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éditions don quichotte

  • Fabienne Boulin-Burgeat

    Dans le livre Le dormeur du Val dont elle est l’auteur, Fabienne Boulin-Burgeat revient sur les conditions du décès de son père, le ministre Robert Boulin, le 29 octobre 1979.

     

    Publié en janvier 2011 chez Don Quichotte voici la présentation qu’en fait l’éditeur:Fabienne Boulin-Burgeat,éditions Don Quichotte,

     

    « Robert Boulin, ministre en exercice, est mort assassiné. Sa fille livre la vérité interdite. Plongée au cœur d’un secret d’État.

    29 octobre 1979. Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement Giscard d’Estaing, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. Avant même que l’enquête ne commence, les autorités concluent à un suicide par noyade. Dans un premier temps, la famille Boulin leur fait confiance, mais s’interroge bientôt devant les incohérences accumulées : le corps gisant dans cinquante centimètres d’eau à peine ; les traces de lien au poignet du cadavre ; son visage tuméfié, cabossé et l’énorme hématome derrière son crâne ; les preuves du déplacement du corps après la mort ; sans compter la lettre « posthume » qui a toutes les apparences d’une grossière contrefaçon ; les témoins que l’on ne juge pas utile d’auditionner, ou encore les scellés qui, mystérieusement, disparaissent les uns après les autres quand la famille demande qu’ils soient analysés. Soixante-dix-sept anomalies, en tout, figurent au dossier pénal. Insuffisant aux yeux du procureur général de la cour d’appel de Paris qui annonce, en juin 2010, son refus de rouvrir l’enquête… et révèle en même temps que des pièces capitales ont disparu du dossier, une fois de plus, une fois de trop.

    Après trente ans de combat, Fabienne Boulin a établi l’impossibilité du suicide. Voyage au cœur du fonctionnement de la République, ce livre est pour elle le seul moyen de dire la vérité interdite sur l’assassinat de son père. Crime d’État ? Tout porte à croire, en effet, que le ministre, qui en savait trop, devenait une menace pour certains milieux politiques. L’affaire Boulin, qui révèle la corruption de nos mœurs politiques, cache l’un des plus grands scandales de la Ve République. »

     

    Ce n’est pas tout. Un ancien gendarme, aujourd’hui à la retraite, présent sur les lieux en 1979, vient de rappeler que monsieur Boulin ne pouvait pas s’être noyé suicidé car sa tête était hors de l’eau quand il fut retrouvé. Pourquoi ce témoignage avait-il disparu du dossier ? Comme ont disparu les pièces anatomiques sous scellés – je veux dire les poumons – permettant d’apporter des précisions par analyse ? Des dossiers, constitués également par Robert Boulin et qu’il avait amenés à son domicile avant son décès non annoncé, sont eux aussi portés disparus.

     

    Le livre de Fabienne Boulin-Burgeat, la parole du gendarme, les disparitions, tous ces éléments autour d’un décès hâtivement qualifié de « suicide » sont intéressants pour ceux qui s’intéressent à l’Histoire, quels qu’en soient parfois les méandres.

     

    Allez aussi regarder l’interview de Fabienne Boulin par Sylvie Matton pour Paris Match le lundi 24 janvier 2011.

     

    Il ne s’agit pas de juger les éventuels protagonistes qui me sont inconnus. Il s’agit là de conduire un travail d’historien pour ceux qui auraient la vocation de l’Histoire, ou le goût des événements historiques.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: couverture du livre Le dormeur du Val)