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Paranormal

  • Stéphane Allix M 6 Enquêtes extraordinaires ce soir

    Une 5 ème émission de Stéphane Allix est diffusée ce soir, 17 juin 2010 sur M 6 à partir de 23H00, avec rediffusion dans l’après midi dimanche 20.

    Le 5 juin 2010 j’évoquais ici l’émission diffusée le 3 juin « Une vie après la mort ? ».

    Depuis, le 10 juin, Stéphane Allix nous a entraînés sur « Signes de l’au-delà, médiums » dont des conclusions ont rejoint des indications du Livre des morts tibétains – que l’on trouve dans les librairies La Procure.

    Le sujet que j’invite à découvrir ce soir, ou lors de la rediffusion du dimanche après-midi, est « Prémonition, télépathie, voyance avons-nous tous un sixième sens ? ».

    Voici ce qu’en dit Stéphane Allix :

    « L'homme a-t-il des capacités au delà de ses cinq sens, la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat et le goût ? Des capacités extrasensorielles comme la télépathie, la vision à distance et la prémonition que l'on pourrait appeler «sixième sens» ? Rencontre avec des témoins. Certains ont su à l'avance qu'une catastrophe allait se produire, d'autres ont vécu une expérience étrange de transmission de pensée.

    La science s’est penchée sur ces cas et a cherché à répliquer ces expériences jusqu’à prouver que nous en serions tous capables. Maud Kristen, célèbre voyante française, nous montre grâce à ses étudiants que cela est possible.

    Ce sixième sens fascine l’homme depuis toujours. Ces capacités sont étudiées depuis plus de 100 ans, au point que des institutions les utilisent au quotidien. Nous découvrons ces archéologues qui mettent au jour des sites disparus grâce au sixième sens, mais également cet astronaute qui a mené une expérience inédite entre la Terre et la Lune et, plus éonnant encore, le fait que la CIA utilise le sixième sens à des fins d'espionnage. »

    Je suis curieuse de ce que l’astronaute a pu connaître entre Terre et Lune. Il me semble en avoir entendu précédemment des échos.

    Stéphane Allix en est venu à ces Enquêtes actuellement visisbles sur M6 après un parcours qui, quelque part, l’y a conduit.

    Bonne écoute et observation, ce soir ou dimanche ou après enregistrement !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Histoire fantastique de S. Lewis: L’Enigme de la Dame Blanche

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci. 

    Le 18 janvier 2009 155 visites avec 327 pages lues

    Parmi les commentaires mis dans l’axe du billet du 10.06.2008, voici une histoire proposé le 16.1.09 par Stephan Lewis que je vous rapporte là avec le lien stephenLewis.jpgqu’il propose vers d’autres histoires fantastiques : http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&idr=0&pa=1. Les histoires de Dame Blanche sont assez classiques, mais ici la manière dont l'auteur traite ce sujet est captivante. 

    ·    3L'Enigme de la Dame Blanche - Stephan LEWIS
    12 juin 2002 ...
    Il est un peu plus de vingt deux heures ...
    Un sexagénaire à l’aspect distingué reflétant visiblement le flegme britannique, roule tranquillement pleins feux au volant de sa Jaguar E sous un ciel piqueté d’une myriade d’étoiles vers Lavelanet, petite commune de l’Ariège, région Midi-Pyrénées.
    Il vient de dépasser la bretelle de Foix et il ne lui reste qu’une dizaine de kilomètres à parcourir. D’un geste machinal, notre homme allume la radio et prête une oreille distraite aux nouvelles condensées, que donne une speakerine à la voix agréable. La nuit est lumineuse, l’air tiède et malsain. Le véhicule vient de négocier un virage serré, lorsque dans le faisceau de ses projecteurs le chauffeur distingue une forme blanche plantée au milieu de la chaussée à moins d’une cinquantaine de mètres de distance. Surpris, il décélère jusqu’à stopper à hauteur d’une jeune fille toute de blanc vêtue.
    Il fait aussitôt coulisser sa vitre...
    - Bonsoir mademoiselle ... Vous allez vous faire renverser ! Que faites-vous donc par ici à pareille heure ?... s’étonne ce dernier en s’exprimant avec un léger accent anglo-saxon.
    - Je me rends à Lavelanet... Pouvez-vous m’emmener en ville ? C’est là que j’habite... indique la jeune personne d’une voix sourde et mécanique, dont le visage reflète une pâleur des plus singulières.
    Avec un léger haussement d’épaules, le conducteur lui retourne un sourire pincé, mais indulgent. Il s'incline pour lui ouvrir galamment la portière et l’invite à s’installer sur le siège avant. Puis le véhicule poursuit aussitôt sa route...
    Chemin faisant, notre homme détaille furtivement sa passagère à la dérobée, d’un œil réservé et discret par-dessus ses petites lunettes qu’il porte sur le bout du nez ... 19-20 ans. Vêtue d’une robe blanche très années 60. Plutôt agréable à regarder, bien que curieusement pâlotte et ... peu bavarde, ne soufflant même le moindre mot ; l’autoradio qui diffuse un programme de musique légère meublant à lui seul cette morne atmosphère.
    Le chauffeur fait encore quelques tentatives pour nouer conversation, mais ses efforts demeurent toutefois infructueux, sa passagère ayant adopté une passivité quasi alarmante. Elle demeure inexplicablement silencieuse et immobile, un peu raide sur son siège, étrangement indifférente à tout ce qui l’entoure, presque absente.
    Ils roulent depuis maintenant une dizaine de minutes. Un silence gênant, presque pesant règne à bord, lorsqu’une pluie tiède et pénétrante se met soudainement à tomber avec une extrême violence. De grosses gouttes s’écrasent sur le pare-brise, alors que la berline vient de dépasser le panneau signalant leur destination.
    La pluie s'abat en un véritable déluge, comme si une main géante avait ouvert un titanesque robinet. Une bourrasque souffle même soudainement sur la commune, tandis que la Jaguar emprunte la rue totalement désertée, éclairée succinctement par quelques enseignes au néon restées allumées.
    La jeune fille désigne bientôt une habitation à peine distincte, perdue au fond d’un grand parc.
    - C’est ici que j’habite... indique-t-elle d’une voix plutôt froide en remuant à peine les lèvres.
    N'y accordant aucune attention particulière, le conducteur lui propose courtoisement son imperméable, le temps pour sa passagère occasionnelle d’aller quérir un parapluie afin d’être en mesure de lui restituer son bien.
    Sans la moindre formule de remerciement pour son bienfaiteur, elle a jeté le vêtement de pluie sur ses frêles épaules avant de se diriger d’un pas lent vers le lourd portail qui s’est ouvert en grinçant sinistrement. Puis, elle s'est fondue dans la nuit.
    Son moteur tournant au ralenti et après avoir essuyé la buée qui se déposait sur la vitre d’un revers de la main, le chauffeur enfonce une allumette craquante dans le fourneau de son brûle-gueule. Il décide de patienter en écoutant distraitement la radio, sous l’égrenage incessant des va-et-vient monotones de ses balais d’essuie-glace qui se sont emballés pour chasser le voile hydrique ruisselant en continu sur le pare-brise.
    La rue est à présent balayée par des trombes d’eau qui se déversent sur la bourgade prise au sein d’un violent orage.
    Dix minutes se passent au cœur d’un silence seulement troublé par les battements de la pluie torrentielle qui a redoublé d’intensité, sans que la jeune fille n’ait refait son apparition.
    Après avoir réprimé un mouvement d’impatience assorti d’un soupir de lassitude, le conducteur s'est rangé prudemment sur le côté de la chaussée contre la bordure du trottoir, avant de couper les gaz et d'éteindre ses phares. Puis, il relève frileusement le col de son veston pour se ruer, la tête rentrée dans les épaules, sous la pluie battante et le vent qui souffle en rafales, en direction du portail resté entrouvert.
    Il traverse à présent le parc d’un pas pressé en frissonnant dans la nuit froide. Après avoir gravi les quelques marches menant au perron de l’habitation, il a trouvé refuge sous le porche protecteur de la porte d’entrée.
    Un léger trait de lumière filtre à travers les volets de l’une des grandes baies vitrées. Avec un geste d’humeur, il s’éponge succinctement le visage, chasse nerveusement une mèche rebelle collée sur son front partiellement dégarni et essuie précautionneusement les verres de ses binocles. Sa redingote ruisselle de pluie, aussi se décide-t-il sans plus attendre et au risque qu’on le prenne pour un importun, à utiliser la sonnette ...
    - Quel toupet !... murmure-t-il entre les dents... La jeunesse d’aujourd’hui est d’une ingratitude !
    Le parc vient de s’illuminer, dévoilant ses pelouses verdoyantes et les massifs fleuris qui le tapissent… Mais la porte s'entrouvre craintivement sur un homme âgé et squelettique, au faciès en lame de couteau et aux cheveux blancs. Il porte un vêtement d’intérieur. La mine étonnée et méfiante qu’il affiche ne surprend pas outre mesure son visiteur, étant donné l’heure avancée de la nuit.
    - Cher monsieur, pardonnez mon intrusion à cette heure tardive ... s’excuse ce dernier sur un ton empressé en prenant un air navré assorti d’un sourire gaufré... J’aurais souhaité récupérer la gabardine que j’ai prêtée il y a un quart d’heure à la jeune personne que je viens de déposer.
    Le vieil homme le dévisage d’un air interloqué à l’instant où surgit à son tour une femme d’un âge avancé, certainement l’épouse venue à la rescousse. Elle lui retourne elle aussi un regard sans équivoque, empreint d’une évidente suspicion.
    - Il n’y a aucune jeune personne ici... rétorque le vieillard d’une voix sèche et courroucée, visiblement sur ses gardes... Vous devez vous tromper d’adresse monsieur. Il y a assurément erreur... ajoute-t-il d’un air farouche en ébauchant même un geste d’indifférence, voire de mauvaise humeur.
    Poussée par une main rageuse, la porte a claqué au nez de ce visiteur visiblement indésirable.
    L’attitude du maître de maison, aussi inconvenante qu’inattendue, a pour conséquence d’exaspérer notre homme, lui faisant même perdre une bonne partie de son flegme naturel. Après avoir haussé les sourcils et s’être difficilement contenu, il ne renonce pas pour autant, mais fait aussitôt une seconde tentative avec un air déterminé.
    Et la sonnette tinte une nouvelle fois...
    La porte s’est de nouveau ouverte sur le maître de maison, visiblement agacé. Son visage est empourpré du rouge d’une colère naissante et reflète à présent la mauvaise humeur. Sa voix se hausse même au diapason de l’exaspération ...
    - Que voulez-vous enfin monsieur ! ... Permettez-moi de vous faire remarquer que votre insistance s’avère des plus déplacées ! Allez-vous continuer encore longtemps cette plaisanterie de mauvais goût ?... fulmine-t-il, exaspéré, saisi d’un énervement manifestement incontrôlable.
    L’autre paraît littéralement secoué par la surprise...
    - Calmez-vous mon ami ! Je m’excuse encore une fois de devoir vous importuner de la sorte et je conçois parfaitement l’incongruité de ma visite à pareille heure. Mais j’ai cru faire plaisir à cette jeune personne qui errait sur la route en la ramenant chez elle. Avec ce fichu temps, je lui ai même prêté mon imperméable. Et voici le résultat !... argumente ce dernier en se passant une main agitée sur ses vêtements mouillés.
    - J’habite seul ici avec mon épouse... s’emporte maintenant le vieil homme sur un ton irrité et peu amène, assorti d’une agressivité à peine masquée... Vous n’allez quand même pas nous rejouer cette comédie à tour de rôle !
    - Que voulez-vous dire ?
    - Ne faites donc pas l’innocent ! Il y a plus d’un mois que cette mauvaise farce persiste ! ... Et à chaque fois qu’il pleut !... indique-t-il avec âcreté, la moue exaspérée, en tendant un doigt accusateur en direction de celui qu’il considère certainement comme un plaisantin de mauvais goût, flanqué d’un importun personnage.
    - Mais ... Je vous assure que je ne comprends pas !
    - Bon ... Je veux bien vous croire... admet enfin le vieillard d’une voix soudain déconfite, assortie d’un soupir d’énervement... Vous êtes peut-être sincère après tout. Mais rendez-vous compte ! Vous êtes la quatrième personne à nous réclamer soit un parapluie, soit un ciré, ou encore un imperméable prêtés à je ne sais quelle jeune personne censée habiter cette demeure !
    Devant l’air ahuri affiché par son interlocuteur de passage, le maître de maison paraît cette fois perplexe. Sa lèvres’est gonflée en une moue d’ennui. Il semble tout à coup enclin à demeilleures intentions. Le ton employé s’est même subitement radouci ...
    - Bon... Entrez ... Nous serons mieux à l’intérieur ... Quel temps de chien ! Et cette maudite bourrasque ! Pardonnez mon emportement, mais nous sommes sur les nerfs. Si cette plaisanterie au demeurant stupide persiste, nous finirons par aller déposer une plainte au commissariat.
    - Je vous certifie pourtant avoir vu cette jeune personne s’introduire dans votre propriété et je puis vous assurer qu’elle n’en est pas ressortie. Je suis formel... insiste le visiteur.
    - Nous ne comprenons rien à cette comédie... confie à présent l’homme d’une voix crispée, visiblement au comble de la contrariété... Et je vous garantis que personne, à part vous, n’est entré ici ce soir.
    Ils sont à présent dans le couloir. Le visiteur a croisé le regard hostile de la femme qui, sans la moindre indiscrétion, a retourné un œil désapprobateur envers son époux, lui signifiant certainement par là qu’il avait eu tort d’ouvrir leur demeure à cet étranger dont elle désapprouve visiblement la présence, la jugeant même manifestement désobligeante.
    - Permettez au moins que je me présente... suggère toutefois ce dernier, plutôt confus, en lui adressant un sourire contraint, conscient de jouer ici et involontairement le rôle de l’intrus, de l’indésirable... Je suis le professeur Joseph Winter. Je reviens d’un congrès qui s’est déroulé à Perpignan et ...
    - Le professeur Winter ! Le célèbre archéologue ! J’aurais dû vous reconnaître ! On parle si souvent de vous à la télévision et dans les journaux... s’enthousiasme subitement le mari d’une voix confuse, la mine soudain penaude... Vous êtes Britannique n’est-ce-pas ? Mais vous possédez une propriété près d’ici. A Montségur, si je ne m’abuse ?... et le vieil homme semble à présent ne plus vouloir tarir d’éloges sur son visiteur.
    - J’étais justement en route pour regagner mes pénates... précise ce dernier avec un sourire discret, à la fois soulagé et visiblement satisfait de la notoriété dont il semble jouir en ces lieux.
    - Excusez-nous professeur, mais depuis quelque temps, nous sommes devenus méfiants... s'empresse de bredouiller à son tour la femme, au terme d'un silence gêné... Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune homme d’une vingtaine d’années peut-être, plutôt vulgaire d’ailleurs, nous a dérangés à peu près à la même heure pour nous conter à peu de chose près les mêmes faits, alors qu’il faisait également un temps épouvantable. Il prétendait lui aussi avoir raccompagné une jeune femme jusqu’à la grille du parc et lui avoir prêté son parapluie. Cette jeune personne l’aurait aussi prié d’attendre qu’elle revienne avec le sien pour lui restituer son bien.
    - C’est étrange ... vous me dites que les conditions climatiques étaient identiques à cette nuit... relève Winter, perplexe.
    - Je vous prépare une tasse de thé professeur. Cela aidera peut-être à vous faire oublier notre emportement... propose cette fois la femme, devenue soudainement prévenante, invitant même son visiteur à pénétrer dans la salle à manger avec un geste d’insistance.
    Winter consulte rapidement son bracelet-montre...
    - Vous êtes très aimable chère madame ?... observe-t-il en esquissant un sourire d’amabilité, butant volontairement sur le patronyme.
    - Devaux ... Monsieur et madame Devaux... se hâte de préciser le mari.
    - Je vous remercie de votre obligeance madame Devaux, mais j’ai déjà perdu un temps précieux et vous m’en voyez sincèrement navré. Je ne puis m’attarder davantage ... Tant pis pour ma gabardine. Il faut croire que cette jeune personne qui vous joue cette farce collectionne, à votre insu, les vêtements et les accessoires de pluie... présume Winter avec un sourire contraint... N’excluons toutefois pas la possibilité d’une plaisanterie d’un goût dirons-nous ... douteux. Mais enfin ...
    Sans autre commentaire, il s’est déjà hâté vers la sortie, lorsqu’il jette un œil oblique et distrait sur le bahut de la salle à manger … Il n’a pu retenir un tressaillement, tandis que son regard accroche et s’attarde sur l’une des photos encadrées qui garnissent le buffet. Fronçant les sourcils dans un tic qui lui est familier, il a marqué un temps d’arrêt. Ses hôtes de circonstance, sans comprendre, ont à leur tout dirigé leurs regards dans la même direction, sans cependant interpréter la réaction étrange du professeur.
    - La jeune fille, sur cette photo !... s’étonne ce dernier en se penchant sur le portrait.
    L'ombre d'une profonde tristesse est passée dans les yeux gris du vieil homme et son visage s’est subitement creusé.
    - C’est notre petite Sarah... murmure-t-il, en étouffant un soupir haché.
    - Elle nous a quittés il y aura bientôt trente ans ... Elle est décédée dans un accident de la circulation... complète la femme d’une voix rendue rauque par l’émotion, détournant presque aussitôt son regard... Elle venait d’avoir ses vingt ans. Elle repose dans le petit cimetière, près de notre maison.
    Cette fois, le professeur a haussé les sourcils ... Sans en demander l’autorisation, il s’est emparé du cadre renfermant la photographie qui représente une jeune fille au sourire moqueur et insouciant, assise en amazone sur une moto.
    - Ou votre fille a une sœur jumelle, ou... extrapole-t-il en hésitant, détaillant les Devaux d’un œil indiscret par-dessus ses binocles.
    Les intéressés ont échangé des regards interdits et Paul Devaux considère tout à coup Winter d’un air interloqué.
    - Nous n’avons eu que cette enfant... murmure-t-il, la lèvre inférieure légèrement tremblante en exhalant un nouveau soupir.
    - Que voulez-vous dire professeur ?... s’étonne à son tour l’épouse.
    Un embarras marqué s'est dessiné sur le visage de Winter qui examine à présent la photographie avec une attention soutenue.
    - Cela va certainement vous paraître absurde, mais la personne qui se trouvait tout à l’heure dans ma voiture ressemble à s’y méprendre à votre fille... finit-il par avouer avec une moue de tergiversation.
    La femme a pâli. Son époux a sursauté. Ils échangent maintenant tous deux des regards effarés.
    - C’est impossible... objecte ce dernier d’une voix étranglée et mal assurée... Vous avez... tente-t-il d’ajouter sans cependant pouvoir terminer sa phrase, ses yeux gris semblant implorer une explication.
    Le désarroi s’est manifestement emparé du couple, visiblement paralysé par l’émotion. Le coup a été rude et difficilement encaissable, accentuant l’embarras du professeur. Celui-ci se trouve à présent dans la plus totale expectative, regrettant amèrement d’avoir ainsi jeté le trouble dans la demeure pour avoir remué involontairement des souvenirs depuis longtemps enfouis et par trop pénibles à évoquer.
    - J’avoue toutefois qu’avec l’obscurité... argumente-t-il alors gauchement avec une maladresse quasi étudiée, conscient de cette équivoque et tentant à présent de se reprendre avec un frisson de regret dans la voix... Et puis, il est vrai que cette jeune personne est restée de marbre durant le trajet. Nous n’avons échangé que quelques brèves banalités ... Après tout, j’ai très bien pu me tromper ... Et si vous me dites qu’elle était votre unique enfant ... Pardonnez mon erreur... finit-il par bredouiller, visiblement contrarié de s’être fourré dans une situation aussi délicate. Puis, après un ultime instant d’hésitation... Il est temps que je reprenne la route... argumente-t-il en toussotant... Fort heureusement, il ne me reste qu’une douzaine de kilomètres d’ici Montségur. Ravi d’avoir fait votre connaissance... ajoute-t-il en esquissant un sourire gêné, saluant ses hôtes occasionnels d’une main tendue, masquant maladroitement sa déconvenue. Puis, sans plus se faire prier, il s’est dirigé vers la sortie, suivi du couple qui semble à présent agir à la façon de deux automates, absent et le regard lointain, vide de toute expression.
    Trempé de la tête aux pieds, le professeur Winter a repris place au volant de sa Jaguar. La mine dubitative, son regard erre d’abord au hasard, épiant les alentours de la propriété. Puis, il détaille les environs avec une attention soutenue, guettant l’hypothétique apparition de la mystérieuse et audacieuse jeune fille. Mais l’endroit reste désert.
    Plus qu’à son tour partie prenante pour les intrigues et dévoré par une curiosité quasi pathologique, une étrange intuition vient de lui traverser l’esprit ...
    Les époux Devaux lui ont bien précisé que leur fille était enterrée dans le petit cimetière contigu à leur habitation ! Celui-ci doit donc se trouver dans le voisinage.
    Il se gratte pensivement la nuque, la mine réfléchie, étouffant trois ou quatre bâillements. Puis, avec des gestes lents trahissant sa perplexité, il a allumé sa courte pipe et contemple durant un instant les volutes de fumée bleue qui s’étirent paresseusement vers le plafonnier, en tapotant machinalement le cuir de son volant. Notre homme est visiblement intrigué, hésitant encore sur la décision à prendre, mais qui maintenant s’impose malgré l’heure avancée ... Dehors, la pluie a cessé de tomber ... Après une dernière hésitation et bien qu’il ne soit pas loin de vingt trois heures, son sens inné de la curiosité finit par prendre le dessus. Aussi se décide-t-il brusquement à en avoir le cœur net. Après avoir emprunté une lampe électrique dans le vide-poches, il abandonne une nouvelle fois son véhicule pour longer les murs du parc des Devaux.
    Il n’a parcouru qu’une cinquantaine de mètres, qu’il est déjà rendu devant l’entrée du cimetière. Les grilles sont ouvertes, mais les lieux ne sont pas éclairés. La nuit est noire, épaisse et inquiétante, aussi se glisse-t-il comme une ombre dans l’allée menant aux tombes.
    La silhouette sombre des arbres et la brise un peu forte qui agite les branches qui bruissent dans les ténèbres créent une atmosphère angoissante. On ne perçoit plus que le léger bruit de son pas qui crisse sur le gravier. C’est le cœur battant la chamade, qu’il est arrivé en vue des premiers tombeaux.
    Les pinceaux de sa lampe fouillent fébrilement l’obscurité. Impressionné par le silence et la solitude qui règnent dans l’endroit, il inspecte minutieusement chaque sépulture, à la recherche de celle portant le nom de Sarah Devaux … Mais il vient de tressaillir à l’approche d’un tombeau ... Il en reste même figé de saisissement ... Une boule d’angoisse lui bloque la gorge ... Ce n’est pas le patronyme gravé sur la pierre qui en est responsable. C’est le vêtement de pluie qu’il vient de reconnaître pour être le sien et qui recouvre le caveau sur lequel il lit avec stupéfaction ... « Ici repose Sarah Devaux. »
    Mes autres histoires fantastiques sur:
    http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&idr=0&pa=1. Ecrit par : Stephan LEWIS | 16.01.2009  »

    J'espère que vous avez passé un bon moment de détente, avec Stephan Lewis, un homme du Nord. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici des extraits d'un article paru le vendredi 15 août 2008 dans La Voix du Nord. "Ce Fourmisien n'est pas un inconnu pour les férus de science fiction. Remarqué à la fin des années 1960, dans la formation yéyé des « Flash », Jean-Pierre Bastien, alias Stéphen Lewis a quitté l'univers musical pour vivre sa passion et se consacrer à l'écriture et à l'imaginaire. Il vient de sortir un troisième ouvrage, « Le secret des pierres d'Ica ». Après avoir remporté deux concours de nouvelles fantastiques avec «  L'énigme de la dame blanche » et «  Le manoir de la terreur », Stéphen Lewis a fait son entrée dans le monde littéraire. Après la publication de deux romans d'aventures et sciences fictions : «  Les sondeurs du temps » en 2003 et «  Le mystère de l'île des géants » en 2007, qui ont reçu un très bon accueil, «  Le secret des pierres d'Ica » vient de voir le jour. (...) Ce troisième ouvrage est marqué par une influence de HG Wells ou Jules Verne, d'autres précurseurs de nombreux thèmes attachés aux mystères de l'univers. Dans ces territoires de l'étrange, le fantastique, décliné dans tous ses états, rejoint l'énigme policière. Stephen Lewis y développe la dialectique de l'espace et du temps. C'est à un voyage pas comme les autres que le lecteur est convié. • C. R. (CLP)"

    En allant voir le blog de Stephan Lewis vous découvrirez qu'il sort en librairie en février 2009 Les Enfants des étoiles.  

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: photo de Stéphan Lewis dans La Voix du Nord  du 15.8.08)

  • Histoires paranormales ? ou Réalités physico-cosmiques ?

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci.  

    Le 16 janvier 2009 136 visites avec 325 pages lues

    Le 10.06.2008 je proposais un texte ayant pour titre : « Histoires extraordinaires ? Paranormal ? » . Et je rappelais que « la scientifique que je suis, fascinée par les maths et autres denrées  scientifiques sérieuses, démontrées et répétitives, a toujours bénéficié également d’une curiosité certaine vis-à-vis de l’existence possible d’un monde parallèle que certains nomment paranormal. Un monde ou des mondes, d’ailleurs. »

    6 mois plus tard, l’un d’entre vous, lecteur attentif, Fabien Ruggieri, met  successivement  2 commentaires – l’un le 15 l’autre le 16 décembre 2008; Ces commentaires étant de vrais textes, je les propose à tous ici en plat de résistance principal. Voici le 1 er  du 15 décembre :

    « Bonjour,
    Dans certaines conditions météo ou magnétique ainsi que certaines propriétés gravitationnelles (exceptionnelles) provoqué par les corps célestes qui nous entourent (soleil) et en résonnance avec le champ magnétique terrestre (rayonnement divers, magnétisme terrestre ), des trous de vers temporel apparaissent dans l'espace et surtout sur terre dans certaines régions désertique (mer ou forêt et désert et dans notre atmosphère terrestre...) ou encore prés de régions moyennement ou peu dense en population (très très peu probable pour un bon nombres de raisons physiques) donc au quatre coins du globe des anomalie apparaissent chaque jours, sans que nous les voyons. Ces trous de vers sont pour la plus part invisible car souvent microscopique environ 20 ordres de grandeur plus petit que le noyau atomique ou macroscopique selon les facteurs ou composantes qui entrent en jeu et qui les provoquent, (c.f. : le fameux "ponts d'Einstein-Rosen qui expliquent cela très bien) ainsi que la relativité générale qui stipule que tout ce qui contient de l’énergie, y compris un champ magnétique, affecte l’espace-temps c'est le cas de notre planète et de son noyau.
    Cependant la durée de ces phénomènes est brève car il est impossible d'entretenir les connexions eu égard au caractère instable des fluctuations quantiques. D'où les témoignages de ses malheureux voyageurs sur l'aspect plus ou moins bref de la chose car plus cette anomalie est petite plus elle de chance d'être brève donc en fait jusqu'à maintenant peu de personnes n'avaient eu la chance d'être confronté à ce genre phénomène au niveau macroscopique mais aujourd'hui l'homme colonisant de plus en plus d'espace, il est normal que cela arrivent de temps en temps. Cependant il serait normal de surveiller l'activité et les fluctuations de ses failles temporelles ou trou de vers au même titre que la météo via des satellites (si ce n'est déjà fait !). Pour étudier cela, il nous faudrait extraire scientifiquement les diverses composantes en jeux d'après les témoignages (saison, météo, lieux exact, composition du terrain) pour en faire une cartographie et aussi voir d'autres états physiques au moment T de l'événement et aussi voir les similarités et les singularités de l'ensemble, pour trouver comment se forme ces anomalies quantiques en pleine nature et les chasser. Cela dit, personne ne comprend encore comment le champ magnétique affecte la topologie de l’espace donc il semble difficile de repérer un tel événement actuellement (sauf si nous en connaissions les pré-requis) alors en faire l'étude... La question reste donc ouverte, avis aux chercheurs. Pour l'instant cela reste dans le domaine des faits paranormaux car trop rare. »

    Dont j’ai remercié l’auteur le 16 : « Merci pour cet exposé, que je pense citer en billet avec votre nom pour le mettre encore plus en avant; très bonne journée ! » Lequel a poursuivi  le même jour  comme suit. Nous sommes toujours là dans le domaine de la physique.

    « Je n'ai aucun mérite je rapporte c'est tout. Ces connaissances ne m'appartiennent pas je ne fais que les donner ou les transmettre du mieux que je peux en vulgarisant au mieux et en faisant quelques gros raccourcis.


    Toutefois, j'aurais pu aussi parler de la théorie des cordes et sa projection dans un milieu naturel. Elle se veut aussi une explication plausible de ces phénomènes de trou de vers. il faut surtout citer les noms d'Einstein Rosen Podolsky et leur très fameuse théorie de "pont" (je laisse cela au mathématiciens et physiciens) eux ce sont des génies et aussi N. Tesla et ses fameux bobinages électromagnétique (un grand inventeur) et qui ont sans nul doute servis pour cette expérience de Philadelphie ?


    Au passage, il faut savoir en effet que dans les Année 70 en pleine guerre froide donc les soviétiques ont renouvelé l'expérience de Philadelphie avec un sous marin de poche téléguidé. Il semblerait d'après mes lectures que la France a elle aussi joué avec les mêmes allumettes au début des années 60.

    Quand aux fameux destroyer escorteur (USS Eldridge (DE-173 de 1943-1951) ayant servis pour l'expérience, il a terminé sa carrière dans la flotte grecque vendu le 15 janvier 1951 et rebaptisé le HS Leon (D-54) le lion (en référence à l'expérience qui a dévoré des vies), Désarmée en 1992 et laissé au mouillage au Pirée, revendue à la Firme V&J Scrapmetal le 11 Novembre 1999 pour le démolir je crois.

    Quand à l'expérience elle même c'était en fait une belle démonstration de la Théorie des Champs Unifiés d'Einstein qui montre la relation entre les radiations électromagnétique et la gravité cette expérience était conduite par le Docteur Franklin Reno ou Rinehart on ne sera jamais son vrai nom. Cela se passe en 1943, le 22 juillet un premier test est fait on sait que le navire à soit disant presque disparu dans un "brouillard vert" les membres d'équipage suite à cela se plaignent de nausées, la seconde expérience est donc reportée les instruments pour la nouvelle tentative seront alors "mal" recalibrés et le 28 Octobre, dans le port de Philadelphie, cette fois il disparait vraiment, dans un flash de lumière bleu intense dixit les témoins. le navire aurait été aperçu à 346 km de son point de mouillage par la base navale de Norfolk en Virginie. Il réapparait de nouveau et la c'est une horreur des marins se convulsionne sur le pont à l'intérieur certains sont déjà mort ou ont simplement disparu d'autre sont comme fusionner à l'acier du navire et j'en passe.

    Les conclusions de l'expérience seront téléportation accidentelle avant que l'on dise que les témoins ont été victime d'une hypnose collective ou hallucination collective... et je ne sais quoi d'autre quand aux témoins militaires direct et le docteur Reno ainsi que ses assistants il vont peu à peu disparaitre ou bien s'évanouir dans la nature. Les pauvres marins ayant survécu à l'expérience seront pris de crises de folie et mis en psychiatrie au secret.
    Une dernière chose encore les travaux qui ont servis de base à tout cela venaient d'une expérience faite plutôt par l'Allemagne Nazi à bord du SS-Obergruppenfûhrer et mené par Hans Kammler pour trouver l'antigravité, ils détecteront au lieu de cela ces fameuses anomalies en mer et après maintes histoires d'espionnage elle conduiront à la fameuse expérience de 1943.

    Le rapport avec la formation de trou de vers naturel ou anomalie quantique est il lointain avec cette expérience ou très proche cela reste à voir ?

    Voilà il est juste de rendre compte de ces faits tels qu'ils furent dans les grandes lignes. mais un voile de mystère et de complot pèse toujours sur ces expériences qui ne sont toujours pas déclassifiées top secret est- il besoin de dire pourquoi ? De nos jours !

    Sinon je le répète il faudrait cartographier ces anomalies c'est important car elles suivent forcément une logique même si celle ci est chaotique (attracteur chaotique).

    Si vous détecté des erreurs ou imprécisions dans ce que je dis ici dites le moi car rien n'est parfait ici bas, moi le premier.

    Sinon je suis désolé pour les quelques fautes d'accord ou d'orthographe dans mon récits trop vite écrit... donc mal construit, mais les idées y sont.

    Cordialement »

    Voilà pour ces para-normalités physico-cosmiques, liées à notre insuffisance d’études et de  connaissance. Ce soir TF 1 nous propose Les 30 histoires les plus mystérieuses. Je vais y jeter un coup d’œil.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr