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Daft Punk

  • Daft Punk en France et ailleurs

    Merci d'abord à qui m'a initiée à ces créateurs là, des voisins du 17 ème en quelque sorte car ils ont été élèves du lycée Carnot, à portée de flèche du refuge à niveau des cimes des arbres du square des Batignolles. De cette thébaïde du Nord de la capitale il y a aussi vu sur le sommet de la Tour Eiffel et sur le plein ciel.

    Daft Punk !

    Capturée et  captivée, atteinte à mon tour par le virus Daft Punk et celui de la musique électro, je fais passer le message.

    Alors qu'il y a un an encore, à part des noms, j'étais ignorante de toutes ces richesses.

    En battant le pavé comme volontaire pour soutenir la campagne de Jean-Luc Romero pour la députation -Jean-Luc est un ami au grand cœur rencontré il y a des années à propos de la lutte contre le Sida, l'un de ses combats - j'ai entendu parler longuement des robots de Daft et j'ai découvert pour de vrai dans un lieu calme la vraie musique électro.

    De là, j'ai élargi cet accord harmonieux tout neuf.

    Puis, sans place pour Daft Punk à Bercy le 14 juin, trop en retard pour les mêmes à Nîmes, je suis allée au concert gratuit donné à Turin le jeudi 12 juillet au soir au Parco della Pellerina. Là-bas, au 1er rang, immergée dans l'enthousiasme générateur de bousculades des italiens - certains avaient passé des heures en train pour venir de Calabre ou d'ailleurs - j'ai suivi les mouvements d'une foule enthousiaste, acquise d'avance. J'ai kiffé et re-kiffé. Ambiance assurée, toute l'assistance étant parti dans la musique et le visuel , partis dans le bonheur de "Human Together", "Harder, Better, Faster, Stronger" et tout le reste. Moi comme les autres.

    Après ces heures inoubliables de nuit enchantée j'ai profité des vidéos offertes sur le net par les uns et les autres.

    Résistant à la tentation forte de prendre l'avion pour aller baigner encore sur le territoire américain dans le mystère de la créativité Daft Punk.

    Intelligemment coachée je suis allée voir le film Electroma, donné chaque samedi soir à minuit dans une rue longeant la Sorbonne. Très exactement au cinéma Le Panthéon, dans le 5 ème, métro Luxembourg. Bien que prévenue j'ai été cependant surprise par l'enchantement de ce conte philosophique d'un nouveau genre. Pourquoi ? la faute à des paysages à couper le souffle ! la faute encore à l'immersion dans le seul langage musical tout au long avec une déferlante de musiques  toutes catégories. Avec une parfaite économie de parole, sans message humain verbal. Ce qui a pour conséquence de renforcer l'entrée dans le graphisme et le sonore du film. Parole ! Allez-y pour entendre et voir.

    J'insiste là-dessus pour les réfractaires "a priori" à l'électro et qui sortent mille bêtises à ce sujet. J'insiste: la musique de qualité ne rend pas fou, ne rend pas sourd. Pas fou car il y a un fil rouge conducteur dans touts ces créations; il ne s'agit en aucun cas de sons ou de bruits lancés en l'air n'importe comment. Quant à la surdité, les niveaux sonores élevés de musique dite classique ne sont pas moins nocifs que ceux dont on accuse sans savoir la musique électro.

    Pourquoi ce succès de la musique électro ? Parce qu'elle correspond à un rythme vital élémentaire que j'expérimente à chaque fois. Un de ces rythmes basiques, tel le "om" des moines tibétains. 

    J'invite mon entourage à aller bénéficier d'Electroma, récit poétique, visuel, musical, sensuel et désabusé du comportement des hommes qui mène 2 robots - gourmands de s'intégrer dans la vie des humains - à choisir le suicide en toute connaissance éclairée des choses; des moments poignants. Vrai !

    Je vais revoir et revoir encore Electroma, histoire qui est expression d'une réalité trop souvent gommée et occultée et qu'il est possible aux hommes de changer. Human After All ! Together !

    En cette fin d'année j'ai sauté acquérir dès sa sortie l'enregistrement Alive 2007 de Bercy. No comment !

    A ce stade surtout, je vais remonter aux sources. Connaître pour mieux comprendre et kiffer. J'ai tout à apprendre et je m'y précipite. Comme d'hab.

    Merci Daft Punk ! Merci à tous ceux et toutes celles qui relaient l'œuvre innovante des 2 complices qui sont en ces jours la référence absolue dans le domaine de l'électro, ce que certains nomment "la nouvelle french touch". Merci à Thomas Bangalter ! Merci à Guy-Manuel de Homem-Christo ! Grâce à votre travail autant qu'à votre talent vous nous offrez un spectacle inoubliable unissant lumières, couleurs, mise en scène, esthétique naturelle par le choix de la géométrie de la pyramide et…musique !

    Daft Punk est aussi dépositaire d'une grâce spéciale unique. Tout comme Béjart. Très différemment.

    Je cite là des propos de Guy-Manuel à l'occasion d'une interview:

    "On avait déjà utilisé la pyramide dans le clip de Technologics. C'est une forme géométrique qui est un peu à l'image de notre musique: basique, simple et minimale. La pyramide existe depuis des millénaires, pourtant elle fascine toujours par sa simplicité…Pour la scène, sa forme est pratique pour décliner plein de choses autour."

    "Pour cette tournée, l'accueil lors de nos concerts a été bon partout, mais il a fallu en choisir un. Par rapport à l'ambiance, par rapport au symbole - Paris étant notre ville natale -, le live à Bercy s'est imposé. Il y a un côté affectif dans ce choix. Et puis, cette soirée s'est vraiment bien passée: comme à chaque fois, on a essayé de tout donner, mais là, on a vraiment senti que le public nous le rendait. Je crois qu'on ressent bien cette interaction dans la captation. On ne parlera pas de "communion", mais l'ambiance était incroyable. On n'avait pas joué à Paris depuis dix ans; ça a peut-être contribué à rendre cette soirée un peu spéciale…"

    Sûr qu'il y en a parmi vous qui ne peuvent pas se passer de Daft Punk ! Qui se sont mis peut-être à la création musicale. Faites-le savoir, please ! et très bonne année 2008 en musique !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr