Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

études

  • Des ménages à la Fac ?

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. 

    Jeudi soir, 9 octobre, François Chilowicz proposait sur France 2 à 23h05 un reportage concernant 5 femmes de ménage.

    On assistait au déroulement du Lundi de l’une , du Mardi d’une autre et ainsi de suite. Des femmes courageuses qui aimeraient toutes pour leurs enfants qu’ils puissent se sortir de ce que l’une a qualifié de «société d'en bas» de la France . Quitter la cité où on nous a "parqués en logements sociaux" pour le bonheur d’une maison avec un coin d’herbe. Le rêve de tout le monde.

     

    Pudiques – mais le rendement demandé n’est pas propice au bavardage -, bosseuses, toutes acharnées à faire des heures et des heures, parfois ajoutant un second travail ou encore un 3 ème pour assurer le quotidien familial – un toit et de quoi manger- avec l’indispensable pour celles dont les enfants continueraient des études. Avec l’espoir d’une montée sur l’échelle sociale pour de meilleures conditions de vie à la clé. Car un verbe revient, lancinant, dans la bouche de ces dames : trimer, trimer et encore trimer, toute une vie. Avec un travail qui abîme d'ailleurs le corps à la longue. Qui casse le dos, détruit la santé.

     

    Certains des enfants de femmes de ménage accèderont iront en Faculté, s’en sortant aussi bien que les enfants des employeurs de leur mère. J’ai connu ce cas où la fille de la maison et la fille de la femme de ménage accédaient toutes deux au diplôme de Docteur en Médecine ainsi qu’à l’exercice de cette profession libérale.

     

    J’ose espérer que d’autres parents, passés eux par la Fac, ne vont pas nier leur acquis de « privilégiés » pour « jurer » seulement par les métiers manuels où il y aurait des besoins. Car  à l’heure où j’écris j’ai deux jeunes amis de 18 ans, l’un pâtissier, l’autre plombier qui, CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) en poche, ne trouvent pas de boulot malgré demandes, envois de CV, rendez-vous etc….

    Je veux bien qu’une Ana Sam – son blog http://caissierenofutur.over-blog.com/  - déconseille les études a priori. Elle est passée, via son blog repéré par Stock, du demi-jour de la caissière aux pleins feux des médias grâce à son livre « Les tribulations d’une caissière ». Est-elle consciente, madame Ana Sam, que les résultats ne sont pas forcément meilleurs ailleurs ?  Et que si elle n’avait pas eu la force morale induite par les études supérieures auxquelles ses parents lui avaient permis l’accès, elle n’aurait pas survécu aussi bien qu’elle a pu le faire et connaître un succès par l’expérience du métier de vendeuse exprimée par l’écriture ?

    Cette absence de travail pour des métiers manuels que l’on dit en manque de personnel est plus qu’une curiosité, un problème réel à examiner et tenter de résoudre.

     

    En attendant, face à une crise mondiale pas finie demain, les pelouses peuvent se transformer en jardin pour assurer de l’alimentation maison. Légumes et fruits dimanche 25 mai 2008 terrasse ouest fête des mères 001.jpgcueillis au bon moment offrent une saveur optimale jointe au goût inimitable du fait soi-même. Les enfants peuvent participer à ce qui est bien plus qu’un simple passe-temps.

     

    Quant aux études, au passage du ménage à l’enseignement en Faculté ou Grandes écoles, c’est à chacun de choisir sa vie.

    En ayant bien à l’esprit que passé 18 ans il est quasi impossible d’inverser le cours infléchi et de remonter la pente.

    Alors discernement les parents qui par inconscience ne coachent pas des enfants capables ! Discernement les jeunes qui se laissent aller à une légère paresse risquant de mettre à mal le reste de leur vie. .

    Attention ! Les jours passés ne reviennent pas. Après, il est trop tard ! je cite une des femmes du reportage: "Quand on a une mauvaise vie" (au départ), ça file jusqu'au bout ! "

     

    On se secoue, majeurs et mineurs ! Courage à tous ! En particulier aux femmes et hommes de ménage et à leurs enfants.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (balais google images ; photo archives personnelles : fraises produites sur mon balcon parisien du 20 ème arrt en 2008)