03.07.2009

Arash Derambarsh parle de l’Iran

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

Voici, mis sur le Post le 2 juillet 2009, les informations et le point de vue d’un français sur les événements actuels de l'Iran, Arash9.06.30 010.jpg le pays de ses racines.

Le titre de son papier est « En Iran, " circulez, il n'y a rien à voir " ! »

 

« Français d'origine persane, Je suis un enfant de la révolution car né en 1979 à Paris.

 

Nous attendions tous avec impatience l'élection présidentielle en Iran. Cette élection avait une importance majeure : soit c’est Ahmadinejad qui passait et c'était l'impasse, soit Moussavi ou un réformateur en guise d'un Gorbatchev et cela permettait une transition vers plus de démocratie et de liberté que l'Iran attend depuis 30 ans.

 

Depuis la publication des résultats annonçant la réélection du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, avec 63,3 % des voix, Mir Hossein Moussavi, 34 %, Mohsen Rezaï 1,73 % et 0,85 % pour le réformateur Mehdi Karoubi, un climat d’insurrection règne dans la capitale iranienne qui n’avait pas connu de telles violences depuis 1979.

 

Avec un taux de participation record de 85%, on pourrait raisonnablement se satisfaire de la volonté du peuple persan. Or, Les opposants au président Ahmadinejad ont dénoncé une fraude massive d’autant que la participation record au scrutin, 85 %, plaide en toute logique contre le président sortant. Les abstentionnistes qui, par leur défection au scrutin présidentiel de 2005, avaient permis l’élection de Mahmoud Ahmadinejad, se sont mobilisés massivement pour soutenir un candidat alternatif, soit Moussavi, soit Karoubi, de façon à barrer la route à la réélection du président considéré comme antisémite, belliqueux et acculturé.

 

C’est pourquoi, dès les résultats annoncés, des Iraniens sont descendus dans la rue. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de police et les bassidjis, la milice islamique. Des centaines de personnes ont été arrêtées, internet a été coupé, les portables coupés et tous les journalistes remerciés (exemple de Delphine Minoui). Il reste heureusement Twitter pour contourner la dictature des Mollahs.

 

Aucun membre de l'OTAN n'a reconnu, à ce jour, les résultats. Les seuls à s’en féliciter ont été le Président Syrien Bachar el-Assad, son homologue Vénézuélien Hugo Rafael Chávez, le Hamas ou encore le Hezbollah. Tous des "démocrates" actifs...

 

Cette élection est considérée comme une escroquerie électorale, un hold up et un coup d’Etat. En effet, le taux de participation a dépassé 100% dans 30 villes d'Iran et dans au moins 200 bureaux de vote à travers l'Iran, on a enregistré des taux de participation de 95% ou plus, ce qui est scientifiquement impossible.

 

Par ailleurs, il est intéressant de noter que les listes électorales n'existent pas en Iran.

 

Cette élection est décisive pour la paix dans le monde et le peuple iranien doit avoir la possibilité de se saisir de son destin. Toute théocratie est antidémocratique par nature et la France a toujours montré la voie en séparant strictement l'Etat de la religion.

 

La Perse a 4000 années d'Histoire et de civilisation. Nous croyons au rayonnement et au génie du peuple iranien. Les iraniens ne sont pas antisémites et n’ont rien à voir avec les intégristes.

 

C'est dans ce cadre que la France, l'Union Européenne, les Nations Unies et le G20 doivent clarifier leur position sur la situation iranienne. L'enjeu est de taille et seule la communauté internationale peut aujourd’hui relayer la volonté du peuple iranien.

 

Manifester reste un droit fondamental et une liberté. Et sanctionner ce droit par la peine de mort nous ramène à des périodes bien sombres que le monde occidental a hélas connus. Nous n’avons pas le droit de rester inerte. Il ne s’agit pas d’une ingérence mais de l’application de la charte des Nations Unies dont l’Iran est signataire.

 

Ce régime est à bout de souffle et la très grande majorité des iraniens souhaitent le changement du régime islamique, rejettent le Guide suprême Khamenei et la théocratie.

Le lundi 15 juin, il y a eu deux millions de personnes pour une manifestation interdite à Téhéran là où même il y en a eu seulement un million en 1979 pour Khomeiny, c'est-à-dire deux fois plus de monde qu’au début de la révolution islamique.

 

Quand un Etat condamne son peuple et l'assassine, c’est à la communauté internationale d’agir. Faute de quoi, l’Esprit de Munich aura, une fois de plus triomphé. Or, Ahmadinejad c’est à plus ou moins long terme, la fuite en avant, la guerre.

 

Faut-il rappeler l’interpellation de Sir Winston Churchill à la Chambre des Communes en 1938 après les accords de Munich : « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre ».

 

Nous étions plus de 10.000 personnes à la Bastille (Paris), dimanche 28 juin, pour dire que l'Iran ne doit pas être le visage de l'antisémitisme, de la théocratie et de la violence contre les femmes. Et nous tenions à marquer notre solidarité pour ces jeunes et ces femmes qui se battent actuellement pour la Liberté au péril de leur vie. »

 

Arash Derambarsh est souvent évoqué sur ce blog quand je parle des nouveautés publiées par les Editions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com. Il est en effet directeur du département politique et personnalités publiques de cette maison d’éditions.

En dehors des livres, j’ai parlé de ce garçon travailleur et talentueux à différentes reprises : le 2 janvier 2008 avec les 3 chantiers internationaux du Président de facebook, le 6 mars 2008 en présentant son projet pour les élections municipales de Courbevoie, puis le 13 avril 2008 en relayant son interview par J-P Vigouroux du Progrès de Lyon et le 14 avril 2008 en le commentant.

 

Très récemment, le 2 juillet avec « Arash Derambarsh au Club 3.0 de David Réguer » , j'ai rapporté ici l’intéressante soirée du 30 juin.

Sur facebook vous avez accès au discours d’Arash Derambarsh le dimanche 28 juin lors de la manifestation en faveur de la démocratie en Iran, à laquelle de nombreuses personnalités de tous bords ont participé, ainsi qu’à différentes vidéos de ce défilé.

Etre informé est important, les jeunes.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: archives personnelles: Arash Derambarsh et moi le 30 juin au Club 3.0) 

16.06.2009

Arash Derambarsh et l'Iran

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Ce n’est pas un mystère. L’ami Arash Derambarsh dont je parle sur ce blog - notamment à propos de  l’importante maison d’Editions 20906152017_arash_derambarsh_elections_en_iran_un_moment_historique_medium (1).jpgLe Cherche Midi http://www.cherche-midi.com, où il est directeur du département politique et personnalités publiques – est français d'origine persane. La Perse, un pays à l’histoire riche de 4 000 ans.

 

Il est né, certes, à Paris et vit à Courbevoie mais il connaît son pays d’origine aussi bien que la France.

Il suffit d’utiliser les 2 liens indiqués sur ce blog pour le découvrir.

 

Des élections viennent d’avoir lieu en Iran.

Voici le lien que nous délivre ce jour Arash Derambarsh.

 

« http://www.intelink.info/fre/actualites/geopolitique/2090...

 

Arash Derambarsh »

  

Bonne lecture, les jeunes ! Bonne information. L'Iran est un des lieux clés pour l'avenir du monde. 

 

Contact francoiseboiseseau@wanadoo.fr (illustration de l’article : Madame Bernadette Chirac et Arash Derambrash)

23.05.2009

Jonathan Denis, candidat en amertume

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Voici ce qu’a publié Jonathan Denis, candidat aux élections européennes, le 21 mai :AA24.1.09 024.jpg

 

« Les médias ont-ils déjà fait l'élection ?

 

La question qui ne cesse de m'être posée depuis quelques jours est dans le titre de cette note. Une élection est-ce le fruit des médias ? Font-ils les élus ? Enterrent-ils tout espoir de changement avec de nouveaux visages ? Pour celles et ceux qui me connaissent, ma vie professionnelle a commencé dans les médias, dans une radio plus particulièrement avant de travailler pour deux des plus grandes stations françaises. Je devrais donc savoir répondre parfaitement à cette question et pourtant depuis plus de deux ans, je n'ai plus l'impression de les connaître ces médias qui se perdent dans le trop plein d'information.

 

Au fil des sondages, au fil des interventions des candidats, toujours un grand absent lors de ces élections européennes : l'Alliance Ecologiste Indépendante. Mis à part quelques articles consacrés à Francis Lalanne, Patrice Drevet ou moi-même en Ile-de-France, nous sommes rayés des cartes des rédactions la plupart du temps. Le Nouvel Observateur, 20 Minutes, Métro, Le Figaro, La Tribune... tous ces médias ont cité 11 partis pour ces élections mais à chaque fois seuls 10 étaient intégrés à leurs articles ou sondages. Et je vous le donne en mille, il s'agissait à chaque fois de l'Alliance. Sachons tout de même rendre honneur à LCI qui est le seul média à nous avoir fait apparaître dans l'ensemble de ces sondages. Voilà donc ma question : qui peut-on déranger à ce point pour ne pas être dans ces articles, dans ces sondages ? Car il s'agit bien d'un problème que le CSA va devoir traiter car comment expliquer qu'un jeune mouvement qui présente des candidats sur l'ensemble du territoire, qui réalise 3% des intentions de vote dans les sondages où l'on en parle, soit oublié de la sorte par les autres ?

 

Je ne sais pas s'il s'agit d'un fier service pour la suite comme on me l'a annoncé dans une rédaction sous couvert qu'un tel oubli fera parler de nous par la suite. Ma seule certitude vient de l'ignorance et l'incompétence des médias qui ne veulent voir que l'UMP et le PS dans cette élection, qui en font une élection interne à la France, qui ne veulent pas parler des vrais enjeux. Ils refusent le changement, ils refusent d'ouvrir les portes à d'autres... mais cela peut-il vraiment ne venir que d'eux ? Le 7 juin, je souhaite de tout cœur que les résultats leur donnent tort et ainsi une refonte de ces médias pourra-t-elle être envisagée sans qu'aucun ne soit à la botte d'un gouvernement de "Voici" ou d'une opposition ne résumant qu'à une guerre de clans. Parlons dès aujourd'hui de l'Europe ! »

 

Moins de 18 ans, voici des lignes amères. Ce que je peux dire est que se plaindre ne sert à rien. On peut, on doit même se défendre quand nécessaire. Pas de cette manière négative. Jamais. Pensez-y !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Jonathan Denis le 24.1.2009)

07.03.2009

Pour l’Europe : 3 mois !

