’expliquera  l’inspecteur  Quinquempois « La camionnette s’est à peine arrêtée, explique Marie-Ascension, j’avais encore un pied à l’intérieur quand elle est repartie. »

    Mais elle a réussi à sauter et s'est enfuie, sans que Fourniret s'en aperçoive ! Il prend la direction de Beauraing tandis qu’elle s’encourt dans l’autre sens. « J’ai fait des signes à une automobiliste qui s’est arrêtée : c’était Stéphanie JANTON. ». Une femme dont la présence d’esprit causera la perte de Michel Fourniret.« Marie-Ascension, raconte Stéphanie JANTON, m’a expliqué qu’on avait tenté de l’enlever. Elle m’a montré la marque des liens sur ses poignets. Elle voulait que je la ramène chez elle, à Ciney. Mais j’ai pris la direction de Beauraing parce que j’estimais plus urgent de donner l’alerte au bureau de police le plus proche. Chemin faisant, nous avons vu arriver, en sens inverse, un véhicule dans lequel Marie-Ascension a cru reconnaître de loin celui de son ravisseur. Quand nous l’avons croisé, elle l’a formellement reconnu. ». Stéphanie Janton, elle, notera l’immatriculation et la marque de la camionnette.      La police a très vite réagi puisqu’elle est allée directement au domicile de Michel Fourniret. Il n’était pas encore arrivé, mais quand il est rentré, la police a pu le récupérer très vite, avec tous les indices qui étaient encore dans son véhicule. Une carte postale que Marie-Ascension venait d’acheter pour sa copine y était encore … C’est comme cela que l’instruction a commencé.

    "Vous avez sauvé des vies !" L'avocat général Francis Nachbar s'est incliné devant le témoin. -"Vous avez sauvé votre vie et celle de beaucoup d'autres jeunes filles. Pour cela, je voulais vous féliciter et vous remercier". Pendant toute la déposition, Fourniret semblait dormir, immobile, yeux clos. Avant le témoignage, il a redit qu'il refuserait de parler, sur cette affaire comme sur les autres, si on lui refusait le huis clos qu'il demande. Il a cependant précisé à la barre avoir rédigé pendant le week-end un texte et même fait un dessin, à l'intention de Marie-Ascension. On en ignorait dans l'immédiat le contenu. Dans l'après-midi, le président de la cour a lu une lettre que le tueur en série a écrite à son fils en 2005 alors que celui -ci lui demandait le sort qu'il réservait à la fillette à l'origine de son interpellation : « Il est évident que je lui aurais arraché les yeux et les membres vivante avec une infinie jouissance. Marie-Ascension incarne une pureté sobre, je m'en empare (...) J'aurais préféré évidemment lui infliger de lourdes souffrances, des tortures morales et physiques », a écrit l'accusé. L'avocat général lui a demandé comment il pouvait écrire de telles "abominations" à son propre fils. – « Je suis convaincu que vous avez la réponse à cette question, vous qui semblez bien me connaître », a-t-il répondu.

    N’est-il pas évident que la Sainte Vierge a honoré les 7ème et 8ème promesses faites au Bienheureux Alain de La Roche au sujet de la récitation du rosaire et donc du chapelet ? * 7ème Promesse : " Celui qui se recommande à moi par le rosaire ne périra pas. " * 8ème Promesse : " À ceux qui récitent mon rosaire, je promets ma protection spéciale. " Et aussi celui-ci : Message du 25 février 1988 de la Sainte Vierge Marie donné à Medjugorje : "Chers enfants, aujourd’hui encore je voudrai vous appeler à la prière et à l’abandon total à Dieu. (…) C’est pourquoi, petits enfants, n’ayez pas peur. Si vous priez, satan ne peut vous faire aucun mal, car vous êtes les enfants de Dieu et je veille sur vous. Priez ! Que le chapelet soit toujours en vos mains le signe pour satan que vous m’appartenez."Merci chère Maman Marie ! Par mademoiselle Marie-Hélène GREGOIRE. Cet article paraîtra dans la prochaine revue Voici ta Mère envoyé le 26 avril prochain »

    Au préalable, j'avoue ne pas connaître le Bienheureux Alain de La Roche mentionné par Marie-Hélène Grégoire, rédactrice de ce témoignage. Les apparitions de la Vierge Marie à Medjugorje sont, elles, plutôt connues; le frère de Ménie Grégoire a d'ailleurs écrit à ce sujet. J'en viens maintenant au corps du sujet.

    Voilà un témoignage, dur mais bien réel, les jeunes. Je l’ai rapporté là car n’importe qui peut se trouver confronter à une situation de ce type ou proche. Que faire ? Garder son calme. Réfléchir  vite. Essayer de déstabiliser par la parole ou la prière - ça peut marcher.Je laisse Marie-Ascension à la liberté de sa foi. Et vous, chers lecteurs, pouvez selon si vos convictions  personnelles vont dans ce sens adhérer à ce que pense cette jeune de 13 ans en 2003, à savoir une protection surnaturelle. En l’espèce celle de Marie, mère de Jésus Fils de Dieu, sur qui s’appuient tous les chrétiens - dont ceux de l’église catholique. Pour les autres, qui se déclarent athées ou incroyants en matière religieuse ou surnaturelle ou non concernés par des systèmes de pensées et de croyances qui n’ont rien à voir avec leurs manières de pensée et leurs pratiques culturelles depuis bien plus de 2000 ans, vous prendrez ce témoignage selon votre goût. Car après tout, se sentir soutenue par une force non humaine, a certainement aidé fortement Marie-Ascension à garder son sang froid, à essayer intuitivement de déstabiliser son agresseur en priant et en chantant, à exploiter chaque détail pouvant lui permettre de trouver une faille, de réagir à temps pour se libérer de ses liens, puis pour sauter de voiture, etc…Alors ?  Vous aurez chacun votre conclusion personnelle. Intervention divine miraculeuse ? Confiance totale en soi pour se tirer d’affaire en se pensant soutenue par une puissance divine supérieure à la force physique et à la volonté de l’agresseur, puissance ne pouvant que faire tomber Fourniret ? Ou simplement énergie peu commune et volonté de fer de Marie-Ascension  de se libérer de cet agresseur-tueur alors que ses parents ont réussi à quitter le Burundi ?                                                                           

    Qu’importe, après tout. Que ce témoignage soit pour vous, les moins de 18 ans - et aussi les plus – un signe qu’en faisant appel à son sang froid et à toutes ses capacités il est possible de se tirer d’un pas mortel involontaire. Au besoin entraînez-vous mentalement. Apprenez la lutte Apprenez à déstabiliser verbalement l’adversaire. Bref, soyez préparé à cette sorte de coup tordu : ça peut vous aider un jour ! Vous et d’autres jeunes avec vous, qui sait ? Etre prêt n’a jamais attiré les ennuis, tout au contraire, ça aurait plutôt tendance à les éloigner !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • La Fuite en Egypte: légende de la Sauge

    La fuite en Egypte et les miracles: la légende de la Sauge.

    Tandis que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tout couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits enfants, Marie se sauvait à travers les montagnes de Judée, serrant le nouveau-né sur son coeur tremblant. Joseph courait à l'avant lorsqu'ils apercevaient un  village, pour y demander l'hospitalité ou même un peu d'eau pour baigner le petit. Hélas, les gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.

    Or, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l'âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.

    - Les soldats d'Hérode !

    Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le pluis petit palmier.

    Il n'y avait près de Marie qu'un buisson où une rose s'ouvrait.

    "Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l'on veut faire mourir, et sa pauvre mère à demi morte."

    La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit:

    "Passe vite ton chermin, jeune femme, car les bourreaux en m'effleurant pourraient me ternir. Vois la goriflée, tout près d'ici. Dis-lui de t'abriter. Elle a assez de fleurs pour te dissimuler..

    - Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamné à mort et sa maman épuisée."

    La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s'expliquer:

    "Va, passe ton chemin,  pauvresse. Je n'ai pas le temps de t'écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir. Va voir la sauge tout près d'ici. Elle n'a rien d'autre à faire que la charité.

    - Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur."

    Alors tant et si bien s'épanouit la bonne sauge qu'elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s'abritèrent l'enfant Dieu et sa mère.

    Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie frissonnait d'épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles, souriait. Puis, comme ils étaient venus, les soldats s'en allèrent.

    Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge vert et fleuri.

    "Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront."

    Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l'âne tout ragaillardi par une vaste platée d'orge qu'un brave homme lui avait donnée. Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l'archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin par lequel se rendre en Egypte, tout doucement,à petites journées.

    C'est depuis ce temps là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes.

    Comme l'on dit en Provence: "Celui qui n'a pas recours à la sauge ne se souvient pas de la Vierge."

    Conte Provence, extrait de Légendes et récits du temps de Noêl. Jopseh Roumanille, repris par M. Toussaint Samat. 

    Bien sûr, il s'agit d'un conte. Les épines de la rose étaient déjà présentes, la giroflée peut sentir bon... question de goût et d'odorat. Mais comme toute légende elle éclate de merveilleux.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr