30.06.2008

TOM Pouce, l’Enfant à naître.

En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique

I.V.G. ou Enfant à naître. Ce blog permet un choix personnel entre l’IVG (= Interruption Volontaire de Grossesse) et la possibilité de garder un enfant à naître en vie.

Il se trouve que je viens de recevoir l’actualité de TOM  POUCE , Le journal de l’enfant à naître, association fondée par le Professeur Jérôme Lejeune. C’est une association de SECOURS aux Futurs Mères , 6 rue Cour Saint Eloi, 75012 PARIS Tél 01 43 41 55 65.

Il s’agit là du N° 96 d’Avril à Juin 2008 dont je vous rapporte les pages 3 et 4

« A travers le monde. Inquiétudes et espoir…

Italie  : Le directeur du quotidien « Il Foglio », Giulano Ferrara , propose à l’ONU un « moratoire international » de l’IVG, semblable à celui approuvé il y a quelques mois sur la peine de mort. Un milliard d’avortements en 30 ans, c’est trop. Il faut inscrire le droit à la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle dans la charte de l’ONU, affirme-t-il dans l’hebdomadaire Panorama.

En outre 80% des étudiants en gynécologie sont aujourd’hui des femmes et toutes se déclarent objecteurs de conscience.

Rome  :Le 19 avril, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo s’est éteint. Il était à la tête du Conseil Pontifical pour la Famille depuis 1990. En  2005 il publia un « lexique des termes ambigus sur la famille, la vie, et les questions éthiques », dénonçant les manipulations de langage destinées selon lui à banaliser les réformes des mœurs mettant en cause des équilibres profonds de la société; par exemple les termes : « avortement » devenu « interruption de grossesse », « adultère » devenu « aventure extra-conjugale », « euthanasie » promu « droit à une mort digne », etc…

Chili : La plus haute juridiction du Chili a cassé un décret signé par elle pour distribuer gratuitement la pilule du lendemain à des adolescentes de plus de 14 ans sans autorisation des parents.

Grande Bretagne :  Les chercheurs de l’Université de Newcastle annoncent avoir créé le premier embryon hybride homme/animal en injectant dans des ovules de vache de l’A.D.N. humain prélevé dans des cellules de peau.

Etats-Unis  : Daniel Allot, un analyste politique réputé de l’Institut « American  Values », après avoir vu le film «Juno » qui fait un tabac auprès des jeunes adolescents et étudiants américains, a relevé une série de sondages.

« Juno » est l’histoire d’une jeune fille, enceinte à la suite d’un  rendez-vous amoureux avec son meilleur ami. Elle pense avorter, mais après en avoir parlé avec un conseiller pro-vie, elle choisit la vie et décide de donner le bébé à un couple qui ne peut avoir d’enfants .

Cette série de sondages explique pourquoi ce film plaît tant aux jeunes américains :

- un sondage de Harris Poll donne 55% de jeune opposés à l’avortement;

-  un sondage du New York Times donne 62%  de jeunes de 17 à 25 ans défavorables à l’avortement ;

- un sondage à l’Université de Californie, Los Angeles : le nombre d’étudiants de 1 ère année favorables à l’avortement est passé de 68% en 1992  à 53% en 2004 ;

- un sondage du Hamilton College révèle que 72% des étudiantes ne veulent plus penser à l’avortement en cas de grossesse ;

 Discrètement, Hollywood s’adapte, les jeunes américains étant pour elle une cible de poids. Etre pro-vie est désormais « tendance ».

(décryptage www.libertépolitique.com)

Bébé à vendre:   « Vendons bébé à naître, contacter Carolina et Juan ». Cette petite annonce a été publiée sur un site chilien de vente en ligne. Les journalistes qui sont tombées sur cette offre ont voulu en avoir le cœur net et ont rencontré les parents Juan, 20 ans , et Carolina, 16 ans. Ils souhaitaient s’offrir un terrain et une voiture de sport. Caroline, enceinte, ne désirait pas élever son enfant. Pourquoi ne pas le vendre ? Prix  affiché : 9200 euros…,

France :La France a été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour « discrimination sexuelle », à 10.000 euros de dommages et intérêts pour avoir refusé l’adoption à une femme homosexuelle. La demande d’adoption avait été refusée par la justice française en 1998 et de nouveau par le Conseil d’Etat en 2002 ; Les associations catholiques militent pour que soit inscrit dans la loi le droit de l’enfant à être éduqué par un père et une mère.

Inde :Afin de décourager les milliers d’infanticides de petites filles, à l’origine d’un déséquilibre démographique, le gouvernement indien a décidé d’octroyer 5.000dollars aux parents, de la naissance à la majorité de l’enfant. Il espère ainsi sauver la vie de 100.000 fillettes en 2009.  Des affiches dans les campagnes rappellent que les filles constituent « un investissement à long terme », elles sont les seules à prendre soin de leurs parents.

A.G.A.P.A. : L’association A.G.A.P.A. créée il y a quatorze ans est un lieu d’écoute pour faire face à la détresse des femmes ayant subi un avortement, détresse qui surgit souvent bien plus tard, comme une bombe à retardement. Entre 2006 et 2007, le nombre de femmes ayant eu recours à A.G.A.P.A. a augmenté de 20%. Plusieurs antennes de l’association viennent de s’ouvrir en province. »

Quels commentaires, les jeunes ?

* Du côté de Rome et des mots,  on peut discuter quant au « droit à une mort digne », la mort « naturelle » n’étant plus très présente  eu égard à tous les modes de maintien en vie artificielle possible.

* En France l’inscription dans la loi du droit à être éduqué par un père et une mère placerait dans une situation bizarre les nombreuses familles monoparentales. Un bon exemple donné par des adultes, quel que soit le sexe, semble la chose prioritaire !

Réfléchissez. Choisissez au plan personnel, puisque aujourd’hui le choix reste possible.

contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

04.01.2008

La vie, c'est quoi ?

La vie est une force chevillée au corps de tout humain.

La petite fille "boat people", unique rescapée décrite à l'époque du group captain Towsend , avait dû sa survie à sa seule ingéniosité qui l'avait conduite - jusqu'à la rencontre de secours - à tenir en attrapant depuis le bateau où elle était coincée des oiseaux de mer pour se nourrir en mangeant leur chair crue.a112380cccde3cc59d316cda97133744.jpg

A défaut d'animal disponible des humains, placés brusquement dans des conditions extrêmes et sans aucune nourriture, ont survécu en consommant d'autres humains décédés.

La vie court, chevillée au corps, pour tout être ressentant le besoin de s'y accrocher, les limites fixées étant très variables d'une personne à l'autre. Ce qui n'est pas toujours simple à saisir. A cause de la tendance de vouloir très souvent comparer à soi. Or être soi n'est pas être l'autre ni les autres.

Ainsi une amie - se déclarant prête à écrire le mot "stop" lorsque arriverait le moment décidé par elle - s'interrogeait sur ce que serait vraiment sa réaction ce moment venu. Elle voyait autour d'elle d'autres personnes pour lesquelles elle estimait, elle, que se raccrocher à la vie était ridicule, eu égard à leurs séjours de plus en plus fréquents à l'hôpital, à leur mémoire vacillante, à leur démarche oscillante, à leurs activités réduites à des prises de médicaments et à des soins, à leur situation en rémission de pathologies multiples et variées.

Pour elle ces âgées en mauvais état reniait le choix qu'ils avaient fait, des années plus tôt, de mourir dignement. Mais c'est quoi la dignité ? sinon une notion qualitative et quelque part subjective à souhait ?

Est-ce si absurde de tolérer que chacun soit libre de s'arrêter de vivre là où il estime que passer une certaine limite ne serait plus respecter une dignité indispensable pour lui ?

Est-ce si absurde de tolérer que chacun soit libre de continuer à vivre le plus longtemps possible, reculant sans cesse les limites d'un dignité qui semble, pour ceux qui le regardent, rétrécir jusqu'à devenir peau de chagrin ? voire même partir en fumée ?

Le choix de mourir dans la dignité est un choix personnel. Aucun individu autre que la personne concernée n'a le droit de décider s'il faut continuer -malgré ce qui semble aux yeux de certains un acharnement thérapeutique - ou à l'inverse si c'est l'heure est venue de mourir.

Du côté de l'acharnement à faire survivre, il semble qu'en France on soit équipé pour soutenir cette tendance.

Quant au fait de choisir de mourir dans la dignité, il existe une association pour réfléchir à cette question. C'est l'ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, qui comporte un vaste comité d'honneur, dont l'académicien Dominique Fernandez qui - ayant toujours bon pied, bon œil, et excellente vélocité cérébrale pour surfer avec plaisir sur le Net - n'a pas manqué de faire récemment à la télé de la pub pour cette association. En cliquant sur le net, on trouve facilement l' ADMD qui tient une prochaine réunion publique dans les salons de l'Hôtel Best Western le jeudi 23 janvier 2007 à 19h30

Alors c'est quoi la vie ?

Quelles sont les limites à respecter ?

Y en a-t-il ?

En ce moment j'ai sous les yeux 2 possibilités opposées et toutefois complémentaires.

Celle qui dans l'axe de la libéralisation de l'avortement permet à une mère de couper le fil de la vie d'un enfant, cela dans certain pays jusqu'à 24 semaines de grosse.

Celle qui dans l'axe du respect de la vie permet d'aider à la vie du même enfant.

Chacun de ces choix reste personnel. Du moins devait le rester.

Les attitudes de par le monde vis-à-vis de l'avortement sont variées, avortement pour lequel on navigue au plan personnel du motif thérapeutique à bientôt la manière de ne garder que l'enfant dont le sexe agrée.

D'autres attitudes visent à aider la vie. Je pense à certaine petite fille dont les 10 ans viennent d'être fêtés et qui est rescapée d'un avortement à propos duquel sa maman s'est interrogée. En général, cette aide à la vie vient en droite ligne des recherches de Jérôme Lejeune et de l'accueil plein de compassion réservé par lui à de multiples parents brisés par la venue d'un enfant pas comme les autres. Parents auxquels, face à leur enfant non conforme, cer$ains soignants osaient jeter: "C'est quoi cette horreur ?" - je n'invente rien ! Le professeur Lejeune puisait en lui la compassion, seule capable de soutenir les parents de jeunes frères et sœur en humanité meurtris dans leur chair, parents détruits par ce qu'ils avaient entendus sur leur enfant blessé de la vie.

L'avortement ? L'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) tout le monde sait où trouver l'information.

L'aide à la vie ? je ne connais à ce jour qu'une association fondée par le Professeur Lejeune, F.E.A.(=Femmes et Enfants d'Abord), qui publie le journal trimestriel Tom Pouce.Si vous souhaitez vous renseigner voici l'information: F.E.A. - Secours aux Futures Mères, 6 cour Saint Eloi, 75012-PARIS, Tél.01.43.41.55.65.

Je ne suis pas là pour prendre partie. J'essaie de réfléchir à voix haute.

Je redis que cette sorte de choix reste avant tout personnel, même si les religions ou Lphilosophies ou cultures eu même les considérations économiques ne manquent pas de dire leur mot sur ces sujets.

Les jeunes et les moins jeunes informez-vous, réfléchissez, observez !

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

19.10.2007

Excès pour les uns, manque pour les autres.

L'autre matin, deux tableaux étaient présents à mes yeux: celui de la nourriture et celui des enfants.

Pourquoi la nourriture ?

3769ae29ceb25064fa6a066e805c4d8f.jpgFacile. En France, comme dans de nombreux pays développés, une bonne partie de la population est, par surpoids, en voie de "crevaison." Une voie très coûteuse pour la personne elle-même - au plan physique, moral, esthétique…- et pour la collectivité dont les impôts servent à "soigner" ces surpoids générateurs de maladies au long cours, d'invalidités et de décès prématurés.

Pendant ce temps l'autre partie, moins favorisée, envahit les Restau du Cœur. De même, de par le monde, dans des pays moins développés, des millions de jeunes crèvent de faim.

Pourquoi les enfants ?

Facile. En France, 25.000 foyers sont en attente d'un enfant à adopter.

Pendant ce temps et toujours en France, 210.000 futurs nourrissons sont forcés à un retour express "manu militari"dans le cycle de la vie, au nom d'une tranquillité personnelle, de trop de jeunesse ou que sais-je.

Dans les 2 cas je ne cible pas les nécessités avérées

.Côté nourriture, on sait que la planète terre dispose actuellement de quoi nourrir tout le monde.

Si on le veut.

Côté enfants de France, à une heure où les familles recomposées de diverses façons ont le vent en poupe - n'assurant 344691e9438e3324d9d5791d12ec8a96.jpgpas toujours une stabilité basique - où serait le mal en envisageant de faciliter l'adoption ou de proposer de nouvelles 1298f78e5604b1d8884c873b6d00c3df.jpgformes d'adoption pour les enfants issus d'une grossesse menée jusqu'à son terme, des liens se façonnant entre les familles biologiques et adoptives ?                                                                                 

Comme vous qui lisez ces lignes - avec droit de sursauter, de protester, de râler, et comme moi qui les écris, la pulsion de la vie anime dès le départ un nouvel être, même de quelques nannosecondes.

Pourquoi n'auraient-il pas une possibilité de vie, ceux-là ? comme cela nous a été donné ?

Elle n'est plus la situation lointaine où des groupes isolés étaient obligés de compter leurs têtes selon "le manger dispo", sacrifiant certains - jeunes ou vieux - de façon délibérée.

Nous sommes en France, là où 25.000 couples souffrent d 'un manque d'enfant. Alors pourquoi ne pas "adopter de coeur" l'un de ces condamnés au rebut ? aux origines connues. Quelque chose de ce genre existerait aux U.S.A..

Je ne suis pas juge et observer me suffit. A ce jour, l'Interruption Volontaire de Grossesse (I.V.G.) est une possibilité offerte mais pas une obligation. Comme ne serait pas une obligation le droit à mourir dans la dignité (A.D.M.D.= association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, présidée par Jean-Luc ROMERO), non offert en France, à ce jour. Quand les Restau du Cœur tentent de nourrir ceux qui ont "mal de faim" alors que les maladies dites de surcharge atteignent davantage qui ont "mal de trop de bouffe", on est égaré dans une situation triste et grotesque.

A l'échelon de la terre, le panorama est identique, avec manque cruel d'un côté et abondance mortelle de l'autre.

La honte est du temps perdu.

Si chacun , là où il vit, prenait un peu de son temps pour regarder, entendre puis ravauder en conséquence, du moins chacun essaierait-il de corriger un peu, à son niveau, des déséquilibres criants. Chacun peut faire cela, s'il veut.

L'homme doit-il rester un loup pour l'homme ? Je ne le pense pas, quite à être qualifié d'utopiste ou de rêveur. Et peut-être sommes-nous, nous les terriens, observés par des êtres d'une autre vie ? comme l'entomologiste Jean-Henri Fabre observait à ras de sol les insectes qu'il étudiait et qui ne se savaient pas scrutés.

Autre vie ou pas que faisons-nous chacun de la part d'humanité qui nous est allouée et dont nous avons la charge ?

Qui que nous soyons, croyants ou non mais tous humains, écoutons ces 2 phrases d' Elie Wiesel: "J'ai un devoir envers l'enfant que j'étais. Je suis responsable de son avenir et de sa place dans l'éternité."

Vous, les moins de 18 ans, que pensez-vous ? Et surtout qu'avez-vous à proposer ? Dans ce monde où il faut crier pour se faire entendre, allez-y! Dites vos idées ! Faites-vous respecter ! Cassez votre coquille ! Sortez! Parlez !

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr