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Creutzfeldt-Jacob

  • Décès:hormones contaminées

    Mercredi 6 février 2008 débute le procès qui fait suite à 111 décès à ce jour liés à la maladie de Creutzfeldt-Jakob (désignée jadis comme démence) "attrappée" dans des conditions un peu particulières.

    Il s'agit en effet de décès de jeunes, traités par des hormones  en raison de leur petite taille.

    Quand, aux abords des années 80, on proposait un traitement nouveau révolutionnaire pour faire grandir un enfant de petite taille, les parents étaient tentés de dire oui. Et un certain nombre ont donné leur accord. Car les enfants de trop petite taille - comme leur parents - peuvent en souffrir et il existe au moins une association pour le soutien des personnes développant à ce sujet un mal être et aussi pour le côté pratique des installations diverses prévues pour une taille dite moyenne. Je ne parle pas ici de nanisme.

    Pour revenir au procès en correctionnel qui va s'ouvrir cette semaine le seul problème semble être dû à présence au sein des hypophyses saines prélevées sur des cadavres d'hypophyses contaminées car elles avaient été récupérées sur des personnes atteintes d'un Creutzfeldt-Jakob connu.

    Lors de la préparation du traitement, des hypophyses saines se sont trouvées mélangées à une seule hypophyse malade qui a contaminé un lot entier.

    Inutile d'en dire plus quant aux questions de négligence, d'insécurité. etc...Etc...

    Ce qui est important se situe à 2 niveaux:

    1. Sauf urgence vitale - pas le cas ici - il y a lieu de souligner la nécessité d'un temps de réflexion suffisante, face à tout produit nouveau à introduire dans un corps humain, quel que soit le mode d'introduction et que cette introduction soit palpable ou non. Je pense aux rayons en cancérologie, à la peau qui absorbe, etc...Il est quasi impossible aujourd'hui, malgré les précautions prises, d'affirmer à 100% qu'il n'y aura aucune conséquence secondaire ou négative avec une nouveauté.

    Dans le domaine extrême des greffes où l'on remplace carrément, le Professeur SOURDILLE à Nantes qui fut le premier à pratiquer des greffes de cornée prévenaient bien les personnes concernées d'un risque d'échec. Toujours au niveau de ce même Professeur j'ai à l'esprit  dans mon pays des Deux-Sèvres un veuf, sans enfant, sans aucune famille susceptible de porter plainte en cas d'échec, qui avait accepté avec bonne volonté d'apporter sa participation en ophtalmologie à ce qui pourrait être une avancée pour tous; il fallait quand même une dose d'abnégation certaine et ce fut une réussite et une joie pour lui de retrouver en quelque sorte la vue.

    2. Très important, à mon niveau, la nécessité, au minimum morale, de demander l'avis avant tout traitement du jeune concerné par une taille dite trop petite. Car l'avis de l'intéressé peut se situer à l'opposé du désir des parents. J'ai en tête le cas d'un garçon, pétillant d'éveil, scolarisé en Primaire à Sarcelles et dont l'immense papa - je n'exagère pas - jugeait trop petit son rejeton. Les parents proposèrent à ce jeune un traitement aux hormones de croissance.

    Leur fils de 7 ans refusa tout net ! et sa décision d'être humain responsable fut respectée par une autorité parentale non abusive. Entendant cela, l'équipe présente de 2 médecins et une infirmière échangea des regards exprimant le soulagement: pas de Creutzfeldt-Jakob pour ce garçon grâce au respect des parents.

    D'ailleurs il était loin d'être vraiment petit, ce jeune ! 

    Alors les jeunes, votre opinion ?

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr