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J.Korczak

  • Amputé d'un fils ! POITOU Frédéric

    "Orphelin de mon fils": le cri d'amour de Frédéric POITOU pour Paul, son unique enfant !

    Hasard d'une rencontre ! Pas avec un humain qui va changer ma vie ! Pas avec un objet qui va me faire kiffer !

    Hier, au soir d'un samedi envahi par la sensualité - la faute au soleil qui grimpe en puissance, la faute à la lumière qui devient plus ardente, la faute aux intenses plaisirs charnels intrusifs et invasifs offerts par les parfums printaniers des fleurs - la réalité sordide des moins de 18 ans, devenus objets d'une jouissance abominable pour certains, me claque au visage.

    En cette fin de journée, un détour au rayon librairie de la Fnac Saint Lazare - où j'ai récupéré des cartouches pour une imprimante fidèle - me jette en pleine figure le témoignage de Frédéric POITOU, un père devenu orphelin de son fils.

    Quand on réalise que ce fils est toujours en vie physique, on se demande pourquoi ce papa là vient ennuyer des Français déjà bien sollicités par les médias, notamment ce dimanche pour La Marche Blanche en faveur d'Ingrid Betancourt. Défile avec le fils d'Ingrid la Première Dame de France, Carla BRUNI-SARKOZY. Et aussi Rachida DATI, Bernard KOUCHNER, Rama YADE, Bertrand DELANOE... ainsi qu'une immense foule d'anonymes.

    Hé bien ce papa a mille fois raison ! Ce papa qui se tient droit et combatif à côté de milliers d'autres placés, bien malgré eux, dans une situation identique !

    Ce papa reste debout et vaillant. Pas pour lui, mais pour son garçon. La chair de sa chair. Certes, une physiologie indépendante de sa volonté n'a pas permis à ce mâle de "tomber "enceint", de porter intimement intégré à sa chair pendant 9 mois un petit d'homme, de lui offrir un abri aquatique en atmosphère tropicale, de lui donner seconde après seconde un coeur qui bat, des sens en vibration, de la musique, des chansons, des paroles, des goûts, des odeurs....

    Quelque part la gent féminine - à qui est confiée par l'espèce la mission biologique de porter les jeunes jusqu'à maturité suffisante pour naître à la lumière du jour - me semble ingrate et insupportable quand elle se plaint, encore et encore, des "ennuis" liés à la situation extraordinaire de porter la  vie. Cela alors que tant de garçons sont quelque part envieux de cette exclusivité qui permet à leurs femelles, pendant 9 mois de jouir d'un privilège inouï de proximité lors de ces jours fondamentaux pour une survie de l'espèce humaine.

    Trop de garçons m'ont dit ce regret, sur lequel ils ne s'attardent pas. A quoi ça servirait ?

    Sauf que ce regret n'est pas à négliger ! Un soupir masculin à ce sujet - pudeur infinie des garçons - vaut plus que des kms de discours. Un tel soupir ramasse en lui tout ce qui en ces 9 mois "in utero" (= dans l'utérus - le ventre pour les plus jeunes - de la maman) n'est pas anodin pour la suite des choses. Je veux dire que ces mois-là génèrent le fait que - en cas de séparation des parents - les jeunes enfants de moins de 18 ans seront confiés le plus souvent à la maman. Car, en sus des 9 mois dans le ventre de leur mère, c'est très souvent (ça change un peu quand même) de cette même maman que les petits d'homme vont recevoir une grande partie du "paquettage" de leçons de vie  pour "tracer" ensuite tout seul leur propre existence. Humains, avec notre totale part animale à assurer, à assumer, il faut acquérir - branchés sur ce que nos gênes ont intégré au fil des millénaires - nombre de réactions ou réflexes basiques pour faire face à tous les prévus et imprévus de la vie.

    Un complément encore. L'année passée j'ai rencontré les garçons de l'association E2SD, des papas, qui avaient mis en oeuvre toute leur énergie pour pousser, avec d'autres, à la garde alternée des enfants.

    Quoique l'on puisse penser de toutes ces légales dispositions, il n'en reste pas moins que le fondamental qui demeure est le manque de respect trop fréquent des adultes envers les enfants. Manque qui perdure par l'existence d'un flou pas du tout artistique - qui arrange tant de grandes personnes - en ce qui concerne la bannière passe-partout de ce qui est appelé "l'intérêt majeur" de l'enfant. 

    Ce préambule pour exprimer combien Frédéric POITOU a eu mille raisons de donner aux Français un livre tout neuf intitulé "ORPHELIN DE MON FILS - Dans l'enfer de l'aliénation parentale - Témoignage", ouvrage paru aux Presses de la Renaissance en mars 2008 avec 296 pages pour 19,50 euros.

    L'auteur, un homme, pas un nul a priori, est présenté en 4 ème page de couverture comme un "docteur ès sciences, ingénieur chimiste spécialisé dans les parfums," qui "vit près d'Aix en Provence. Chimiste-expert, il est aujourd'hui gérant d'un laboratoire de produits naturels. Il est aussi très impliqué dans l'action humanitaire (aide aux SDF, visiteur de prison...)".

    Je poursuis ci-dessous la présentation de la 4 ème: 

           "Le témoignage unique et bouleversant d'un père sur le problème trop peu connu de l'"aliénation parentale". Une descente dans l'enfer de la justice familiale en France.

            Mariage, enfant, divorce... Frédéric Poitou a vécu une histoire de couple presque banale. Jusqu'à ce que son ex-femme disparaisse avec leur fils. Il se lance alors dans un combat de longue haleine, qu'il mène encore aujourd'hui dans le seul but de revoir son enfant.

            Confronté aux administrations rétives et à un système judiciaire rigide privilégiant les mères, Frédéric se bat pour qu'on respecte ses droits. Vexations, humiliations, accusations mensongères, diabolisation, son parcours est emblématique de celui des pères divorcés en France.

            "Orphelin de mon fils" nous plonge dans un récit vif et haletant. l'auteur nous fait découvrir la réalité des "conflits de loyauté" et de l'"aliénation parentale", à travers des témoignages mais aussi des analyses de spécialistes en psychologie, en psychiatrie et en droit.

            Frédéric Poitou sait ce que représente un père, il a perdu le sien à l'âge de 11 ans. C'est peut-être fort de cette expérience aussi qu'il ira jusqu'au bout pour la reconnaissance de ses droits et pour que son fils ait le papa qu'on lui interdit d'avoir.

            Un combat exemplaire, source de réconfort pour tous les pères plongés dans le désarroi."

            www.orphelin-de-mon-fils.com 

    * De suite une réflexion personnelle: les enfants ainsi "traités" (mal !) par l'institutionnel - comme le jeune Paul, l'enfant de Frédéric - ne sont ni de droite ni de gauche. Tous les élus politiques doivent ouvrir leurs yeux sur ces moins de 18 ans dont un jour leurs enfants ou petits-enfants peuvent faire partie. Ces jeunes là ne sont pas des délinquants ! Ils n'ont jamais rien fait de répréhensible, sont bien intégrés et n'ont pas à être l'objet d'un soi-disant suivi éducatif, en quelque sorte séquestrés entre les mains diaboliques d'individus incapables de prendre soin d'eux. Incapables de les entendre, d'admettre et de reconnaître leur histoire d'enfant parfaitement normal.

    Le garçon de mr POITOU a la chance de n'être pas enfermé en placement; mais le résultat est qu'il est devenu orphelin d'un papa qui est toujours pour lui un vrai papa! Mais Paul ignore actuellement cela, gavé qu'il est de mensonges qui lui sont infligés jour après jour sans vergogne et sans retenue par des décideurs soit incompétents, soit  pas bien dans leur peau ! Le résultat est que ce garçon, selon un institutionnel tout puissant doit, forcément, être plus heureux privé de son père que aimé par lui. Car telle est là la pensée de tous ces bien pensants, non attentifs aux besoins indispensables de tout être humain. Pour ces gens là, être privé d'un papa qui vous aime et vous respecte est forcément "le pied". Pour ces gens là qui savent tout, il est mieux de vivre privé de son unique papa. D'un papa qui n'a jamais été maltraitant. Pauvres fous !  Insensés! ignorants des besoins de tout être humain! quel qu'en soit l'âge, d'ailleurs !   

    * Autre réflexion personnelle: le fait que mr POITOU ne semble pas avoir eu la chance de rencontrer Janus KORCZAK. Il doit vite réparer cette insuffisance car cela donnera à ce papa des armes pacifiques nouvelles, le rendant encore plus fort pour défendre son fils par la disposition d'arguments imparables de ce pédiatre/éducateur de choc, vraiment respectueux des petits sans défense et attentif à leurs besoins de reconnaissance et d'amour. Janus est présent sur ce blog.

    Et aussi les quelques pensées ci-après, en liaison avec le livre de Frédéric POiTOU:

    * 1. L'aliénation parentale non reconnue par tous. Personnellement, reconnaissance ou pas  ce n'est pas là l'important. C'est l'écoute et le respect des moins de 18 ans qui est fondamental. Là est le fond de la question ! 

    * 2. "les conflits de loyauté vécus par l'enfant" ? Faux ! L'enfant ne vit pas cela: on le lui impose ! Ce qui est très différent ! Quand va-t-on écouter pour de vrai les jeunes, nos jeunes ? les placés et les non placés ?

    Heureusement il y a des parents à l'écoute de leur chair et de leur sang, des vrais papas, de vraies mamans qui protègent et défendent leurs enfants contre les tentacules de pieuvre de certaines institutions qui prétendent, elles, détenir LA vérité, une sorte de vérité universelle inexistante qui serait le fruit obligatoire d'une éducation-dressage. Que d'orgueil! Que d'inconscience ! A l'écoute de ces moins de 18 ans peuvent se trouver des enseignants - mais pas toujours car il en est de sourds aux paroles des jeunes, des éducateurs - mais pas toujours car il en est pour priviégier leur intérêt propre, de rarissimes avocats formés  - mais trop souvent tentés d'en faire à leur idée plurtôt que d'entendre leurs jeunes clients; pour finir d'ultra rarissimes juges des enfants assez humains pour discerner l'intérêt supérieur des moins de 18 ans non délinquants. 

    * 3. La figure emblématique d'un Marc JUSTON, Président du TGI de Tarascon. Ce juge essaie de promouvoir l'intérêt des jeunes dont la vie passe par hasrd entre ses mains. Pour ce Président, ces jeunes là ne se résument pas à un dossier plus ou moins bien rempli comportant trop souvent des erreurs grossières qui vont aller pénaliser les enfants à tout jamais. Marc JUSTON agit avec la même philosophie qu'un autre juge, allemand cette fois, qui a imposé une base obligatoire de conciliation dans le seul vrai intérêt des enfants, cela pour des parents en chemin de divorce. Mesure rendue obligatoire ensuite dans tous les lands. L'idée est plus que séduisante. Marc JUSTON en a sans doute eu l'intuition au cours de la même période - de même qu'en matière de recherche les scientifiques mettent souvent le doigt au même moment sur une découverte, l'heurte en étant si j'ose dire enfin venue ! Marc JUSTON a poussé son action  en faveur de la voix des enfants à écouter et à prendre en considération jusqu'à l'obtention de crédits de la C.E.E. (=Communauté Economique Européenne) pour agir plus efficacement, adoubant au passage son oeuvre locale d'une visibilité et d'une crédibilité venues d'au-delà les frontières de la France. Je salue au passage l'acharnement positif, préférentiel  et humain de mr JUSTON envers les jeunes.

    La vie d'un 14 ans que je connais bien n'aurait pas été "cassée" si une médiation avait été intelligemment suggérée, voir imposée dans l'intérêt de ce jeune  - qui s'était d'ailleurs très clairement exprimé sur les raisons de son choix - par le juge des enfants responsable. Mais cela ne se passe pas en Tarascon ! Dommage !

    * 4. la non lecture des magistrats quand de l'information leur est fournie ! Si encore ils essayaient une grève du zèle , ces juges submergés parait-il de travail ! Ils pourraient par exemple se remettre en question et se dire que, peut-être, il existe trop d'enfants claquemurés en AEMO (=Assistance Educative en Milieu Ouvert).

    * 5. le rôle des députés européens. Dans le cas de mr POITOU il est malheureux qu'une France, fondatrice de l'Europe, il est triste que notre pays dit des Droits de l'Homme, ait un tel comportement anti-droit et anti-respect envers des jeunes sans histoire, je le répète.

    Il est important que tous les touchés par ces injustices et qui ne souhaitent, eux, que le bonheur de ces enfants là, se découvrent, se connaissent et agissent ensemble. L'union fait la force, en ce domaine comme ailleurs.

    Alors achetez le livre de papa POITOU ! Faites-le acheter par votre bibliothèque, par vos amis, par vos connaissances.

    Faites connaître ce qui se passe afin d'agir pour le respect de tous les enfants de France, de tous les enfants vivant sur le sol français.

    C'est un devoir actuel envers tous ces enfants là que l'on détruit sous nos yeux et avec notre argent ! 

    Je suis directement responsable - et coupable et complice, fut-ce en restant passive - si je ne fais rien pour ces enfants là, ces enfants découverts jour après jour et de plus en plus nombreux, qui viennent s'ajouter au jeune de 14 ans, souffre douleur d'incompétences institutionnelles multiples et massives depuis la fête de la musique 2006.

    Nous qui savons, nous sommes tous responsables, complices et coupables si nous ne crions pas au monde ces inhumanités.

    Je laisse bien volontiers à Frédéric POITOU l'exploitation des failles de la République. Monsieur POITOU n'a qu'un unique enfant en cause. En agissant pour ce jeune isolé, il n'en met pas d'autre en péril.

    Quelques titres de chapitre de la table des matières: Comment j'ai coincé l'ordre des médecins, Comment j'ai coincé l'Education nationale, Travail de "SAP", Ces signes que je n'ai pas su voir à temps, Justice myope, "JE", set et "JAF", Détective, ou comment j'ai "volé" les fichiers de mon fils à la CPAM, Identifier et comprendre l'aiénation parentale

    Et les sites de mr POITOU: www.frederic-poitou.com

                                           www.orphelin-de-mon-fils.com

    Les moins de 18 ans, lisez ce livre! Il vous apprendra à être attentif. Il vous apprendra à vous défendre.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Dictature ? Out !

    Encore la dictature des "connaisseurs".

    En ce mercredi 19 mars 2008 deux articles viennent contrarier et bafouer le respect des moins de 18 ans si chers à Janusz KORCZAK, le promoteur des droits de l'enfant. Il a été question de ce pédiatre polonais, pédiatre et éducateur de pointe et sans violence, à l'écoute des orphelins qu'il avait été amené à recueillir et qu'il n'a pas abandonné aux pires moments. Vous trouverez Janusz le 30/9/2007, le 14/11/2007 et au sein de différents textes. 

    L'un est paru dans Direct Matin Plus - www.matinplus.net - dont le n°232 en page 5 traite d'une meilleure compréhension des mécanismes du sommeil à propos de la 8 ème Journée nationale du Sommeil. Rien à signaler jusqu'au moment où surgit un propos très étonnant de style père fouettard. Son auteur, soignant des troubles du sommeil - activité très honorable - "préconise "d'interdire à l'adolescent l'ordinateur et les jeux vidéo deux heures avant de se mettre au lit, de se lever à heure fixe et de se coucher entre 21h et 23 h la semaine.""

    Magnifique programme ! ... qui oublie qu'un message sympa peut réconforter avant le sommeil et le faciliter, qui oublie qu'un lever à heure fise est ridicule pour qui a besoin de "grasses mats" et en a l'opportunité et qu'enfin certains et certaines sont "du soir" et non du matin.

    L'autre, signé, est présent dans 20 minutes - www.20minutes.fr - dont le n°1371 en page 9 évoque un livre visant parents et jeunes enfants. Grosso modo je peux résumer l'article par le biais d'une phrase telle que: rien que des ordres; pas d'explication. Une telle attitude fait l'impasse sur le respect dû aux petits d'hommes, sur leur aptitude à comprendre, sur leurs capacités à communiquer. Capacités présentes dès le plus jeune âge. Comment ose-t-on les nier ? Pourquoi cette violence ? J'en ai froid dans le dos ! L'auteur du livre n'a pas lu Janusz KORCZAK, ou alors il n'a pas compris.

    Ces 2 textes ont en commun une tendance, pas d'aujourd'hui, et qui fait que certains hommes ou femmes pensent être des personnes "je sais tout".

    Pourtant il est proche le temps où un nourrisson, né en 1993, pouvait hurler de très longues minutes car l'autorité savante avait décidé qu'il fallait dire aux mères d'espacer systématiquement les heures de tétée. La nouvelle maman toute fraîche - c'était le 1er - avait écouté. Et son  garçon, affamé, accumulait déjà des raisons de ne pas faire confiance et aumonde qui l'entourait et à lui-même, car, se constatant incapable de se faire comprendre et de voir exaucer sa demande légitime d'être nourri alors qu'il criait famine dans un monde d'abondance.

    5 ans plus tard sa soeur, la maman ayant été chercher les conseils de la Leche League - ligue promouvant un allaitement au sein seul vraiment adapté à la vie du nourrisson, comme le lait de vache est adapté naturellement au veau - bénéficiait de 18 mois d'allaitement au sein... ce qui a offert depuis toujours à cette enfant d'être très sûre d'elle et armée de confiance en la vie, l'allaitement ayant lieu à la demande de la petite. Un nouveau-né au sein régule parfaitement ses prises de lait en fonction de ses besoins; nul besoin de regarder une pendule ! 

    Assez des donneurs de conseils ! Assez !

    Les moins de 18 ans, face à ces exemples de négation de la liberté d'autrui, n'oubliez pas, vous, d'écouter et de respecter les autres.

    Montrez l'exemple, le bon.

    L'écoute et le respect sont les 2 premiers pas nécessaires pour "tuer" pacifiquement la violence. Vous le savez bien, vous !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Diplomate, diacre, femme et mère: une quadruple vocation.

    f6e2b7d71da0e28bf038dd764f1dc046.jpgSamedi 20 octobre 2007 : cérémonie inusitée à la Cathédrale Américaine de Paris, avenue Georges V. Un beau soleil d'octobre baigne l'ordination de Laurette Gauthier Glasgow comme Diacre.

    Nous sommes tous unique. Mais la personnalité ordonnée ce jour là brille des "feux de la rampe" diplomatique. Laurette Gauthier Glasgow est en effet l'ambassadeur du Canada en Belgique et au Luxembourg. Cette dame au parcours impressionnant, très simple et à l'écoute des autres, est également épouse et mère.

    Le Révérend Pierre Wallon célébre l'office. Les chants du chœur parfaitement filés sont suivis par une assemblée discrète et active formée par la présence chaleureuse d'amis et de collègues. Un prêche substantiel en anglais associe sérieux et humour.

    C'est dans une atmosphère de profond recueillement que l'évêque reçoit les réponses du candidat au diaconat. Puis, la consécration a lieu avec invocation de l'Esprit Saint et la prière suivante:

    "Make her, O Lord, modest and humble, strong and constant, to observe the discipline of Christ. Let her life and teaching so reflect your commandments, that through her many may come to know you and love you. As your Son came not to be served but to serve, may this deacon share in Christ's service, and come to the unending glory of him who, with you and the Holy Spirit, lives and reigns, one God, for ever and ever."

    "Amen".

    Le nouveau consacré fait désormais parti de l'ordre des diacres. Puis l'évêque donne une Bible au nouvel ordonné, Laurette, en disant:

    "Receive this Bible as the sign of your authority to proclaim God's Word and to assist in the ministration of his holy Sacraments."

    After that the bishop says: "The peace of the Lord be always with you."

    People: "And also with you."

    After greetings, after holy communion, after music, hymns and procession , a friendly reception allows meeting of the participants.

    The whole lot is perfect - material as well as spirtitual.

    Plus tard, le soleil rayonne toujours de tous ses feux sur Les Champs.

                                                                          ***

    Parmi les participants à l'ordination,outre la famille, les ami(e)s, les collègues diplomates, les fidèles de l'Eglise Américaine, il faut noter la présence de quelques représentants des "Vieux Catholiques" de la rue de Douai, qui ont pour des raisons historiques des liens privilégiés avec l'Eglise américaine.

    Les "Vieux Catholiques " sont des Catholique non Romains mais sont toujours des catholique entiers (si j'ose dire) tout comme les Catholiques Romains hyper majoritaires qui reconnaissent, eux, l'infaillibilité du Pape.

    C'est un fait historique qui a conduit à l'existence des ces 2 entités. Il se trouve que lorsque l'infaillibilité du pape a été érigé en dogme il manquait à l'appel - comme par hasard ? - des électeurs opposés à ce dogme et déjà repartis chez eux; cette proclamation a donc eu lieu hors consensus et les personnes n'ayant pas reconnu le Pape comme chef infaillible ont continué leur vie propre, toujours comme catholiques à part entière, avec des évêques "légaux" pour poursuivre la filière des ordinations et "maintenir"des Catholiques en dehors d'une autorité du Pape déclarée par certains infaillibles.

    Ainsi se sont démarqués de l'église romaine ceux que l'on a appelé les "Vieux Catholiques", terminologie qui fait un peu vieillote - mais que mettre de bref à la place ?

    Les Vieux Catholiques, très peu nombreux, ont cependant des positions solides et basées sur l'étude des textes à propos de sujets qui peuvent déranger les Catholiques Romains tels le mariage des prêtres avec enfants (bien admis loin à l'est au sein même de l'église catholique romaine… qui n'en fait pas publicité !), l'ordination des femmes, etc…

    Pour qui a envie d'en savoir plus, je précise que chaque samedi à 18H00 (accueil un quart d'heure avant) au 15 rue de Douai, Paris 9 ème, Tél. 01.45.26.98.30 (M° Pigalle) il est proposé à qui le souhaite une messe ou parfois un office spirituel suivi d'une collation temporelle. Saint Paul et ses lignes brûlantes sur "Si je n'ai pas la charité…" [1 Co. 13:1-3] est bien présent là, en pratique.

                                                                         ***

    J'en témoigne. Avec une main et même les deux mains tendues et offertes vers les ami(e)s qui se déclarent "athée". Ces "athées" là, copains et copines, sont d'abord des êtres libres. Et ils sont, à mes yeux, des êtres très chers pour qui je donnerais - du moins pour certains ou certaines - le maximum.

    Une vie est là pour être vivante, pas pour être enclose sous naphtaline et autres conservateurs sans souffle. Et si la voie de cette vie, unique et précieuse, passe par sa remise entre les mains d'autrui pour la vie autrui, il n'y a pas de mal.

    On est chacun "propriétaire" et responsable de sa vie et de l'usage que l'on en fait. Personne n'a le droit de s'approprier notre vie "perso" ni de nous priver de notre mort "perso". D'ailleurs Janusz Korczak qui a respecté les enfants toute sa vie, en a été l'ami vrai ne manque pas de rappeler cette réalité qui peut déranger à propos de nos propres enfants: le droit de l'enfant à la mort, qui se place à côté du droit de l'enfant à vivre sa vie d'aujourd'hui et du droit de l'enfant à être ce qu'il est. C'est en page 58 de Comment aimer un enfant, Réponses, Robert Laffont 1978, mais je vous invite à lire le contexte et même le livre, sous peine de ne pas comprendre ce que Korczak exprime. Et de vous échauffer à tort contre ce qui vient d'être cité.

    Voilà pour ce 3 novembre 2007, pour accompagner la lumière descendante jusqu'au point bas d'où elle débouchera sur une renaissance victorieuse, dans quelque temps.

    Très bonne journée à vous, à vous les jeunes tout spécialement !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr