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Bac Pro

  • Xavier DARCOS

    Il l'a fait ! Le Ministre de l'Education donne les moyens de remettre en selle - ou simlement mettre - les écoliers à la traîne.

    Retour à des bases sans lesquelles l'accès au reste est compromis.

    J'avais été un peu "rassurée" - façon de dire - par le sort des jeunes français à l'occasion dun déplacement en Angleterre fin 2007. La presse anglaise titrait là-bas aussi un déclin du côté de l'apprendre.

    Pour la rentrée de septembre 2008 en primaire il y a du très clair. Reprenant le dit de Montaigne qui voulait "Un esprit sain dans un Corps sain" (=Mens sana in corpore sano)? Xavier DARCOS annonce la Révolution culturelle de l'essentiel, concept auquel on ne peut qu'adhérer. Sibnt  ainsi annoncés et décidés: 

    - la fin  de l'école le samedi matin avec 24 heures par semaine de cours au lieu des 26 actuelles

    - le passage du sport à 4 heures en primaire au lieu de 2

    - l'accent mis sur les bases en Français de vocabulaire, d'orthographe et de grammaire

    - la priorité du calcul au niveau des Mathématiques

    Du côté des apprentissages les enfants du Cours Préparatoire (CP) débuteront une initiation à l'histoire de l'art à l'école puis, à partir du CE2 l'Histoire sera présente et en lien avec l'Histoire de l'Art. La Géographie ne sera pas ignorée. Et toujours en CE2 accès à l'Education citoyenne et au Développement durable, sans oublier l'accès à la morale civique et à la connaissance des symboles de la République Française (drapeau, hymne national...) let aux symboles de l'Europe.

    Avec cela les CM1 et plus encore les CM2 auront entre les mains les outils nécessaires pour progresser ensuite au mieux.

    Ce plus court, plus clair, plus simple devrait aider les plus à la traîne pour des raisons diverses.

    J'ai noté au passage la non prise de position comme ministre  entre la méthode syllabique et la méthode globale: l'essentiel est l'acquisition de la lecture. Un peu à la façon de Michel de MONTAIGNE - toujours lui pour qui j'ai de tout temps éprouvé une certaine tendresse - quand il déclarait au plan de la communication entre humains: "Et que le gascon y aille si le francois (=français) n'y peut aller."

    Courage les jeunes !

    Et à titre de repères d'il y une centaine d'années, voilà le contenu du cahier de classe d'un jeune garçon élève de la laïque, autremeit dit l'école de la République,  dans une bourgade importante de Vendée.

    Lundi 8 février 1904:

    . Maxime: Il faut manger pour vivre et non vivre poumanger.(en rouge)

    . Morale: la sobriété ( 3 lignes à la plume et à l'encre violette).

    . Arithmétique: les fractions (un problème avec à gauche une colonne opérations et à droite une colonne solution; des réductions en fractions).

    . Lecture: "Tour de France" chap.64; suivi de la réflexion suivante: "L'activité et l'économie sont les premières qualités de tout travailleur." Mots expliqués: étalage, patron.

    . Droit usuel: Les différentes servitudes.

    . Dictée: Superstitions relatives à l'agriculture (auteur: Aimé Rambaud). Suivie de Questions sur la dictée: qu'appelle-t-ton superstitions ? Citer des superstitions qui existent encore de nos jours ?Montrer pourquoi elles sont absurdes ? Expliquer pour quelles raisons les superstitions sont plus nombreuses dans certaines régions de la France que dans d'autres ? Pourquoi, en général, les superstitions tendent-elles à disparaître ?

    . Grammaire: adjectifs possessifs; exercice oral.

    . Histoire: La Renaissance.

    .Sciences Physiques: Le thermomètre.

    Mardi 9 février 1904:

    . Maxime: "Fais ce que dois, advienne que pourra"

    etc...

    Un cahier entier de ce même écolier, gaucher (!), né le 16 septembre 1890, âgé de 13 ans, et à qui son parrain, Aimé ROUILLON, directeur de cette école communale de garçons ne passait rien a été remis photocopié à celui qui comme inspecteur général a des responsabilités au sein de l'Education Nationale. J'ai nommé René MACRON, quelqu'un de concret, de positif, d'estimable, qui connaît bien la question scolaire notamment sur le secteur de Sarcelles.  

     

    A côté de cet horizon intéressant, il y des interrogations pour les plus grands. Ainsi, hier, Monsieur le Ministre, j'ai recueilli la question d'un jeune mineur en 1ère année de CAP, apte à poursuivre en septembre 2008 en 2 ème année. Ce n'est pas un souci pour lui. Ce que lui et ses copains trouvent plutôt curieux voire injuste pour eux c'est la suppression "sèche" cette année des Brevets Professionnels avec instauration des Bacs Professionnels en 3 ans. Ce qui en l'état actuel des informations laisse ce garçon et ses condisciples décontenancés. Ces jeunes ne sont pas des rejetés ou laissés sur le bord du chemin comme s'ils étaient des rebuts issus de l'échec scolaire, au contraire. Ils aiment leur métier actuel et futur, je tiens à le souligner ! Ces presque majeurs, bientôt électeurs, sont des persones normales comme vous, Monsieur le Ministre avec vos comptéences et votre humanité ou moi créateur de ce blog avec une carrière médicale sans histoire. Pour être précis ces jeunes se posent la question suivante: devront-ils, s'ils souhaitent par la suite un Bac Professionnel refaire 3 ans de scolarité pour cela ? ou bien avez-vous prévu - sans que cela soit encore su des chefs d'établissements - des passerelles ou une ou des maniè-res d'accéder du CAP à un Bac Pro. ou encore du CAP à un Brevet Professionnel maintenu quelque temps pour ces jeunes en désir de progression ? Des jeunes qui n'ont pas peur de se lever tôt pour reprendre en gros la phrase de Nicolas SARKOZY, Président de la République ? Des jeunes parmi lequels - c'est forcé - se rencontrent des NAT (="précoces") qui vous étonneraient sans doute par les résultats positifs et non prévus apportés par eux-mêmes au niveau de leur métier par un juste emploi de leurs qualités de NAT.   

    Pouvez-vous, s'il vous plaît, répondre Monsieur le Ministre à la préoccupation légitime de ces jeunes actuellement en CAP et désireux de progresser plus ? Et par avance un grand merci pour une chose qui ne vous aura pas échappée, j'en suis sûre.

    Au besoin, les jeunes concernés pourront toujours soulever la question auprès de leurs députés respectifs dont c'est le travail de relayer de telles préoccupations légitimes qui concernent tous les jeunes en CAP au plan national.

    conctact: francoiseboisseau@wanadoo.fr