28.11.2009
Fabrice : on le soigne ou pas ?
J’ai entendu les extraits des propos de Pierre Berger vis-à-vis du Téléthon. Des extraits qui ont pu
faire bondir certaines familles.
Sans Bernard Barataud, papa à l’origine du Téléthon – qui a commencé en 1972 pour son fils atteint de maladie générique et d’autres enfants comme le sien – par une proposition modeste d’envoi de cartes postales, on n’aurait pas tant progressé pour comprendre et arriver à soigner ces maladies là. Monsieur Barataud a été président du Laboratoire Généthon, passant le relai en 2008 au médecin Yves Champey.
J’étais le vendredi 20 novembre 2009 au Génocentre d’Evry, Essonne. Un lieu fréquente par des personnes en fauteuil roulant en raison de leur maladie génétique. Un lieu adapté : boutons d’ascenseur bas, lavabos, WC…
Ce vendredi des collégiens de 3 ème passaient la journée à visiter et apprendre ce qui se déroule dans ce centre dédié à la recherche génétique.
Que Monsieur Berger se soit dit choqué par le fait de montrer des jeunes enfants pendant le week-end du Téléthon, c’est une affaire qui le regarde.
Le fait est que nous sommes actuellement dans une société où le visuel prime tout. Ou presque. En conséquence, pour obtenir quelque chose, il n’y a pas d’autre façon que de passer par les images. Fussent-elles celles d’enfants touchés.
Il ne s’agit en aucun cas d’exhibitionnisme.
La preuve est que rien ne se passe si on ne fait pas ainsi. Fabrice en est un exemple.
Ce jeune garçon est soutenu par Zinédine Zidane par l’action de l’association ELA, Association Européenne contre les Leucodystrophies. Avant que se développe la maladie portée dans ses gênes, Fabrice a marché, chanté.
Cette sale maladie a commencé en douceur, puis s’est emparé de lui de plus en plus, freinant ses mouvements. Jusqu’à presque le ligoter en fauteuil roulant, conscient de ce qui se passe pour lui, conscient du monde autour de lui.
Fabrice vit dans l’Ariège avec une famille épatante. Une école qui sait l’accueillir. Une journée pour lui tous les ans en septembre. Un site ELFE où Fabrice est présent avant la maladie et depuis. ELFE est l’acronyme de Ensemble contre la Leucodystrophie de Fabrice, notre « Ecrin ».
C’est par hasard que j’ai découvert le cas de Fabrice. Ce qui me choque pour Fabrice est que le traitement qui existe lui avait été promis par le laboratoire danois qui fabriquait l’enzyme que son corps ne produit pas.
Fabrice a supporté, avec le sourire, en milieu hospitalier une série d’examens obligatoires pénibles qui étaient demandés au préalable. C’était bon. Il pouvait être soigné. Il attendait. Il espérait le metazym, l’enzyme de substitution.
Mais…le laboratoire danois fabricant le metazym a été vendu à un laboratoire américain. Qui, pour l’instant, traîne les pieds pour assurer l’engagement écrit pris antérieurement. Fabrice est conscient de ce qui se passe.
Dans ce cas, le traitement pourrait permettre – au moins de freiner ou stopper l’évolution de la maladie d’un Fabrice qui s’incruste dans la vie, connaît la mer, la montagne enneigée, la pêche à la ligne, savoure la musique qui lui est proposée, est présent joyeusement à des fêtes. Bref, vit. Alors que l’on n’a pas cessé d’annoncer sa mort proche à ses parents.
Certain spécialiste de la maladie décrète, a priori, que l’atteinte de Fabrice - et des autres dans le même cas - ne régressera en rien si un traitement est donné. Ce qui reste à prouver.
Fabrice se bat. Sa famille se bat. La communauté de l’Ariège se bat. Les écrits au laboratoire, les rencontres en face à face avec des responsables que j’ai vu moi-même en mars 2009 avec la maman et le papa de Fabrice ne changent rien. Sans étalage visuel sur la place publique, rien ne se passe.
Les journalistes font ce qu’ils peuvent. Ainsi Fabrice, 8 ans et demi, est signalé, à côté d’autres enfants touchés comme lui, dans un article de Laurence Delville paru dans France Dimanche du 23 au 29/10/09. Elle décrit un Zinédine Zidane « désespéré de ne pouvoir sauver des enfants malades ». Cet article mentionne le site de ELA : www.ela-asso.com et celui de ELFE : www.elfe-asso.fr . L’implication forte de Zinédine Zidane pour ces enfants est reprise dans un article du journal Le Monde du 12 octobre 2009. L’histoire intégrale de Fabrice est rapportée par Elsa Burette dans l’hebdomadaire Maxi paru le 12 octobre 2009.
Selon ce que j’ai entendu, il semblerait qu’un traitement par le metazym, traitement en cours de développement, coûterait actuellement pour un an pour un enfant de 30 kilos environ 500.000 euros.
On entend dénoncer dans certains domaines une frénésie pour produire, pour vendre, pour acheter. Augmenter la production de metazym, ici, aurait un sens en permettant de soigner un maximum d’enfants atteints en faisant – espérons-le – baisser le prix. En attendant d’agir plus efficacement en amont.
Pour Fabrice, pour ses frères et sœurs en maladie pour qui le traitement existe, n’y a-t-il pas mieux à faire que de demeurer dans l’abstinence thérapeutique ?
En dehors de la situation unique de Fabrice qui bénéficie d’une ATU, Autorisation Temporaire d’Utilisation délivrée par l’AFSSAPS, où en est la trentaine d’enfants qui devait être pris en charge pour recevoir un traitement selon les dires entendus le samedi 28 mars 2009 ? (voir sur le blog http:// prenonslaparole.hautetfort.com le 31 mars 2009 l’article « Leucodystrophies métachromatiques : garder l’espérance »). Il semblerait que les promesses faites de traitement stagnent. D’où le désespoir de Zinédine Zidane. Car le Téléthon ne prend pas en charge les leucodystrophies.
Bien sûr le téléthon a un effet porteur. Il permet de changer le regard des personnes non concernées par ces maladies rares.
Que décide-t-on pour les enfants atteints de leucodystrophie ? Que décide-t-on pour Fabrice ? On laisse filer sans rien faire ? Ou on médiatise à l’occasion du Téléthon ; le 20 ème cette année ? Pour lui et tous les autres comme lui ?
contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo transmise par la maman de Fabrice : Fabrice et une petite chèvre à droite. Fabrice à Noël 2008 à gauche)
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27.11.2009
Jean-Luc Romero et le Sida le 25.11.2009
Jean-Luc Romero conclut ici ELCS, Elus Locaux Contre le Sida, le jeudi 25 novembre. 
" Lors de l’Assemblée générale au Conseil régional d'Ile-de-France, qui a précédée les 14èmes Etats généraux d’ELCS, j’ai été réélu à la tête de cette association que j’ai créée en 1995 - cela fera 15 ans en 2010 ! " c'est ce qu'écrit Jean-Luc Romero à l'occasion des Etats Généraux tenus le 25 novembre au Conseil régional.
C'est à l'occasion de la présentation par Jean-Luc Romero d'Elus Locaux Contre le Sida dans une ville de banlieue que j'ai fait sa connaissance. Découvrant cette fabuleuse union des élus de tous bords contre le Sida.
On peut passer la première minute de cette vidéo, trop basse côté son pour enchaîner sur la suite. Voici le lien :
http://www.youtube.com/watch?v=zNmBs71yg2M
Au nombre des absents: Sheila en tournée, Anne Hidalgo non disponible. Mais Roxane Decorte était bien là. Ainsi que Dominique Versini défenseur des enfants. Plusieurs des élus, engagés fermement contre le Sida, ont fait part de leurs expériences. Dont une élue de Guyane.
Il ressort que la prévention contre le VIH/Sida aujourd'hui passe par le dépistage, le préservatif et aussi le traitement.
contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : Jean-Paul Huchon à gauche et Jean-Luc Romero à droite; à droite de gauche à droite: Jean-Luc Romero, Dominique Versini, Roxane Decorte)
15:07 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc romero, elcs, sida
15.11.2009
Secouriste dès 10 ans
Même avant. En Angleterre une toute petite fille de moins de 5 ans a sauvé son papa en lui donnant le sucre
qui faisait défaut à ce diabétique.
Rien de miraculeux. Elle avait observé. Puis su copier quand son papa s’était effondré à ses pieds.
A partir de 10 ans, en France, il est possible d’apprendre les gestes qui sauvent.
Pas mal comme activité extrascolaire.
Un peu partout en France, la protection civile ou la Croix Rouge proposent cela, le premier niveau étant le PSC1, Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) qui remplace l’Attestation de Formation aux Premiers Secours, AFPS, (délivré jusqu’au 31.12.2007).
A partir de 10 ans pour disposer de la force physique qui peut être nécessaire.
D’accord, avant 10 ans, selon leur développement physique, certains pourraient être capables de pratiquer les gestes d’une réanimation. Il faut bien fixer un âge civil pour simplifier.
Chute dans l’escalier, brûlure, étouffement, crise d’épilepsie, apprentissage du défibrillateur, etc….Il est important de savoir faire face, en apprenant directement.
Le secourisme ne se pratique pas en virtuel.
Se former au PSC1 c’est trouver 10 heures disponibles. Ce n’est la fin du monde.
Pour ceux et celles qui seraient intéressés, aller se former nécessite – au vu de ce que je vois - une participation aux frais de 60 à 70 euros.
A moins de devenir Jeunes Sapeurs Pompiers, JSP, toujours à partir de 10 ans.
Pensez-y !
Si vous n’êtes pas candidat JSP, si vous avez besoin du nécessaire pour une formation aux premiers secours, sollicitez votre entourage – les fêtes de fin d’année arrivent – pour acquérir le nécessaire. Ou rendez de petits services : une récompense peut suivre !
Enfin - ce serait encore plus agréable - essayez d’y aller avec des amis, à deux ou plus.
Une vie humaine n’a pas de prix. Quand c’est un proche, un parent, un ami, on est encore plus joyeux de savoir intervenir. Et de réussir. J’en suis témoin.
Apprendre à secourir - a fortiori quand on se trouve loin de tout en campagne, en montagne, peu importe où - est indispensable. On ne sait jamais à quoi l’on peut être confronté.
Etre préparé à donner les premiers secours, à ne pas rester paralysé, à ne pas faire de bêtises, à oser y aller est aussi important que de savoir lire, écrire et compter.
Ce premier stade de PSC 1 devrait pouvoir être acquis systématiquement en CM1 au sein de l’école primaire.
contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (logos Protection civile et Croix Rouge)
19:17 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secouriste, psc1
13.11.2009
Ségolène Royal relance la contraception
Personnellement j’approuve Ségolène.
Mieux vaut une contraception que des Interruption Volontaire de Grossesse, IVG.
Loin de moi de pousser à la consommation sexuelle.
A chacun de s’y mettre quand il le juge bon. Avant 18 ans. Après. Peu importe.
Pour celles qui sont lancées dans ce circuit il est évident, en 2009 et en France, qu’il est préférable de prévenir une grossesse non souhaitée. Plutôt que de devoir courir, dans l’urgence, après une IVG qui n’apporte rien.
C’est en ce sens que j’approuve le principe du carnet de contraception de Ségolène Royal, même si le ministre de l’Education Nationale le conteste.
Une telle proposition a le mérite de rappeler le plus simple : éviter des grossesses non souhaitées, notamment des grossesses non désirées trop précoces.
Etant née dans le Poitou Charente où je retourne régulièrement, l’initiative de Ségolène Royal qui fut auprès du Président de la République François Mitterrand en charge des Affaires Sociales - dont la famille - me semble bonne.
Le carnet – gratuit - de contraception va proposer 4 bons :
*un pour une consultation médicale gratuite
* un pour accéder à l’achat de contraceptifs
* un pour faire des analyses médicales
* un dernier pour faire une visite de contrôle.
Jadis, au temps de l’avant pilule contraceptive, le préservatif faisait office de contraceptif.
Aujourd’hui il peut toujours remplir ce rôle en préservant aussi des Infections Sexuellement Transmissibles, IST, jadis appelés Maladie Sexuellement Transmissible, MST. Les IST ou les MST se transmettent lors de relations sexuelles avec une personne contaminée. Plus généralement, des micros traumatismes de la peau, de part et d’autre, peuvent faire passer de l’un à l’autre un contaminant indésirable. Allez voir des sites appropriés pour plus de détails ou rencontrer en direct des personnes correctement informées.
On peut aller voir des personnes du CRIPS, présent dans 7 régions, qui est bon pour l’information sur le VIH/Sida, les hépatites ; également les drogues et les conduites à risque.
Ou encore poser la question qui préoccupe à info@lecrips.net. La réponse a lieu, personnalisée. Je l’ai observé au Crips de Paris.
Au départ un Crips était un Centre Régional d’information et de Prévention du Sida. Sa mission est allée ensuite au-delà du Sida.
Filles et garçons, on reste relax. Mais n’oubliez pas la contraception. Même si la pilule du lendemain ou du surlendemain peut intervenir.
contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : Ségolène Royal défendant sa proposition)
15:24 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, contraception
08.11.2009
Dominique Belpomme : des cancers à éviter
A la fois rassurant et inquiétant quand tous les invités de C dans l’Air parlent d’une même voix. Ce
qui est le cas pour cette émission du Mercredi 4 novembre 2009 générée par l’annonce du second plan cancer, intitulée "Le deuxième plan anti-cancer".
Pourquoi rassurant ? Parce que cette unanimité exprime une réalité des faits.
Pourquoi inquiétant ? Parce qu’ils sont en harmonie pour dénoncer le retard de la France pour expliquer et prévenir certains cancers. Pour exprimer aussi le poids du lobbying des fabricants de produits en tous genres introduits quasi partout. Notamment à l’intérieur des maisons. Une pollution interne qui vient s’ajouter à la pollution externe qui s’est accrue.
Il sera impossible de contrebalancer en frontal une industrie qui préfère fabriquer et vendre, sans se soucier des répercussions éventuelles en matière de santé. Après tout ce n’est pas son souci. Son objectif est de prospérer, d’assurer aussi des emplois.
Ceci étant si ces mêmes industries étaient confrontées à une chute libre des ventes de leurs produits boycottés, il ne fait aucun doute qu’elles se reconvertiraient en vitesse vers les produits « doux » qui connaîtraient alors la faveur des consommateurs. Qui devraient alors pouvoir disposer d’un droit de regard et de surveillance sur ce qui se passe à l’intérieur des usines. Il en serait fini de l’opacité qui préside et règne en maître, à commencer au niveau des fiches de composition des produits.
Dès maintenant ce n’est pas un rêve de mettre en pratique le poids du consommateur. Un poids efficace quand il se met à ne plus consommer. Le «consommateurs de la planète, unissez-vous ! » pourrait fonctionner… si tous les pays du monde en était à un stade homogène de développement.
Ce serait idéal. On n’en est pas là.
Toutefois, on reste libre de décider pour ses besoins propres. D’éliminer ainsi des achats qui feraient entrer chez soi des produits indésirables.
Qu’entend-on dans cette émission de C dans l’Air ?
Les multiples produits, trop souvent employés dans les maisons, soit pour le nettoyage, soit dans l’équipement, soit encore dans certaines structures peuvent être source de cancers pour les enfants. Les revêtements de sol – moquette, par exemple - sont généralement escortés de colle incluant des produits cancérigènes. Des tissus d’ameublement sont aussi dénoncés en cours d’émission comme incluant des produits indésirables.
Quand l’un des intervenants cherche à rappeler que les cancers principaux viennent de l’alcool et du tabac, il a bien été dit avant, par le Professeur Belpomme, cancérologue, que les enfants - dont le pourcentage de cancers s’élève année après année à raison de + 1 % par an - ne sont pas consommateurs d’alcool, ni fumeurs de tabac
Ayant été formée à l’épidémiologie, je ne peux qu’approuver ce que déclare Dominique Belpomme quand il indique que, outre le retard français en études épidémiologistes, les résultats de cette épidémiologie ne suffisent pas.
Il faut encore regarder du côté de la toxicologie. Et sur la rive de la biologie.
Des études ont lieu sur des cancers qui apparaissent de manière préférentielle chez les travailleurs de la terre, appelés à traiter pas des pesticides, fongicides et autres les plantes qu’ils cultivent.
Si cette question des cancers qui montent chez vous, les plus jeunes, vous intéresse, il est temps encore d’aller regarder cette émission, visible jusqu’à mercredi vers 17 heures.
Que proposer ? Que suggérer ?
Dès la naissance, les nouveaux nés peuvent bénéficier de l’allaitement au sein qui demeure la solution idéale, le lait de la maman étant le seul lait parfaitement adapté au nourrisson. Tout comme le lait de la vache est le seul lait adapté pour le veau qui vient de naître.
Remplacer l’achat des produits sophistiqués, très présents sur les rayons des magasins, par celui de produits basiques, à la composition plus simple, si possible non toxique. De ce côté le marché des produits dits « bio » peut aider. Certains fabriquent carrément à la maison leurs produits de nettoyage domestiques.
Avant achat, prendre le temps de lire et d’inspecter les étiquettes. En espérant qu’elles soient claires et complètes, mentionnant tous les produits ajoutés, même à doses infinitésimales.
Rien n’empêche de préférer un plancher ou un carrelage à une moquette. Toujours en restant très attentif.
Il faudrait, il me semble, un étiquetage complet de tous les produits commercialisés.
Ainsi que des fiches complètes, accessibles à tous, au niveau toxicologique, sur tous les produits utilisés au plan domestique et dans l’industrie.
Je rappelle que l’on a connu des catastrophes sanitaires liées à la fabrication de produits toxiques telles celle survenue à Bhopal le 3 décembre 1984, en Inde, une fuite d’une usine de pesticide faisant d’un coup 8.000 morts et des milliers de blessés.
Mais ce sont surtout des doses cumulées, jour après jour, de produits toxiques qui font des cancers, le Professeur Dominique Belpomme le redit.
Au niveau biologique - on le fait bien pour le saturnisme, attrapé par l’ingestion de peintures au plomb grattée par des enfants sur les murs – il serait judicieux de se lancer dans davantage de contrôles. On commence à regarder les taux de PCB, polychlorobiphényles, présents dans le sang de pêcheurs de poisson d’eau douce dans le Rhône et autres fleuves. Des pêcheurs qui sont des consommateurs habituels de leur pêche. C’est à frémir !
Si vous désirez en savoir plus, allez voir à partir d’une entrée telle que « taux de PCB chez des consommateurs de poissons d'eau douce ».
WWF accompagne des études biologiques. En rappel WWF, est au départ World Wildlife Fund, soit « Fonds mondial pour la vie sauvage »), puis World Wide Fund for Nature soit « Fonds mondial pour la Nature »), puis WWF en 2001. C’est une ONG, Organisation Non Gouvernementale,pour protéger la nature et de l’environnement, avec le souci du développement durable.
On a pourtant bien vu - avec au Japon l’affaire de Minamata – du mercure métal déversé par une usine dans la mer, entrant dans la chaîne biologique du vivant via les poissons, s’y accumulant, arrivant ensuite dans le corps des pêcheurs qui les consommaient pour vivre et déclenchant chez eux des horreurs. Plus tard, en 1995, c’est le premier ministre qui présentera les excuses du gouvernement aux familles touchées.
Des doses cumulées de mercure, selon les paroles du Professeur Belpomme.
Aurait-on oublié ? Passé par "profits et pertes" ?
Tous ces produits, inhalés, ingérés, déversés dans notre sang agissent à titre individuel. Ils font plus, ils interagissent aussi entre eux.
Malheureusement le Professeur Dominique Belpomme dit vrai : on pourrait éviter bien des cancers.
Heureusement le Professeur Dominique Belpomme dit vrai : on a la chance qu’il ose dire, délivrant une parole qui s’élève au-dessus d’intérêts que trop de responsables préfèrent ne pas dénoncer.
Le professeur Dominique Belpomme a été l'initiateur du premier plan cancer lancé par le Président Jacques Chirac. Il est président de l'ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, président de la Société européenne de santé environnementale. Il témoigne aussi par des livres, dont "Ces maladies créées par l'homme" en 2004, "Guérir du cancer ou s'en protéger" en 2005, "Avant qu'il ne soit trop tard" en 2007 .
Les jeunes, contre ces cancers, vous pouvez déjà agir en tant que consommateur. Informez-vous. Vous êtes les meilleurs gardiens de votre état de bonne santé.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : professeur Dominique Belpomme; couverture de son livre de 2007)
11:49 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique belpomme, cancer
05.11.2009
Patrick Pelloux défend les patients
Je viens de lire sur Facebook un interview du Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France, AMUF, qui peut concerner quantité de personnes. Je l’ai partagé aussitôt sur mon profil, indiquant ceci à Patrick Pelloux : « Ce que je fais.
Il est important d’être informé. Et pour cela d’avoir un urgentiste qui ose dire et qui ose intervenir.
Patrick Pelloux est bien placé, comme Président de l’AMUF, pour dire ce qu’il observe et vit dans un travail qu’il
aime et où il déploie toutes ses capacités.
Cet interview est paru dans le Quotidien du Médecin du 30 octobre 2009.
« Le président de l’Association des médecins urgentistes de France juge avec sévérité les récentes évolutions du statut de praticien hospitalier. Attaqué en justice par la police pour diffamation, il réclame par ailleurs une clarification des relations policiers-pompiers-urgentistes.
LE QUOTIDIEN – La police vous attaque nommément en justice pour diffamation, ainsi que les journaux « Charlie Hebdo » et « Le Canard Enchaîné » auxquels vous avez collaboré, dans l’affaire « Mupapa » (voir « le Quotidien » du 3 février). Comment réagissez-vous à cette mise en cause?
Dr PATRICK PELLOUX – Un commandant de police a effectivement porté plainte contre moi; j’ai été entendu la semaine dernière par la police judiciaire. L’affaire « Mupapa », il faut rappeler les faits, avait scandalisé l’AMUF et le monde de l’urgence : en janvier dernier, à Château-Thierry, un urgentiste de l’hôpital, le Dr Mupapa, avait examiné à la demande de la police un patient en état d’ébriété et délivré un certificat de non-admission. Quelques heures plus tard, en cellule de dégrisement, le patient avait fait un arrêt cardiaque. Arrivé au commissariat avec le SAMU, le même Dr Mupapa a été empêché de délivrer des soins au malade par le commissaire qui a interrompu sa manœuvre de réanimation au prétexte qu’il était le responsable de l’état du patient, ayant signé le certificat de non-hospitalisation.
Cette affaire révèle un état d’esprit. De plus en plus, la police semble vouloir se mêler de la médecine. Le commissaire a porté plainte contre moi pour dénonciation par voie de presse mais dans cette affaire, il a quand même empêché un médecin urgentiste de sauver un homme qui est mort.
Se pose aussi la question des relations des acteurs du secours. Depuis 2007, nous avons travaillé au sein du « comité de coordination des urgences médicales et des secours »; un référentiel « d'organisation du secours à personne et de l'aide médicale urgente » a été annoncé en grande pompe par Roselyne Bachelot. Et puis? Nous attendons toujours que cela débouche sur du concret. Il faut clarifier les relations entre la police, les pompiers et les urgentistes! Ceci rejoint la problématique de l’accès aux soins des prisonniers car là aussi, une meilleure organisation est nécessaire. Nous, médecins, ne sommes pas là pour juger mais pour soigner!
LE QUOTIDIEN : Vous avez, avec d’autres spécialités « à garde », créé en 2007 une Fédération de la permanence des soins hospitalière. Les dossiers que vous défendez dans ce cadre avancent-ils?
Dr PATRICK PELLOUX : Il ne se passe rien. Pire, la loi HPST [Hôpital, patients, santé et territoires] et ses décrets d’application sont en train de détruire et d’enterrer définitivement le statut de PH. On dépèce la bête. La situation des praticiens se dégrade; à l’intérieur de l’hôpital, le pouvoir appartient désormais à la technostructure et elle s’en est emparée avec un esprit de revanche. Les médecins étouffent. Je ne suis pas contre une organisation où chacun est dans son rôle – je pense d’ailleurs que les médecins ne sont pas faits pour faire de la gestion – mais l’hôpital se trompe d’échéance et de management. Le bras armé n’y est plus le savoir mais la comptabilité. On crée des usines à gaz et des usines à harcèlement dans les hôpitaux publics.
Pour parler de la PDS en particulier, nous repartons sur une organisation qui ressemble à celle d’il y a vingt ans, on va à fond… en arrière! Tout va devenir de l’urgence or ce n’est pas du tout comme ça que les choses fonctionnent. Nous nous sommes battus pour structurer l’urgence, pour faire un bon maillage et que se passe-t-il aujourd’hui? Des cliniques choisissent leurs urgences, leurs horaires… Les malades vont en pâtir et ceux que l’on va montrer du doigt seront ceux qui font les gardes de nuit, la PDS.
LE QUOTIDIEN : Y compris les médecins de ville?
Dr PATRICK PELLOUX : Les médecins généralistes, il y a des endroits où ils sont tout seuls. On ne peut évidemment pas leur demander d’être de garde 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Il n’y aura donc de fonctionnement que coordonné.
LE QUOTIDIEN : Quelles sont, aujourd’hui, vos revendications?
Dr PATRICK PELLOUX : Nous vivons une période inédite. Je n’ai jamais vu aussi peu de dialogue social, autant de mépris pour les syndicats et pour ceux qu’ils représentent. Comment va-t-on soigner la population si, outre les contraintes horaires et les risques médico-légaux, nos métiers ne sont plus du tout attractifs? Il y a quelques semaines, un interne s’est suicidé dans un hôpital parisien. Des médecins se suicident! 75 % des urgentistes souffrent de burnout. Je demande à Roselyne Bachelot d’organiser une réunion sur le sujet de la pénibilité du travail à l’hôpital public.
PROPOS RECUEILLIS PAR KARINE PIGANEAU »
Burnout des urgentistes, suicides de médecins.
On ferait quoi sans soignant ? Sans urgentiste quand il y a besoin ?
Sur ce blog, le 12 mai 2008, sous le titre « Urgences ! Patrick PELLOUX « j’ai parlé du livre de Patrick « Histoire d'Urgences » qui témoignage de la triste actualité du manque général de moyens au niveau des hôpitaux.
A lire ! A faire connaître !
contact:françoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : couverture du livre Histoire d’Urgence, Patrick Pelloux)
14:35 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick pelloux, urgence, médecine
04.11.2009
Faux médicaments : tous en alerte !
Arte, le 3 novembre 2009 au soir, a délivré un reportage instructif. A faire frémir. Suffisamment convainquant pour que ceux et celles qui seraient encore tentés de passer commande sur le Net de médicaments y renoncent.
Le risque est grand d’avoir affaire - dans le pire des cas - à des produits toxiques, avec effets secondaires indésirables ou graves ou entraînant carrément des décès.
Au mieux les acheteurs auront payé pour une crème dermatologique, obtenue par le Net, qui n’est rien d’autre que de la vaseline, donc un produit sans aucun effet pour soigner une peau malade.
Il y a des faussaires de talent. Des circuits mafieux. Avec ou sans blouse blanche.
Le faux médicament peut rapporter autant que le commerce de drogues dures, avec beaucoup moins de risques.
Un médecin américain a ainsi dirigé tranquillement, jusqu’à son interpellation à Lyon en 2008, un réseau; incarcéré en Sarre il a depuis lors regagné les USA pour y être jugé.
J’ai sursauté – intérieurement – avec le rappel filmé d’une affaire qui avait résonné dans l’actualité de début 2008. Une mauvaise héparine avait alors failli coûter la vie à des patients au bloc opératoire en pleine chirurgie cardiaque. Comme plusieurs patients, en cours d’opérations, se trouvaient mal dans les mêmes conditions - en gros la minute suivant l’injection d’héparine - les chirurgiens allemands – l’Allemagne a su éviter la mort pour ces patients là – ont magnifiquement réagi au quart de tour, décidant d’utiliser une autre héparine. Il s’est avéré que le matériel de base de fabrication de l’héparine incriminée était contaminé. La fabrication de l’héparine se fait pour l’essentiel en Chine, à partir d‘intestins de porc. Il s’est avéré après enquête que le problème était l’adjonction à l’héparine de sulfate de chondroïtine, substance toxique capable de mimer, lors des tests de contrôle, l’effet anticoagulant attendu de l’héparine.
Toujours en Allemagne cette même héparine, employée lors de dialyse rénale, a failli être cause d’autres catastrophes. Là encore les médecins allemands ont été bons.
Aux USA, par contre, il y a eu plus de 80 décès à déplorer pour la même héparine.
Certains n’hésitent pas, à propos des fabricants faussaires qu’ils dénoncent, à parler de « tentative de meurtre à grande échelle ».
Evidemment Interpol est sur le coup. A chaque saisie des douanes – des saisies aléatoires- il y a toujours quelque chose de trouvé.
Il est montré que la découverte par certains de « faux » médicament et leur dénonciation leur a valu des menaces des faussaires, et de devoir redémarrer à plus de 50 ans une vie professionnelle.
Le documentaire a été réalisé par Walter Harrich et Danuta Harrich-Zandberg et est accessible quelques jours sur Arte.
Un débat associe ensuite les invités suivants : Hendrik Jan De Jong : Président Commission Européenne de Pharmacopée, Philippe Bernagou : Directeur Général de la Fondation Pierre Fabre, Günter Hanke : Président de l’Ordre des pharmaciens du Bade-Wurtemberg. Il est disponible aussi quelques jours.
Un des trois responsables – l’un parlait allemand, les deux autres français – est Philippe Bernagou – Directeur Général de la Fondation Pierre Fabre qui a apporté de la clarté par quelques évidences simples. La traçabilité des médicaments était plus facile à suivre quand il n’y avait qu’une ou deux fabricants pour une substance active donnée. Quand on passe de 1 à 2 à 60 ou 70 on augmente la difficulté du suivi. La multiplication des intermédiaires – du fabricant, au grossiste en médicaments, jusqu’à l’officine augmente aussi la possibilité d’inclusion de « faussaires ».
L’Europe, pour chaque principe actif, dispose d’un cahier des charges, une monographie par médicament qui permet pour les fabricants qui le respectent d’assurer sécurité et qualité basiques, quels que soient ces fabricants.
Malgré les verrous européens de protection, il est toutefois impossible, nous dit-on, de disposer d’une garantie de sécurité à 100%. Y compris au niveau des officines, répond un responsable allemand, le risque étant cependant ultra faible.
Le prix, élevé, des nouveaux médicaments est évoqué.
Cependant, en matière de malfaçon, le risque est majeur en matière de médicaments car c’est un choix entre la vie et la mort. La vie ne mérite-t-elle pas de payer un prix plus élevé pour disposer de médicaments sûrs ?
Je parle ici de médicaments vitaux, pas des médicaments consommés abusivement voire inutilement comme le dénonce Sauveur Boukris dans son livre « Ces médicaments qui nous rendent malades » paru aux éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com, présenté ici le 10 juin 2009 sous le titre "Arash Derambarsh et Sauveur Boukris au chevet des citoyens".
Monsieur Bernagou rappelle qu’après la proposition de médicaments dits de confort sur le Net – de confort c’est-à-dire accessoires – on assiste depuis quelque temps à des propositions de médicaments, indispensables pour certains malades. L’attraction a lieu pour un produit moins cher au détriment de la sécurité. Toutefois un médicament n’est pas un produit comme un autre.
La contrefaçon en matière de mode n’a pas les mêmes conséquences que la contrefaçon en matière de médicaments. La contrefaçon n’a rien de neuf. Les producteurs de produits contrefaits cherchant à imiter les vrais médicaments ont en tête le profit, pas forcément la mort des consommateurs. Qui, cependant, arrive.
Aussi vendre des médicaments contrefaits n’est pas un délit mais un crime, qui produit des dizaines de milliers de morts en Asie, en Afrique. Et maintenant des morts en Europe où il serait bien que les sanctions soient harmonisées.
A propos de l’héparine qui a causé des dégâts en milieu hospitalier il est précisé que l’ajout d’un ingrédient indésirable à l’héparine avait néanmoins permis de passer les tests de la pharmacopée pour valider le produit.
Autrement dit si les contrefaçons sont présentes sur le Net pour 95 % des produits qui nécessitent une ordonnance en Europe, elles se faufilent aussi dans les circuits dits surveillés.
La contrefaçon a 1.000 visages.
Philippe Bernagou indique que 60 % des médicaments antipaludiques sont des contrefaçons. Grave problème pour les pays qui en ont besoin.
La Fondation Chirac, en association avec la Fondation Pierre Fabre, assure le développement à Cotonou d’un Laboratoire National de contrôle de la qualité des médicaments qui, à terme, permettra un contrôle des médicaments au Bénin et pour des pays alentour. Ce Laboratoire National entrerait, à terme, dans les laboratoires référencés par l'Organisation Mondiale de la Santé, OMS.
Vouloir des médicaments sûrs est avant tout une décision politique.
Il est important de rendre au pharmacien sa compétence dans la chaîne du soin.
Il est important d’éduquer, d’informer les consommateurs pour que leur choix ne soit pas dangereux.
Quant à vous les jeunes, résistez aux propositions alléchantes de médicaments sur le Net. Vous risquez d’y laisser la vie. Alertez aussi les plus âgés que vous !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (23 février 2009 à gauche Philippe Bénargou à Cotonou avec un responsable du médicament)
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28.10.2009
Acné : vigilance !
Je n’ai rencontré aucun jeune sans souci d’acné à un moment ou à un autre. La molécule d’isotetrinoide est rentrée dans la vie de certains.
Je vois ce jour 2 garçons, élèves de 1 ère, touchés – pas très sévèrement selon moi – mais gravement selon leur ressenti à eux qui seul compte. A tel point que ces sportifs, en bonne santé, se refusent à fréquenter la piscine. Par peur d’exhiber des boutons d’acné dont ils sont honteux. Un comportement identiques pour ces deux-là, qui ne se connaissent pas, l’un vivant à Paris, l’autre dans les Yvelines.
Pour l’un d’eux au moins l’acné est devenu si insupportable qu’il a consulté accompagné de sa maman un dermatologue, les soins usuels n’y suffisant plus.
S’en est suivie la prescription de la pilule miracle à base d’isotetrinoide – Curacne, Procuta, Contracné et autre.
Sur les forums de discussion où l’on échange à propos de cette pilule anti acné, les jeunes évoquent certains effets secondaires – une longue liste d’effets indésirables ou de contre indications étant d’ailleurs signalée sur notice par les laboratoires.
Beaucoup louent son effet miraculeux.
Loin de moi de doucher cet enthousiasme compréhensible.
Juste un avis de vigilance. Une vigilance que certains dermatologues appliquent pour guetter des effets secondaires graves apparus chez des jeunes sans prédisposition particulière.
En effet des suicides ont eu lieu – réussis ou ratés – ou encore le meurtre d’un dermatologue prescripteur, événements liés pour les parents ou les proches des jeunes concernés à la prise de cette molécule d’isotetrinoide. Des jeunes décrits sans fragilité particulière.
Les conséquences sur le psychisme ne sont pas occultées par les vendeurs de cette pilule miracle contre l’acné.
Mais, à mon avis, c’est à chaque famille lors d’une prescription de ce type d’entrer en vigilance. J’ai cru comprendre qu’une dermatologue dont un jeune client était décédé avait observé des répercussions sur le mental des jeunes chez 1/3 d’entre eux. Ce qui est beaucoup.
Un pompier de Nice, Daniel Voidey dont le fils s’est suicidé brutalement en raison de troubles apparus à la suite de la prise d’anti-acné, après enquête sur d’autres cas, s’est lancé dans une action en justice avec un maître du barreau.
Qu’elle aboutisse ou pas ne change rien à la nécessité présente d’être attentif et prudent.
Aucun médicament allopathique n’est anodin. Aucun n’est sans risque.
Dans une prescription il y a toujours une balance bénéfice/risque.
Quant un anti-cancéreux est prescrit, il va de soi que le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru.
Ici, contre une acné qui le plus souvent passe avec le temps, à chacun de voir.
Et de surveiller ou faire surveille ses changements d’humeur par son environnement familial ou amical lors de la consommation de ce restaurateur de belle peau.
Les jeunes échangent sur la prise d’une pilule contraceptive en cas d’isotetrinoide source de malformations fœtales et sur d’autres points. Les perturbations possibles du psychisme ne sont pas à négliger.
Aucune honte à être vigilant !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
09:33 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acné, isotetrinoide
15.08.2009
Grippe et pèlerinages
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Ce jour férié, samedi 15 août 2009, spécifique de rassemblements massifs des chrétiens en l’honneur de l’assomption de la vierge Marie, rien n’est annoncé, ni prévu côté grippe.
L’assomption célèbre la montée de Marie, la mère de Jésus le Christ, au ciel.
Certes à la gare SNCF de Lourdes, un important lieu de pèlerinagemondial, il y a les messages diffusés dans les gares SNCF d’importance de par toute la France à propos de la grippe A(H1N1).
Le site de Lourdes, petite bourg des Haute Pyrénées au moment des apparitions à Bernadette Soubirous, la future sainte Bernardette, est envahi pratiquement toute l’année par des voyageurs venus du monde entier par route, par air, par train.
Un peu plus de calme en hiver, certes. Mais le site des apparitions ne ferme jamais.
Qu’il s’agisse de Lourdes ou d’autres lieux de forts rassemblements, rien à signaler jusque là tout au long de cet été.
S’il y a des pèlerins d’un jour, un nombre certain séjourne 5 à 7 jours.
Lourdes est d’ailleurs situé dans un contexte de montagnes superbes.
Alors c’est assez drôle l’agitation pour des lieux d’accueil pour des jeunes où on a repérer le passage de la grippe et ces foules en quantité où, c’est certain ; la grippe ne peut que diffuser par les porteurs qui ne vont pas exprimer pour autant la maladie.
Quant aux mesures annoncées pour la rentrée, on ne pourra pas dire que le gouvernement n’a pas pris de précautions.
Il n’y en a plus que pour la grippe !
Aussi, on a bien entendu, il faut s’attendre qu’avec la renbtrée et les regroupements obligés des jeunes au sein des classes et des établissements d’enseignements, la foule aussi dans le métro, les bus, le RER, la grippe se montre sans se cacher.
Quelque soit le choix fait côté vaccination, il est d’ores et déjà prévu la fermeture généralisée des écoles si les autorités le décident.
Avec cours récupérables à la maison, devant la télévisison.
Ce qui pourrait ensuite donner des idées.
En pratique, mieux vaut anticiper.
Il serait judicieux de suggérer aux parents de s’organiser pour prendre qui une journée, qui une autre journée pour accueillir de manière groupée une dizaine d’écoliers, toujours les mêmes si possible, afin de veiller au bon suivi des cours à la télévision, à l’apprentissage des cours - et aux devoirs, pourquoi pas ?
Le lieu d’accueilpourra être le même ou changer, les jeunes sont mobiles. C’est l’adulte d’astreinte qui changerait. Sauf vocation provisoire !
Ceci résoudrait la question de la garde pour les petits, de la surveillance bienveillante avec conseils pour les plus grands.
Cette partie là ne devrait pas causer de problème.
En prenant en même temps les mesures prophylactiques et /ou thérapeutiques nécessaires si besoin.
On nous a dit que les anglais avaient des soucis avec le Tamiflu donné trop systématiquement aux enfants outre Manche.
On nous a dit qu’un décès de jeune en France, 14 ans, n’était a priori pas lié à cette grippe.
Zen ! Relax !
Impossible d’empêcher la grippe de passer ! On ne met pas de barrière à l’air, aux billets de banque sur lesquels le virus survit, à tout ce que l’on touche en collectif, sans parler des habitudes de se serrer la main.
Donc, toujours les mêmes mesures, valable avec ou sans grippe :
* se laver les mains
*éternuer à distance des autres
Quant au port du masque… voyez selon les consignes, le médecin, etc…
La grippe étant surveillée à outrance, on subit les retombées de ce pistage constant.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
11:03 Publié dans santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grippe, pèlerinage, lourdes, école
15.07.2009
Enfants cobayes: Scandaleux !
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
C'est tout à fait par hasard que je viens de me retrouver en tête-à-tête avec ces 2 vidéos.
Une chose est d'avoir vu passer l'information en articles, autre chose est d'entendre en parler en direct les familes concernées.
Des familles objets, aux enfants transformés en "animal éprouvette".
Des voix multiples s'élèvent à props de la maltraitance animale.
Et là ?
Rien ?
Je vous laisse apprécier.
En ayant conscience que si l'on s'en est pris à ces enfants là, rien n'empêche que l'on s'en prenne à d'autres jeunes.
Ce n'est pas le lieu, cet impensable à New York, qui est le pire.
On ne supporte pas les "cris" des animaux de laboratoire. Ils bénéficient de sédatifs ou autres.
Les enfants, eux, n'ont rien de tel. Trop cher.
Et puis ces enfants sont considérés comme des sous-enfants.
Naître ou vivre dans un milieu défavorisé suffit pour perdre sa dignité humaine.
Les droits de l'homme ?
Inconnus dans cette institution new-yorkaise !
Je suis très en colère. Très choquée. Très malheureuse pour ces enfants, souvent décédés à la suite de ces super-mauvais traitements.
On connaissait les animaux de laboratoire.
On découvre les enfants cobayes.
En allant sur Google on introduit l'un ou l'autre de ces 2 liens - l'un pour la partie 1, l'autre pour la partie 2 -
http://www.dailymotion.com/relevance/search/les+enfants+c...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/les+enfants+c...
et l'on écoute et voit.
Moins de 18 ans, je ne voudrais pas qu'en France on vous traite ainsi. Ce serait affreux ! Inhumain !
Contact : Francoiseboisseau@wanadoo.fr
00:05 Publié dans droits de l'enfant, santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants, droit, santé