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 Trois mois pour assurer une présence française plus active. fotEurope7.3.09 028.jpg

Ceux qui ont accès à Facebook trouveront la vidéo de 4’03 que je viens de mettre à l’instant de NKM, Nathalie Kosciusko-Morizet. Le titre en est « L’UMP  a lancé le 7 mars le européennes du 7 juin» sous le nom que vous connaissez de BOISSEAU Françoise.

fotEurope7.3.09 076.jpgDésolée pour les mouvements inadéquats ! Ceux qui n’ont pas accès à Facebook via les parents ont déjà quelques lignes ci-dessous à propos de l’événement de ce matin.  


L’important est la parole de Nathalie Kosciusko-MorizetfotEurope7.3.09 034.jpg, Secrétaire d'Etat à la Prospective et au développement de l'économie numérique et maire de Longjumeau, ce matin à Maisons-Alfort à propos des prochaines élections européennes le 7 juin 2009, jour de la fête des mères certes, mais jour majeur quant à l’Europe et la France, l’avenir des deux étant commun.
Et pour ceux qui critiquent souvent le « pot commun européen », Rachida Dati,fotEurope7.3.09 075.jpg Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a fourni cette même matinée des exemples concrets soit d’unanimité, soit de mise en route avec quelques uns d’un accord qui peut évoluer avec le temps sur cette unanimité.
La France a son rôle à jouer.
Encore faut-il aller voter ! Et mettre fin à l’abstention effrayante que stigmatise à juste titre Michel Barnier, ministre

 l’Agriculture et de la Pêche, en ouvrant cette séance de travail.fotEurope7.3.09 045.jpg
fotEurope7.3.09 002.jpgJe craignais en venant ce matin d’entendre des parles creuses. Ce qui ne fut pas. Enfin des cas concrets, ce dont manque tous ceux qui « sèchent » les élections européennes.
La faute à qui cette non information ? Que fait la presse par rapport à ce qui se passe au niveau européen ? Je me le demande. Car pour avoir communiqué ces années passées avec divers députés européens oeuvrant dans la France profonde, j’ai découvert leur appétit d’informations. Ce que j’ignorais.
On est le 7 mars. Il était judicieux de mettre dès maintenant, 3 mois avant, les feux sur cette fotEurope7.3.09 009.jpgélection européenne. Il faut aller au-delà des déjà convaincus de l’UMP pour faire savoir à tout un chacun la place importante des députés français dans les décisions européennes. Il y a là encore un gros effort de communication à faire sur le rôle concret des députés. Avec des exemples.
Xavier BertrandfotEurope7.3.09 038.jpg, secrétaire général de l’UMP, l’a bien dit ce matin devant une salle comble : les députés français élus pour l’Europe auront à cœur d’y aller, comme le Président Nicolas Sarkozy – alors à la tête de l’Europe - a su le faire quand les effets de la crise ont émergé brutalement. Quand c’est nécessaire il est possible de se lever er de décider sans tarder. Notre pays se doit d’être acteur – et non spectateur- de l’Europe. Michel Barnier et Rachida Dati, candidats aux élections européennes du 7 juin 2009, peuvent être de ces acteurs là.

fotEurope7.3.09 054.jpgAu nombre des présents ce matin : Michel Herbillon, Député-Maire de Maisons-Alfort, Dominique Paillé porte-parole UMP, Roger Karoutchi, Valérie Pécresse, Jacques Toubon, et de nombreux autres dont les Jeunes Pop avec lesquels j’ai papoté un peu en connaissant un certain nombre. J’ai eu encore le plaisir de pouvoir saluer et remercier Michel Barnier à l’issue de cette matinée pédagogique.
Et je fais passer les informations recueillies en vidéo ce matin pour lutter à ma façon contre l'insuffisance des connaissances à propos de la vie au quotidien de l'Europe. Et plus simplement en écrit via ce blog.  
La Marseille chantée a capella a clos ce lancement des européennes.

 

J’espère beaucoup, les moins de 18 ans, que des exemples concrets seront donnés en abondance au cours de cette campagne. Je suis la première à les attendre. On n’est plus en situation de bouder l’Europe. Alors autant s’activer au mieux.

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles: de haut en bas: Dati,Barnier,Bertrand,NKM; Barnier; Dati,Barnier,Bertrand,NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet); Dat;Barnier; vue sur la salle (au 1 er plan: Roger Karoutchi et Dominique Paillé); autre vue sur la salle; Dati,Barnie; Dati,Barnier,Bertrand et NKM chantant la Marseillaise)

24.02.2009

Europe, journalistes,télévision

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J’ai commencé à dire le peu de connaissance des Français à propos de l’Europe, à propos des centres d’intérêt des députés qui ne consiste pas seulement à mesurer les variétés de chocolat mais aussi à se pencher sur des questions de santé, de respect des droits des enfants, etc…

Cet article très documenté du 16 février 2009 paru dans Questions d’Europe n°128, Fondation Robert Schuman, évoque le sous intérêt général des journalistes face à l’Europe. Comme nous sommes plus ou moins conditionnés par les têtes de chapitre déversés lors des informations, peu d’infos sur l’Europe entraînent peu de connaissances et encore moins d’intérêt. Voilà un article de fond pour ceux que cela intéressent.

Les Français et la télévision face à l'Europe : le grand malentendu?


Auteur : Eddy Fougier : Politologue, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales(Ifri).

Introduction :
 
Au mois de juin 2008, soit quelques jours avant le début de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) publiait une étude [1] sur les sujets traités dans les journaux du soir diffusés en 2007 par les six chaînes nationales hertziennes [2]. Or, les sujets classés par thèmes par l'Ina faisaient apparaître un très faible intérêt de la télévision française pour les questions européennes. Ces résultats paraissent d'autant plus importants que, selon une enquête menée par la Commission européenne en 2007 [3], " pour une majorité écrasante de citoyens [en Europe] le journal télévisé constitue "le" rendez-vous télévisuel par excellence, immanquable. [...] C'est, massivement, "la" source principale d'information sur l'actualité nationale et internationale ". Les rédactions tendent généralement à justifier cette faible couverture de l'actualité européenne par le fait que le public ne serait pas intéressé par l'Europe. En même temps, dans un document consacré à " La construction européenne vue par les Français [4] " publié en mars 2006 par la Commission européenne, on pouvait lire comme intertitre : " Un déficit chronique d'information sur l'Union européenne et une soif d'information européenne : 80% des Français souhaitent une plus ample couverture de l'Union européenne par les médias ". Alors, qui doit-on croire ? Les rédactions qui affirment que le public n'est pas intéressé par l'Europe ou les Français interrogés dans les enquêtes d'opinion qui réclament plus d'Europe dans les médias ?
 
La soif d'information des Français sur l'Europe
 
Les enquêtes d'opinion menées auprès des Français consacrées à l'information sur l'Europe tendent à révéler, en effet, l'existence chez eux d'une soif d'information qui ne paraît pas satisfaite. Ceux-ci affirment en premier lieu qu'il est important d'être informé sur l'Europe. 85% des Français interrogés dans une enquête de la Commission européenne de 2006 [5] considèrent qu'il est important d'être informé sur la politique et les affaires européennes, contre 14% qui pensent le contraire. Ce résultat est l'un des plus élevés de l'Union et, en tout cas, supérieur à la moyenne européenne (81%).
 
Une information insuffisante et peu compréhensible
 
Les Français ne s'estiment pas pour autant suffisamment et bien informés sur les enjeux européens, quelle que soit la source d'information. En 2006, ils étaient d'ailleurs les plus nombreux parmi les Etats membres à estimer que la quantité d'informations fournies par les médias de leur pays sur l'Union était insuffisante [6]. Ils étaient 72% à défendre cette position, contre 68% des Allemands interrogés, 59% des Britanniques ou 51% des Espagnols. Ce constat est également partagé par un certain nombre de " décideurs " à qui l'on a posé les mêmes questions [7]. Les " décideurs " français interrogés étaient 77,3% à estimer que la quantité d'informations fournies par les médias au sujet de l'Union était insuffisante, contre une moyenne de 71,9%. Ce reproche vise tout autant l'information d'origine gouvernementale. En 2006, les Européens interrogés étaient 36,4% à considérer que la responsabilité de l'information des citoyens sur ce que l'Union fait et comment ceci affecte leur vie quotidienne incombait d'abord aux gouvernements nationaux et seulement 18,5% aux médias [8]. Dans cette enquête, les Français étaient encore plus sceptiques sur la responsabilité des médias en la matière puisqu'ils étaient 30,5% à privilégier le rôle des gouvernements nationaux, 22,2% celui du Parlement européen et seulement 15,5% celui des médias. Ils étaient d'ailleurs les plus nombreux à considérer que les gouvernements nationaux ne fournissent pas suffisamment d'informations sur l'Union (79%) [9]. Une autre enquête déjà citée de la Commission indiquait qu'en 2006, une très large majorité des Français interrogés estimaient que les hommes politiques français (87%) et les médias (80%) devraient davantage leur parler de l'Union car seuls 36% d'entre eux se sentiraient bien informés (contre, par exemple, 56% qui se sentiraient bien informés sur la vie politique française) [10].
 
Pour les Français, le premier symptôme de cette " mal-information " sur l'Europe serait son caractère difficilement compréhensible. En 2006, les Français sondés étaient, avec les Finlandais, ceux qui étaient les moins nombreux à considérer que les informations qu'ils obtiennent sur l'Europe sont compréhensibles : 43,1%, contre 51,1% en moyenne. Les " décideurs " français sondés étaient également les plus nombreux avec les Italiens, à estimer que les informations sur l'Europe étaient peu compréhensibles [11]. En revanche, les Français interrogés se situaient au-dessus de la moyenne européenne pour considérer que les informations étaient intéressantes et utiles [12]. Les Français interrogés s'estiment ainsi plutôt mal informés des mesures prises à l'échelle de l'Union. Ils sont une large majorité à partager ce point de vue, et ce, sur tous les thèmes figurant dans la liste qui leur était soumise [13]. C'est tout particulièrement le cas pour le soutien aux régions en difficulté, la protection des consommateurs, la lutte contre le chômage, les impôts, la concurrence ou la recherche scientifique et technologique, où le sentiment d'être mal informés concerne plus de 75% des personnes interrogées.
 
Le rôle central de l'information télévisée sur l'Europe
 
La télévision représente la première source d'information des Français. En témoignent les taux d'audience des journaux télévisés des grandes chaînes hertziennes. Au 1er semestre 2008, le journal télévisé de 20 heures de TF1 réalisait, par exemple, une audience moyenne de 8 millions de téléspectateurs [14], tandis que le JT de 20 heures de France 2 a rassemblé en moyenne chaque soir 4,7 millions de téléspectateurs en 2008 [15]. Le Baromètre politique français (2006-2007) [16] indiquait d'ailleurs que, pour les Français interrogés, la télévision était le média qu'ils utilisaient le plus pour être informés en matière politique (59%), très largement devant la radio (17%), la presse écrite nationale (10%) et régionale (7%). En outre, dans cette même enquête, 55% des personnes interrogées disaient regarder les informations à la télévision tous les jours et 72% au moins 5 jours par semaine. Le journal télévisé qu'ils regardaient le plus régulièrement était le 20h de TF1 (40%), devant le 20h de France 2 (20%), le 13h de TF1 (14%) et le 19-20 de France 3 (8%). Le journal télévisé d'Arte, Arte Info, était seulement classé en 11e position avec 1%. La télévision est par conséquent pour les Français, comme pour les autres Européens d'ailleurs, la première source d'information médiatique sur l'Union européenne. L'enquête Eurobaromètre indiquait en 2007 [17] que, lorsque les Français interrogés veulent obtenir des informations sur l'Union européenne, ses politiques et ses institutions, ils privilégient comme première source la télévision (55%), et seulement ensuite les journaux quotidiens (37%), internet (36%), puis la radio (29%), les discussions entre amis (23%) et les magazines (21%) [18].
 
En même temps, si la télévision constitue leur première source d'information médiatique sur l'Europe, leur degré de confiance envers ce média apparaît plutôt mesuré. L'Eurobaromètre de 2008 [19] indiquait ainsi que, si les Français interrogés font plutôt confiance à la radio (60%, contre 35% d'un avis contraire), ce n'est pas le cas pour la presse écrite (46%, contre 49%) et surtout pour la télévision (38%, contre 59%). Ces résultats ne font que confirmer les résultats des enquêtes annuelles menées depuis 1987 par TNSofres sur la confiance des Français dans les médias. Depuis 2003, le nombre de personnes interrogées qui ne font pas confiance à la télévision tend, en effet, à dépasser le nombre de personnes qui lui font confiance.
 
Le faible intérêt de la télévision française pour l'Europe
 
En France, ainsi que le mentionne le rapport du député Michel Herbillon remis au Premier ministre et publié en 2005 [20], les médias qui semblent le mieux couvrir l'actualité européenne sont la presse quotidienne nationale et les radios publiques. La plupart des quotidiens nationaux ont ainsi un ou plusieurs correspondants permanents à Bruxelles. En revanche, la télévision, et plus particulièrement les chaînes de télévision privées, est le média qui paraît le moins enclin à s'intéresser à l'Europe. L'un des meilleurs symptômes de ce désintérêt global réside dans le fait que TF1, la première chaîne française en termes d'audience, n'a pas de correspondant à Bruxelles [21]. Notons que le projet de cahier des charges de France Télévisions du 20 octobre 2008 contient des dispositions concernant l'Europe dans son article 14. Il incombe ainsi à France Télévisions d'intégrer la dimension européenne dans l'ensemble de ses programmes, dans des émissions spécifiquement consacrées à l'Europe et dans les journaux et magazines d'information. La société doit veiller en particulier à " la sensibilisation de ses journalistes aux questions européennes, notamment par la formation ". On peut supposer que l'ajout de ces éléments qui n'existent pas dans les chartes qui régissent actuellement les chaînes France 2, France 3 et France 5 part du constat établi par le ministère de la Culture et de la Communication selon lequel la part consacrée à l'Europe sur les chaînes publiques est insuffisante.
Cette situation ne paraît cependant pas spécifique à la France [22]. En 2006, le Livre blanc sur une politique de communication européenne présenté par la Commission européenne notait, en effet, qu'" en dépit de ces efforts [efforts des institutions européennes afin d'améliorer leur mode d'interaction avec les médias], et de la compétence professionnelle des correspondants à Bruxelles, la couverture médiatique des questions européennes reste limitée [23] et fragmentée. Si les journaux nationaux couvrent les grands événements survenant à intervalles réguliers, comme les réunions du Conseil européen, aucune couverture globale des affaires européennes n'est assurée entre ces événements. Les journaux régionaux et locaux atteignent un grand nombre de lecteurs, mais n'accordent en général qu'une place limitée aux questions européennes. La télévision et la radio ayant modifié leurs grilles de programmation, le temps dévolu à l'information politique et aux questions européennes s'est encore réduit ".
 
Des JT où l'Europe est le parent pauvre
 
Ce désintérêt manifeste de la télévision française pour l'Europe est tout d'abord visible dans les journaux télévisés, qui représentent la principale source d'information, notamment politique, des Français. Les données divulguées par l'Ina en juin 2008 sont assez édifiantes de ce point de vue. En effet, si, en 2007, l'information internationale [24] a représenté en moyenne annuelle 17% du nombre de sujets traités dans les journaux du soir, les sujets liés aux institutions européennes à proprement parler n'ont constitué que 2,3% de l'offre totale (soit au total 716 sujets) et même 1,8% si l'on enlève les sujets diffusés par Arte. Le nombre de sujets diffusés sur l'Europe correspond à peu près au cumul des sujets consacrés au Moyen Orient et à la guerre en Irak (soit 724 sujets). On ne peut considérer pour autant qu'en 2007, l'actualité européenne ait été totalement dépourvue d'intérêt. On peut citer, en effet, comme actualité importante cette année-là l'adoption de l'euro par la Slovénie, l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne, le 50e anniversaire des traités de Rome, l'élargissement de l'espace Schengen à 9 Etats et surtout le processus ayant conduit à la signature du traité modificatif lors du Conseil européen de Lisbonne.
 
Ce désintérêt semble assez constant puisque, en 2000, les sujets consacrés à l'Europe ne représentaient déjà que 2,7% du total des sujets diffusés cette année-là (soit 737 sujets). Or, cette année-là, l'actualité européenne était loin d'être négligeable puisque le Conseil européen adoptait la stratégie dite " de Lisbonne " visant à faire de l'Union l'économie la plus compétitive au monde, la France présidait le Conseil de l'Union européenne au 2e semestre et le traité de Nice était signé. L'année 2005, année des référendums sur le traité constitutionnel européen et de l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, a été bien entendu exceptionnelle avec 5% des sujets diffusés (soit 1 487 sujets). Ce chiffre reste néanmoins globalement très modeste et les résultats de l'année 2007 montrent que l'intérêt pour les enjeux européens est revenu à sa tendance " structurelle " basse. Parmi les sujets traités par les chaînes hertziennes, en 2007, l'Union européenne en général représente 62% des sujets européens et la Commission est l'institution la plus couverte avec 13% des sujets.
Source : INA.

 
Arte a été la chaîne qui a diffusé le plus grand nombre de sujets sur l'Europe en 2007 (213), devant TF1 (172 sujets), France 2 (127) et France 3 (119). Alors que la chaîne franco-allemande diffusait 11% de l'ensemble des sujets des chaînes hertziennes françaises en 2007, elle a diffusé 34% des sujets internationaux et 30% des sujets européens (voir tableau 3). Arte a consacré 50% des sujets traités dans ses JT à l'international, contre 12% pour TF1 ou France 2. En même temps, la part d'audience moyenne d'Arte en 2007 a été de 3,2%, contre 30,7% pour TF1 [25]. En pourcentage du nombre total de sujets diffusés par chaîne, les résultats globaux pour le traitement des sujets européens restent cependant très modestes : 6% pour Arte, 2,3% pour France 3, 1,9% pour TF1 et 1,6% pour France 2 (voir tableau 4). 
 
Source : INA.


 Parmi les 30 premières personnalités répertoriées en fonction du nombre de passage dans les JT [26], on ne compte aucune personnalité appartenant aux institutions européennes. Cependant, la part des Etats membres qui ont fait l'objet de sujets de JT [27] en 2007 dans l'ensemble des sujets consacrés à des pays ou territoires étrangers apparaît comme la plus importante puisqu'ils représentent 29% du total, contre 23% pour la zone Afrique du Nord-Moyen-Orient-Afghanistan, 13% pour l'Asie et 11% pour l'Amérique du Nord. Les JT des chaînes hertziennes françaises accordent ainsi une place notable aux pays européens frontaliers ou proches du territoire français : Royaume-Uni (2e position), Allemagne (3e), Italie (5e), Espagne (8e) et Belgique (19e). Ces cinq pays représentent à eux seuls 22% des sujets traités.
 
On peut néanmoins se demander si la présidence française de l'Union européenne au cours du 2e semestre de 2008 a eu un effet quelconque sur la couverture de l'actualité européenne par les JT français. On a pu voir qu'en 2000, cela n'avait pas été véritablement le cas. Même si les données cumulées pour 2008 ne sont pas encore disponibles, les premières données pour le 3e trimestre 2008 [28] ne permettent pas de déceler un véritable infléchissement dans la couverture par les JT de l'actualité européenne. En effet, si l'actualité internationale couverte par les JT au mois de juin 2008 a été dominée par les questions européennes, notamment avec le " non " irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne avec 86 sujets, ce ne fut pas le cas lors du début de la Présidence française. En juillet 2008, l'actualité internationale a été ainsi dominée par la libération d'Ingrid Bétancourt (205 sujets), et en août par le conflit entre la Géorgie et la Russie (204), l'attentat contre des soldats français en Afghanistan (107) et la campagne présidentielle aux Etats-Unis (83).
 
Ce désintérêt global des JT français pour les questions européennes est cependant loin d'être une spécificité nationale [29]. En 2003, le politologue Claes De Vreese indiquait ainsi que, depuis les premières études menées à l'occasion des élections européennes de 1979, l'intérêt de l'information télévisée pour l'Union européenne était globalement faible sur l'ensemble du continent [30]. Il notait l'existence d'un intérêt cyclique des médias pour les sujets européens. Leur intérêt apparaît vif tout particulièrement lors des périodes électorales, mais retombe vite à un niveau plutôt faible une fois cette période passée. Cette tendance avait été également identifiée dans le rapport Herbillon : " l'offre, peu visible en temps "ordinaire", croît sensiblement en période électorale, pour de nouveau s'effacer au lendemain des échéances ". M. De Vreese estime ainsi qu'en dehors de certaines périodes (élections au Parlement européen, référendum, Conseils européens), seuls 2 à 5% des sujets télévisés des chaînes en Europe seraient consacrés aux sujets européens.
 
Un public malgré tout peu intéressé par l'Europe
 
Alors comment comprendre cette contradiction entre des médias qui couvrent peu l'actualité européenne et la soif d'information exprimée par les Français. Un certain nombre d'éléments tendent à accréditer l'idée que l'Europe n'intéresse pas vraiment le grand public. Le rapport Herbillon notait, en 2005, la modestie des taux d'audience des quelques émissions spécifiquement consacrées à l'Europe. Ainsi, par exemple, Zoom Europa, qui est l'une des seules émissions sur l'Europe diffusées régulièrement par une chaîne hertzienne (Arte), avait en 2007 une audience moyenne de 463 000 téléspectateurs par émission pour une part de marché de 2,3% [31]. Cette vision est également partagée par un certain nombre d'acteurs des médias qui connaissent très bien les questions européennes. C'est le cas notamment de Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, animateur du blog Les coulisses de Bruxelles et président de l'Association des journalistes européens (AJE), et de Jean Labib, ancien documentariste et directeur de la société de production La compagnie des Phares&Balises, qui a produit pour Arte le Forum des Européens et qui y produit actuellement Zoom Europa. Le premier estime que, " en dehors des périodes de crise comme au moment des référendums, les gens se désintéressent de l'Europe [32] ". Dans la vidéo de présentation de Zoom Europa, le second explique que " faire une émission sur l'Europe, c'est difficile car on ne rencontre pas forcément le public, du moins en France. [...] On ne peut pas dire qu'aujourd'hui faire des programmes sur l'Europe ou qui ont trait à l'Europe soit une chose facile [...]. Faire une émission ayant trait à l'Europe sur Arte, cela fait partie du cahier des charges général d'une chaîne européenne et particulièrement d'une chaîne franco-allemande [...], mais ça n'est pas une chose facile parce que, clairement, on ne va pas dans le sens du poil du spectateur qui aurait plutôt tendance, si on le laissait faire à se retrouver dans une rétention nationale tempérée telle qu'il la connaît sur les autres antennes [33] ".
 
La " fait-diversification " de l'actualité internationale à la télévision
 
Mais l'un des symptômes les plus nets du désintérêt global du public pour les questions européennes, en particulier institutionnelles, est la façon dont les médias français ont modifié leur traitement de l'actualité à l'étranger justement dans le dessein d'attirer ce même public. Ce qui a été appelé la " fait-diversification " de l'actualité internationale à la télévision a bien été décrit par le sociologue Dominique Marchetti [34]. Celui-ci considère, en effet, que l'on assiste depuis la seconde moitié des années 1980 à une baisse de la " médiatisation des activités politiques étrangères ou diplomatiques les plus institutionnelles (sommets internationaux, élections européennes ou nationales, activité des partis politiques, politiques publiques, etc.) ", activités qui " n'attirent ni audience ni publicité ", au profit des faits divers ou de ce qu'il appelle des " menaces ou événements "spectaculaires" ", à savoir les guerres, les accidents, les risques naturels ou de santé, les enlèvements, les actes terroristes ou les famines. L'information politique institutionnelle étrangère serait perçue dans les rédactions des médias généralistes comme " nécessaire mais ennuyeuse " pour reprendre l'expression de la journaliste Louise Prothery citée par Marchetti. Les rédactions tendraient donc à privilégier dans leur traitement de l'actualité internationale " la description de situations concrètes et d' "histoires humaines" qui constitue la trame de la plupart des sujets ou reportages, la psychologisation et la personnalisation étant une manière de susciter des identifications des téléspectateurs [35] ". Cela s'est traduit également par une réorganisation des rédactions des grandes chaînes hertziennes avec la fermeture de nombreux bureaux à l'étranger et la suppression des services de politique étrangère de TF1 en 1996 et de France 2 en 2003, l'actualité internationale étant désormais traitée comme une information générale.
 
Cette analyse est confirmée par Jean Quatremer qui explique que " face à une demande en chute libre, les rédactions ont décrété qu'il ne fallait pas parler de choses ennuyeuses, qui risquaient de faire fuir les gens. On a donc petit à petit privilégié le fait divers sur l'analyse et, plus généralement, l'information diplomatique. On assiste actuellement à une véritable course à la "fait-diversification" de la politique intérieure mais aussi de la politique internationale. Cette tendance est apparue aux Etats-Unis il y a plus de 30 ans et est arrivée en Europe au début des années 1990 [36] ". Or, pour lui, la spécificité de l'actualité européenne est qu'elle peut être difficilement transformée en " fait-divers " ou en information " spectaculaire " : " Le problème est que l'information européenne ne se prête pas à cette "fait-diversification", sauf rares exceptions. Bref, les médias, pour répondre à une crise de la demande, ont modifié leur offre : puisqu'ils vendent de moins en moins, ils ont de plus en plus privilégié le simple, le spectaculaire, le reportage et, surtout, le court. Et l'information européenne étant forcément complexe, pauvre en mise en scène et longue à expliquer, elle a été une victime collatérale de cette fait-diversification de la couverture rédactionnelle. L'actualité européenne, alors qu'elle s'enrichissait, a bénéficié de moins de place dans les journaux et a quasiment été rayée du paysage audiovisuel ! ".
 
L'Europe largement absente des " conversations " des Français
 
Bien entendu, on ne peut nier la sincérité des Français qui affirment vouloir obtenir davantage d'informations sur l'Europe, mais force est de constater que leur pratique n'est pas toujours conforme à ces vœux. Les enquêtes réalisées à la sortie des urnes lors du 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, par exemple, n'indiquaient pas que l'Europe figurait parmi les priorités des Français. Par ailleurs, lorsque l'on consulte les " conversations " des Français, on peut percevoir le peu d'intérêt manifesté par eux pour les questions européennes. L'Ifop réalise, en effet, une enquête mensuelle pour Paris Match sur les conversations des Français en demandant à un échantillon représentatif si, durant la semaine écoulée, un certain nombre de sujets a animé leurs conversations avec leurs proches ou au travail. On peut dès lors supposer que s'ils abordent un sujet, c'est qu'ils éprouvent un certain intérêt pour celui-ci, tandis qu'à l'inverse, s'ils n'en parlent pas, c'est que ce sujet suscite au mieux leur indifférence. Or, du début de cette enquête, en novembre 2003, jusqu'au mois de décembre 2008, 397 sujets ont fait l'objet d'une conversation d'au moins 50 % des personnes interrogées. Sur ces 397 sujets, on peut en dénombrer seulement 10 qui soient en lien avec l'Union européenne, soit 2,5% du total, dont 6 sujets pour la seule année 2005 (voir Tableau 5). Cela représente moins de sujets de conversation que le décès ou l'état de santé de personnalités publiques (15 sujets) ou le sort d'otages (otages français en Irak ou autour d'Ingrid Betancourt, avec 15 sujets). Les deux sujets de conversation européens qui semblent avoir dominé depuis le début de ces enquêtes sont les enjeux autour de l'élargissement, notamment à la Turquie (4 sujets dépassant 40 %), et le processus d'élaboration et d'adoption de la Constitution européenne (8 sujets dépassant 30 %). Les autres thèmes ont trait à l'économie et à ses conséquences sociales – TVA de 5,5% dans le bâtiment, ouverture du marché de l'électricité à la concurrence, euro fort face au dollar, directive sur les services, délocalisations – ou à des thèmes qui apparaissent assez " politisés " – tensions avec le Royaume-Uni en 2005, proposition de traité simplifié par Nicolas Sarkozy, présidence français de 2008.

Source : Ifop. * Sujet lié à une décision de l'UE mais qui n'est pas explicite dans l'énoncé.


Au vu de ces données, les Français ne semblent pas véritablement se passionner pour les questions européennes, du moins dans leurs conversations quotidiennes. On doit néanmoins remarquer que, au-delà de l'Europe, il existe un faible intérêt global des Français interrogés pour les sujets politiques et, tout particulièrement, pour les sujets liés aux questions institutionnelles, tant à l'échelle européenne, qu'internationale ou même française. On peut observer, en effet, un nombre relativement faible de sujets de conversations liés à la politique française (élections, activités des partis et des responsables politiques). Mis à part les trois sujets liés au référendum sur la Constitution européenne, de novembre 2003 à décembre 2008, on compte 25 sujets proprement politiques, soit 6,3% des sujets, dont 12 liés à l'élection présidentielle. A l'instar de l'Europe, l'intérêt global pour la politique apparaît plutôt faible et seulement ponctuel au moment des grands rendez-vous (élection présidentielle, référendum de 2005). Ceci est confirmé par les sujets de conversation liés à l'étranger. En soi, ces sujets sont très nombreux. Entre novembre 2003 et décembre 2008, on peut en dénombrer pas moins de 97, soit 24,4%. Les sujets internationaux politiques ou institutionnels semblent néanmoins très peu intéresser les Français sondés. Outre les 10 sujets liés à l'Union, on compte seulement 4 sujets liés à la politique étrangère et de défense de la France et 5 sujets relatifs à la vie politique à l'étranger. On peut aussi noter le très faible intérêt pour les questions économiques internationales (7 sujets au total). En réalité, les sujets de conversation qui dominent ont trait à la violence au sens large (guerre en Irak, terrorisme-antiterrorisme, violences internes à l'étranger, 21 sujets, soit 22% des sujets de conversation liés à l'étranger), aux catastrophes au sens large (catastrophes naturelles, accidents, épidémies, avec 20 sujets et 21% du total), aux " faits divers " (notamment aux otages, 21 sujets et 22% du total) ou encore 5 sujets liés à l'état de santé de personnalités étrangères. Or, cela correspond largement aux thèmes internationaux qui sont désormais traités par la télévision française.
 
Conclusion
 
L'information européenne semble être à l'origine d'une certaine schizophrénie en France. Les Français reprochent aux médias de ne pas suffisamment parler d'Europe. En même temps, ils ne semblent pas manifester eux-mêmes un grand intérêt pour l'actualité européenne. Du côté des médias, on peut supposer, comme Dominique Marchetti, que " faute de mesure très précise des attentes supposées du "public", les journalistes ont parfois tendance à prêter leurs propres catégories de perception à ceux qui les écoutent, les regardent ou les lisent [37] ". Une partie de l'opinion peut avoir la tentation de considérer qu'en la matière, tout est de la faute du gouvernement et des médias, d'autant qu'elle tend à n'accorder sa confiance ni à l'un, ni à l'autre. Alors comment sortir de ce dilemme ? L'enjeu de l'information des citoyens sur l'Europe apparaît fondamental. Il a d'ailleurs fait l'objet d'un livre blanc de la Commission européenne [38], du rapport Herbillon qui contient " 40 propositions concrètes pour mieux informer les Français sur l'Europe ", et, en 2007, d'un dossier spécial d'Horizons stratégiques réalisé à l'instigation du Centre d'analyse stratégique et de la Fondation Robert Schuman.
 
Cela passe, entre autres, très certainement par une amélioration de la connaissance des Français, mais aussi des journalistes [39], sur l'Europe et par une autre façon d'aborder les questions européennes, qui soit davantage en lien avec les préoccupations de l'opinion, donc moins institutionnelle, et en rupture avec le réflexe traditionnel consistant à " nationaliser les réussites et européaniser les échecs " de l'Union. Il convient aussi tout simplement de regarder ce qui se fait ailleurs en Europe de ce point de vue et tout particulièrement en Allemagne où l'intérêt du public et des médias pour l'Union européenne semble plus important [40].
 
[1]. Ina Stat, " L'Europe loin des projecteurs ", La lettre trimestrielle n° 9, juin 2008.
2. TF1, France 2, France 3, Canal plus, Arte, M6.
3. Commission européenne, " L'information relative à l'Europe et la télévision ". Etude qualitative auprès de téléspectateurs dans les 27 Etats-membres de l'Union européenne, Optem-Eurobaromètre, Etude qualitative, avril 2007.
[4]. Commission européenne, " Quelle Europe ? La construction européenne vue par les Français ", Flash Eurobaromètre 178, enquête réalisée en janvier 2006.
[5]. Commission, " La communication de l'Union européenne et les citoyens. Sondage auprès du grand public. Rapport analytique ", Flash Eurobaromètre 189a, enquête réalisée en septembre 2006.
[6]. Ibid.
[7]. Commission, " La communication de l'Union européenne et les citoyens. Sondage auprès des décideurs. Rapport analytique ", Flash Eurobaromètre 189b, enquête réalisée en octobre 2006. Les " décideurs " en question sont un échantillon de directeurs généraux de grandes entreprises, de membres des parlements nationaux, de hauts fonctionnaires des administrations nationales et de responsables de syndicats et d'associations professionnelles.
[8]. Flash Eurobaromètre 189a, op. cit.
[9]. Ibid.
[10]. Flash Eurobaromètre 178, op. cit.
[11]. Flash Eurobaromètre 189b, op. cit.
[12]. Flash Eurobaromètre 189a, op. cit.
[13].. Commission, " L'opinion publique dans l'Union européenne. Rapport national France ", Eurobaromètre Standard 67, printemps 2007.
[14]. AFP, 26 août 2008.
15. Communiqué de France 2, 31 décembre 2008.
[16]. CEVIPOF-ministère de l'Intérieur, 4ème vague, enquête réalisée du 5 au 19 février 2007.
[17].. Eurobaromètre Standard 67, op. cit.
[18]. On observe néanmoins depuis quelques années une montée régulière de l'importance d'internet de ce point de vue, tout particulièrement chez les 15-24 ans où internet dépasse désormais la télévision comme source d'information sur l'Europe.
[19]. Commission, " L'opinion publique dans l'Union européenne. Rapport national France ", Eurobaromètre Standard 69, printemps 2008.
[20]. La Fracture européenne. 40 propositions concrètes pour mieux informer les Français sur l'Europe, rapport au Premier ministre, coll. des Rapports officiels, La Documentation française, 2005.
[21]. En fait, TF1 recourt aux services d'Hugues Beaudoin, correspondant à Bruxelles de LCI, qui appartient au groupe TF1.
[22]. Il semble que l'intérêt de la presse et des médias pour l'Europe semble moins grand en France qu'il ne l'est en Allemagne par exemple. La journaliste Catherine Verger, journaliste à l'émission " Zoom Europa " sur Arte, notait ainsi en 2007 qu'il y aurait 85 journalistes permanents représentant la presse et les médias français accrédités à Bruxelles, contre 150 pour l'Allemagne (données citées dans " Europe et médias, ça passe ou ça casse... ", 13 septembre 2007, www.taurillon.org/.). Michel Herbillon mentionnait, dans son rapport qu'il existait des émissions régulières consacrées à l'Europe sur les chaînes de télévision publique allemande. ZDF, la seconde chaîne publique, diffuse ainsi quotidiennement en semaine une émission de 15 minutes sur l'actualité européenne, " Heute in Europa " (de 16h00 à 16h15), tandis qu'ARD, la première chaîne publique, diffuse tous les samedi après-midi de 16h30 à 17h00 " Europamagazin ", un magazine sur l'Europe. Michel Herbillon signale qu'en 2005, ce dernier magazine attirait quelque deux millions de téléspectateurs. Tant en termes de régularité que d'audience, il n'y a bien entendu pas d'équivalent en France. Il est à noter que l'émission " Zoom Europa " diffusée par Arte, qui se présente comme le seul magazine européen hebdomadaire d'une chaîne hertzienne en France, est aussi réalisée avec la collaboration de ZDF et ARD.
[23]. En gras dans le texte d'origine.
[24]. L'INA classe notamment dans cette rubrique les conflits, le terrorisme, ce qu'il appelle la " géopolitique ", l'Union européenne, mais aussi la vie politique intérieure des pays étrangers.
[25]. Médiamétrie, Mediamat Annuel 2007. Ce chiffre de 3,2 % correspond à l'audience de la chaîne aux horaires de diffusion en hertzien analogique, soit après 19 heures. Pour l'audience globale, la part d'audience moyenne de la chaîne est ramenée à 1,8 %. Cette part s'est encore réduite en 2008 puisque le Mediamat Annuel 2008 de Médiamétrie lui accorde une part d'audience moyenne de 2,8 % après 19h et de 1,7 % d'un point de vue global. En termes d'audience, Arte est désormais dépassée par certaines chaînes de la TNT telles que TMC et W9.
[26]. Personnalités présentes par l'image et par la parole.
[27]. Nombre de sujets où un pays est objet principal ou acteur secondaire d'un événement.
28. Ina Stat, La lettre trimestrielle n° 11, décembre 2008.
29. Une étude de Fritz Groothues (" Television News and the European Public Sphere: A Preliminary Investigation ", European Political Communication Working Paper Series, Issue 6/04, Centre for European Political Communications) tend tout de même à quelque peu nuancer ce jugement. Cette étude réalisée en 2003 a consisté à comparer la façon dont l'information européenne était abordée dans des chaînes de télévision en France (JT de 20h de France 2), en Allemagne (JT de 20h de l'ARD) et au Royaume-Uni (BBC News at 10 o'clock) entre le 28 juin et le 11 juillet dans une situation de routine où aucun événement européen majeur n'était planifié. 529 thèmes y ont été abordés, dont seulement 3% consacrés aux enjeux de l'UE (15 sujets). On doit néanmoins remarquer que la couverture par la chaîne française de l'actualité européenne apparaît moins importante en nombre de sujets par rapport à la couverture des chaînes britannique et allemande : 2 % pour France 2, contre 3% pour BBC1 et 4% pour ARD. Plus largement, France 2 a consacré durant cette période 75 % des sujets aux questions intérieures, contre 67 % pour BBC1 et 57  % pour ARD.
30. 
" Communicating Europe ", Next Generation Democracy, British Council & Weber Shandwick Public Affairs, avril 2003.
31. Données fournies par Arte France. Parmi les émissions consacrées à l'Europe sur les chaînes hertziennes, on doit signaler également " Avenue de l'Europe " diffusée sur France 3 tous les samedi à 18h30. Parmi les chaînes diffusées par réseaux câblés, satellite et télévision ADSL, la chaîne d'information européenne Euronews, qui présente " l'actualité internationale d'un point de vue européen ", consacre bien évidemment plusieurs émissions à l'Europe. La Fondation Robert Schuman a soutenu et coproduit plusieurs émissions de télévision ces dernières années afin de pallier la carence informative sur l'Europe, et notamment Le Journal des Européens sur LCI (2003-2004) http://www.robert-schuman.org/archives_medias.php, Champions d'Europe sur France 3 (2005) et Europinion sur l'Euronews (2005-2007) http://www.robert-schuman.org/archives_medias.php
[32]. " Information sur l'Europe en France : crise de l'offre, crise de la demande ? ", débat avec Sylvie Goulard et Pierre Lequiller, Horizons stratégiques, N° 6, octobre 2007.
[33]. " Une émission sur l'Europe, un pari osé ? ", www.arte.tv/fr.
[34]. " Le déclin de l'information politique internationale à la télévision française ", dans Eveline Pinto (dir.), Pour une analyse critique des médias. Le débat public en danger, Editions du croquant, 2007.
[35]. Op. cit.
[36]. Op. cit.
[37]. Op. cit.
[38]. Op. cit.
39.Il faut noter à ce propos l'important travail réalisé par l'Association des journalistes européens (AJE, www.ajefrance.com) dans les écoles de journalisme ou à travers des modules de formation pour les journalistes en poste.
40. Le rapport Herbillon fournit des données intéressantes de ce point de vue. C'est aussi la position défendue par Fabrice Pozzoli-Montenay, le secrétaire général de la section française de l'AJE (entretien réalisé avec lui le 24 juillet 2008).

Directeur de la publication : Pascale JOANNIN

La Fondation Robert Schuman, créée en 1991 et reconnue d'utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l’Europe. Elle développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l'organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique GIULIANI

 

En conclusion, je reprends les lignes de départ de cet article : « le journal télévisé constitue "le" rendez-vous télévisuel par excellence, immanquable. [...] C'est, massivement, "la" source principale d'information sur l'actualité nationale et internationale ". Les rédactions tendent généralement à justifier cette faible couverture de l'actualité européenne par le fait que le public ne serait pas intéressé par l'Europe. En même temps, dans un document consacré à " La construction européenne vue par les Français [4] " publié en mars 2006 par la Commission européenne, on pouvait lire comme intertitre : " Un déficit chronique d'information sur l'Union européenne et une soif d'information européenne : 80% des Français souhaitent une plus ample couverture de l'Union européenne par les médias ". Alors, qui doit-on croire ? Les rédactions qui affirment que le public n'est pas intéressé par l'Europe ou les Français interrogés dans les enquêtes d'opinion qui réclament plus d'Europe dans les médias ? »

Les moins de 18 ans, faites-vous votre opinion en enquêtant autour de vous !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

20.02.2009

Europe: lettre Fondation Robert Schuman

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

 

Dans quelques mois élections des députés européens. Voici quelques points relevés dans La lettre N° 382 du 16.2.2009 de la Fondation Robert Schuman. Ceux et celles qui le souhaitent peuvent s’abonner à cette lettre qui peut vous être communiquée en ligne. Pour cela prendre contact avec à Paris : info@robert-schuman.eu ou à Bruxelles avec : bruxelles@robert-schuman.eu; vous avez aussi le site www.robert-schuman.eu Quoique l’on puisse penser à propos de l’Europe : elle existe ; il vaut mieux faire avec la réalité plutôt que de se cacher la tête sous le sable !

 

112

Depuis décembre 2008, où qu'ils soient sur le territoire de l'Union européenne, les citoyens de l'Union européenne peuvent appeler gratuitement les services d'urgence en formant le 112, le numéro d'urgence unique, à partir de téléphones fixes et mobiles. Selon les résultats d'une enquête Eurobaromètre publiée ce même jour, un Européen sur quatre seulement sait que ce numéro existe dans les autres États membres et presque trois personnes sur dix ayant appelé le 112 dans d'autres pays se sont heurtées à un problème linguistique. La majorité des appels (53%) proviennent encore de lignes fixes, ce qui reflète néanmoins une progression du nombre d'appels à partir de postes mobiles (45% contre 42% en 2008). Pour assurer la diffusion du 112 dans toute l'Europe, la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil ont déclaré le 11 février "Journée européenne du 112". La Commission met aussi à disposition un site Internet entièrement consacré au 112.

 

Publications : Cybercriminalité

L'usage d'Internet à des fins criminelles est en plein développement. Le numéro d'hiver de Sécurité Globale aux éditions Choiseul consacre un dossier spécial à la cybercriminalité, la menace la plus insidieuse et la moins visible à la sécurité privée et publique. Ce numéro comporte un entretien exclusif avec Alain Juillet, haut responsable franaçis chargé de l'intelligence économique.

La cybercriminalité est le symbole de la mondialisation. Elle est l’affi rmation des potentialités

de contrôle des espaces de communication. Elle est source de paralysie ou de déstabilisation. Les interconnexions entre les systèmes rendent désormais possibles les actions d’États, d’entreprises ou de groupes de la société civile pour accéder aux secrets qui nécessitent précisément d’être protégés. L’usage d’Internet à des fi ns criminelles est en plein développement. Dans sa livraison d’hiver, Sécurité globale a souhaité consacrer un dossier complet à la cybercriminalité, la menace la plus insidieuse et la moins visible à la sécurité privée et publique.En complément : un entretien exclusif avec Alain Juillet, haut responsable chargé de l’intelligence économique au secrétariat général de la Défense nationale. www.choiseul-editions.com

 

Prix/Dalaï lama

Le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, a reçu le 10 février le Prix allemand des médias, décerné en sa présence à Baden-Baden. Dans une allocution, Roland Koch, ministre-président du Land de Hesse, a souligné la politique de paix du dalaï lama. "C'est grâce au dalaï lama que les Tibétains ont choisi une voie pacifique dans leur lutte pour l'autonomie et la liberté culturelle et religieuse", a-t-il dit. "Ce n'est qu'avec lui qu'existe une chance d'accord paisible entre le Tibet et la Chine". Le Prix allemand des médias est décerné par un jury de journalistes et d'éditeurs allemands. Créé en 1992 par la société allemande Média Control à Baden-Baden, ce prix a été décerné à des personnalités politiques telles que Helmut Kohl, François Mitterrand, Yasser Arafat, Yitzhak Rabin, Boris Eltsine, Nelson Mandela ou Bill Clinton. Le 9 février, le dalaï lama était devenu "citoyen d'honneur" de la ville de Rome.

 

ONU : Traite/femmes

La première évaluation mondiale de l'ampleur de la traite des êtres humains, rendue publique le 12 février par une agence des Nations unies, révèle que les auteurs de ces pratiques criminelles sont de plus en plus souvent des femmes. "C'est choquant de constater que d'anciennes victimes participent à leur tour à la traite", a souligné le directeur général de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), Antonio Maria Costa. Selon le rapport, dans 30% des 155 pays examinés pour les besoins de cette évaluation, qui ont fourni des données sur le sexe des auteurs du trafic d'êtres humains, les criminels étaient majoritairement des femmes. En Europe orientale et en Asie centrale, les femmes représentaient même plus de 60% des personnes condamnées pour trafic d'êtres humains, selon les chiffres concernant les années 2003 à 2007.

 

Irlande : Traité/sondage

Selon la dernière enquête d'opinions menée par TNS mrbi et publiée le 16 février dans la presse irlandaise, les Irlandais seraient 51% à approuver le traité de Lisbonne, rejeté par 53,4% lors du référendum organisé le 12 juin 2008 dans leur pays. Le taux d'approbation du traité de Lisbonne a augmenté de 8 points. Parmi les personnes interrogées, environ 33% (-6 points) ont déclaré vouloir voter non au traité si un nouveau référendum était organisé et 16% (-2 points) restaient indécis. Si on exclut les indécis du sondage, on obtient 60,7% de oui et 39,3% de non. Suite au non du référendum le 12 juin 2008, le gouvernement irlandais a accepté d'organiser un second vote, à une date non encore précisée, après avoir notamment obtenu la garantie de conserver un commissaire européen irlandais à Bruxelles.

 

OTAN l'Alliance atlantique

Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, s'est rendu en France le 12 février et a rencontré le président français, Nicolas Sarkozy, ainsi que les députés à l'Assemblée nationale. Lors de sa visite, il s'est efforcé de rassurer les députés sur une réintégration complète de la France dans l'Alliance atlantique. Premier secrétaire général à s'exprimer devant des parlementaires français depuis 15 ans, il a assuré que, ni la souveraineté nationale, ni l'Europe de la défense, n'étaient menacées. Il s'est présenté comme "Européen autant qu'atlantiste" et a estimé que le "moment est venu" pour que Paris reprenne toute sa place au sein de l'Alliance, précisant qu'il s'agissait d'une décision "souveraine" de la France et de son président.

 

Energie

A l'initiative de la Commission européenne et du Comité des régions, 372 villes ont signé le 11 février le "Pacte des maires" lors d'une cérémonie au Parlement européen, dans le cadre de la Semaine européenne de l'Energie Durable. Ces villes se sont engagées à dépasser les objectifs dits "3-20" du plan énergie-climat européen (20% de réduction des gaz à effet de serre, 20% d'amélioration de l'efficacité énergétique, 20% d'énergies renouvelables). Les signataires viennent de 23 Etats membres de l'Union européenne, dont 8 capitales (Helsinki, Lisbonne, Bucarest, Dublin, Madrid, Paris, Bruxelles, Tallinn), ainsi que de la Suisse, la Norvège, l'Ukraine, la Croatie, la Turquie et la Bosnie-Herzégovine.

 

Cour de Justice : France

Le 10 février, la justice européenne a condamné "aux dépens" la France pour n'avoir pas transposé dans les temps toutes les dispositions relatives à la libre circulation des ressortissants bulgares et roumains, citoyens de l'UE depuis le 1er janvier 2007. La France n'a notamment pas transposé dans sa législation les dispositions censées permettre aux Bulgares et Roumains exerçant certaines professions libérales - médecins, dentistes, avocats - de s'établir et d'offrir leurs services en France, explique la Cour européenne de justice dans son arrêt. Si la France ne se plie pas à ce jugement en transposant rapidement les dispositions concernées, elle s'expose à des amendes de l'exécutif européen.

 

Internet mineurs

Le 10 février, 17 grands sites web ont signé pour la première fois un accord européen pour améliorer la sécurité des mineurs qui utilisent les sites de socialisation. Il s'agit des sites Arto, Bebo, Dailymotion, Facebook, Giovani.it, Google/YouTube, Hyves, Microsoft Europe, Myspace, Nasza-klaza.pl, Netlog, One.lt, Skyrock, StudiVZ, Sulake/Habbo Hotel, Yahoo!Europe et Zap.lu. Les sites de socialisation sont un phénomène social et économique en plein essor qui attirent plus de 41,7 millions d'utilisateurs réguliers en Europe et qui changent la manière dont les internautes interagissent sur le web. L'utilisation des sites de socialisation a crû de 35% en Europe l'année dernière et devrait doubler d'ici à 2012, avec 107,4 millions d'utilisateurs prévus à cette date. L'accord signé le 10 février à Luxembourg dans le cadre de la Journée pour un internet plus sûr donnera aux adolescents les moyens de réagir aux risques auxquels ils sont susceptibles de faire face, notamment le harcèlement en ligne et la divulgation d'informations privées.

 

Suède : Présidence/UE

Le 9 février, le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, a rencontré à Bruxelles le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Ils se sont entretenus sur la présidence suédoise qui débutera le 1er juillet prochain. Pour le président de la Commission, la future présidence suédoise interviendra à un moment particulièrement important pour l'avenir de l'Europe. Outre la destinée du traité de Lisbonne, il a expliqué que la Commission et le gouvernement suédois travailleraient main dans la main pour faire de la conférence de Copenhague sur le changement climatique un succès. La question économique a bien entendu fait l'objet de longues discussions qui ont permis de montrer que la Suède et la Commission européenne partageaient la même approche sur base du Plan de relance initiée par la Commission. 

 

contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

12.11.2008

Majid Ouezzani: politique et minorités en France

 Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 12 novembre 2008 : 128 visites avec 383 pages consultées

Majid OUEZZANI fait partie du groupe des Jeunes Avec Rachida Dati (JARD) dont il est un des leaders avec Romain Mouton. majid.jpgMajid Ouezzani soutient le Garde de Sceaux qui est aussi Maire du 7 ème, ayant ainsi reçu l'aval populaire au sens le plus noble du mot. Cet article  "Une classe politique française très frileuse sur les minorités" rédigé dans la foulée de l'élection de Barack Obama comme Président des U.S.A. est très démonstratif de la situation française vis-à-vis de ses minorités, quel que soit le bord politique.  Le voici intégralemnt.

"Obama interpelle une classe politique française toujours très frileuse sur les minorités

La classe politique française qui, dans son ensemble, s'est réjouie de l'élection de Barack Obama a du mal à ouvrir ses portes aux minorités, toujours sous-représentées au niveau local et quasi absentes à l'échelon national.
Les élus "beurs" et "blacks" - représentant généralement l'Outre-mer - ne sont qu'une poignée au Parlement.

A l'Assemblée, il n'y a ainsi qu'une députée noire élue de métropole. Le Sénat compte trois élues d'origine maghrébine.

Depuis peu sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali fait partie de ces exceptions, mais il ne lui a pas été aisé de s'imposer au parti socialiste.

Son élection de maire du 8e arrondissement de Marseille, elle la doit, explique-t-elle à l'AFP, à "la volonté" de Jean-Noël Guérini, candidat malheureux pour diriger la cité phocéenne.

"Les Français sont prêts", estime-t-elle, mais les partis, et notamment le sien, n'ont pas "le courage" d'imposer la différence. Au sein du PS, elle dit avoir "tout entendu". "Je n'étais pas assez blonde, pas assez BCBG, les Blancs ne voteraient pas pour moi...", s'amuse celle qui l'a emporté au 1er tour dans sa mairie.

Son collègue socialiste Malek Boutih estime qu'il y a un réel "conservatisme" des partis, mais, pour lui, l'absence des minorités vient aussi "d'une inhibition des militants" qui en sont issus et qui devraient monter à l'offensive plutôt que "pleurnicher".

Encore faut-il que les dirigeants ne mettent pas des bâtons dans les roues de ces candidats de la diversité en laissant des dissidents se présenter. Ainsi, M. Boutih fut étrillé aux législatives de 2007 en Charente.

C'est le modèle "universaliste" de la France qui est en cause, juge Pascal Joseph, adjoint du XXe arrondissement de Paris, d'origine indienne, car "il repose sur la reproduction des mêmes parcours, avec des voies d'excellence uniformes depuis 50 ans", comme l'Ena.

"Ce sont les barons locaux qui décident qui représente la diversité", s'insurge-t-il, regrettant que la France ait moins d'élus de couleur que sous la colonisation.

Il cite le Guyanais Gaston Monnerville, qui présida le Sénat de 1958 à 1968 et à ce titre était susceptible d'accéder à l'Elysée en cas d'intérim.

La présence au gouvernement de Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara - même non élues - est la preuve que "les choses ont commencé à bouger" et que cela "va s'amplifier" grâce à "une plus grande tolérance de la société", pronostique Pierre Bréchon, professeur à Sciences-Po Grenoble.

Nicolas Sarkozy ne manque d'ailleurs pas une occasion de mettre en avant ces trois femmes comme "autant de visages de la vraie France".

Mais il n'a pas été suivi par son parti l'UMP, avait déploré en mars son chargé de mission "diversité" Abderrahmane Dahmane.

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, réfute cet argument. "Notre devoir est de leur mettre le pied à l'étrier", avance-t-il mais la "politique nécessite un apprentissage" qui ne lui semble "pas plus long pour les Maghrébins" qu'il l'a été pour un Arménien d'origine comme lui.

Le mal est plus profond, à en croire Christiane Taubira. "Ni l'UMP, ni le PS ne sont capables aujourd'hui d'accomplir ce qu'a accompli le parti démocrate", juge la première candidate noire à la présidentielle.

Les Français y sont-ils vraiment prêts? Dans un sondage du dernier Journal du Dimanche, si 80% voteraient pour un candidat noir à l'Elysée, ils ne seraient plus que 58% à faire de même pour un candidat d'origine maghrébine."

 

Les moins de 18 ans, avec l'éclairage de cet article de Majid qui peut venir si nécessaire  renforcer votre réflexion personnelle, regardez bien autour de vous les élus et les populations qui composent leur électorat. Une très bonne journée de reprise de classe !

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: archives personnelles fin 2007 Majid Ouezzani à droite de Rachida Dati au centre du cliché, avec Romain Mouton à gauche en chemise claire) 

01.11.2008

Où Fêter l’élection du Président des USA ?

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.    Le 1er: 124 visites - dont 96 visiteurs uniques - avec 303 pages consultées

Ce jour, voici diverses manifestations auxquelles vous pouvez participer  à l’occasion de l’élection du nouveau président des Etats Unis d’Amérique qui est aussi un homme comme les autres.

= Le 3 novembre de  17h50 à 18h lâcher de ballons et de colombes Esplanade du Trocadéro (Place du Palais de Chaillot), Face à la Tour Eiffel, 75016 Paris

Puis à l’invitation d’Arash Derambarsh le lundi 3 novembre dès 17 h30 au restaurant Findi 26 avenue Georges V Paris 8 ème, nuit à suivre.

= Le 4 à partir de 22 heures soirée et nuit jusqu’ à 6 heures le lendemain  à  10 minutes de Paris au Tennis Club Couvert  42 av. du Général de Gaulle  94240 - L'Haÿ-les-Roses

Le 4 encore de 22 heures jusqu’au 5 à 6 heures au siège du Modem au 133 rue de l’Université à Paris.   

                                                                                              *******

= Lundi 3 novembre - de 17h50 à 18h
Lâcher de ballons et de colombes au Trocadéro
À l’initiative de citoyens français et européens et en partenariat avec le Comité Français de Soutien à Barack Obama, un rassemblement convivial aura lieu le lundi 3 Novembre 2008 à 18H très précises sur l’Esplanade du Trocadéro à Paris pour un laché de ballons et de colombes afin de soutenir symboliquement B. Obama. Après cette réunion-éclair, rendez-vous au cocktail (indiqué ci-dessous) à 5 min à pied.
Contact :
contact@parisforobama.com

Où ? Esplanade du Trocadéro (Place du Palais de Chaillot) Face à la Tour Eiffel , 75016 Paris

 

=  Lundi 3 novembre dès 17h30 Coktail OBAMA Restaurant Findi 26, av. Georges V, 75008 Paris avec Arash Derambarsh. Grande réunion pour montrer au monde notre soutien à Barack Obama à la veille de l’élection.
« 
Mes chers amis,
Nous approchons enfin de l'heure fatidique...
Quoi qu'il arrive, une page de l'Histoire se tourne. Et quelle page magnifique...
Venez tous faire la fête lundi 3 dès 17h30 au restaurant Findi.
L'objectif?
Montrer devant toutes les télévisions et les journalistes du monde entier qui seront là (Télévision chinoise, japonaise, coréenne, iranienne, russe, américaine, africaine,...) que nous avons une conscience politique et que nous militons pour cette réconciliation définitive avec les USA.
Quoi qu’il arrive, n'oubliez pas de garder l'esprit de Barack Obama en chacun de vous: dans la vie,quand on veut on peut !
Merci à tous pour votre implication de près ou de loin à cet événement.
A lundi en attendant la victoire de Obama !
Arash Derambarsh »

Pour Arash voir aussi sur ce blog au 29 août 2008 "OBAMA 3.11.08 réunion Paris" 

A  noter : la présence exceptionnelle de Clyde Wright (Golden Gate Quartet) avec 40 choristes ainsi que de nombreux autres invités : Zachary James Miller, Anh Dao Traxel Chirac, François Durpaire, Mohamed Dia, Samuel Solvit (Président du comité français de soutien à Barack Obama) et d'autres surprises...
Cocktail et buffet dinatoire gratuits.

 

= Mardi 4 novembre à 22 heures au mercredi 5 à 6h00:  Grande soirée autour de l'élection du Président des Etats-Unis d'Amérique, Nuit Blanche pour Obama.
Réunir 2000 personnes pour une soirée électorale qui concerne au premier chef un état et une nation tierce est un événement inédit.
10euros/personne - inscription conseillée à
nuitobama@gmail.com , http://www.pour-obama.fr/Nuit_Obama.html

Merci pour tout,

Où ? À 10 minutes de Paris Tennis Club Couvert, 42 av. du Général de Gaulle, 94240 - L'Haÿ-les-Roses

Description : Le comité français de soutien à Barack Obama, l'Outre-Mer Organisation pour Obama, le comité de soutien de L'Haÿ-les-Roses à Barack Obama organisent une soirée électorale autour de l'élection du Président des Etats-Unis d'Amérique. Au Programme:
- Retransmission sur grand écran de la soirée électorale avec zapping sur de nombreuses chaînes françaises et étrangères.
- Eclairages sur le mode de scrutin des élections présidentielles Américaines.
- L'effet Obama dans le monde analysé par des experts et des personnalités politiques françaises.
- Rétrospective des moments forts de la campagne sur Internet (Clips vidéos You Tube, Extraits marquants de discours.
- Analyse en direct des résulats.
- Projection de films et documentaires.
- De nombreux invités :
* Jack Lang
* Harlem Desir
* Céline Alleaume
* K-cioP'
* Hélène Faussart (des Nubians)
* La Compagnie Créole
- Animations avec des musiques du monde:
* Slam
* Raï
* Gospel
* Hip hop
* Country Music...
- Produits dérivés: T-Shirts, Badges.
- Livre de François Durpaire et Olivier Richomme: (L'amérique de Barack Obama)
- Restauration toute la nuit (payante).
Cette nuit du 4 novembre marquera sans doute les mémoires improbables de l'Histoire de l'Humanité. Quel que soit le résultat de l'élection, il y aura bien un avant et un après November 4th. Réunir 2000 personnes pour une soirée électorale qui concerne au premier chef un Etat et une nation tierce est un évènement inédit. La personnalité, la campagne, le programme aussi bien que l'émotion que suscite à travers le monde la candidature de Barack OBAMA justifient cette initiative.

Elle est avant tout réservée aux soutiens nombreux du candidat OBAMA en France. Les Français sont 93% à soutenir cette candidature, selon un sondage Sofres. Ces personnes, ces citoyens, ces voix sans droit de vote se sentent néanmoins concernées. Le sénateur de l'Illinois ne s'est-il pas défini lui-même dans son discours de Berlin comme un citoyen du monde ?
Des intellectuels, des artistes, des hommes et femmes politiques donneront leur avis sur cette campagne et leurs pronostics de résultats. Comment fonctionne exactement le mode de scrutin de la présidentielle américaine ? Qu'est-ce qui fait de cette candidature, au-delà du métissage du citoyen OBAMA, quelque chose d'unique ?
Avant le début de l'annonce des résultats du «Premier Etat», des personnalités politiques débattront, à travers des tables rondes, de l'effet de la candidature d'OBAMA et de la place de l'Amérique dans le monde.

Tout au long de la nuit, la diffusion par des chaînes françaises et étrangères des estimations des résultats électoraux, permettra des analyses à chaud de la situation Etat par Etat. Des retours et des mises en perspective des différents moments de campagne seront intégrés.
Par ailleurs, il nous a semblé indispensable de réserver un espace consacré au visionnage de documentaires, de clips You Tube, et d’évènements qui auront jalonné cette campagne.
Cette nuit sera aussi une nuit de fête: des groupes de musique de tous horizons, du Slam aux musiques des Antilles, en passant par la Country et le Raï, animeront le cours de la soirée.
Cette soirée électorale n'est pas une soirée vouée à un parti politique, à un groupe d'intérêt particulier, à une faction ou une autre. C'est une nuit dédiée aux d'analyses, à l'information. Nous avons par ailleurs souhaité que celle-ci soit festive. Réconcilier le monde avec l'Amérique, réconcilier l'Humanité avec elle-même: voici déjà quelques effets pertinents de la candidature de Barack OBAMA à la fonction de Président des Etats-Unis d'Amérique.

=  Mardi 4 Novembre de 22 heures à 6 heures du matin : Nuit Démocrate au siège du Mouvement Démocrate ou Modem, 133 rue de l’Université, 75007 -  Paris  avec Quitterie Delmas et d’autres. Tél. 33609174422. Adresse électronique: christophe.ginisty@gmail.com  Description : Un président démocrate pour les États-Unis d'Amérique...
Dans la nuit de mardi 4 à mercredi 5 : NUIT DEMOCRATE.COM  www.nuitdemocrate.com Venez rejoindre le QG des démocrates: salle de résultats, news room, chaînes de télévisions internationales, liaison vidéo avec les internautes du Mouvement Démocrate sur les 5 continents, réactions des personnalités et élus démocrates.
Un évènement animé par : Childeric Muller, Delfyne Semavoine, Quitterie Delmas, Christophe Ginisty
avec les Jeunes Démocrates.
Obama sera-t-il le prochain locataire de la Maison blanche?... Réactions, analyses, commentaires
Une nuit en direct à vivre depuis le QG de campagne de la nuitdemocrate.com ;
Une grande soirée festive et conviviale au coeur de l'évènement mondial:
Dès 22h, un tour d’Europe des Démocrates Européens, en liaison sur grand écran: ils nous raconteront comment a été vécue différemment cette campagne, pays par pays: si 93% des français voteraient Obama sans hésiter, qu'en est-il des italiens, des polonais ou des tchèques? Comment les médias ont-ils couvert cette campagne à l'étranger?... Dialogue interactif avec les participants présents (invités, militants, presse, élus...)
A partir de Minuit: premières tendances, résultats sorties des urnes, état par état, clefs de correction des sondages, commentaires des experts présents dans notre studio et d'analystes américains en laison grand ecran.
Réactions et analyses des jeunes et élus démocrates, des invités présents... retour sur une année de campagne américaine.
Jusqu'à l'aube: Musique et soirée festive.
La soirée participative et interactive sera à vivre en direct sur www.nuitdemocrate.com (live blog, interaction, streaming...). RSVP à l'adresse: nuitdemocrate@yahoo.fr . Vous pouvez bien entendu venir accompagnés d'amis même à la dernière minute, dans ce cas, prévoyez une bouteille pour vos invités non annoncés.

Personnellement j’ai prévu d’être au Findi près d’Arash le 3 à 17h30. D’autres amis seront le 4 à L'Haÿ-les-Roses ou au Modem, etc… Quoiqu’il arrive, ce qui se passe avec Barack Obama est un signe de l’Histoire. Impossible d’y être indifférent les jeunes !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations Barack Obama, tout à gauche en famille, sur google images)

15.03.2008

Voter Rachida DATI

Soleil. Atmosphère de vrai printemps. Rachida DATI rue Clerc puis déjeunant reu de Grenelle au petit restaurant du coin tout simplement.

On se démène à plein. Un score le meilleur possible est mérité.

Je vais transmettre des demandes, notamment l'histoire ahurissante d'un jeune garçon reconnu par un père qui ne l'est pas ! Etc...

Pour le 2nd tour des municipales demain, je vois 3 raisons de voter Rachida DATI dans le 7 ème arrt de Paris:

- en raison de ses compétences, de sa rigueur, de ses capacités de travail et par-dessus tout de son esprit d'ouverture joint à une écoute attentive de l'autre

- en raison d'une mixité culturelle de fait qui constitue un atout positif supplémentaire pour vivre dans le contexte d'une mondialisation intense et décider au mieux

- en raison d'un projet d'équipe bien construit incluant les idées innovantes et personnelles du Garde des Sceaux - idées réalistes et concrètes pour animer cet arrondissement - projet encore enrichi par des constats faits à l'occasion de réunions d'appartement ou autres lieux de rencontre de la candidate avec les habitants, projet qui bénéficie d'emblée - outre l'équipe municipale proposée aux électeurs - d'un groupe de jeunes militants UMP actifs fédérés par Romain MOUTON, collaborateur Parlementaire d'Yves JEGO.

 Ces 3 raisons existent sans niveau hiérarchique particulier. 

Les jeunes: faites voter et voter Rachida DATI !

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr 

 

10.03.2008

UMP: pas si mal !

Municipales pour tous. Cantonales pour certains.

Les augures prédisaient une méga chute de la majorité présidentielle lors du 1er tour des élections municipales d'hier, dimanche 9 mars 2008.

De mon simple point de vue de cotiyen, je partage l'opinion de François FILLON, Premier Ministre, estimant que cela n'a pas tant chuté. Reste à l'UMP à mettre les bouchées doubles cette semaine pour assurer encore dimanche prochain lors du 2 ème tour, car rien n'est jamais acquis à l'avance. 

Personnellement, ayant choisi de soutenir la candidature de n otre Garde des Sceaux , Ministre de la Justice, Rachida DATI, les militants et sympathisants ont à consacrer les jours de cette semaine pour assurer l'accès de cette femme à l'écoute, douée et humaine à un 7 ème arrt où elle habite et fait son footing au Champ de Mars comme les autres et sans chichi.

Toujours "in my opinion", le score de Rachida DATI de 49,5% est bon, en raison des handicaps naturels liés ce que certains ont pu trouver de  négatif à leurs yeux: parachutée, musulmane, suppresseur de tribunaux (ce sont les provinciaux avec de la famille à Paris qui râlaient !)etc...A côté de cela, elle bénéficie de fervents "pro" de tous âges, de toutes origines et de toutes situations qui apprécient fort cette jolie femme. Sa simplicité, son écoute, ses compétences, sa pugnacité, son calme trranquille quand elle est attaquée. J'ai entendu certains de ses admirateurs - on peut dire "fans" - se soucier de son bon état physique comme si elle était de leur famille - fait évocateur de la manière dont passe bien Rachida DATI.

UMP ? Pas si mal !

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr