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écoute

  • Entendre la parole d'un jeune

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.   Le 1er: 124 visites - dont 96 visiteurs uniques - avec 303 pages consultées

    Information du 31.10.2008 de Bruno ROTA, papa d'un garçon de 14 ans, Jonathan. Une fois de plus "on" s'abrite derrière les dérives d'Outreau pour ne pas écouter des enfants quand ils disent vrai ! Honteux !  J'indique avec son accord le site de ce papa http://www.maltraitance.fr.nf/ qui lutte contre la maltraitance d'enfantsenfantdedos.jpg, tout comme dans l'esprit de ce blog.  
    "Monsieur Nicolas Sarkozy
    Président de la République française
    Palais de l'Elysée
    55, rue du Faubourg Saint Honoré
    75008 – PARIS

    Le 31/10/2008

    Monsieur le Président,

    J'ai suivi avec intérêt l'affaire du violeur présumé Jorge Montes qui a nécessité votre intervention pour réparer ce que l'avocat des parties civiles a qualifié de «boulette » des juges.

    Je viens par la présente vous demander d'intervenir sur une autre « boulette » des juges qui me spolie de mes droits et me dispense de fait de toute obligation envers les lois de la République. En effet, comme vous l'avez rappelé, "Droits et Devoirs vont de pair" et cette "boulette" des juges qui me dispense de toute obligation envers la société s'avère aussi gravissime que celle commise dans le dossier du présumé violeur.

    Moi j'ai mon fils Jonathan de 14 ans qui ne sait pas si il y a une justice, suite a son non lieu le 21/02/07 par le juge d'instruction de valence ...alors qu'il déclare

    « D'avoir les yeux bandés, il a vu l'individu en face de lui qui a ensuite fait des acte de fellation .... »
    Mais il n'est pas entendu ...vu le non lieu ! une autre « boulette » !

    En vous remerciant de bien vouloir apporter la même diligence à la rectification de l'erreur commise par les juges dans mon dossier que celle que vous avez apportez pour l'erreur commise dans le dossier Jorge Montes,

    Veuillez croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma parfaite considération.

    rota bruno"

     

    Les jeunes - et les autres - la Justice rend des décisions qui ne sont pas forcément justes. Vigilance, donc !                                                              Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: enfant libre de dos, google images)

  • Dictature ? Out !

    Encore la dictature des "connaisseurs".

    En ce mercredi 19 mars 2008 deux articles viennent contrarier et bafouer le respect des moins de 18 ans si chers à Janusz KORCZAK, le promoteur des droits de l'enfant. Il a été question de ce pédiatre polonais, pédiatre et éducateur de pointe et sans violence, à l'écoute des orphelins qu'il avait été amené à recueillir et qu'il n'a pas abandonné aux pires moments. Vous trouverez Janusz le 30/9/2007, le 14/11/2007 et au sein de différents textes. 

    L'un est paru dans Direct Matin Plus - www.matinplus.net - dont le n°232 en page 5 traite d'une meilleure compréhension des mécanismes du sommeil à propos de la 8 ème Journée nationale du Sommeil. Rien à signaler jusqu'au moment où surgit un propos très étonnant de style père fouettard. Son auteur, soignant des troubles du sommeil - activité très honorable - "préconise "d'interdire à l'adolescent l'ordinateur et les jeux vidéo deux heures avant de se mettre au lit, de se lever à heure fixe et de se coucher entre 21h et 23 h la semaine.""

    Magnifique programme ! ... qui oublie qu'un message sympa peut réconforter avant le sommeil et le faciliter, qui oublie qu'un lever à heure fise est ridicule pour qui a besoin de "grasses mats" et en a l'opportunité et qu'enfin certains et certaines sont "du soir" et non du matin.

    L'autre, signé, est présent dans 20 minutes - www.20minutes.fr - dont le n°1371 en page 9 évoque un livre visant parents et jeunes enfants. Grosso modo je peux résumer l'article par le biais d'une phrase telle que: rien que des ordres; pas d'explication. Une telle attitude fait l'impasse sur le respect dû aux petits d'hommes, sur leur aptitude à comprendre, sur leurs capacités à communiquer. Capacités présentes dès le plus jeune âge. Comment ose-t-on les nier ? Pourquoi cette violence ? J'en ai froid dans le dos ! L'auteur du livre n'a pas lu Janusz KORCZAK, ou alors il n'a pas compris.

    Ces 2 textes ont en commun une tendance, pas d'aujourd'hui, et qui fait que certains hommes ou femmes pensent être des personnes "je sais tout".

    Pourtant il est proche le temps où un nourrisson, né en 1993, pouvait hurler de très longues minutes car l'autorité savante avait décidé qu'il fallait dire aux mères d'espacer systématiquement les heures de tétée. La nouvelle maman toute fraîche - c'était le 1er - avait écouté. Et son  garçon, affamé, accumulait déjà des raisons de ne pas faire confiance et aumonde qui l'entourait et à lui-même, car, se constatant incapable de se faire comprendre et de voir exaucer sa demande légitime d'être nourri alors qu'il criait famine dans un monde d'abondance.

    5 ans plus tard sa soeur, la maman ayant été chercher les conseils de la Leche League - ligue promouvant un allaitement au sein seul vraiment adapté à la vie du nourrisson, comme le lait de vache est adapté naturellement au veau - bénéficiait de 18 mois d'allaitement au sein... ce qui a offert depuis toujours à cette enfant d'être très sûre d'elle et armée de confiance en la vie, l'allaitement ayant lieu à la demande de la petite. Un nouveau-né au sein régule parfaitement ses prises de lait en fonction de ses besoins; nul besoin de regarder une pendule ! 

    Assez des donneurs de conseils ! Assez !

    Les moins de 18 ans, face à ces exemples de négation de la liberté d'autrui, n'oubliez pas, vous, d'écouter et de respecter les autres.

    Montrez l'exemple, le bon.

    L'écoute et le respect sont les 2 premiers pas nécessaires pour "tuer" pacifiquement la violence. Vous le savez bien, vous !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Marie-Thérèse DUPE:aide alimentaire

    De l'aide alimentaire à l'éducation nutritionnelle: l'écoute avant tout !

    Marie-Thérèse Dupé est une diététicienne humaine et très compétente qui a toujours oeuvré avec le plus grand bon sens tout au long de sa carrière. Elle était déjà comme ça Marie-Thérèse quand nous travaillions ensemble à l'Ecole Nationale de Santé Publique de Rennes, moi en tant que médecin, assistante du Professeur Henri Dupin, lui-même très proche du Professeur Trémolières.

    Aussi je ne résiste pas à vous transmettre le résultat en 2007 d'années d'observation intelligente en pratique quotidienne, le regard de cette diététicienne signalant des erreurs répétées à satiété - qu'il sagisse du domaine de l'alimentaire ou de tout autre domaine. Erreurs rarement prises en compte et que l'intervention de Melle Dupé à l'occasion des Journées de l'Association des Diététiciens(nes) de Langue Française (ADLF) à Marseille en juin 2007 (www.adlf.org) permet de mettre bien en avant pour qu'il en soit tiré profit. En toute humilité ! Je précise que l'intervenante travaille à la DDASS (Direction Déparmentale des Affaires Sanitaires et Sociales) de Nantes et peut être jointe, bien plus facilement que par téléphone, à l'adresse ci-après: marie-therese.dupe@sante.gouv.fr  

    Pour cette diététicienne avisée, il est essentiel pour les professionnels de mieux connaître les personnes en difficulté et de connaître leurs vrais besoins afin d'établir la confiance indispensable si l'on souhaite apporter une aide nutritionnelle en même temps qu'une aide alimentaire. 

    Voici l'entretien avec Marie-Thérèse Dupé, dans le cadre de son intervention à Marseille.

    "L'aide alimentaire peut-elle se suffire à elle-même ?

    Dans le cadre de mes fonctions, je côtoie des diététiciennes, des conseillères en économie sociale et familiale, des psychologues qui travaillent auprès des personnes en difficultés. Au vu des actions sur le terrain, des interviews et d'un certain nombre d'études, j'observe que l'aide alimentaire n'est pas suffisemment accompagnée d'éducation nutrionnelle. Cette lacune tient à l'histoire même de l'aide alimentaire qui devait n'être que provisoire mais qui perdure. Les bénévoles n'ont donc pas été préparés à donner des conseils dans le domaine de l'alimentation. Ils ne  disposent ni du temps ni des moyens nécessaires. Par ailleurs, ils soulignent que les personnes en précarité n'abordent pas d'elles-mêmes la question. Je me suis demandée comment intervenir auprès de ces populations et répondre de façon adaptée à leurs besoins.

    La priorité est de comprendre les personnes confrontées à la pauvreté. Les professionnels sont-ils formés à cette écoute ?

    La grande question à se poser est de savoir qui est en face de nous. Je souhaitais effectivement interpeller sur ce point les diététiciennes à Marseille. Beaucoup n'interviennent pas auprès des personnes en difficultés car on ne le leur demande pas. D'autres agissent mais n'adaptent pas leur discours. Certaines, enfin, évoluent et c'est encourageant. Plus largement, je pense que les professionnels de l'alimentation, les diététiciennes et les animateurs ne collaborent pas assez.

    L'image des professionnels n'est pas toujours ce qu'elle devrait être. Quelles sont, selon vous, les points à améliorer ?

    J'ai assisté à un certain nombre d'ateliers alimentation dans lesquels les intervenants ne laissent pas suffisamment la parole aux participants. Nous avons beaucoup à apprendre des personnes qui viennent aux ateliers et devons tirer parti de ce qu'elles nous disent pour mettre en valeur leurs compétences. Les reconnaître, c'est leur reconnaître un savoir de vie et d'expérience. 

    Une recherche expérimentale originale menée pendant deux ans par des universitaires et des membres du mouvement ATD Quart-Monde a réuni des personnes en grande pauvreté et des volontaires permanents. Il en ressort que les populations défavorisées ont des représentations négatives des professionnels, renforcées par un vécu souvent difficile. Nous devons nous interroger sur le bien fondé de ces critiques. Il ne sert à rien de délivrer un discours empirique sur les glucides, protides et lipides, des notions techniques basées sur nos façons de vivre difficiles à mettre en oeuvre par le public, quel qu'il soit d'ailleurs.

    Loin de moi l'idée de généraliser.Certains parviennent à faire passer les messages nutritionnels. Il faut garder à l'esprit qu'il est long et difficile de changer des habitudes. 

    Les personnes défavorisées hésitent à confier leurs difficultés. Comment les mettre en confiance ?

    Il ne s'agit pas de faire parler mais de donner la parole, d'écouter, de prêter l'oreille aux échanges entre participants, de créer un climat convivial et de bâtir un projet ensemble pour que la parole puisse se libérer. A travers des activités (sorties, marchés), les façons de vivre transparaissent alors qu'une séance trop théorique peut enfermer les femmes dans un carcan. Nous devons abandonner nos schémas de pensée et nous ouvrir aux autres. 

    Connaître l'autre, c'est aussi savoir s'il dispose d'un congélateur, d'un appareil de cuisson, ou même d'une table pour préparer ses repas. Si tel n'est pas le cas, on comprend mieux pourquoi il se nourrit de plats tout préparés qui apportent au moins un peu de viande et on évitera de donner des plats surgelés."

    L'interview de Marie-Thérèse Dupé est paru dans le n° 40  d'Alimentation,Société et Précarité, janvier 2008. Cette revue trimestrielle, éditée par le CERIN, Centre de Recherche et d'Information Nutrionnelles (www.cerin.org), est destinée aux professionnels et bénévoles impliqués dans la prise en charge et l'aide alimentaire aux populations démunies.               

    Moins de 18 ans ou plus sachons créer la confiance en ayant présent à l'esprit 3 notions:

    * connaître n'est pas s'immiscer dans les familles mais simplement les comprendre,

    * connaître les difficutés vécues permet de comprendre une non motivation,

    * donner la parole et écouter permet d'orienter vers ce qui est le plus profitable d'abord pour les familles concernées.  

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr