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Passeur de frontières

  • Sr Emmanuelle à Notre-Dame de Paris

     Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci

    Messe d’hommage à Soeur Emmanuelle à Notre-Dame de Paris ce mercredi 22 octobre 2008.emmanuellesr22.10.08 006.jpg

     

    Après l’inhumation de sœur Emmanuelle ce matin dans le Var, grand soleil sur la cathédrale Notre Dame cet après midi pour la cérémonie d’hommage à sœur Emmanuelle avec le Président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse, Monsieur Jacques Chirac et sa femme, Michèle Alliot-Marie, Laetitia Hallyday, Alain Jupé, Marie-Thérèse Hermange, et de nombreux autres politiques, artistes et une foule très nombreuse avec beaucoup de jeunes.

     

    On assiste à la procession extérieure des clercs, diacres, prêtres, évêques vêtus en violet, précédée des volutes d’encens avant l’entrée dans la cathédrale où le Président de la République et Carla Bruni-Sarkozy ont été invités à s’installer par le cardinal archevêque de Paris, monseigneur André Vingt-Trois.

     

    La cérémonie débute par le Psaume 125 « Je mets mon espoir dans le Seigneur, je suis sûr de sa parole » en refrain avec une série de couplet démarrant par « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel. Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière. » etc…C’est la maîtrise de Notre Dame habillée de bleu qui nous régale. L’autel est encensé à son tour, avec abondance. Cet arôme a été employé de tout temps et peut aider à la méditation. Monseigneur Vingt-Trois fait un court discours d’accueil en direction du Président de la République, d’évêques et annonce une messe à la chapelle de la Médaille miraculeuse située Rue du Bac samedi prochain 25 octobre à 10h30.

    Le Président d’Asmae, l’association de sœur Emmanuelle, lit le testament spirituel de sœur Emmanuelle qui oriente vers l’amour plus fort que la mort. Son message est bref, tonique, débordant de joie et d’allégresse, disant un «merci bondissant de reconnaissance » pour les milliers d’enfants aidés par l’amour ; elle nous rappelle le philosophe Pascal avec son «Dieu sensible au cœur», cite l’évangile de Mathieu chapitre 25 «Bénis par toi Notre Père des cieux» en enchaînant sur tous les présents à qui elle dit « Vous êtes bénis : aimez et partagez »; sœur Emmanuelle conclut en déclarant que le Magnificat est le secret du bonheur de sa vie.            

    Monseigneur Vingt-Trois remercie, enchaîne comme il convient par « Nous nous préparons à célébrer…. »  suivi du « Je confesse à Dieu tout puissant ….. . Amen ».

    On embraye sur le « Kyrie Eleison, Christe Eleison », seuls mots grecs restés présents dans une messe et signifiant : « Seigneur, prends pitié ! Christ prends pitié !».

     

    Monseigneur prie avec « Dieu tout puissant, nous te prions pour sœur Emmanuelle ….. ». Suit la lecture à l’ambon  par Jacques Delors, catholique pratiquant, de la 1ère  lettre de saint Paul aux Corinthiens qui n’est rien d’autre qu’un hymne à la charité ou plutôt à l’amour avec notamment ces paroles « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » et entre « foi, espérance et charité : le plus grand des trois est la charité ». C’est un texte souvent mis dans les cérémonies de mariage. A la suite de Jacques Delors, le même texte est lu en arabe par un prêtre libanais. D’ailleurs la femme du Président de l’Egypte Hosni Moubarak est présente. Monseigneur Michel Dubost, évêque d’Evry indique que la messe est dite en arabe à Notre Dame du Liban rue d’Ulm, que Dieu est nommé Allah, que les maronites – arabes catholiques - libanais sont rattachés à Rome, ces prêtres là étant mariés de même que d’autres ailleurs avec la bénédiction – si j’ose dire – de Rome qui fait tant d’histoires en d’autres lieux !

     

    Un Magnificat joyeux est alors chanté, avec le refrain : «Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom ! ». Ce chant est basé sur des paroles dites par Marie, future mère de Jésus, à sa cousine Elisabeth, autrefois chanté en latin avant d’en venir au français. 

    Puis Monseigneur Vingt-Trois bénit le diacre qui va lire l’évangile. Un Alleluia – Alleluia c’est dire la joie ! est chanté 3 fois, suivi de l’échange : «- Le Seigneur soit avec vous. - Et avec votre esprit.

    Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc ». On écoute le récit de la 3 ème fois où Jésus se montre à ses disciples qui viennent de pêcher toute la nuit en vain ; ils jettent alors le filet où Jésus le leur indique avec succès. Jean est celui qui reconnaît Jésus et Pierre s’élance vers la rive. A l’issue d’un repas de poissons et de pain, Jésus parle à Pierre, épisode s’achevant par le« Suis-moi» de Jésus à Pierre après qu’il ait dit à son disciple : « Sois le berger de mes brebis ». On achève par : « Acclamons la parole du Seigneur ! » l’assemblée des présents répondant « Louange à toi, Seigneur Jésus ! »

     

    Monseigneur nous fait un prêche, un sermon, un discours, comme on veut. C’est l’occasion pour lui selon l’usage d’évoquer soeur Emmanuelle, le basculement de sa vie à l’heure de la retraite quand elle commence une nouvelle vie avec les chiffonniers du Caire au milieu d’eux  24h sur 24 – hormis une messe quotidienne, son utilisation plus tard des médias sans complexe pour faire connaître et aider les déshérités qu’elle côtoie, l’«embarquement » de sœur Sarah, religieuse copte orthodoxe, avec sœur Emmanuelle pour poursuivre son objectif, les liens du message délivrée par notre sœur presque centenaire avec les lectures faites de Paul et de Luc, pour déclarer que « la générosité n’est rien si elle n’est pas animée par l’amour. » En conclusion, sœur Emmanuelle doit jubiler ce jour en voyant quelques heures de plus consacrées aux pauvres et que Jésus, son grand amour, n’est pas oublié avec cette cérémonie eucharistique. Monseigneur nous rappelle que rien ne vaut mieux que de « donner sa vie pour ceux qu’on aime », ce que Jésus a fait pour tous car « sans amour nous ne sommes rien, l’amour seul est dogme de Foi. Amen »

    Amen, est une approbation qui revient souvent dans un office.

     

    On arrive à la partie des intentions de prières, avec en refrain « Dans ta miséricorde, écoute-nous Seigneur ! ». 3 intentions sont présentées. La première très logiquement par une sœur de la congrégation à laquelle appartient sœur Emmanuelle : « Nous te prions pour la grande famille de Notre Dame de Sion : sœurs, frères, associés, amis, professeurs et élèves ». La seconde  par un responsable d’Asmae qui invite à prier pour les jeunes du monde entier qui s’engagent dans la solidarité envers les plus faibles. La troisième par Marie-Thérèse Hermange, sénateur de Paris, qui appelle l’assistance à demander qu’à la suite de sœur Emmanuelle il soit donné « à ton église des semeurs de vie et de joie.. » qui donnent à voir dans notre prochain ton visage.

    Monseigneur Vingt-Trois enchaîne sur une prière. Puis l’orgue joue pendant qu’un diacre prépare l’autel avec calice et vin et la patène avec l’hostie, pain et vin évoquant les fruits du travail des hommes. 

    Pendant qu’à l’extérieur un écran géant permet de suivre la cérémonie, on s’achemine vers la partie la plus intime de la cérémonie avec d’abord le lavement des mains de Monseigneur qui est l’officiant célébrant, ce qui est un geste de purification. Le clerc encense la foule comme il a encensé l’autel.

    Monseigneur attaque alors le début de la grande prière eucharistique emmanuellesr22.10.08 001.jpg: «Seigneur Notre Dieu sois favorable à l’offrande que nous te présentons… ». Puis, calotte ôtée, il dit : « Le Seigneur soit avec vous», la foule répondant « Et avec votre esprit ». Monseigneur : « Rendons grâce au Seigneur Notre Dieu ». Réponse : « Cela est juste et bon ». Monseigneur : « Vraiment il est juste et bon… Si la loi de la mort nous afflige, la promesse de l’immortalité nous apporte la consolation ; … C’est pourquoi… »

     

    La maîtrise entonne le Sanctus, autrement dit « Saint ! Saint ! Saint le Seigneur Dieu de l’univers. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosannah au plus haut des cieux ! » Monseigneur Vingt-Trois dit la prière eucharistique qui évoque le dernier repas de Jésus avec ses disciples avant sa passion  « Seigneur nous te prions. Sanctifie cette offrande en répandant sur elle ton esprit. Quelle devienne pour nous le corps et le sang de Notre Seigneur Jésus Christ…… »  Lors de son dernier repas « Il prit le pain, le bénit et le donna à ses disciples en disant : Ceci est mon corps. Prenez et mangez en tous.» et l’hostie est présentée à l’assemblée alors que sonne une cloche de la cathédrale. « De même à la fin du repas il prit la coupe, la bénit et la donna à ses disciples en disant : ceci est le calice de mon sang »… «Vous ferez cela en mémoire de moi » avec à nouveau trois sons de cloche.

    Vient la proclamation « Il est grand le mystère de la Foi » A quoi un chant répond : »Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus. Nous célébrons ta résurrection. Nous attendons ta venue dans la gloire.»

    Pour les chrétiens, hostie et vin sont devenus vraiment corps et sang du Christ, alors que pour les protestants il ne s’agit là que de symboles et pas d’une présence réelle. Au départ, il s’agissait d’un repas partagé en commun où chacun apportait ce qu’il pouvait le tout étant béni au préalable.

     

    A nouveau une prière : « ……nous te rendons grâce…. Envoie ton Esprit Saint…A nouveau des prières : l’une non dite par Mgr André Vingt-Trois puisqu’elle le concerne « Souviens-toi de notre évêque André… » une autre avec « Souviens-toi de notre sœur Emmanuelle, appelée auprès de toi…. », une troisième « Souviens-toi aussi de tous nos frères endormis… » puis enfin « Sur nous tous enfin nous implorons ta bonté…Permet qu’avec la bienheureuse Vierge Marie nous ayons tous part à la vie éternelle et que nous chantions tes louanges. »

    A nouveau Monseigneur Vingt Trois : « Par lui avec lui et en lui, nous pouvons dire la prière reçue du Sauveur : « Notre Père qui es aux cieux ….Et délivre-nous de tout mal. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire. »

    « Seigneur Jésus tu as dit à tes disciples : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix … »    et pour tous : « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » La foule répondant « Et avec votre esprit »

     

    Quand on a du temps il y a échange du baiser de paix ou d’une poignée de main avec « La Paix du Christ » par exemple entre les prêtres, les assistants, les prêtres et les assistants. Mais là Monseigneur enchaîne aussitôt avec : «Heureux les invités au festin de l’amour » (on dit aussi « au repas du Seigneur ») et puis la prière :

    « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri. » (Ceci reprend la requête d’un centurion romain venu demander à Jésus la guérison de sa fille très malade : « je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison, mais dis seulement une parole et ma fille sera guérie » avait dit ce militaire).

    C’est la communion, autrement dit la proposition de recevoir le corps du Christ, les évêques en plus communiant au sang du Christ – en principe du vin blanc qui ne tache pas -, très rarement du vin rouge.

    Pendant ce temps la maîtrise chante l’Agnus Dei de Maurice Duruflé, soit si l’on traduit : « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde prends pitié de nous » (bis) avec ici en fin « Dona eis requiem » autrement dit « donne lui le repos éternel » ou qu’il ou elle repose en paix puisque la cérémonie n’est pas une messe de Requiem mais cependant réalisée en hommage à une sœur défunte à qui il est souhaité de reposer en paix. Car pour les chrétiens la mort est suivie d’un long repos avant la résurrection des corps qui ne pourra avoir lieu qu’à la fin des temps ou fin du monde.

    A l’extérieur des clercs distribuent aussi le corps du Christ, qui est un pain sans levain en souvenir du pain sans levain des juifs avant de sortir d’Egypte pour échapper sous la conduite de Moïse à un certain moment  au pouvoir acquis par pharaon. 

    C’est le Salve Regina – Salut Reine du Ciel -souhaité par sœur Emmanuelle et chanté en direction de la statue de la Vierge portant son fils Jésus dans les bras, statue présente dans la cathédrale non loin de l’autel et qui est souriante ou triste selon l’angle sous lequel on la regarde. Le texte du Salve Regina étant des années 1220 ; qui aurait envie de le réactualiser du côté des paroles ?

    Salve, Regína, mater misericórdiae  vita, dulcédo et spes nostra, salve Ad te clamámus, éxules fílii Evae.
    Ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte. Et Jesum, benedíctum frucum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde
    O clemens, o pia, o dulcis Virgo María

    Salut, Reine, mère de miséricorde, notre vie, notre douceur et notre espérance, salut. Vers toi nous crions, nous les enfants d'Eve exilés. Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Alors, toi qui es notre avocate, tourne vers nous tes yeux pleins de miséricorde. Et après cet exil, montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein, Ô clémente, bienveillante et douce Vierge Marie.
    Pendant le Salve le bourdon de la cathédrale – au son magnifique – résonne. Le recueillement a été saisissant tout au long de cette messe.

    Monseigneur Vingt-Trois reprend les commandes  pour achever la cérémonie : « Nous te supplions, Seigneur…. »

    Puis vers la foule : « Le Seigneur soit avec vous ! »

    Réponse : « Et avec votre esprit ! »

    Monseigneur : « Que le Dieu tout puissant vous bénisse au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !  Allez dans la Paix du Christ. » (Autrefois : Ite missa est, Allez la messe est faite).

    C’est fini.

    Monseigneur reconduit le Président et son épouse à leur voiture, un Président qui ne désire pas faire  de déclaration. Et on le comprend.

    La foule se disperse. Jacques Chiracemmanuellesr22.10.08 008.jpg répond, Laetitia Hallyday aussi et madame Hosni Moubarakemmanuellesr22.10.08 010.jpg.

     

    On apprend ensuite que sœur Emmanuelle était apparentée à la famille Dreyfus. Que demain jeudi  va paraître chez Flammarion le livre qu’elle destinait à son  après mort appelé Confession d’une religieuse. L’Adieu de sœur Emmanuelle. Philippe Asso, prêtre et théologien lui a donné un coup de main pour la mise en forme de cet ouvrage qui porte sur 20 ans de sa vie.  Ce récit rétrospectif lui a permis de mieux repérer le sens de sa vie avec son message constant « La vie ne s’arrête jamais pour ceux qui savent aimer. »

     

    Je me demande bien, en l’état actuel des acquis des moins de 18 ans et de certains plus âgés, ce qui a pu être compris de la  cérémonie à Notre Dame. Il se peut aussi que je me trompe. Pour qui serait intéressé et qui a accès au Net -  forcément les lecteurs de ce blog - les textes principaux lus de Paul et de Luc se trouvent facilement dans le Nouveau Testament. De même le Psaume 25 dans l’Ancien Testament cette fois, le Je confesse à Dieu – version courte et version longue,  le Magnificat, le Notre Père, et le Salve Regina sont accessibles aisément via Google. Le Psaume 25 est commun aux religions monothéistes comme tous les Psaumes que le Roi David a chanté en ayant sans doute écrit. Avec la fréquentation vieillissante des églises, les participations des jeunes à de grands rassemblements, je m’étais demandée - et je l’avais dit en 2008 à un curé responsable de paroisse - si un catéchisme sur le Net ne serait pas à envisager. La question reste ouverte.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos prises à la télé: de haut en bas: le Président Nicolas Sarkozy avec son épouse et Mgr André Vingt-Trois après la cérémonie- désolée pour la photo floue !, Monseigneur Vingt-Trois cardinal-archevêque de Paris; de gauche à droite: Laetitia Hallyday, Jacques Chirac, madame Hosni Moubarak épouse du président de l’Egypte )         

  • Sœur Emmanuelle

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.   

    Avant tout, merci sœur Emmanuelle pour votre joie et votre goût du bonheur. Une chrétienne catholique romaine débordante de joie de vivre, cela est assez  peu répandu en dehors des monastères. Comme c’est très communicatif,  cette  joie de l’existence  qui vous habitait vous avez su la donner en abondance.  Vous avez su aussi dire que le vie était faite pour le bonheur, autre rayon de soleil sur le monde ! Voici deux phrases dites par vous, chère sœur Emmanuelle :

    «  Tout le monde doit être heureux.  Moi je crois que la vocation de l’homme c’est le bonheur. »

    « Tu souriras au monde et le monde te sourira, ça j’en suis persuadée. »

    La seconde phrase est aisée à tester. Essayer et vous verrez. Par effet de contagion. De même que la morosité entraîne la morosité, la joie génère la joie. 

    Tous les médias parlent d’elle, qui allait bientôt fêter ses 100 ans. Qui est connue en raison de la tournure prise par sa vie à l’heure de la retraite, une nouvelle étape surgie brusquement dans sa vie de religieuse avec les chiffonniers du Caire. Situation qui l’a conduite à se révéler autrement.  Une femmes tellement médiatisée qu’une émission de C dans l’air lui était consacrée hier lundi 20 octobre. Au cours de l’échange conduit par Yves Calvi, il a été éliminé la possibilité d’un prix Nobel de la Paix attribué seulement aux personnes en vie.  Du côté d’une béatification, il ne faut guère y compter la mise en avant de cette manière étant plutôt réservée à des inconnus. Quant à « panthéoniser « sœur Emmanuelle, pour quoi ne pas la laisser reposer en paix à Caillian ?

     

    Je  mets là les extraits principaux d’un article paru en page 6 du  Directsoir N°426  du 20 octobre distribué gratuitement au niveau du métro, quotidien  qui a aussi mis sœur Emmanuelle en pleine page de couverture

    « SŒUR EMMANUELLE

    A DIEU ET MERCI !

    « La nouvelle est tombée ce matin peu avant 10 heures.  Soeur Emmanuelle – Madeleine Cinquin à l’état civil – s’est éteinte cette nuit dans son sommeil dans la maison de retraite de Caillian (Var) où elle résidait.( …)

    L’engagement

    Sa silhouette et son visage resteront longtemps dans les mémoires. C’était une petite femme énergique, vêtue de la tenue sobre des religieuses de Notre Dame de Sion, un discret voile bleu noué sur les cheveux. Son regard était rayonnant, sa voix joyeuse et son énergie intarissable. Née en Belgique en 1908, elle avait passé sa jeunesse dans un milieu aisée, caressant les rêves et les projets des jeunes filles de son âge, même les plus frivoles, comme elle le racontait non sans amusement. « Dans ma jeunesse, je ne pensais qu’à m’amuser, danser, voir des films, aller au théâtre. C’était le monde des années 1920, qu’on a nommé les années folles.  », évoque-t-elle dans son dernier ouvrage, J’ai 100 ans et je voudrais vous dire (Plon). A l’âge de 20 ans, en dépit des réticences de sa famille, elle se sent appelée à la vie religieuse et décide d’entrer dans les ordres. « Si tu veux vivre, tu dois aimer » , dira-t-elle plus tard, inspirée par saint Augustin. Mais le cloître ne correspond guère à son tempérament impétueux et elle décide de s’engager dans une congrégation séculière. Dès les années 1930, elle quitte l’Europe et part enseigner en Turquie, en Tunisie et enfin à Alexandrie, en Egypte. Si son destin ressemble à celui de nombreuses religieuses de sa génération, il prend un tour particulier sur les rives du Nil.

     

    Avec les Chiffonniers

    En 1971, alors que l’âge de la retraite a sonné, elle décide de s’installer auprès des chiffonniers du Caire, dans les plus sordides des bidonvilles. Dans des conditions très précaires, pendant 20 ans, elle n’aura de cesse de répondre aux besoins les plus immédiats des déshérités – nutrition et santé – tout en veillant à leur apprendre à lire et à compter, conditions essentielles pour sortir de la misère. « Ce qui m’a étonnée, ce fut de me retrouver ainsi, la soixantaine passée, dans un monde que j’avais ignoré, dont je ne parlais pas très bien la langue, plongée dans cette misère matérielle, et d’éprouver malgré tout un sentiment de joie comme je n’en avais jamais connu. J’avais atteint mon but », raconte-t-elle Grâce à sa volonté  inépuisable et les énergies qu’elle fait naître sur place, son œuvre comme son aura prennent de l’ampleur et lui permettent de construite dispensaires et écoles. Consciente de l’atout que constitue sa popularité, elle n’hésite pas à en faire usage pour drainer des moyens vers son association. Sur les plateaux télévisés ou dans les colloques internationaux, elle se permet d’interpeller les grands de ce onde, les tutoyant avec affection, et les enjoignant à s’engager fermement dans le combat contre la pauvreté. Et si elle acceptait de bon cœur les invitations, elle conservait cependant beaucoup de lucidité, et surtout de modestie. « Pour servir les autres, j’ai brassé des millions, parcouru la planète, rencontré ceux qu’on appelle les plus grands (…). Cela m’a donné un sentiment grisant. Pourtant aujourd’hui, j’en mesure les limites » écrit-elle. Femme de terrain, engagé dans un combat au corps à corps contre la misère, elle a tout au long de sa vie puisé son engagement dans sa foi. « J’étais un fleuve en ébullition. Un homme ne m’aurait pas suffi. Je voulais quelque chose de plus grand, de plus exaltant. J’ai choisi Dieu », déclara-t-elle. La figure du Christ était centrale dans sa vie quotidienne, rythmée depuis 80 ans par la prière et les sacrements. Comme Mère Teresa, l’Abbé Pierre et les innombrables acteurs anonymes de la charité au quotidien, croyants ou non, elle a contribué à rappeler l’éminente dignité de ‘humanité.

    ASMAE, association Soeur Emmanuelle,

    www.asmae.fr et 01 44 52 11 90 ».

    Cette association concerne autant la France que l’étranger.

    Mais attention ! Si vous n’avez pas sous, les jeunes, vous pouvez  peut-être donner de votre temps, avec l’accord des parents pour les moins de 18 ans. Donner du temps est une manière de donner. Tout est nécessaire. L’argent pour ceux qui en ont en excédent, la disponibilité pour ceux qui  n’ont que le nécessaire ou rien comme les enfants.

    Du côté des livres :

    Mille et un bonheurs, méditations de sœur Emmanuelle, coffret livre + CD, texte lus par Brigitte Fossey, Carnet Nord.

    J’ai 100 ans et je voudrais vous dire. Entretiens de Sœur Emmanuelle avec Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol, Plon.

    En cette année où il nous est dit qu’environ 1 million de personnes suivent ou s’orientent vers les pratiques du boudhisme, soeur Emmanuelle est à mille lieux de ce positionnement. Pas grave. Elle nous délivre, elle aussi, « du lourd »  sur une note joyeuse.  Il en faut pour toutes les tendances, toutes les inclinaisons, tous les styles. Le rude du  Carmel, la distance du zazen, la « pétillance » bondissante et heureuse d’une sœur Emmanuelle. Pas zazen mais tout aussi détachée quelque part car branchée sur Dieu. De mon point de vue personnel, l’important est de ne pas oublier votre partie spirituelle en l’affamant par inattention ou distraction.  

    J’ajoute pour terminer ce billet 3 des réactions mentionnées aussi  par Directsoir :

    = Bernard Kouchner : «Ma Sœur Emmanuelle est morte, elle allait avoir 100 ans, toujours jeune et admirable et belle et j’ai le cœur très gros. ». Témoignage du ministre des Affaires Etrangères.

    = Dominique Lapierre : « Soeur Emmanuelle était une héroïne de notre temps. Nous allons tous être un peu orphelins. » Témoignage d’un écrivain.

    = Bertrand Delanoë : « Sœur Emmanuelle restera assurément pour beaucoup une puissante source d’inspiration pour agir contre la misère et refuser, toujours, le renoncement. » Témoignage du Maire de Paris.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo:  soeur Emmanuelle)

  • Arash Derambarsh sur Direct 8

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.    9 octobre: 103 visites

    Arash Derambarsh était présent sur Direct 8 hier, mercredi 8 octobre, dans l’émission de  Rachel Bourlier ZAP’8 à 22h30 pour évoquer son soutien à Barack Obama.

    Virevoltant de vie, une vie qu’il sait conduire, Arash Derambarsh arash der.jpga convié tous les auditeurs à participer à l’événement qu’il organise le 3 novembre 2008 autour de Barack Obama de 18h00 à 20h00. Voici l’invitation communiquée le 3 octobre :

    « Bonjour à tous,

    Nous sommes à 1 mois de l'événement du 3 novembre !

    Voici le programme (non définitif):

    Cocktail et buffet dinatoire gratuit et à volonté!

    Avec la présence exceptionnelle de Monsieur Clyde Wright
    (Groupe du Golden Gate Quartet ayant fondé le Gospel aux USA et dans le monde) et 40 choristes qui chanteront et mettront l'ambiance "Happy day" version gospel !!!
    http://www.clydewright.com/fr/bio/index.html


    1) - Zachary James Miller (porte-parole de Barack Obama en France - Parti démocrate américain)
    http://www.respectmag.fr/spip.php?article624

    2) - Anh Dao Traxel Chirac (fille adoptive de Jacques Chirac et présidente de l'association L'Étoile européenne du dévouement civil et militaire )
    http://www.eedcm.com/

    3) - François Durpaire (historien et biographe de Barack Obama)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Durpaire

    4) - Mohamed Dia (NBA by Dia)
    http://www.mdiawear.com/

    et d'autres surprises...

    adresse:
    Restaurant FINDI (en face de l'église américaine)
    26, avenue George V 75008 PARIS - FRANCE

    Arash Derambarsh
    0660294046 »

     

    Il est certain que nous vivons des moments d’exception, avec une décision finale pour les américains qui sera prise dans un contexte de crise qui a éclaté il y a peu. – bien qu’aux signes avant coureurs présents depuis des mois et des mois. Cet ébranlement aux répercussions mondiales n’empêche pas la terre de tourner, le jour de se lever, les milliards d’hommes vivants d’exister bien ou mal. Je ne commenterai pas davantage ce côté là ce jour.

     

    Je préfère situer Arash Derambarsh pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Ce garçon de moins de 30 ans est éditeur, utilisateur avisé de Facebook et aimerait ajouter la compétence juridique au panel dont il dispose pour poursuivre une avancée en politique où il a déjà été présent.

     

    Comme éditeur, il a soutenu Maître Karim Achoui à propos de son livre « L’avocat à abattre » publié par les éditions du Cherche Midi et qui a pu continuer à paraître avec succès. Du côté de Facebook son élection de président pour 6 mois a fait grand bruit sur les médias. En matière juridique ce Directeur de collection  - département politique et personnalités publiques publiées au Cherche Midi travaille dur pour  être habilité à exercer la profession d’avocat. Quant à la politique, il aime Courbevoie, sa ville, où il s’est présenté aux dernières municipales.

     

    Depuis 3 ans il suit le parcours de Barack Obama, aujourd’hui candidat à la Présidence des Etats Unis d’Amérique.

     

    La famille d’Arash a fui un Iran dominé par les ayatollahs et, né à Paris, il a très vite vécu à Courbevoie où il demeure toujours. Il s’est fait lui-même et continue dans cette voie.

     

    Ce garçon a du cœur. En conséquence, il trouve toujours les gestes qui touchent. Ainsi hier il a remis un ouvrage sur De Gaulle publié au Cherche Midi, http://www.cherche-midi.com , à son voisin le député Bernard Debré présent à l’émission pour parler de son nouveau livre « Dictionnaire amoureux de la médecine », et aussi un livre à Rachel Bourlier pour l’anniversaire de son fils.

     

    Epris d’humanisme, soucieux du spirituel, appréciant Elie Wiesel « dénominateur commun » - je cite Arash - des participants variés conviés pour l’émission d’hier, il n’hésite pas à citer Sénèque.

    Tel est Arash Derambarsh un homme sur qui l’on peut compter.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché d’Arash Derambarsh)

    D’autres billets sur ce blog à propos d’Arash Derambarsh: A.Derambarsh et facebook 02 01 2008, A. Derambarsh à Courbevoie  06 03 2008, A. Derambarsh  13 et 14 04 2008 : interview dans Le Progrès puis à propos de l'interview du Progrès, A. Derambash 27.06.08, après l'émission sur Canal + du 23 juin, 21, 22 et 23.09.08, A. Derambarsh défend la liberté d'expression à propos du livre de Maître Karim Achoui.