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  • Arash DERAMBARSH

    Pour la 3 ème fois sur ce blog je vous parle d'Arash Derambarsh. Un jeune qui en vaut la peine. 
    Cette fois c'est la presse qui s'empare de lui, en l'espèce le Progrès de Lyon - tirage de 350.000 exemplaires - qui s'intéresse à ce garçon de 28 ans dont le parcours mérite d'être suivi


    Mes impressions, à la suite de cette ouverture du Progrès vis-à-vis d'Arash, vous seront connues dès que possible. D'ores et déjà la consultation d'Arash Derambarsh par la presse me semble un acte bien inspiré.

    Voici ce qu'écrit Jean-Philippe Vigouroux et qui est publié ce dimanche 13 avril 2008.

    "« La vraie élection, elle aura lieu dans 15 ou 20 ans »


    Arash Derambarsh s’est hissé au rang de star de l’internet en quelques mois. Il nous explique comment il est devenu le très symbolique président virtuel du site communautaire Facebook


    - Comment avez-vous découvert Facebook ?

    Ce site est né aux Etats-Unis, sur le campus de l’université de Harvard. Pendant quatre ans, il est resté accessible aux seuls étudiants du campus. Puis, en janvier 2007, il s’est ouvert à tous les internautes du monde.

    C’est ma petite cousine qui m’en a parlé en premier, c’était en avril dernier. Elle avait des copines plutôt mignonnes, alors je me suis inscrit.

    Aujourd’hui il compte peut-être un ou deux millions de membres en France, mais à l’époque nous n’étions que quelques milliers. J’ai eu envie d’aller plus loin, de ne pas me contenter de l’aspect distrayant mais superficiel de Facebook, mais de découvrir l’étendue de ce qu’on pouvait y faire.

    - C’est-à-dire ?

    C’est un outil formidable, encore plus intéressant que MSN Messenger. Il y a quelque chose de révolutionnaire à pouvoir discuter en temps réel, partager et échanger toutes sortes de documents et de données avec des gens qui peuvent être à l’autre bout du monde. Mes parents, qui sont nés en 1945, n’auraient jamais pu imaginer qu’un jour ce soit possible. Il suffit de remplir son profil, de se connecter, et on accède à un très grand nombre d’applications, on dispose alors de possibilités presque infinies. Et on peut également toucher énormément de gens, se créer un réseau aux formes multiples.

    - Comment en êtes-vous arrivé à vous présenter à l’élection du « Président » de ce réseau ?

    En septembre 2007, une nouvelle application a fait son arrivée sur Facebook.

    Elle était destinée à élire un président symbolique, virtuel. J’ai décidé de me lancer dans cette campagne, sachant que la politique n’est pas une chose inconnue pour moi. J’ai participé à la campagne présidentielle aux côtés de François Bayrou, j’ai exercé comme assistant parlementaire, j’ai été candidat aux législatives. Mais je suis un petit jeune et j’ai éprouvé beaucoup de difficulté à faire passer mon message, mes idées. Pourtant j’ai écrit un livre, qui a plutôt bien marché. Malgré cela, je n’avais pas vraiment accès aux médias et j’en ressentais une véritable frustration.

    - Vous vous êtez servi de ce scrutin virtuel comme d’un tremplin ?

    C’était une préparation, un entraînement. J’en ai profité pour peaufiner des éléments de programme, notamment l’axe très important à mes yeux de la lutte contre la cybercriminalité. Je suis arrivé à fédérer 900 personnes autour de ma candidature, alors qu’il y avait plusieurs milliers de candidats, une proportion incroyable car 150000 membres de Facebook ont pris part au vote.

    Cela peut sembler faible en regard des 100 millions de membres, mais il ne faut pas perdre de vue que des élections municipales dans des villes même importantes ne se font pas sur 150000 bulletins. Cette élection d’un président de Facebook, c’était quelque chose qu’il fallait prendre comme une blague. La vraie élection, en revanche, je pense qu’elle aura lieu dans quinze ou vingt ans. Ce qui s’est passé est annonciateur des scrutins à venir car progressivement, les gens n’iront plus aux urnes.

    - A titre personnel, vous estimez avoir fait un bon coup ?

    Oui, c’est certain, j’ai fait un coup. Je suis arrivé à me familiariser assez rapidement avec les outils d’internet et, tout en restant un simple utilisateur, je suis arrivé à en tirer profit. Cela m’a permis de faire passer des messages avec une portée que je n’aurai jamais pu avoir autrement. Pas besoin de décrypter les aspects techniques, de théoriser le web pour en comprendre les capacités.

    - Vous n’avez pas été dépassé par les événements ?

    Pendant les quatre mois de campagne, j’ai fait beaucoup de passages dans les médias. J’arrivais à gérer, à maîtriser mon discours tout en continuant à dire ce que je pensais, en conservant mon franc-parler. Mais après l’élection, tout s’est accéléré. Il m’est arrivé de donner jusqu’à quinze ou vingt interviews par jour. Tout s’est enchaîné et, à un moment donné, s’est retourné contre moi. C’est allé beaucoup trop vite, dans tous les sens, j’ai été pris dans un tourbillon médiatique. C’est véritablement parti d’une boutade que je fais à une journaliste de LCI.fr : je lui dis que Sarkozy, lui, a parlé devant 60 millions de personnes et que moi, j’ai 120 millions d’électeurs potentiels. Ca a été pris au sérieux, elle a fait le titre de l’article là-dessus. Je l’ai rappelée, mais c’était trop tard.

    -  Vous êtes un imposteur génial ou bien les médias sont-ils trop crédules ?

    Je vous rappelle que je suis passé chez Fogiel fin octobre 2007 et que j’ai dit, ouvertement, à cette occasion, que cette élection sur Facebook n’était qu’un jeu. Une fois élu, les journalistes de gauche m’ont accusé d’être une taupe de Sarkozy, me sont tombés dessus comme si j’avais tué quelqu’un, j’avais l’impression d’être devenu le mouton noir du web. Quant aux journalistes de droite, ils m’ont félicité. Mais personne n’a été objectif, n’a creusé, n’a vraiment cherché à savoir pourquoi et comment. Ce qui a été écrit est resté très superficiel et rares sont ceux qui ont compris qu’il fallait prendre cette élection à la légère. C’est inquiétant car heureusement que je ne suis ni un farfelu ni mal intentionné.

    Propos recueillis par Jean-Philippe Vigouroux
    jpvigouroux@leprogres.fr


    A cet article est adjoint une présentation d'Arash, sous le titre:   


    Qui est vraiment Arash Derambarsh ?


    Quelques heures passées avec lui ne suffisent pas pour cerner le personnage, car c’en est un. Tout au plus repart-on de l’entretien avec la certitude qu’il est atypique, bavard et sûr de lui. Fasciné par les médias également.

    Touche à tout, il est actuellement directeur de collection dans la maison d’édition parisienne du Cherche Midi. En même temps, il prépare le concours d’avocat, puisqu’il a suivi une formation juridique avec une spécialisation en criminologie. Pas mal pour ce jeune homme né en 1979 dans la banlieue parisienne, de parents iraniens qui venaient de fuir l’Iran de Khomeini.

    Enjoué et terriblement communiquant, certainement trop pour ses détracteurs, il a payé ses études en bossant dans les nuits parisiennes. Entre les boîtes branchées et les bancs de la fac de droit, il a commencé à étoffer sérieusement son carnet d’adresses. Pour le compléter, rien de tel qu’un peu de politique : on le trouve dans la mouvance UDF à la présidentielle, en tant que jeune conseiller national. On l’aperçoit également aux législatives puis, dernièrement, aux municipales, à Courbevoie. L’extraordinaire coup médiatique qu’il a réussi en se faisant élire au poste virtuel et temporaire de président de Facebook ne lui a pas servi : sa liste n’a recueilli que 4,5 % des suffrages, dans une « vraie » élection cette fois.

    Mais il s’en contente. « Je suis jeune vous savez, c’est un début. Dans deux mandats, vous verrez, je serai maire », lance-t-il, sans rire, même un peu surpris que ce soit notre cas. Est-ce un gros bluff, de la part de cet « ultracommuniquant » ? Un peu plus tard dans la conversation, il en remet une couche : «  Dans une vingtaine d’années, je serai ministre ». Tour à tour considéré comme un pro du « buzz » ou un « mythomane », comme le titrait un portrait dans le magazine Marianne, qu’Arash n’a toujours pas digéré, il est manifestement fasciné par Nicolas Sarkozy, du moins dans sa période bête médiatique.

    Arash Derambarsh se rêve......( je remets ce qui manque  ) destin. L’avenir tranchera car seule une véritable conviction lui donnera la force d’aller le chercher, ce destin.

    Jean-Philippe Vigouroux"

    Je rappelle pour mémoire que ce blog a diffusé: - le  2/01/2008  les 3 chantiers internationaux du Président de FB
                                                                         - le  6/03/2008 ton projet lors de ta candidature aux municipales pour faire de Courbevoie une ville phare.
     

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr