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20minutes

  • Jean-Luc Calyel à 20minutes.fr

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

    Alexandra a toujours le chic pour rencontrer ici et là Jean-Luc Calyel. Elle a en plus la gentillesse de m’en informer. D’où la gign calyel.jpgpleine page qui suit indiquée par elle parue dans le  20minutes.fr du 6 févier 2009.

    « Forcenés, la force du désespoir

    Du forcené retranché seul chez lui jusqu'au preneur d'otage armé, ils sont une quinzaine chaque année en France à provoquer l'arrivée du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). A l'occasion du procès de l'un d'entre eux à Fontainebleau, 20 Minutes a voulu comprendre ce qui pousse ces individus à « passer à l'acte » (lire ci-dessous).Selon Jean-Luc Calyel, ex-membre de l'unité d'élite durant près de quinze ans et auteur de l'ouvrage GIGN - Les secrets d'une unité d'élite*, « il n'y a pas un profil type » du forcené, mais « des facteurs communs, qui les amènent à perdre la raison ». Il explique qu'une situation familiale chaotique - divorce, adultère, saisie de mobilier par un huissier - aggravée par des problèmes professionnels sont les « ingrédients du désespoir ». « La personne a encaissé tellement de choses pendant des mois, voire des années, qu'elle ne trouve pas d'autres ressources que de se retrancher. C'est sa manière de crier au secours. »

    De là à dire que la crise économique pourrait engendrer de nouveaux cas, il ne peut répondre. « Chaque individu réagit différemment », souligne-t-il. La plupart des forcenés sont des hommes. « Un père de famille doit assumer ses responsabilités. En perdant ses acquis, il peut être déstabilisé. Au cours de ma carrière, je n'ai qu'une seule fois eu affaire à une femme, qui avait pris en otage ses enfants », précise Jean-Luc Calyel.

    Comment ramener à la raison une personne en état de démence ? « C'est le jeu du chat et la souris. Avec un forcené seul, le temps peut jouer en notre faveur. Avec des otages, nous avons une complication supplémentaire à gérer. Mais tant qu'il y a dialogue, il y a espoir. » * Editions Le Cherche Midi, 17 euros. » Carole Bianchi

    Après cet article voici ce qui suit  le même jour en actualités générales :

    « « Je provoquais les gendarmes pour être tué »

     « Ce jour-là, le ciel m'est tombé sur la tête. » Dimanche 4 janvier au matin, la femme de Jean-Luc L., partie depuis trois semaines du domicile familial d'Achères-la-Fôret (Seine-et-Marne), annonce à son mari son intention de divorcer. Ce père de famille entre alors dans une colère inouïe. De midi à 22 h, il a tour à tour cassé du mobilier, coursé les gendarmes et sa femme avec une tronçonneuse, tiré vingt-deux douilles avec son fusil de chasse, dont une partie depuis son toit, puis menacé directement le CalyelJL.jpgGIGN avec son arme, avant d'être maîtrisé par le chien de l'unité d'élite.

    Jugé hier en comparution immédiate pour ces faits au tribunal de Fontainebleau, ce plombier de 44 ans a écopé de douze mois de prison, dont dix avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve de trois ans. A la barre, cet homme au physique sec a expliqué qu'il voulait « provoquer les gendarmes » pour qu'ils lui « tirent dessus » car il n'avait pas le courage de se suicider.

    Dans leur rapport, les experts décrivent Jean-Paul L. comme une personne « immature, dépendante, impulsive », mais aucun trouble mental n'a été détecté. « Il a l'habitude de se calmer avec la violence. Il présente un comportement autodestructeur », précise sa femme dans une déposition. Les rapports avec son entourage semblent plus que sommaires. « Je ne sors pas de chez moi, les gens ne peuvent pas me connaître », lance-t-il de façon sarcastique. « Il est souligné que vous étiez soulagé d'être passé à l'acte. Pourquoi ? », relève la présidente. « Le dimanche, plus rien n'avait d'importance. Mais le lendemain, quand je me suis réveillé à l'hôpital, je me sentais beaucoup mieux. »

    Après un mois de détention provisoire, Jean-Luc est ressorti libre, avec une peine aménagée. Il a expliqué qu'il voulait reprendre « au plus vite » son travail. « J'ai déjà perdu ma femme, je ne voudrais pas perdre ma maison et tout ce qui s'ensuit. » » C. B.

    Les jeunes, "notre" Jean-Luc Calyel a bien raison de ne pas parler de profil type. Quand on tape trop  sur un objet ou un être humain, il semble logique que l'objet ou l'humain finisse par être cassé ! Etiqueté devenu inutile car cassé, ou encore dément ou forcené. Jean-luc Calyel a encore raison de dire que  « tant qu'il y a dialogue, il y a espoir »; 1 000 fois oui ! 

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: en haut couverture du livre de Jean-Luc Calyel, en bas Jean-Luc)