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ASE

  • Enfants placés à l'ASE

    Je déplore avec d’autres personnes de ma connaissance le décès du bébé survenu récemment dans une pouponnière de l'ASE - Aide Sociale à l'Enfance - du 13 ème arrondissement de Paris.

    J'espère que des pensées compatissantes ont accompagné ce tout petit.

    Je pense aussi au grand de 3 ans évoqué comme jaloux du bébé. S'il en était ainsi, pourquoi laisser ensemble ces deux là ?

    Tout ceci est attristant ! D'autant plus qu'il arrive que des enfants soient placés alors qu'ils n'avaient pas à quitter leur famille.   

    Quant à ceux de l'ASE concernés par ce drame, rien de facile non plus. Un surveillant pour 5 enfants. Et 25 enfants "panachés", des bébés aux 3 ans.

    Qu'il soit venu en aide à tous !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Enfants placés…après.

    Le lundi 12 décembre 2011 le journal La Croix a rapporté en page 9 un entretien avec Isabelle Frechon , socio-démographe, sur le thème « Que deviennent les enfants ? ». Ce thème était celui des 5 èmes assises de la protection de l’enfance tenues à Parie les 12 et 13 décembre.

     

    Le propos de cette socio-démographe est dans la ligne optimiste. Un optimisme qui lie ces enfants placés sortis à la situation observée pour les « jeunes de milieu modeste ».

     

    Elle affirme aussi – sur quelles bases objectives ? – qu’en cas de bémols – ainsi des problèmes de santé mentale – ces derniers seraient « souvent liés à leur vie avant le placement, en particulier lorsqu’ils ont été victimes de maltraitance ».

    Ici, le chercheur Isabelle Frechon ne semble pas avoir expérimenté elle-même le placement. Elle saurait alors comment on – les services qui placent - déclare trop souvent qu’il y a maltraitance alors qu’il n’en est rien.

    Cette méconnaissance de l’intérieur dont elle n’est pas responsable biaise bien des vies.

     

    Je le rappelle, l’équipe d’envoyé spécial l’ayant interviewé une fois de plus pour une diffusion d’il y a peu, l’inspecteur général Pierre Naves ne cesse de dire et redire qu’au moins 50% des enfants n’auraient pas à être placés en foyer ou en famille d’accueil, arrachés à leur famille, coupés de leurs racines.

    Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas victimes de maltraitance. La maltraitance est en effet, une étiquette mise trop souvent à la hâte, sans enquête la confirmant.

     

    Une fois placé, l’enfant – ou les enfants d’une fratrie – est comme dans une sorte de prison pour enfant non délinquant, écarté de sa vraie famille dont les visites sont contrôlées et surveillées. Des visites dites « médiatisées » à l’issue desquelles l’enfant veut repartir chez lui. S’ensuit le concept pour les tout puissants décideurs de « visites nocives », prétexte pour les limiter ou les supprimer.

     

    Isablle Frechon a l’honnêteté de souligner que les études faites sont très factuelles. Et que si la plupart des enfants placés s’en sortent – voir ce qui est appelé ainsi – « c’est à un prix élevé ».

     

    Pourquoi ? parce que l’institution les lâche sans préparation à 18 ans.

    Ce propos me scandalise : il signe que l’institution a tout fait pour les séparer de leur vraie famille dont ils sont devenus « orphelins » par force. Ce qui est à la fois très triste et insensé.

    La possibilité de suivi jusqu’à 21 ans est même écrite dans cet article !

     

    On croit rêver !

    Mais ce n’est pas un songe, tout ayant été mis en œuvre par les institutions – soit la justice avec l’Aide Sociale à l’Enfance - ASE, soit l’Aide Sociale à l’Enfance, pour amputer ces familles de leurs enfants ou ces enfants de leur famille.

     

    Il ne s’agit pas – je cite la dernière phrase de l’article - de « permettre aux jeunes qui quittent l’ASE de conserver des liens avec l’institution. » mais de permettre aux jeunes de rester en liens avec leur famille passée à la trappe avec cette phrase finale, définitivement mise hors jeux, annihilée, guillotinée !

     

    En ces jours de Noël, de fêtes familiales, de chaleur d’un foyer, alors que de nombreux jeunes placés n’auront pas le droit de passer chez eux même une petite heure alors qu’ils le désirent de tout leur coeur, je suis scandalisée par la phrase finale prononcée, en toute naïveté et sans aucune expérience vécue personnellement. Enfants placés, je pense à vous et je prie.

     

    francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Maltraitance animale punie, maltraitance enfant impunie.

    L’histoire de Cindy est venue jusqu’à moi par différents canaux. C’est la triste aventure d’une fillette du Gers, enfant enlevée à 5 à sa famille d’accueil.

     

    Sans aller regarder les motifs – raisonnables ou pas – de son placement hors de sa famille biologique, voici ce qui arrive à cette petite, en cours de placement.

     

    Alors qu’elle vit depuis l’âge de 2 mois et demi chez les Boyer, une famille qui prend soin d’elle, contre salaire reçu de l’Aide Sociale à l’Enfance, ASE, donc du Conseil Général, donc de nos impôts, Cindy est arrachée à cette famille alors qu’elle a 5 ans.

     

    Motif ? Famille et enfant se seraient trop attachés l’une à l’autre.

     

    L’attachement étant à prohiber, le remède était de déplacer Cindy, de l’arracher au terreau où elle grandissait, cela pour la faire « bénéficier » d’une autre famille d’accueil. J’emploie volontairement le mot « bénéficier » car certaines personnes dans certains conseils généraux osent affirmer que les changements successifs de famille pour ces petits sont aussi formateurs pour leur caractère que les voyages pour des grands jeunes quasi majeurs ou majeurs.

     

    Des affirmations insensées ! Pourtant bien dites.

     

    Dans l’affaire de Cindy, les décideurs et responsables de l’ASE ont fait peu de cas du ressenti et des émotions de cette petite fille.

     

    Evidemment, du côté du Conseil Général, on nie que la décision ait été prise pour une raison d’excès d’attachement. La vraie raison tiendrait aux conclusions du travail effectué en continu par des psy – psychologues le plus souvent - et autres travailleurs sociaux – éducateurs, etc…qui affirment toujours décider « dans l’intérêt de l’enfant ».

     

    La difficulté étant que cet intérêt n’est jamais compris comme il faudrait. Et que l’arrachement brutal à une famille d’accueil n’est rien d’autre qu’une violence de plus, une maltraitance institutionnelle de plus infligée à une petiote de 5 ans.

     

    Avec une différe,ce entre maltraiatnce animale et maltraitance institutionnelle envers enfants. La première est punie par la loi, pas la seconde. On laisse perdurer la maltraiatnce insitutionnelle. 

     

    Ceci se passait en février 2011.

     

    Attention moins de 18 ans ! Attention à vos enfants plus tard.

    Aujourd’hui, en France, on enlève trop facilement, sans raison valable, des enfants à leur famille, sous le prétexte de savoir mieux les élever que leurs parents. Mieux les élever ? C’est un mensonge !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr