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solidarité

  • L'Amour seul compte par Lucien-Claudie

    PLouezecChartresAoût2014 004.jpgAimer, c'est d'abord être fidèle à sa mère et "pardonner sa maman".

    L'amour est un talent précieux, d'abord source de pardon et de solidarité familiale.

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  • Semences Liberté : Kokopelli

    Le numéro 5 reliant 2012/2013 de l'association Kokopelli met l'accent sur une alliance planétaire pour la liberté des semences. Kokopelli est situé dans le sud de la France. On apprend bien des choses importantes sur www.kokopelli-semences.

    Je suis très inquiète sur l'essai de capture des semences par certains alors que durant des millénaires les semences, sources de vie, sont passées de génération en génération, de l'un à l'autre, assurant la survie et la vie de l'espèce humaine dans des conditions aussi adéquates de possible.

    Il est heureux que, de par le monde, un certaine forme de résistance s'organise pour contrer cette appropriation des semences qui ont été offertes à tous et à toutes par notre mère Terre.

    Quand j'habitais la campagne, mon père faisait son jardin avec bonheur par plaisir et par exercice. J'assistais à des échanges réciproques entre jardiniers de boutures, de graines ou de plants.

    Actuellement, à Paris, les balcons bénéficient des boutures ou graines régulièrement données par une famille amie du Val d'Oise qui dispose d'un terrain où rayonne beauté et harmonie. Ou encore de bulbes qui me sont offerts. Au sud, en Pyrénées Atlantiques, une compagne d'escalade en montagne déguste citrons, oranges, thés, cafés, piments d'Espelette, poireaux, artichauts, salades, pommes de terre, tomates, haricots, oignons, échalotes, persil, ciboulette, thym, menthe, laurier, groseilles, framboises, fraises, pommes, poires, noix, raisins, kiwis, etc... de sa production ; c'est une personne aux mains vertes. Je cite ici intégralement un témoignage mis en page 35 de ce numéro de Kokopelli, illustré par une photo de l'auteur et de son petit-fils tenant ensemble une magnifique gerbe de blé qui les relie, et une autre photo de la belle laitue Drunken Woman dont Marcel Héraud - auteur de l'article – est le parrain.

    « Les graines potagères et les boutures ont toujours été deux spécialités de mon papa, disparu il y a une vingtaine d'années. Je puis vous assurer qu'il en a distribué des graines et des boutures, et, comme lui, j'ai voulu être autonome, ne pas être tributaire des semenciers et avoir des légumes au goût généreux et endémiques (adaptés au terroir) un peu par atavisme. Mais surtout pour le plaisir de faire, de donner et transmettre ce savoir paysan. Je fais des conférences sur les thèmes : « Pourquoi et comment faire ses graines ? » et une conférence avec atelier pratique « Comment faire ses boutures ? », avec chaque fois près de quatre vingt personnes. C'est l'occasion de donner quelques graines et de faire du prosélytisme pour Kokopelli.

    Depuis plusieurs années, j'expédie à Kokopelli le surplus de mes graines potagères et florales. Je parraine la laitue Batavia « Drunken Woman ». C'est une batavia au goût généreux et lente à la montée en graine ; ce qui permet de ne laisser que le cœur et manger les autres feuilles. Je ne regrette pas ce parrainage et je la cultive, comme le reste de mon grand potager, en agroécologie. Depuis 1981, je n'utilise que des tisanes de plantes pour traiter et fortifier les plantes en plus, bien sûr, des engrais verts, compost et fumier de cheval qu'une amie me donne et les résultats sont plus qu'excellents.

    Je me suis aperçu, au fils des ans, que lorsque l'on donne beaucoup, on reçoit aussi beaucoup. Et puis à l'automne, il y a le plaisir suprême « mettre ces graines de vie en colis » et les expédier à Kokopelli. C'est une émotion qui est unique. Ces graines de vie qui vont nourrir des gens et donner un sens à ce geste. Une joie profonde nous irradie et nous relie aux autres, elle est intense et sereine, une sérénité qui s'inscrit dans la durée. »

    L'air est gracieusement offert par la Terre. Il en est de même pour l'eau et les aliments. La compagne d'escalade du Vignemale a coutume de dire « La terre est généreuse ! », une terre travaillée au quotidien avec amour et constance.

    Je fais le vœu que les générations actuelles et futures continuent le plaisir de donner, d'échanger graines, boutures et plants en totale liberté de par le monde.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Témoignage d’un partage avec « les amis de la rue »

    Samedi 15 décembre 2012, en Ile de France, repas de partage avec « les amis de la rue ». Je veux dire par là ceux qui sont appelés SDF, Sans Domicile Fixe.

    Parmi les présents se trouve un ex-SDF, heureux de nous accueillir dans son deux pièces bien tenu, obtenu et loué grâce à son acharnement à vouloir s’en sortir. D’abord avec des petits boulots en étant sans toit, puis, avec en plus de son travail, grâce à l’aide française accessible à ceux dans le besoin, à savoir le RSA, Revenu de Solidarité Active.

    Robert, l’accueillant - appelons-le ainsi – est papa de deux beaux et grands adolescents qui vivent au loin avec leur maman et viennent le voir chaque année. Robert croit en un Dieu créateur. Il est chrétien et joyeux de nous montrer une statuette de la Vierge de Lourdes qui lui a été offerte. Nous sommes onze au départ et un jeune couple viendra compléter le groupe. Un groupe aux appartenances religieuses variées : juifs, chrétiens, musulmans.

    Avant le début du repas, une petite lumière est allumée au centre de la table ; elle brûlera tout au long de ces heures d’échange et de partage. La table est ronde, symbole d’unité dans l’amitié. Notre hôte exprime le désir d’une prière qui prend la forme d’une chaîne d’amitié en se donnant la main, chacun pouvant s’exprimer à voix haute de tout son cœur.

    Puis nous dégustons un excellent couscous, préparé par une personne très compatissante à toute détresse – elle fut accueillante au 115. Couscous suivi d’une tarte aux pommes et d’un gâteau au chocolat confectionnés, eux, par une pâtissière, boudhiste convaincue.

    Robert rappelle plusieurs fois le véritable « esprit de Noël » qui imprègne tout ce temps de partage fraternel. Sur lequel plane, c’est palpable, un esprit supérieur et de paix, divin disons-le, l’esprit créateur.

    Trop de présents à ce repas sont encore à la rue. L’un, depuis moins d’une semaine, a quitté cette rue pour une chambre bien à lui qu’il est fier de montrer au retour.

    Il y a trois mois, tout le groupe des « amis de la rue », solidaires, accompagnait un des leurs au cimetière. Cela se passait sous une pluie battante et froide, un jour pétri de tristesse. Au cours de cette cérémonie un jeune - présent au repas - a levé les bras vers le ciel, implorant Dieu ainsi : «  Oh ! Dieu ! Oh ! Dieu ! Mon ami ! Ecoute notre tristesse ! Notre Père ! Que mon ami soit avec toi ! Accueille-le ! » Une vraie prière.

    A noter que la Société Saint Vincent de Paul a facilité cette rencontre par une prise en charge financière.

    Je souhaite à tous ceux de ce temps de partage une route meilleure. Ainsi qu’à tous les lecteurs de ces lignes.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr