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Science

  • Santorin cause des plaies d’Egypte

    Dans l’ouvrage le plus lu du monde, La Bible, le livre de l’Exode dans ses chapitres 7 à 12 décrit abondamment ce qui est connu comme les 10 plaies d’Egypte. Cela fait partie de la culture générale sous de nombreux cieux.

    La première plaie est l’eau changée en sang; décrite comme suit dans la traduction de l’école biblique de Jérusalem, éditions du Cerf 1961, que j’ai sous les yeux :: « toute l’eau du Fleuve se changea en sang. Les poissons du Fleuve crevèrent et le Fleuve en fut empuanti au point que les Egyptiens ne pouvaient plus en boire l’eau. » (1,20-21)

    L’invasion des grenouilles vient en position 2, les moustiques en 3, les taons en 4. Le bétail crève, en 5, puis « gens et bêtes furent couverts d’éruption qui bourgeonnaient en pustules » (6,10), sixième plaie.

    Survient la grêle, décrite en 7. Puis, plaie 8, « les sauterelles envahirent tout le pays » (8,14) (…) « Elles dévorèrent toutes les végétations du pays et aussi tous les fruits des arbres épargnés par la grêle. Pas un brin de verdure ne subsista » (8-15)

    La 9 ème plaie décrite est celle des ténèbres : « Une obscurité profonde couvrit l’Egypte entière pendant 3 jours » (9,22).

    Des générations ont connu l’évocation de ces plaies d’Egypte selon les écrits des différentes traductions de La Bible à leur disposition.

    A travers ces désastres successifs la main et la puissance de Yahweh, le Dieu d’Israël qui guidait Moïse – jadis nouveau-né rescapé du Nil et élevé par la fille de Pharaon – ressortait comme toute puissante. Et donc seule apte à avoir déclenché ces catastrophes. A pouvoir aussi en sauver.

    Cela jusqu’au jour où, à force de recherches dont les résultats ont été mis en parallèle; par des datations de branches d’olivier bien en vie – les feuilles produites lors de la saison étaient présentes à terre à l’époque du désastre qui allait frapper, par la présence de pierres ponce à Santorin et en Egypte, par le papyrus médical de Londres qui décrit les soins nécessaires lors de brûlures par l’acide sulfurique, il a été montré que les plaies d’Egypte étaient les conséquences d’une catastrophe naturelle : l’éruption volcanique majeure du Santorin.

    Cette éruption, brusque, a eu des conséquences locales majeures et collatérales en rayonnant sur toutes les rives de la Méditerranée.

    Locales en mettant au passage à bas la civilisation Minoéenne.

    Collatérales avec des conséquences sur la région plusieurs centaines de kilomètres plus loin, dont en Egypte.

    L’éruption du Santorin a aussi engendré un énorme tsunami qui va déferler sur toutes les côtes alentour.

    Des survivants ont pu gagner l’Egypte, apportant avec eux certaines pratiques esthétiques qui ressortiront ensuite graphiquement.

    Les plaies d’Egypte, on le sait maintenant, ont été la conséquence d’une catastrophe naturelle impossible à éviter.

    Cette connaissance est le fruit de la collaboration des meilleurs centres de recherches et de leurs meilleurs spécialistes de par le monde, chacun dans leur spécialité.

    Pour la grêle, le Centre de Recherche Atmosphérique du Colorado.

    Pour dater les pierres ponce, présentes autour du Santorin et en Egypte, l’Institut de Recherche Atomique de Vienne. Chaque éruption volcanique produit des pierres ponce qui ont toutes une empreinte chimique spécifique à chaque éruption. L’Institut de Recherche Atomique de Vienne révèlera que les pierres ponce de Santorin et celles retrouvées en Egypte ont la même empreinte chimique, et sont donc toutes issues de ce volcan.

    Le papyrus médical de Londres, au paragraphe 55, indique la fabrication du traitement alcalin à appliquer sur les brûlures causées par l’eau rougie et les acides. Or une éruption volcanique produit des cendres et des pluies acides à base d’acide sulfurique.

    Une éruption volcanique bouleverse le climat, on le sait. Celle du Santorin n’échappe pas à la règle Elle créée des anomalies météorologiques. Et, dans le cas du pays d’Egypte, une humidité favorable à l’invasion de sauterelles. Ici, c’est l’université de Halle qui étudie spécialement les conditions de vie favorables à cet insecte herbivore.

    Les pluies de cendres sont un autre classique des éruptions. Les cendres retombées à partir de l’éruption volcanique de Santorin ont plongé dans la nuit 3 journées successives. Ce qui est devenu la 9 ème plaie d’Egypte.

    C’est l’université d’Heidelberg, spécialisée notamment en dendrochronologie - technique permettant une datation précision de sites archéologiques à partir du bois – avec Bernd Kromer qui a daté, par mesure du carbone radioactif avec une fiabilité de 95 %, que l’explosion du Santorin avait eu lieu non au XVI ème siècle avant Jésus Christ mais au XVII ème, dans la fourchette d’années 1629-1600.

    Personnellement, j’apprécie beaucoup ces découvertes qui apportent du concret.

    Tout ceci état évoqué dans l’après-midi du dimanche 27 décembre 2009 sur France 5.

    Il n’a pas été question de la 10 ème plaie d’Egypte, la mort des premiers-nés, racontée au 11,5 du Livre de l’Exode : « Et tous les premiers nés mourront dans le pays d’Egypte, aussi bien le premier né de Pharaon qui doit s’asseoir sur son trône, que celui de la servante préposée à la meule et tous les premiers nés du bétail ».

    En réalité, toutes les plaies ont maintenant une explication physique, biologique et temporelle. Ce qui n’empêche pas la vie de l’esprit, sans ou avec la pratique de religions liées, toujours, à la Foi.

    Pour être le plus clair possible, je cite ici l’explication des deux géologues, Bill Ryan et Gilles Lericolais, qui se retrouve sur le Net. Avec une Egypte située à 700 kms au sud-est de Santorin et touchée par l’éruption, voici les plaies déroulées en ordre chronologique.

    « Les cendres du Santorin troublent les eaux du Nil et les teintent de rouge (plaie 1). De fait, on retrouve autour du Santorin bon nombre d’ignimbrites, des roches formées par l’accumulation de débris de laves acides, donnant à certaines plages de l’île une teinte carmin.
    Les particules volcaniques en suspension sont à l’origine de l’obscurité (plaie 9) qui règne pendant plusieurs jours accompagnée de fortes averses de pluies et de grêle (plaie 7). Des pluies abondantes et exceptionnelles dans un milieu semi-désertique sont aptes à provoquer quelques semaines plus tard une prolifération catastrophique d’insectes : moustiques ( plaie 3) , taons (plaie 4) et sauterelles (plaie 8). On assiste alors à une invasion de grenouilles (plaie 2) se nourrissant à profusion de tous ces insectes.
    Les autres plaies sont les conséquences sanitaires des précédentes : le développement des parasites provoque des maladies (plaie 6), puis la perte des troupeaux (plaie 5). S’ensuivent des famines, et des épidémies mortelles qui s'attaquent aux plus faibles dont les nouveau-nés (plaie 10). »

    Les nouveau-nés sont fragiles. Ils font donc, eux aussi, les frais de toutes les perturbations causées par l’éruption du Santorin, tout au long des 9 plaies et concomitamment.

    En conclusion un petit avis, les jeunes, pour mieux suivre toutes les nouveautés scientifiques dès aujourd’hui, pour votre travail plus tard : une bonne pratique de l’anglais est de plus en plus indispensable à l’heure d’une mondialisation qui fait de la planète Terre un gigantesque village.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Spermatozoïde gagnant

    Je me suis régalée avec l’émission diffusée sur France 5 le samedi 5 décembre à 14 h 09 sous le titre : « Spermatozoïdes : Que le meilleur gagne". Une émission qui sera rediffusée le jeudi 17 décembre à 15 h 29.

    Ce documentaire récent de 52 minutes fait le point sur ce qui se passe en réalité, avec les dernières découvertes en la matière.

    Pas si simple après tout de faire un enfant. Le sperme étant reconnu, une grande partie de son parcours, comme un corps étranger à éliminer.

    Un parcours aventureux, qui tue nombre de spermatozoïde. Avec des culs de sac multiples. Une concurrence énorme.

    Après un repos bien heureux dans la trompe, c’est l’ultime trajet final pour les quelques candidats restants encore valides.

    Un gagnant pour 250 millions au départ.

    Et encore !

    Il faut que le candidat à la fécondation de l’ovule arrive pile au bon endroit au bon moment !

    Pas si simple. Même avec un sperme de qualité.

    C’est Julian Jones qui a réalisé le documentaire.

    Et voici l’article proposé sur France 5 :

    « Il naît chaque jour dans le monde 350 000 bébés, conçus au terme d'une lutte sans merci entre spermatozoïdes. Faire vivre leur périple dans le corps de la femme en les grossissant à la taille d'un être humain est l'idée originale de ce film au ton humoristique, enrichi d'images de synthèse et d'interviews de spécialistes.

    Imaginez une course avec 250 millions de participants sur la ligne de départ et un seul vainqueur. Avant d'atteindre l'objectif — l'ovule —, les spermatozoïdes franchissent des obstacles, empruntent des rapides, gravissent des montagnes. Un parcours du combattant où ils risquent la mort à tout moment et où il est impossible de faire demi-tour. Quand ils atterrissent dans le vagin, c'est le débarquement en terre inconnue… et hostile. Considérés comme des éléments étrangers, ils doivent se frayer un chemin sans être détruits par le système immunitaire. Quelques minutes seulement s'écoulent entre leur arrivée dans l'appareil reproducteur féminin et leur mort potentielle. Les survivants sont ensuite obligés de grimper à des échelles pour atteindre le col de l'utérus ; trois mille y parviendront. L'utérus est une vaste plaine à travers laquelle ils doivent s'orienter pour trouver leur route. Là encore, ils subiront les assauts du système immunitaire : les leucocytes, troupes de défense du corps féminin, veillent. Quelques dizaines de chanceux s'introduisent dans la minuscule ouverture qui conduit aux trompes de Fallope. Les spermatozoïdes peuvent alors se reposer plusieurs heures, voire plusieurs jours, avant la grande course finale à la nage : il faut atteindre l'ovule et faire une dernière fois preuve d'ingéniosité pour y pénétrer. Le gagnant est alors instantanément dévoré, avec tous les bagages d'informations génétiques qu'il transporte. C'est le début d'une nouvelle aventure : la vie d'un petit être unique.

    Une leçon de physiologie présentée de manière parlante. Que je conseille sans limite d’âge vers le bas. Demander aux parents de programmer l’enregistrement en raison de l’heure, celle de l’école.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Vérigène : analyses génétiques

    génétiq.jpgJe vais être honnête. Je présente ici ce qui nous est dit du Vérigène. Sans savoir si cela est sérieux et fonctionne. Certes la Food And Drug Administration, FDA, le gendarme américain pour les médicaments nouveaux ou équivalents a donné son accord. Ce qui ne me suffit pas. Ce qui ne m’empêche pas de vous passer l’information qui va dans le sens des thérapeutiques futures. Quand la prévention n’aura pas suffi. Ou quand les thérapies géniques ne seront pas encore présentes.

    « Analyses génétiques : le futur à notre porte » par le Docteur Erard de Hemricourt. L’autorisation de mise sur le marché américain d’un nouvel appareil d’analyse médicale pourrait révolutionner l’analyse génétique réalisée en routine clinique. Cet appareil, le Verigene, fabriqué et commercialisé par une jeune startup en biotechnologie dénommée judicieusement Nanosphere vient tout juste d’être autorisé par la FDA (équivalent européen de l’EFSA ou de l’AFSSA pour la France). Cet appareil est le tout premier instrument microfluidique basé sur la nanotechnologie, capable d’analyser directement l’ADN d’un prélèvement sanguin et cela en quelques heures seulement. Le Verigene va, d’après la compagnie, permettre de réaliser très rapidement des tests pharmacogénétiques. Ces tests ont principalement pour but d’étudier les données génétiques des individus afin de déterminer l’efficacité de différents médicaments proposés aux patients.

    En raison du polymorphisme génétique présent au sein de chaque individu, une même enzyme ne métabolisera pas de la même manière un même médicament. Cela signifie qu’un médicament pourra avoir une efficacité très différente d’un individu à l’autre.
    C’est par exemple le cas avec le Plavix qui est un traitement fréquemment utilisé en cardiologie après la mise en place de stents dans les artères coronaires. Les études récentes montrent que 20 à 30% des individus métabolisent mal ce médicament et y répondent moins bien que d’autres personnes. En connaissant justement le profil génétique des mauvais répondeurs, les cardiologues pourront dans un futur proche mieux cibler leur patient par rapport à ce médicament.

    L’analyse du polymorphisme génétique, déjà possible depuis plusieurs années, requérait jusqu’à présent l’utilisation de machines complexes et demandait un temps parfois très long (plusieurs jours à plusieurs semaines). Avec ce nouvel appareillage, on entre de plein pied dans la médecine de demain où le patient ira consulter son médecin traitant et, à la fin de sa visite médicale, repartira avec un traitement spécifiquement adapté à son profil génétique. »

    Docteur Erard de Hemricourt

    Une idée de la médecine de demain portée par les biotechnologies.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: le vérigène)