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Jean l'évangéliste

  • Jean l’évangéliste

     

    Près de Noël, le surlendemain 27 décembre pour être précis, est fêté près du solstice d’hiver le disciple que Jésus aimait, j’ai nommé le futur saint Jean auteur d’un évangile, d’ lettres et de l’Apocalypse écrite sur l’île de Patmos.

    Ce Jean est celui à qui, sur la croix ; Jésus a confié sa mère. Celui qui fut témoin de la transfiguration du Christ. Celui qui vit et crut à la résurrection sitôt accouru au tombeau et le découvrant vide.

    Le début de l’évangile de Jean rend honneur à Jésus, témoin et transmetteur de la lumière divine. L’évangéliste évoque, très vite, l’autre Jean cousin de Jésus, le Baptiste, fêté à l’autre extrémité de l’année, à l’occasion du solstice d’été.

    Voici le début de l’évangile de Jean, chapitre 1, versets1-9 :

    « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

    Elle était au commencement avec Dieu.

    Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

    En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

    La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

    Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.

    Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.

    Il n'était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

    Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. »

    Pour le jour de la saint Jean, c’est le commencement de sa première lettre qui est lue, chapitre 1, versets 1 à 4.

    Puis, ce qui se passe au matin de Pâques, vient tel que sous la plume de l’évangéliste :

    «  Le matin de Pâques, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »

    Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas.

    Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.

    C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » (chapitre 20, versets 2 à 8)

    Tout est simple, pour Jean. Il ne doute pas.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Jean l'évangéliste 27 décembre fête

    Jean, instruit et cultivé, élevé à l'école de Gamaliel Docteur de la Loi respecté - si je m'en tiens au Nouveau Testament seule référence dont je dispose comme chrétienne d'origine sans autre culture - est décrit comme le disciple préféré de Jésus. Il appartient d'ailleurs au cercle de base des 12 apôtres et fait parti du trio de choc proche de Jésus constitué par Pierre (=Simon renommé Pierre), Jean et son frère Jacques (=Jacques le Majeur).

    Laissons de côté les commentaires en tous genres qui n'ont pas manqué d'être faits sur cette préférence; on a tous et toutes des attirances ou à l'inverse des répulsions, des rejets. Questions d'harmonies naturelles, de résonances positives entre personnes. Jésus est né homme. Il est un vrai homme comme nous tous et à ce titre ressent toutes les sensations humaines.

    Jean est né juif, d'une lignée juive; élevé soigneusement côté religion et traditions il exerce le métier de pêcheur, tout  comme son père et selon l'usage, travail très normal quand on vit au bord du lac de Tibériade en Galilée.

    On ne lui connaît pas d'épouse ni d'enfant. Quant il fait la connaissance de Jésus c'est encore un jeune homme. Il a un frère appelé Jacques, un père nommé Zébédée et une mère très intervenante pour ses 2 fils. Cette maman qui se mêle de l'avenir de ses enfants - la majorité est à 12 ans et les 2 frères ont plus que cela - ose demander à Jésus les meilleures places pour ses grands quand Jésus sera enfin maître en son royaume (Matthieu 20, 20-28) , royaume que cette mère imagine de cette terre avec puissance, poouvoir et richesse. Elle requiert que ses fils siègent l'un à la droite et l'autre à la gauche de Jésus. Lequel ne l'envoie pas promerner. Il pose une question en retour, une seule, aux 2 frères: ces 2 garçons - pour qui la maman intervient - sont-ils capables de boire à la coupe où il va boire, lui ?  autrement dit sont-ils capables de suivre Jésus où qu'il aille? Ne doutant de rien c'est par l'affirmative qu'ils répondent. Et Jésus, attentif à leur requête, acquiesce à cette fougue spontanée venue du coeur. Qu'il en soit fait comme les 2 garçons le désirent par l'intermédiaire d'une mère qui - comme bien des mamans, comme toute maman peut-être  - n'a pas hésité à prendre la parole au nom de ses petits, sinon intimidés du moins embarrassés de faire en public une demande aussi audacieuse face aux autres disciples aussi méritant qu'eux sans doute. Le ciel écoute, entend et répond souvent par un accord direct ... si l'on est attentif. Et voilà Jacques et Jean, fils de Zébédée, les "fils du tonnerre" comme les surnomme Jésus, admis à participer pleinement et être associés juqu'au bout à la vie de Jésus. 

    Près de Jean le Baptiste, cousin de Jésus, alors que le précurseur baptise dans le Joudain en appelant à la conversion des coeurs, Jean l'évangéliste est là et aussi Pierre (Jean 2,35-42).

    Qaund Jésus choisit ses disciples (Marc 1, 16-20).

    Quand il guérit la belle-mère de Pierre (Marc 2 , 29-30). qui, plus âgé, est nanti d'une épouse et d'enfants.

    Quand il ressuscite la très jeune fille de Jaïre, chef de la synagogue (Marc 5, 35-43).

    Quand Jésus est transfiguré en présence de Moïse et d'Elie (Marc 9, 2-20; Luc 9, 28-36).

    Jean et Pierre sont envoyés ensemble veiller aux préparatifs de la fête de Pâques, dernier repas (=cène) de Jésus (Luc 22, 7-13).

    La dernière fois où Jean, Jacques et Pierre sont tous les 3 réunis avant la mort de Jésus se situe après la dernière cène, juste avant l'arrestation de Jésus (Marc 14, 32-42).

    Face à cette situation Jean va aux informations auprès du grand-prêtre en exercice qui le connaît bien, afin d'être éclairé à propos du procès de celui qui est devenu son guide (Jean 18, 15-16). Le disciple préféré suit  jusqu'au lieu de la crucirfixion, châtiment sévère destiné aux criminels de l'époque et du lieu concernés; la mère de l'apôtres est là aussi et la maman de Jésus. Sur la croix, avant son dernier soupir, Jésus confie sa mère à Jean et Jean à sa mère (Jean 19, 26-27). Etre fils de Dieu ne dispene pas d'assurer le quotidien humain.

    Après la résurrection de Jésus c'est Jean qui le premier, car plus rapide que Pierre, arrive au tombeau dont la pierre a été roulée et penche sa tête à l'intérieur - n'entrant pas par respect pour son aîné; puis il pénètre à son tour:"Il vit et il crut." (Jean 20, 4-9). Suivent d'autres événements où tous les apôtres sont présents: effusion de L'Esprit Saint à l'occasion de la Pentecôte, apparitions, Ascension de Jésus au ciel.

    Jean le Baptiste a été exécuté dès le vivant de son cousin, à l'issue d'une superbe danse lascive devant le roi Hérode d'une jeune fille à qui cet homme a promis tout ce qu'elle veut... et c'est la tête de Jean Baptiste qui est réclamée ! (Matthieu 14, 1-12). Jacques, frère de Jean, sera lui le 1er apôtre mis à mort à Jérusalem quelques années après Jésus (Actes des Apôtres 12, 1-2).

    La vie de Jean se poursuit, évoquée dans les Actes des Apôtres écrit par Luc. Il accueille désormais chez lui la mère de Jésus autant que nécessaire; il est aussi en bute à des persécutions et en sort indemne, vivant pense-t-on centenaire. Comme évangéliste il est symbolisé par un aigle à la vue perçante. Une très belle représentation contemporaine est visible à l'abbaye saint Louis du Temple à Limon, près de Vauhalla/Palaiseau - où sont aussi visibles, sur un autre registre, des tapisseries réalisées par la reine Marie Antoinette à la prison du Temple. Pour information l'existence de cette abbaye est liée à celle de la fille du Grands Condé et à la famille royale.

    Il existe une pensée johannique manifestée dès le début de l'évangile de Jean et qui a traversé les siècles, continuant en 2007 à être scrutée et exploitée. Outre un évangile, Jean a rédigé 3 épîtres ainsi que le Livre de l'Apocalypse alors qu'il était relégué sur l'île de Patmos sans doute vers l'année 95 sous le règne de Domitien. Cette oeuvre inspiré a donné naissance à des réalisations célèvres dont les tapisserie de Jean Lurçat, visibles à Angers, et qui illustrent de façon magistrale cette saga sacrée où Jean manipule avec délices les chiffres et symboles chers aux auteurs de la Bible.

    Eu égard au succès renaissant des feux de la saint jean à l'occasion du solstice d'été (le Baptiste est fêté le 24 juin), les prénommés Jean sont souvent supposés être sous la protection du cousin de Jésus. Ce qui n'est pas. Il y a de nombreux Jean avec le statut de saint qui ont vécu après le Jean contemporain de Jésus.

    L'évangéliste aimé de Jésus est fêté le jour du 27 décembre, et nombre de garçons sont placés sous sa protection. Je souhaite une "très bonne fête" en ce jour à tous ceux que je connais sous le prénom de Jean, John, Joan, Yvan etc...Par sa pensée toujours vivante leur saint patron - comme on dit - est toujours très présent.

    Très bonne fête aux lecteurs prénommés Jean et aux lectrices l'ayant comme patron désigné. Soyez  très vigilants pour que votre fête reste bien indépendante de celle de Noël et des voeux du Nouvel An !  

    Les informations données ici le sont seulement pour information. Respect aux non croyants autant qu'aux croyants!

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr