17.05.2008
Hypertension: à descendre !
En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.
Décidément, après la journée de dépistage des cancers de la peau, voici un autre jour voué celui-là à la lutte contre l’Hypertension Artérielle ou HTA. Jour que je ne peux que mentionner tant l’HTA est un problème de santé majeur et contrôlable en France.
Majeur car l’hypertension est un tueur silencieux concernant grosso modo 11 millions de Français, tous âges confondus. C’est presque 1 Français sur 5 qui est atteint d’HTA, ce qui fait beaucoup. La situation est d’autant plus sévère qu’outre ces 11 millions soignés, nombre de personnes - 2 à 3 millions ? - ignorent leur hypertension; un peu fou mais bien réel. Du côté des visites médicales, l’HTA est responsable de plus de 11% des visites médicales et de 12% des dépenses en médicaments.
Contrôlable car il existe des médicaments permettant aux personnes souffrant d’hypertension artérielle de revenir à une tension artérielle aussi proche que possible de la normale. Aux côtés des médicaments le retour à une tension normale est facilitée par l’activité physique, un corps non enrobé dans de l’excès de graisse, la non consommation de tabac, etc… toutes conditions favorisant une vie que l’on peut qualifier de saine. Médicaments et hygiène de vie sont encore plus importants à respecter en cas d’hérédité en matière d’hypertension, de présence concomitante d’un diabète, de surpoids, d’aliments trop riches et de mode de vie trop sédentaire.
La tension, c’est quoi ? ce n’est après tout qu’une question de tuyauterie sans obstacle et de pression acceptable pour ces tuyaux afin qu’ils fonctionnent «cool ». Un paramètre majeur différencie la tuyauterie du plombier de la tuyauterie humaine: la nature inerte de l’un et la nature vivante de l’autre.
Ce qui change considérablement la donne. Les tuyaux du plombier sont conçus pour supporter une pression maximale donnée; en cas de dépassement, le tuyau claque d’un coup, clairement,et c’est fini. Les tuyaux (= vaisseaux) de l’humain sont faits d’une pâte (= toutes les cellules composant un vaisseau) biologique animée, vivante, adaptable à des augmentations brutales de pression, à des variations, à tous événements qui sont supportés sans mal tant que ces tuyaux/vaisseaux sont souples, élastiques, participatifs et non entravés d’obstacle.
Le « tout biologique » des vaisseaux humains permet un corps en bon état de marche tant que les écarts de conduite possible des vaisseaux restent dans une marge acceptable. Car la souplesse et l’élasticité de cette matière vivante qu’est la tuyauterie humaine nous apportent ou offrent un certain degré de liberté pour faire face à une pression brutalement en hausse, ceci avec quand même des limites !
Quand la pression monte trop, quand les limites sont dépassées au-delà du tolérable, ça claque ! Les vaisseaux étant situés à l’intérieur du corps, le sang se répand en liberté dans ce corps à l’extérieur de son circuit normal, dans le cerveau, par exemple, et l’on a alors un accident vasculaire cérébral (=AVC). Le drame ! Avec des conséquences souvent sévères.
Quand est-on hypertendu ?
Quand la tension systolique est régulièrement supérieure à 14 ou quand la tension diastolique est régulièrement supérieure à 9. Ainsi une tension de 13/7 est correcte alors qu’une mesure à 16/9 signe l’hypertension. Ceci actuellement, le tendance étant à baisser les chiffres recommandés ; par exemple, le regard médical se fait plus bienveillant pour un citoyen qui affiche un chiffre systolique à 11 que lorsque le même affiche un 12. A l’inverse une augmentation d’un point de la systolique chez un hypertendu multiplie le risque par 2 voire plus.
Vous trouverez à satiété sur le Net définitions, explications, conseils, recommandations, avis. Aussi je vais me contenter d’insister sur quelques points.
* Une nouveauté, intéressante pour tous. Celui lié au syndrome de la blouse blanche qui pouvait faire considérer comme hypertendues des personnes qui ne l’étaient pas et étaient traitées sans raison. Car ces personnes, hors de vue d’un médecin, avait une tension artérielle tout à fait normale. Cette particularité d’un bon nombre de Français a été prise en compte et on accepte maintenant les chiffres qu’ils communiquent quand ils prennent leur tension chez eux.
* Dans un tout autre sens, depuis que j’ai mis les pieds dans la médecine, j’ai observé des recommandations allant toujours dans le sens d’un abaissement des chiffres considérés comme bons pour une tension normale. Où s’arrêtera-t-on ? Ces chiffres souhaités ne sont pas des lubies et je souris régulièrement en prenant la tension d’une amie qui , du haut de ses 40 ans minces et grands, affiche à chaque fois les chiffres de 11 en maxima et de 7 en minima ; bien sûr sans traitement. Comme elle n’est pas d’une famille d’hypertendus c’est une assurance longue vie sans problème vasculaire qu’elle affiche là. Heureuse demoiselle !
* Moins brillant est le cas d’une autre qui est habituellement dans les 16 de maximum et de 10 de minimum, avant prise de médicament ; mais qui peut faire des poussées à 22/12 à l’occasion d’une vive contrariété. J’ai eu l’occasion de discuter de ce genre de cas avec une consoeur active dans la prévention du diabète depuis plusieurs dizaines d’années, et créatrice avec d’autres de Diabcare. Je lui ai demandée s’il ne serait pas possible pour de tels sujets très, trop variables d’envisager un traitement à la carte comme pour les diabétiques qui dosent leur insuline ; a priori et tout comme moi elle pensait cela possible. C’est pourquoi je lance ici au passage ce sujet de réflexion.
* Du côté préventif en matière d’HTA le 1 er pas est de ne pas saler les aliments des très jeunes enfants; le goût des jeunes n’est pas celui des grands et un abaissement du sel dans les petits pots a eu lieu pour éviter d’enclencher dès le plus jeune âge une tendance vers l’hypertension. Bien sûr, ce peu salé est à poursuivre ensuite.
* Pour mémoire il y a des HTA non sensibles au sel; mais il est plus simple de recommander une alimentation non enrichie en sel en cas d’HTA.
* Il est bon de pouvoir contrôler sa tension, chez soi, surtout en cas d’HTA. Il existe suffisamment d’appareils fiables pour cela.
* L’HTA peut apparaître à n’importe quel âge. Non traitée elle conduit à des atteintes cardiaques telles que l’infarctus ou à des atteintes cérébrales du type AVC; et encore avec l’âge à l’installation de démences vasculaires ou de démences du type Alzheimer. Car des poussées excessives du sang contre les vaisseaux provoquent au niveau des plus fins vaisseaux des microtraumatismes répétés qui endommagent à la longue les zones qui sont irriguées.
* Au long d’une vie quand la maxima est à 13 à 40 ans par exemple, elle sera sans doute à 14 dix ans plus tard à 50 ans. Avec l’âge, les vaisseaux se durcissent, se sclérosent, ont une paroi qui peut être encrassée de dépôts de cholestérol etc…en un mot se fragilisent devenant incapables, peu à peu, d’encaisser les variations de tension qu’ils pouvaient tolérer 10 ans avant. Et en plus de la tension qui monte cette fragilité peut entraîner la cassure de ces conduits devenus trop raides et sans souplesse.
* L’HTA n’est pas la tension nerveuse. Le stress n’est pas l’hypertension.
* La réglisse favorise l’hypertension. L’entésite -boisson à base de réglisse et sans alcool – est toujours en vente. Il ne s’agit pas d’interdire la réglisse, seulement de savoir cette propriété.
* Les hypertendus traités ont une espérance de vie aussi longue que celle des non hypertendus. Non traité, l’espérance de vie d’un hypertendu est réduite de 7 ans. Non traitée les complications d’une hypertension sont graves. L’HTA touche les reins entraînant une insuffisance rénale nécessitant des séances de dialyse, touche le cœur causant de l’infarctus, touche le cerveau avec hémiplégie.
* Le Docteur Françoise FORETTE spécialiste des personnes âgées, préconise le traitement de l’hypertension des personnes âgées pour éviter une glissade vers les démences.
* En 2008 un accord entre le Comité Français de Lutte contre l'Hypertension Artérielle (CFLHTA dont le Professeur Jean-Jacques Mourad est président) et l’iDTGV permet de contacter sur 5 jours 28.000 voyageurs qui peuvent poser toutes questions à propos de l’hypertension et comment l’éviter. Des artistes réalisent « en direct live » des œuvres liés à la prévention de l’hypertension. Les voyageurs participent à ces œuvres visibles sur les sites www.idtgv.com et www.comitehta.org Y a--t-il des hypertendus dans cette voiture/ce train ?
* Pour conclure à partir de 40 ans, voire plus tôt si l’on appartient à une famille d’hypertendus ou si l’on est un sujet à risques pour d’autres raisons, il est bon de connaître les valeurs de sa tension artérielle – systolique et diastolique. Et attention si l’on a habituellement une tension dont les clignotants s’allument, autrement dit si elle se situe à la limite haute de la normale : entre 130 et 140 mmHg pour la systolique ou entre 80 et 90 mmHg pour la diastolique. Il est temps de s’informer et de penser à consulter.
* ESSENTIEL: éviter d'enclencher le starter de l'hypertension quand on appartient à une famille où il y a des hypertendus déjà identifiés; autrement dit fuir tout ce qui peut faire basculer les commandes corps/coeur/cerveau vers la route de l'hypertension car il est quasi impossible ensuite avec les méthodes connues en France de faire demi-tour quant au processus enclenché. Chercher pas sur le Net, je suis pas sûre que vous trouviez ce qui est le résultat de nombreuses observations perso autour de moi quant au point de départ d'un hypertension. Même recommandation pout ceux et celles qui vont bien, aux familles sans souci, et qui veulent faire barrarage quasi absolu à l'hypertension.
Les jeunes, foncez vers une vie sympa, une alimentation saine, un corps en forme qui se remue. Vous diminuerez le risque de croiser le chemin de l’hypertension. Peut-être même que jamais vous ne la croiserez ! C’est possible !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
01:55 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hta, dr.f.forette, drjj mourad, prévention
30.03.2008
Sidaction
J'oublie pas le Sidaction. J'oublie pas le Sida.
Année après année, présente au marché, à la piscine avec l'accord sans réserve d'un directeur de choc, en bureau de poste, en centre commercial etc...j'ai fait au mieux là où j'étais.
A l'extérieur comme chez moi, avec à libre disposition info papier ou vidéo pour tous niveaux de compréhension, et des préservatifs pour les plus grands; tous les âges circulent à la maison.
En 2007, avec dans le XIème arrt de Paris "mon" groupe d'élèves de caté de CM2, c'est à propos de l'attention bienveillante à autrui que le souci de faire attention au Sida est ressorti spontanément. Mieux encore, les garçons avaient en leur possession l'info technique approprié en matière de préservatif pour éviter une contamination par le VIH; côté filles, c'était quasi nul. J'ai donc conseillé aux garçons d'ouvrir l'oeil pour 2 ! en quelque sorte.
J'étais contente de ce savoir assimilé , 1er pas nécessaire avant une mise en pratique le moment venu.
Faire passer les messages de prévention dès le primaire est important. Chez les moins de 10 ans l'info pénètre facile, comme l'eau dans une éponge. De plus, les hormones de la reproduction de l'espèce ne se sont pas encore facteur de turbulence chez ces jeunes pour qui la santé en général - hygiène bucco-dentaire, orthodontie, chasse aux gastro par le lavage des mains.... - et la non contamination par le VIH/Sida via une hygiène sexuelle préventive adaptée sont des réalités auxquelles il faut faire face.
Quelques uns s'étonnent de devoir répéter, année après année, les mêmes messages pour éviter une contamination Sida. C'est que, année après année, une nouvelle vague de jeunes débarque sur terre. Jeunes qui ont besoin, comme ceux de l'année précédente, comme ceux qui verront le jour l'année suivante d'une information. Comme ils devront apprendre à lire, à écrire, à compter classe d'âge après classe d'âge.
D'autres vont dire qu'ils n'écoutent pas bien, ces jeunes, ce qui leur est dit puisque, année après année, un certain nombre de 15 à 18 et de 18 à 24 ans sont contaminés. Et alors ? on ne fait pas le compte de tous les autres qui ne sont pas contaminés !
Qu'on arrête de critiquer les jeunes ! C'est agaçant et par trop systématique, routinier et sans acte de réflexion préalable ! Car les grands, censés être exemplaires, ne le sont pas forcément ! Et je redis là ce qu'ont montré des enquêtes non contestées, à savoir que - bien qu'informés des conséquences déplorables de cette pratique en matière de santé - nombre de médecins fumeurs continuent un tabagisme actif fervent.
Par ailleurs, dans le domaine sensible et délicat de la gestion de l'émotion, une rencontre conviant le corps en son entier ( jusqu'à une participation sexuelle) est une entrée en connaissance par une forme d'intimité conviant tous les sens qui - quel que soit le degré d'affectif voire d'amour qui la colore, du 0 à l'infini ! - se situe dans un espace où il est facile "d'envoyer son bonnet valser par-dessus les moulins". Ce qui en 2008 équivaut à oublier le préservatif.
Cela étant dit, il est important de penser à se protéger ce qui est revient aussi à protéger l'autre au sens large.
Sur les sites nombreux parlant du VIH/SIDA , vous trouverez, les jeunes, toute l'information voulue.
Au passage, je signale tout spécialement
* La contamination lors d'un première fois
* Les contaminations hétérosexuelles, avec parfois en sus iun intermédiaire homosexuel ou hétéroséxuel pas forcément révélé
* La mise en route de tests aux résultats plus rapidement connus.
* La diffusion des préservatifs féminins, plus au point qu'au démarrage il y a plusieurs années.
J'incite vivement garçons et filles à demander à leurs proches de pouvoir voir, toucher et tripoter préservatifs masculins et féminins pour se familiariser avec eux. La technique, ici, s'associe étroitement à l'information pour une prévention correcte.
Face au risque violent de mort très prématuré liée au Sida, se camoufler derrière des explications édulcorées voire fausses vis-à-vis des plus jeunes est devenu hors saison.
Si besoin était il est possible de répondre à des demandes faites soit par les commmentaires soit par l'adresse mail du contact indiqué.
Les jeunes, attention à ce qui est peut être non dit... sous motif " de ne pas encombrer les circuits hospitaliers", propos entendu au dernier Paris Plage et qui m'a fait halluciner ! De quoi s'agit-il, chers lecteurs.
Il s'agit là d'une mesure toute simple qui vaut dans 2 cas: quand il y a rupture de préservatif ou en cas de blessure acidentelle sang à sang. Cette mesure consiste à se précipiter vers l'hôpital le plus proche pour y être entendu et examiné aux urgences, dans le but de recevoir s'il en est décidé ainsi au nom d'un principe de précaution bien normal dans ce cas, un traitement qui peut être "préventif" en quelque sorte. Pensez-y bien les jeunes !
On peut, en effet, essayer d'enrayer la marée montante du virus dès le stade le plus précoce autrement dit quand un préservatif claque au cours d'un acte sexuel "risqué", ou encore en cas de contamination accidentelle sang à sang par exemple professionnelle - lorsqu'un pompier en intervention sur un lieu d'accident a ses gants en cuir bien épais détrempés lqui laissent passer du sang - contaminé ? - jusqu'à une possible coupure ou égratignure de sa peau au niveau des mains. Un test sanguin est alors fait pour connaître la situation par rapport au virus du VIH/Sida lors de cette consultation d'urgence, test qui sera renouvelé 3 mois plus tard pour connaître la situation définitive.
Personnellement, je préfère stopper une contamination de suite plutôt que, par une négligence coupable, laisser une personne être contaminée par le VIH puis développer ultérieurement un Sida avec toutes les thérapeutiques lourdes à effets secondaires qui devra alors être supportée tout au long de la vie.
J'ai bien présent à l'esprit que ce site s'adresse, d'abord, aux 0 à 18 ans.
Ce que j'écrit ici en matière de VIH/Sida, est visible par tous, quel que soit l'âge. Car chacun va chercher les informations dont il a besoin, en fonction de son niveau de développement et d'approche. Ce n'est pas nouveau: c'est de n'importe quelle époque.
Faites-vous respecter les jeunes !
Ne laissez pas l'information être mise sous verrous.
Osez demander !
contact: francoiseboisseau@wanadool.fr
19:42 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : préservatifs, vih, sida, information
03.02.2008
Décès:hormones contaminées
Mercredi 6 février 2008 débute le procès qui fait suite à 111 décès à ce jour liés à la maladie de Creutzfeldt-Jakob (désignée jadis comme démence) "attrappée" dans des conditions un peu particulières.
Il s'agit en effet de décès de jeunes, traités par des hormones en raison de leur petite taille.
Quand, aux abords des années 80, on proposait un traitement nouveau révolutionnaire pour faire grandir un enfant de petite taille, les parents étaient tentés de dire oui. Et un certain nombre ont donné leur accord. Car les enfants de trop petite taille - comme leur parents - peuvent en souffrir et il existe au moins une association pour le soutien des personnes développant à ce sujet un mal être et aussi pour le côté pratique des installations diverses prévues pour une taille dite moyenne. Je ne parle pas ici de nanisme.
Pour revenir au procès en correctionnel qui va s'ouvrir cette semaine le seul problème semble être dû à présence au sein des hypophyses saines prélevées sur des cadavres d'hypophyses contaminées car elles avaient été récupérées sur des personnes atteintes d'un Creutzfeldt-Jakob connu.
Lors de la préparation du traitement, des hypophyses saines se sont trouvées mélangées à une seule hypophyse malade qui a contaminé un lot entier.
Inutile d'en dire plus quant aux questions de négligence, d'insécurité. etc...Etc...
Ce qui est important se situe à 2 niveaux:
1. Sauf urgence vitale - pas le cas ici - il y a lieu de souligner la nécessité d'un temps de réflexion suffisante, face à tout produit nouveau à introduire dans un corps humain, quel que soit le mode d'introduction et que cette introduction soit palpable ou non. Je pense aux rayons en cancérologie, à la peau qui absorbe, etc...Il est quasi impossible aujourd'hui, malgré les précautions prises, d'affirmer à 100% qu'il n'y aura aucune conséquence secondaire ou négative avec une nouveauté.
Dans le domaine extrême des greffes où l'on remplace carrément, le Professeur SOURDILLE à Nantes qui fut le premier à pratiquer des greffes de cornée prévenaient bien les personnes concernées d'un risque d'échec. Toujours au niveau de ce même Professeur j'ai à l'esprit dans mon pays des Deux-Sèvres un veuf, sans enfant, sans aucune famille susceptible de porter plainte en cas d'échec, qui avait accepté avec bonne volonté d'apporter sa participation en ophtalmologie à ce qui pourrait être une avancée pour tous; il fallait quand même une dose d'abnégation certaine et ce fut une réussite et une joie pour lui de retrouver en quelque sorte la vue.
2. Très important, à mon niveau, la nécessité, au minimum morale, de demander l'avis avant tout traitement du jeune concerné par une taille dite trop petite. Car l'avis de l'intéressé peut se situer à l'opposé du désir des parents. J'ai en tête le cas d'un garçon, pétillant d'éveil, scolarisé en Primaire à Sarcelles et dont l'immense papa - je n'exagère pas - jugeait trop petit son rejeton. Les parents proposèrent à ce jeune un traitement aux hormones de croissance.
Leur fils de 7 ans refusa tout net ! et sa décision d'être humain responsable fut respectée par une autorité parentale non abusive. Entendant cela, l'équipe présente de 2 médecins et une infirmière échangea des regards exprimant le soulagement: pas de Creutzfeldt-Jakob pour ce garçon grâce au respect des parents.
D'ailleurs il était loin d'être vraiment petit, ce jeune !
Alors les jeunes, votre opinion ?
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
20:35 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grandir, décès, hypophyse, Sourdille, Creutzfeldt-Jacob


