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Grenelle

  • Indiens Kogis:à rencontrer !

    Pourquoi les indiens Kogis ?

    Pourquoi parler de ces hommes et de ces femmes que je souhaiterais rencontrer en séjournant parmi eux ?

    Parce que ces jours-ci où la Colombie est à la une, les indiens Kogis, habitant ce pays avant tous les autres, résistent. Ils ne veulent pas mourir après avoir tenu depuis 500 ans, s'étant mis dans les montagnes à l'abrit de ceux qui sont venus les envahir. Ces fils et filles des civilisations précolombiennes ont gardé des racines bien vivantes. Racines qui ont permis à leurs descendants de venir en Europe, à plusieurs reprises, nous alerter sur les pollutions de l'air, de l'eau, des sols ainsi que sur les glaciers qui fondent un peu partout de par le monde.

    Les indiens Kogis de par leur mode de vie, leurs pratiques, une symbiose harmonieuse et intelligente avec l'environnement où ils naissent, grandissent, vivent et se perpétuent malgré tout sont porteurs d'une somme de connaissances qui fait maintenant défaut à trop de personnes des pays "développés". En France, cette fin 2007 voit une promotion de l'agriculture biologiques, y compris au niveau des cantines scolaires, intéressante à observer et également assez ahurissante. Car le biologique est d'abord une base de production aussi saine que possible, en évitant les "ides" - pesticides, fongicides, insecticides, etc…Ceci pour l'alimentation. Pour le reste une observation respectueuse de la nature conduit à des comportements assurant un maintien et un renouvellement des ressources naturelles. Autrement dit, le biologique aurait dû être maintenu. 

    Rencontre avec une délégation d'indiens Kogis
    Par Thomas Fischer Dernière modification 11/10/2007 23:13

    Du 22 octobre au 3 novembre 2007, à l’occasion de ses 10 ans, l’association «Tchendukua , Ici et Ailleurs» invite deux représentants de la société des Indiens Kogis (Colombie), derniers héritiers des grandes sociétés précolombiennes d’Amérique du Sud, pour une tournée exceptionnelle en France (Paris – Grenoble – Die – Albertville).


    Le Grenelle de l'environnement ? Les indiens Kogis auraient pu y être conviés au même titre qu'Al Gore. Ils ont des compétences et des responsabilités à des niveaux différents et non opposées. Al Gore a une responsabilité de communication au niveau des pays insouciants de leur environnement pendant trop longtemps, alors que les indiens Kogis - et d'autres mais je me tiens à cet exemple exemplaire - ont la mission délicate de catalyser les pays "développés" sur ce qu'ils ont oublié , à savoir les bonnes pratiques environnementales dont les pratiques et la transmissionqui ont été mises au placard, notamment pour des raison de quantités à produire et de profits à faire, quitte à épuiser nos sources de vie !

    Entendre prôner le biologique, l'écologie, le respect de l'environnement comme des choses ou des "plus" extraordinaires ou exceptionnels me fait toujours sursauter. Ceci devrait être considérer comme une attitude logique et réfléchie et non comme une trouvaille extraordinaire tombée du ciel !

    Car les indiens Kogis offrent au reste du monde ce qu'ils ont pu garder, préserver , à l'abris des montagnes où ils avaient dû se réfugier au fur et à mesure des envahisseurs et kidnappeurs de leurs terres. Les Kogis étaient présents les premiers en Colombie bien avant les missionnaires, les conquistadores, les trafiquant, les guérilleros, les Farc. Pour se maintenir en vie ils ont utilisé une méthode classique: la fuite en avant en altitude, toujours plus haut dans les montagnes, abandonnant leurs terres cultivables et leurs cités en dur. Non pourchassés à des altitudes à l'air raréfié en oxygène, quasi oubliés, ils ont gardé vivante une culture très développée. Outre des relations sociales harmonieuses, des relations avec la nature déclinées avec le respect de la beauté c'est toute un philosophie que nous montrent les Kogis par leur mode de vie.

    Où rejoindre les Indiens Kogis ? C'est dans la Sierra Navada de Santa Marta , à quelques dizaines de kilomètres de la mer des Caraïbes et à une altitude qui s'élève jusqu'à 5800 mètres, que l'on peut lier connaissance avec ces personnes qui descendent du peuple Tayrona lequel avait développé une très brillante civilisation en Sud Amérique.

    Pourquoi avoir choisi d'en parler ?

    En raison d'un concours de circonstance. En 1985, un certain Eric Julien, coopérant, et aussi géographe et alpiniste, alors qu'il parcourt en Nord Colombie cette Sierra Santa Marta se trouve atteint d'œdème pulmonaire - son corps n'est pas entraîné à l'atmosphère raréfié en oxygène de règle aux 4500 mètres d'altitude où il se trouve. C'est aux indiens Kogis qu'Eric doit son salut car ils le sauvent en le guérissant par leurs méthodes traditionnelles - dont les plantes.

    Dix ans plus tard, Eric et ses sauveurs sont en situation de confiance réciproque. Reconnaissant de sa vie sauvée, Eric crée en 1997 l'association Tchendukua - " Ici et ailleurs" - destinée à récupérer des fonds pour racheter à partir de la France les terres dérobées aux indiens et rendre à ces spoliés une partie de leurs lieux d'origine.

    Grâce à cette initiative c'est 1500 hectares qui sont récupérés dès 2000 sur lesquels s'installent des familles Kogis. Ces surfaces ont été rachetées à des paysans colombiens pas opposés à aller continuer leur vie ailleurs.

    L'association Tchendukua permet d'inscrire dans la constitution colombienne l'existence officielle des indiens, ce qui jusque là ce n'était pas.

    Sur ces terres aux richesses archéologiques importantes, les descendants des Tayronas dégagent deux cités enfouies dans la fore^tr, (et) "remettent sur pieds des… observatoires astronomiques".

    Eric Julien donne des conférences (Vincennes octobre 2004, Lausanne décembre 2005 etc….); il publie 2 livres dont celui-ci: "Kogis, le réveil d'une civilisation précolombienne" Eric Julien, Albin Michel/ CLES, 2004.

    LE SITE DE l'Association Tchendukua est Www.tchendukua.com

    En cette fin d'année où est ciblée mondialement une préoccupation majeure quant à l'avenir de la planète terre, il est intéressant, à partir de la connaissance approfondie des écosystèmes où vivent les Kogis, de réfléchir à ce que chacun de nous peut faire pour le respect de l'écosystème français où il vit. Car comme le député maire Yves JEGO, soucieux de la vie de la terre et des hommes, le fait remarquer à la suite d'une de plantation d'arbres comme piège à carbone au niveau de la ville de Montereau en Seine et Marne dont il est maire: toute action personnelle posée par les milliers d'habitants d'une ville ou par les millions d'habitants d'un pays porte ses fruits.

    Et n'oublions pas les erreurs passées: les suppressions des haies à l'occasion d'un remembrement, haies qu'il a fallu ensuite rétablir car tout un écosystème était détruit.

    Et aussi les observations positives: ainsi les fenêtres étroites des demeures était-elles ainsi pour garder la fraîcheur en été et retenir la chaleur en hiver.

    Etc …

    Avoir une attitude respectueuse de l'écologie, c'est facile !

    A titre de rappel pour les jeunes et les autres : écologie est constitué à partir des 2 racines grecques ci-après:

    Oikos (grec): maison, habitat

    Logos (grec)à: parole, discours

    Observez votre lieu de vie, vous trouverez tout seul les bons gestes à multiplier.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr