02.07.2009
Arash Derambarsh au Club 3.0 de David Réguer
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
| Mardi 30 juin 2009 à 19h39, Arash Derambarsh était l’invité du Club 3.0. Un club dans la vie qui reçoît, le 30 du mois, des décideurs trentenaires de tous horizons. A l’initiative de David Réguer , son Président-fondateur troispointzero@yahoo.fr, |
aidé d’un bureau constitué de Katia, son épouse et trésorière, de Jérôme Jouanno, Benoît Raphaël, Chloé Maillier, Nicolas d'Avout d'Auerstaedt, Julien Warnouzé et Abdel Yacoub.
| Le lieu d’accueil est facile d’accès et agréable, à deux pas des Champs Elysées: Lounge Royal, 9 rue du Général Lanrezac, 75017 PARIS, Métro Charles de Gaulle Etoile.
Ce mardi soir, Arash Derambarsh était un invité très attendu. Pensez ! Le Président de Facebook.
Face à lui pour l’interview Benoît Raphaël. On allait tout savoir.
Effectivement on a tout appris car Arash ne pratique pas la langue de bois.
On a tout connu du cursus de ce jeune de 29 ans qui a déjà beaucoup agi, en humain responsable. Mais comme il n’a jamais rien caché, ce cursus était déjà accessible à tous, précédemment sur son blog. Dont ses galops d’essai en matière d’élection par la « vox populi », la voix du peuple, ce qui n’a rien à voir avec des élections entre soi. Qu’il est auteur d’un livre écrit à 25 ans (Arash est né le 25 juillet 1979 à l'Hôpital La Pitié Salpetriére à Paris 13ème) et publié dès 26 ans chez Ramsay en octobre 2006 : « Comment peut-on être de droite aujourd'hui ? ", préfacé par Jean-François Achilli, chef du service politique de France Inter. Qu’outre une candidature aux législatives en 2007 puis aux municipales de 2008, il a participé, en tant qu’intervenant, au 2 ème Forum International sur la Cybercriminalité à Marcq-en- Baroeul-Lille le 20 mars 2008, forum organisé sous le haut patronage de Michèle Alliot-Marie, alors Ministre de l’Intérieur. Arash a été aussi – je ne compte plus ses participations nombreuses - un des 4 invités de l’émission « Les nouvelles tribus françaises » sur Canal +, le lundi 23 juin 2008 à 20h5. Il a assuré, comme d’habitude. A côté d’un job qu’il adore et où il est investi à fond aux éditions du Cherche Midi http://www.cherche-midi.com., il a des activités comme criminologue et se prépare au concours d’avocat. C’est un passionné de sa ville de Courvbevoie pour laquelle il présenté des projets intéressants et dont il espère, un jour, devenir maire.
Mardi, certains attendaient Arash sur sa candidature comme Président de Facebook, personne n’ayant été empêché de faire comme lui. On a tous été éclairés.
Rien n’a été pourtant plus limpide que cette candidature, copiée sur une autre campagne électorale, et visant à créer en virtuel un modèle de démarche possible. Un exemple de manière de faire qui n’a jamais voulu tromper les médias. Lesquelles ont été prises à leur propre actuelle façon de travailler, sans vérifier les sources. Témoin ce qui s’est passé avec le décès, annoncé à tort de Pascal Sevran, par exemple.
Arash Derambrash, par ce qui n’était rien d’autre qu’une application, à disposition sur Facebook, a lancé une sorte de simulation de campagne électorale, à titre d’entraînement personnel. Un essai qui a marché à fond, la technique de communication étant parfaitement au point.
J’ai été très choquée – il en faut beaucup ! - des propos agressifs dont Arash a été l’objet quand il était invité sur les chaînes de télévision, accusé de fraude, d’arnaque et autres vilenies. Alors qu’il s’agissait d’une préparation de campagne en virtuel, d’un essai avant les municipales de 2008, en aucun cas d’une tromperie.
L’intéressé a d’ailleurs été le premier surpris par ces réactions violentes. Il y avait de quoi. L’AFP elle-même n’a jamais passé le moindre appel téléphonique au candidat à la présidence de facebook. Et l’information lancée par elle a été relayée en surabondance. D’autant plus qu’Arash Derambarsh, de par ses activités, est en relation quotidienne avec toutes les personnes qui comptent en France sur le plan des informations et des médias. Il est en effet Directeur de collection en charge du service politique et des personnalités publiques aux Editions du Cherche Midi.
Pourquoi une telle ire contre lui ? Quel crime de lèse-majesté avait-il donc commis ? Aucun.
Depuis le lieu tranquille d’où j’observais les coups donnés, je voyais Arash encaisser avec allure, répondre comme il fallait, jamais démonté.
Au contraire mettant à jour, démontrant, un grave défaut actuel de cette sociéte de communication : le défaut de retour aux sources. Un défaut de tous les jours, un an plus tard, quand le quotidien Le Parisien reprend il y a quleques jours, en les déformant, les propos d’un médecin sur la consommation de l’eau du robinet par des personnes atteintes d’un cancer et qui sont appelés à voyager. Il semble, vu le brouhaha induit, que ce journal soit lu par tout lemonde. Ce qui n’est pas. Par contre, ce « harro ! » général contre l’eau du robinet semble tenir au fait, qu’encore et toujours, les propos du journal Le Parisien sont repris … sans contrôle à la source !
Car en parallèle à cette non vérification de la réalité il existe un autre phénomène dont Arash Derambarsh fait état mardi soir : le saut d’un sujet à un autre, la précipitation sans discernement.
Et à qui lui demande si cette présidence de facebook contestée par certains a eu des conséquences négatives sur les messages de fond qu’il a envie de faire passer, Arash rétorque qu’il passe tous les messages qu’il souhaite.
A preuve ceux relatifs à la situation en Iran, son pays d’origine, ses parents ayant choisi la France comme pays d’adoption, eu égard à la situation lors de sa naissance et de celle de son frère jumeau.
Arash indique que, grâce notamment à Twitter, il a pu obtenir des informations heure après heure sur ce qui se passait, à Téhéran et ailleurs. Il a fait ensuite passer ces messages aux médias, bien en peine d’obtenir les informations vraies.
L’invité de David Réguer au Club 3.0 a d’ailleurs été au premier rang de la manifestation du dimanche 28 juin, avec le soutien de nombreuses personnalités du spectacle, du culturel, de la politique. J’invite les lecteurs de ces lignes à aller sur Facebook entendre le discours bref mais dense et précis prononcé par Arash lors de ce défilé qui a réuni plus de 10.000 participants.
Il faut s’y faire et s’y mettre. Rien ne sera plus comme avant. Les citoyens du monde communiquent en direct et font l’opinion, autant que les médias traditionnels. Qui ne sont pas empêchés de faire pareillemment. Les chapes de plomb du non dit, du non su : c’est fini.
Sauf en cas de manque de courage. Or si quelque chose ou quelqu’un vient à bafouer les droits de l’homme, ne rien dire, si on sait, c’est en devenir complice. En ne faisant pas mystère de son désir d’agir par l’action politique, Arash Derabarsh secoue les consciences. Comme Elie Wiesel quand il rappelle : "Il y a toujours des silences dans mes livres. Mais il y a silence et silence. Il faut se battre contre le silence dès qu'il cache un crime. Là, il faut crier, hurler."
Ne pas se taire ! Il sait dire, Arash Derambarsh. Parler du déroulement des élections en Iran. J’ignore pour les autres mais moi, mardi soir, j’ai découvert l’absence des listes électorales dans ce qui fut l’Empire Perse. Que pour Notre conférencier évoque aussi les gardes à vue en Iran dont le taux de sortie est proche de 0 %. Et une jeunesse qui préfère la démocratie à la théocratie.
Arash fait passer un message fondamental : aider autrui. On est sur terre pour un temps court, qui passe vite. Comme acteur d’une maison d’éditions le Cherche Midi il passe entre ses mains de nombreux manuscrits. Tous ne peuvent pas être édités par ses soins mais il donne des pistes pour que chaque auteur puisse être entendu. Et à qui peut en avoir besoin – livres, relais culturels, etc… - , il donne toujours des téléphones, des mails, etc … J’en atteste ! Comme j’atteste de son empathie avec les personnes qu’il rencontre ou qu’il croiseet qui est palpable.
On l’a compris. Le citoyen Arash Derambarsh, sa personnalité, a enduré le tumulte d’une charge médiatique sans précédent. Qui ne l’a pas balayé. Tout au contraire. Arash Derambarsh avance. Il a appris à « encaisser » les coups, à se blinder et à garder le cap sur l’essentiel. Il est fini le temps où certains tentaient de le réduire au rôle de président de faceboook.
Arash Derambarsh poursuit sa route avec tranquillité et assurance, laissant les chiens aboyer dans le vide.
Arash Derambarsh ? Un bon exemple pour tous les jeunes ! contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles mardi soir: Arash Derambarsh entre Benoît Raphaël à l'extrême droite et son hôte David Réguer, Katia et les autres mardi soir après la présentation; Mel Dogman et Arash; Arash et moi) |
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12:35 Publié dans élections municipales, Osons dire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arash derambarsh, club 3.0, david réguer, intervieweur ???
18.04.2009
Jean-Louis Debré, Nan Aurousseau, Sihem Habchi et Marc Machin
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S’entendent-ils ? S’écoutent-ils ? 
Ce n’était pas fruit du hasard.
Il y a quelques jours, le 11 avril 2009, de 17h56 à 18h56 se trouvaient réunis sur un plateau télé les personnes suivantes : Jean-Louis Debré, Nan Aurousseau et la patronne actuelle de NPNS (Ni Putes Ni Soumises) Sihem Habchi. Etait aussi invité et présent Manuel Valls. On était chez FOG, Franz Olivier Giesbert, sur la 5.
Manuel Valls fut lui-même et sans histoire.
Ce sont les 3 autres qui m’ont un peu saisie.
Voilà pourquoi.
Il m’a semblé – c’est peut-être subjectif, je n’ai pas chronométré ! – que Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, s’est vu accorder un bon temps de parole. Sa famille, assimilée bonne servante de la République sur 4 générations successives, lui a apporté le soutien nécessaire. Il est le premier à déclarer son absence de Baccalauréat. Mais quand on est fils, petit-fils, arrière petit-fils d’un Debré…. cela facilite la suite. Dont d’accéder à une capacité en droit suivie d’une licence en droit et la suite.
Docteur en droit public, ancien élève de L’Ecole Nationale de la Magistrature pour ne mentionner que cela, son parcours politique - localement effectué dans l’Eure - l’amène par ailleurs à devenir président de l'Assemblée Nationale. Ensuite Jacques Chirac, ami fidèle alors Président de la République, le nomme Président du Conseil Constitutionnel en 2007.
Il ne pouvait rêver mieux cet appartenant à la tribu des Debré. Son père Michel Debré, a rédigé la constitution de la V ème république, son grand-père Robert Debré est pédiatre hyper connu et académicien, son arrière grand-père est Simon Debré – rabbin à Neuilly-sur-Seine en 1888 et inhumé au cimetière du Père Lachaise -, le frère de Michel, son faux jumeau de 1944, Bernard, est aussi en 
politique, médecin apprécié et membre du CCNE (Comité Consultatif Nationale d’Ethique), etc…
Sur ce fond connu et célèbre, Jean-Louis Debré vient de sortir un livre «Les grandes familles républicaines" chez Fayard qui s’ajoute à d’autres ouvrages.
Bilan sans faille pour ce fils qui s’est coulé dans une dynastie familiale au service de la France. Un homme élégant pour qui tout va bien.
Pour Sihem Habchi cela semble moins bien. La responsable de NPNS paraît disposer de moins de temps.
Sihem dénonce - non pas l’ancien régime, formellement disparu – mais les dynasties intellectuelles, les familles qui se transmettent en quelque sorte de génération en génération les commandes de l’Etat.
Or, ces postes de direction flamboyants, les issus de circuits moins favorisés par la naissance y ont peu accès. Faute d’un coup de pouce, presque jamais donné qui pourrait engendrer une métamorphose. Du moins c’est ce que je perçois.
Ce disant, celle qui est la voix de NPNS se réapproprie une phrase de Nan Aurousseau quand cet ancien sous les verrous évoquait, avant que Sihem Habchi prenne la parole, l’importance majeure de l’éducateur qui avait, d’un coup, épaulé sa vie lui permettant alors de basculer dans le bon sens. Celui de maintenant.
Nan Aurousseau présentait son dernier livre « Le ciel sur la tête » paru chez Stock. On le sait, ce gamin du XX ème, d’une rue à 50 mètres du lieu d’où je vous écris, ne cesse de dénoncer la prison comme élément destructeur. Des voix et non des moindres se sont élevés dans ce sens depuis longtemps. Et l’on sait bien que le mieux est de ne jamais découvrir cette case.
C’est à propos de la vie avant prison que je note que des phrases d’incompréhension circulent entre Jean-Louis Debré et Nan Aurousseau. Le président du Conseil Constitutionnel expédie à Nan Aurousseau en pleine face qu’il a obtenu tout ce qu’il fallait pour ne pas se retrouver incarcéré. Ces apports étant juges pour enfants, éducateurs, lieux fermés de rééducation.
Nan Aurousseau rétorque de son mieux mais l’échange est inégal, comme avec Sihem Habchi. Un peu gênant pour ces deux là qui ne vivent pas du côté du rivage du Président du Conseil.
Au passage j’observe l’habileté de Jean-Louis Debré – on sent le métier appris sur le terrain au contact des électeurs, le talent de ce bretteur pour remettre en place ses adversaires politiques – à désarçonner ses deux partenaires de plateau.
En particulier Nan Aurousseau. Je ne le connais pas. Je n’ai lu à ce jour aucun livre de lui. Cependant je suis stupéfaite, Jean-Louis Debré parlant comme si tout fonctionnait parfaitement.
Je ne sais pas pour les jeunes délinquants : je n’en connais pas un seul.
Mais je sais que pour les enfants non délinquants non maltraités placés à tort entre les mains de juges pour enfants – tous ne sont pas des Jean-Pierre Rosenczveig -, de services sociaux et d’éducateurs les dysfonctionnements sont constants. Et méconnus faute d’enquêtes.
Pour confirmer les propos de Nan Aurousseau, il existe la parole d’un jeune assimilé jadis, il y a 7 ans, à un petit délinquant, qui laisse découvrir très concrètement les dysfonctionnements évoqués. Ces erreurs graves, lourdes de conséquence sont en effet décrites par Marc Machin dans le premier quart de « Seul contre tous », publié chez Pascal Galodé en mars 2009. (voir ici au 4.4.2009 Arash Derambarsh, Marc Machin et Seul contre tous).
Marc Machin a été condamné par erreur judiciaire et a fait 7 ans de prison à tort avant que le coupable se dénonce avec vérification par tests ADN.
Dans l’avant prison de Marc Machin on voit bien que, derrière une façade légale, rien ne fonctionne comme il faudrait, à l’inverse de ce que pense Jean-Louis Debré.
Quant à Sihem Habchi, présidente de NPNS, il va lui falloir continuer à faire entendre sa voix et son écho. Derrière une envie de postes officiels se déployait, en toile de fond, un désir de davantage de réussite visible pour les petits, les sans grade dont elle a la charge.
Conclusion les jeunes : ne jamais se lasser. Dire et redire ce qui est important. A force, des paroles crédibles finissent par trouver leur chemin. Même si pour l’instant entre ces trois là on peut encore se demander jusqu’où est allée l’écoute réciproque.
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo : en haut : à droite Jean-Louis Debré sur Google, à gauche Marc Machin sur la couverture de son livre; plus bas à doite Nan Aurousseau sur Google; à gauche archives personnelles: Sihem Habchi le 28 janvier 2009 lors de la venue de Nojoud Ali à Paris)
17:07 Publié dans droits de l'enfant, enfants placés par Justice ou ASE, Osons dire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-louis debré, nan aurousseau, sihem habchi, marc machin, arash derambarsh, fog
22.04.2008
Câlins toujours !
Toute action a des effets attendus - ce pour quoi on la met en route.
Et il débarque des effets secondaires, sans prévenir.
Ce blog n'échappe pas à cette loi générale du vivant.
Un des effets que j'évoque aujourd'hui concerne un besoin général de tout être humain (et de nombreux êtres vivants):
celui d'être reconnue comme une personne qui, tout au long de sa vie, quelle que soit l'apparence que l'on donne dans le spectacle du monde, a besoin au quotidien de sa ration de tendresse alliée à l'estime des autres pour grandir et avancer.
Que l'on me présente au plus vite celui ou celle - hormi choix particulier de vie à un certain moment tels les chartreux,encore que d'autres facteurs donnés par la vie au sein d'une nature belle peuvent compenser - que l'on me présente l'oiseau rare qui va mépriser ou rejeter l'estime de l'autre ? Premier pas.
Celui ou celle qui va vivre sans affectif, sans tendresse, sans câlin? Second pas.
Si j'ai mis à ce billet le titre "Câlins toujours" c'est qu'il s'agit du lien commun qui me saute aux yeux à travers tous les cas
évoqués dans ce blog.
Que manque-t-il aux enfants placés, sinon des câlins vrais, une tendresse vraie, une écoute, un amour vrai ?
Que manque-t-il aux enfants non placés et pas bien ? sinon de l'écoute, de la considération, des câlins, de la tendresse, un amour vrai ?
Que manque-t-il aux plus de 18 ans en détresse sinon l'écoute, le respect, l'estime, la considération, l'affection ?
Cette époque qui veut insolemment tout expliquer - comme si l'homme ou la femme n'était que pure machine tels jadis les "animaux machines "de Descartes, omet l'essentiel. Que hors notre animalité nous sommes habités de spiritualité. Que ces 2 échevaux s'entrelacent intensément avec le 3 ème lien de l'affectivité, sous peine d'aboutir à une rupture. Rupture qui peut engendrer dépression, suicide ou autres manières multiples de se malmener parce que l'on étouffe par manque d'affectivité reçue ? par manque de tendresse sue ? par manque d'estime connue ?
Là je sors du blog pour dire que souvent, en voyant des personnnes très très âgées, je surprends dans leur regard
toute la malice du petit garçon turbulent ou de la petite fille fougueuse qu'ils ont été et sont toujours si on les regarde bien.
Dans ce blog, à force de me pencher sur les jeunes et leurs gardes légaux - parents, services sociaux, justice, etc ... - il m'est apparu évident que l'âge ne faisait rien à l'affaire. Que le tout petit avait besoin d'un grand respect, d'une infinie estime, d'une intense chaleur humaine vraie; que cela continuait en accumulant les années d'âge civil, que des pères étaient blessés à mort quand leurs petits leur étaient injustement arrachés, que des mères crevaient de voir leurs enfants kidnappés légalement sans raison, que le regard des autres pesait sur tous.
Cela sans parler des divergences incontournables telles que X apprécie Y qui ne voit que Z . D'où des drames amoureux
qui ne concernent pas tout le monde et ne font pas les 24 heures sur 24 des 365 jours de chaque année. De cela je ne parlerai pas. On n'y peut rien faire.
L'immense majorité du temps qui passe, ce temps qui va plus ou moins vite selon que l'on est dans le plaisir ou dans l'ennui, est fait pour chacun des personnes habituellement environnantes, plus ou moins nombreuses, plus ou moins présentes - si l'on compte les Friends actuels de FaceBook et autres sites de rencontres.
Et dans, cette majorité du temps de la vie terrestre, il serait tellement plus aisé de naviguer plus clairement, plus facilement, en exprimant ce dont on a besoin. Tout simplement.
En ce sens , on dispose d'exemples en direct sous les yeux: les plus jeunes. Rien n'empêche de les regarder et de s'en inspirer.
Etre soi-même, faire entendre à son entourage qui on est, comme on est, ce dont on a individuellement le plus besoin, pourrait éviter les refuges vers ce qui peut être appelé ou non des sectes. Bref tout ce qui peut "béquiller " des vies où de trop nombreux se perdent.
Ceux qui n'ont pas besoin de paroles ou de signes physiques - il y en a - vont se réfugier sous la couette du "ça se voit bien que je l'aime;
je fais tout pour lui (ou elle); elle ou il ne manque de rien". Très bien pour ceux là si ça leur suffit ! Mais ce n'est pas le cas de tous.
D'autres ont besoin d'expressions physiques: paroles positives, caresse sur le dos, bisou par çi, étreinte par là. Rien de
révolutionnaire, sinon une toute bête expression physique - comme le soleil qui réchauffe et remet le moral au beau fixe...
Après tout les plantes et les fleurs sont bien sensibles à la parole humaine, à la musique ....
Nous ne sommes pas que des esprits. Nous ne sommes pas que des choses régis par des règles momentanées de psy, règles qui
détruisent chaque année tant de jeunes qui vont bien et dont la férule s'abat sur ces justes condamnés.
Nous sommes bien autre chose.
Vous les plus jeunes, câlinez vos parents, vos frères et soeurs.
Vous les parents retrouvez aussi les câlins entre vous et envers vos enfants.
Des câlins faits au su et au vu de tous, comme si l'on était tout en étant au XXI ème siècle on se trouvait aussi dans la maison de verre d'un certain Montesquieu.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
17:41 Publié dans Osons dire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affection, estime, esprit, animalité, montesquieu, descartes
29.10.2007
Du respect pour Didier, 17 ans !
Une heure de plus de sommeil la nuit de samedi à dimanche !
Avec toujours le démarrage spécial au matin qui suit ces nuits particulières . Du côté des sons carrément absents ou bien très différents langés dans de la ouate. Du côté des humains aussi en décalage absolu; normal après tout, cette opération de remise à l'heure n'ayant lieu que 2 fois par an et à 2 saisons bien différentes.
Comme l'horloge biologique est secouée, ce jour va traîner en longueur chaque minute humaine passant l'une après l'autre - comme au ralenti - semblables au grain à grain d'un gigantesque chapelet.
Ce lundi Didier, 17 ans, se réveille en Provence où il passe les vacances de Toussaint chez son père. Sympathique
garçon de son époque il est malmené par la séparation de ses parents. Avec un apprentissage en pâtisserie qui se passe bien, Didier doit faire face à une situation, désagréable et stupide, qui devrait inexister.
***Didier n'est pas écouté ni respecté.
Pour des raisons, hors de propos ce jour, Didier et ses 2 sœurs, écartés de leur père, ont continué à vivre avec leur mère. L'arrivée rapide d'un "beau-père" a entraîné la mise automatique en internat du jeune Didier de 10 ans, un internat un peu particulier car très encadré par des éducateurs et accueillant parfois des enfants confiés par l'A.S.E.(Aide Sociale à l'Enfance).Les sœurs sont restées vivre chez la mère. Peinardes !
Six ans ont passé. Didier a souhaité revoir son père malgré qu'on lui eut rabâché, semaine après semaine, que c'était un "salaud", avec en confirmation apparente le silence total du papa ! Mais un "salaud" qui a recueilli il y a peu le constat d'une voisine sur le fait que tous ses envois à ses 3 enfants - lettres,cartes, menus cadeaux convoyés par voie postale - avaient été annihilés: la mère jetait tout. Et parti en Provence, le père n'en savait rien.
Comment une mère peut-elle à ce point mépriser ses enfants en jetant à la poubelle tendresse, lettres, cartes, menus cadeaux venus du propre père des enfants, homme pour lequel elle a, en un autre temps, éprouvé quelque penchant durable puisque 1 garçon et 2 filles sont nés de cette inclination ?
Comment une mère qui a offert la vie à un nouvel être humain peut-elle devenir le propre destructeur de cet être quelques années plus tard ? Pourquoi ?
J'entends déjà des réponses. Telle "Vous voyez bien qu'il faut que l'A.S.E. s'occupe de ces enfants puisque la mère se comporte en irresponsable !" .
Non, non et encore non !
Une mère qui agit ainsi le fait parce qu'elle a le soutien de tout un environnement qui maintient en "esclavage" trop souvent les enfants qu'il a produit , cela jusqu'à leur 18 ans.
Cela coûterait quoi aux uns et aux autres de notre pays de respecter chacun ? Pas un cent !
On préfère tolérer sans vergogne la destruction des liens des moins de 18 ans avec l'un ou l'autre, liens pourtant bien établis avant cette séparation des parents dans laquelle ces jeunes ne sont pour rien.
Une phrase telle que "Ce sont des enfants !" ou mieux "Ce n'est qu'un enfant !" met fin à toute tentative de dialogue d'un jeune avec un aîné, lui-même sous la dépendance d'un autre pouvoir. Affaire réglée. Lourd silence de ces jeunes là qui n'ont rien à dire sur leur sort, du moins tous ceux qui ne sont pas écoutés.
Il va de soi que seuls les adultes décident - eux qui ont la chance de tout connaître jointe aux talents de faiseurs de paix que nous leur connaissons au plan d'une Terre débarrassée de tout conflit ! J'ironise, oui !
J'ai mal à l'âme en voyant toute cette humiliation, toute cette maltraitance infligée aux plus jeunes par des plus vieux, en théorie plus sages ! Tout ce négatif qui ne sert à rien ! Rien d'autre qu'à faire souffrir.
Didier est bien dans l'internat où il se trouve.Il y est libre. L'A.S.E. très bonne mère grâce à nos impôts, lui donne de l'argent de poche, paye ses déplacements, lui laisse renouveler vêtements et chaussures à un rythme très raisonnable, bref prend soin de lui fournir tout ce dont il a besoin. Parfois mieux qu'une famille standard.
Tout roulait sans trop d'accrocs jusqu'à ce que Didier s'avise d'informer sa mère qu'il voulait retisser des liens avec son père. Alors, cette femme s'est muée en maître chanteur. Didier avait le choix: soit de rester chez sa mère, soit de se faire" virer" par elle. Ayant maintenu sa volonté de contact avec son père, Didier dut acquitter le prix de sa liberté. Mis à la porte, il revint un jour chercher ses quelques affaires perso. dans la pesante atmosphère de celui que tous ignorent; au nombre de celles-ci: une console de jeux et un lecteur DVD.
C 'était sans compter avec la maman qui osa se plaindre de son fils auprès des responsables de l'internat. Sous le prétexte que console de jeux et lecteur DVD "faisait partie du cadre familial" Didier se vit confisquer jeux et lecteur remis à sa mère. Chassé par sa mère et dépouillé par elle de ses menus biens, Didier souffrait beaucoup.
***L'insouciance des éducateurs
Selon leurs propos, les éducateurs n'avaient pas voulu s'impliquer. Ils n'étaient pas là pour critiquer les décisions des parents. Sans doute n'avaient-ils pas eu envie de s'embêter avec les broutilles de Didier.
Où cessent les broutilles ?
Très touché par l'attitude de sa mère vis-à-vis de lui - les liens spécifiques mère-fils sont là - Didier connut une abominable période d'abandon de tous.
Trop c'est trop et il existe un instant ténu où il est possible de basculer dans le néant. Car il n'y a plus de solution. Rien. Rien qui vaille la peine de continuer. Rien ni personne qui vaille la peine de poursuivre cette vie de galère. Rien.
Bien qu'au courant de la situation, alertés par une jeune amie extérieure de l'état d'esprit de Didier, les éduc ont traité cela par-dessus la jambe. Ce garçon de 17 ans avait entendu ces jours-ci des choses désagrables. Normal qu'il n'aille pas bien. Il s'en remettrait. Basta !
Par cette totale absence d'attention, Didier aurait vu la fin arriver. Il a échappé à une TS (tentative de suicide) grâce à un double hasard: celui d'un appel téléphonique et celui d'être encore réceptif au son d'une voix amie. Juste avant le passage à l'acte. Vive le portable qui a mis fin à cet essai dramatique !
Là encore, j'entends les voix des "connaisseurs ": "Vous voyez bien, Didier n'allait pas bien puisqu'il a failli faire cela !". Le beau discours sur l'étiquetage de celui (ou celle) qui a osé ou aurait osé se livrer à un tel acte est reparti. Bêtise! Intolérance !
Et on ose s'indigner encore de l'affaire Dreyfus ou de l'affaire Callas! Il faut peut-être regarder ce que nous sommes, ce que nous faisons…. Du pas mieux !
Tout est cadré pour le confort des "has been" gérant les jeunes: tel acte, telle sanction, on ne déroge pas !
En parallèle on va geindre sur l'augmentatiàon du stress, sur les suicides des jeunes, sur les prises de tranquillisants, etc …Au lieu de porter un regard, neuf d'a priori, sur ce qui se passe pour y voir plus clair, avancer vers des solutions.
Comme très souvent, trop souvent on confond causes et conséquences.
Dans le cas de Didier on prend pour cause d'un mal être normal - lié à une maman qui jette son fils unique à la porte - la blessure intérieure qui a presque conduit à la TS et on clame:"Ce jeune va mal !" Heureux si on ne le met pas sous férule "psy" quelconque !
C'est pas ça du tout ! La cause, la seule vraie, n'est pas la douleur intérieure mais l'attitude d'un certain nombre qui osent interdire aux plus jeunes ce dont ils ont besoin avant tout: être écouté et être respecté!
Que demandait Didier ? De pouvoir avoir des liens relationnels, affectifs autant que ceux charnels/génétiques avec ses 2 parents.
Merveilleuse époque qui, dans le même temps où cela est interdit à nos jeunes, va aller béer d'admiration devant les éléphants qui viennent retrouver les dépouilles de leur géniteur et de leur mère.
Alors oser interdire un mouvement naturel ou à tout le moins l'entraver chez les moins de 18 ans ? je m'interroge. Quelle humanité est la nôtre ?
Au lieu de dessiller nos regards nous compliquons à loisir, nous encadrons, médicalisons, enfermons toute une jeunesse qui ne demande qu'à être libre pour bien faire. Et qui veut être respectée dans ses demandes légitimes !
Dom BOSCO ne disait pas autre chose, lui qui faisait toujours confiance au pire garnement. Avec succès.
Et le Didier de ces faits réels est un garçon sans histoire, lui. Arrêtons ! Mettons nous en vérité à la place des plus jeunes. Essayons du moins.
C'est nous les majeurs qui sommes compliqués. C'est nous les faiseurs de problèmes. Eux, les jeunes, ne désirent que de l'harmonie; et à défaut d'un couple de parents présents ensemble, ils sont capables de s'adapter à un couple en 2 morceaux, à comprendre la remise en couple des parents, à supporter beaucoup de choses. Ils n'ont qu'un désir: être libre d'aimer père et mère sans vivre dans le drame ou le moins possible en tout cas.
Ce n'est pas un désir que l'argent peut payer. Ce n'est pas un désir qui coûte. Ce n'est pas un désir extravagant. C'est un tout petit bonhomme de désir réalisable. A condition que les grands acceptent d'y mettre du leur; car ces enfants c'est eux qui les ont faits et ils sont responsables de cette œuvre, de ce travail encore si mystérieux de don de la vie.
Ce désir d'amour et de paix des enfants est très loin de ce qui leur est offert trop souvent par une société amoureuse des lois mais pas du tout concernée par l'amour, la tendresse, l'affection … autant de vérités vivantes pour lesquelles les services sociaux n'ont actuellement que dédain voire mépris. Leur mot d'ordre, leur credo est d'éviter les attachements !
Or sans amour un nourrisson se laisse dépérir. Même la culture dite hors sol ne flotte pas dans les airs !
Dans le cas des Didier, c'est la maman qu'il faudrait mettre au pas - je n'ai pas dit traiter. Il n'y a pas de traitement à l'amour ou au désamour.
***Mais l'histoire de Didier ne s'arrête pas là
*Dans son état de mal être passager, ne voilà-t-il pas qu'il est surpris en train de fumer de "l'herbe" à l'extérieur de l'internat; pour ce fumeur occasionnel, être pris est ennuyeux : conseil de discipline, peut-être même renvoi alors qu'il passe un examen sérieux en juin 2008.
Que n'a-t-il consommé un peu d'alcool ou de vin, une des ces drogues tolérée et en vente libre !
Entre des éducateurs qui n'ont rien vu ni rien fait bien qu'alerté par une amie de Didier - pas une petite amie ! …et la dégustation d'un peu d'"herbe": Didier a-t-il mis en péril autrui ? Du tout ! Alors pourquoi cet acharnement ?
*Et ça continue. Outre cette perspective angoissante de mise en jugement scolaire, Didier était désireux de passer les vacances de Toussaint avec ses copains habituels.
Toujours ce même traitement de non écoute et de non respect. Malgré son accord à lui, une lettre de sa marraine et de la famille de sa marraine pour un accueil détendu à la Toussaint pas très loin de son internat (10 kms) les décideurs/ penseurs s'approprient le droit de choisir à sa place, sachant mieux que ce presque majeur ce qu'il faut pour lui. En l'espèce, il a été décidé qu'il est mieux pour lui de rester en famille, donc de traverser la France.
Il était prévu qu'il aille chez son papa pour les vacances de Noël et il ira; mais qui va payer le trajet Paris-Provence et retour pour aller voir son père à la Toussaint ?
Facile ! ce sera nous, contribuables.
Compliquer les choses au lieu de les simplifier devient un art dans lequelle excellent les services d'aide et assimilés qui ronronnent en interne sur des pratiques de fonctionnement obsolètes jamais remises en cause.
Est-on conscient de la chape de plomb sous laquelle vivent tous ces jeunes, contraints de ne pas être eux-mêmes ?
Après cela les services de l'A.S.E. iront nous cracher aux oreilles que si les jeunes ne vont pas bien en quittant ces structures à 18 ans pour entrer dans le groupe étiqueté S.D.F.(Sans Domicile Fixe) c'est parce qu'ils n'allaient pas bien avant. Que c'est facile cette désinvolture ! Que c'est cruel !
Didier est donc parti en vacances de Toussaint chez son papa au lieu d'être avec des jeunes de son âge.
Ainsi perdure le double discours incohérent infligé à ces jeunes avec d'une part: "A leur âge, ils ne vont plus avec les grands-parents , ou la famille ! ". Sous-entendu fini les "has been" et vive les jeunes entre eux ! Et d'autre part on presse ces presque majeurs - dont on aura gémi sur le manque d'acquisition d'une mythique autonomie - de séjourner encore et toujours lors des vacances avec des grands-parents ou de la famille ! Cela même quand, de par la croissance et l'accès à une totale vie d'homme ou de femme capable de reproduire l'espèce,ces jeunes recherchent tout à fait normalement la compagnie de jeunes de leur âge !
Comprenne qui pourra.
"C'est quoi d'ailleurs ce pays là ?"
"Hé bé c'est la France, le pays des droits de l'homme. Voyez, c'est écrit au fronton des mairies: liberté, égalité, fraternité !"
"Oh ! Excusez ! C'est pas très visible !!!!! "
Didier ne vit pas dans un foyer de l'A.S.E. laquelle se contente de payer la note là où il est accueilli et non pas placé. Importante nuance !
Avec les piécettes fournies sans fin par les citoyens contribuables, l'ASE apporte de l'aide à des jeunes et leur famille. C'est indéniable.
La partie glauque et celée de l'ASE est celle des placements, qu'il s'agisse de placements en foyer ou de placements en famille. Depuis que "je vais au charbon" sur les terres des placements, j'ai été submergée par les cas d'enfants malheureux car placés en foyer ou famille d'accueil. Alors que tous ont une famile capable de continuer à les élever. Familles amputées de leurs jeunes pousses qu'elles réclament et qu'on leur refuse avec l'aide formelle de rapports de spécialistes, si semblables de l'un à l'autre que l'on croirait du copié/coller !
En contrepartie un seul cas positif ! Pour 50 négatifs !
C'est pas possible ! Pourtant dans l'émission d'Envoyé spécial du 7 juin 2007 l'Inspecteur Général des Affaires Sociales, Pierre NAVES, dit entre haut et bas dans le train qui le ramène de Niort où s'est tenue la journée du Fil d'Ariane (voir 18.10.2007) qu'il faudra bien 50 ans pour mettre de l'ordre dans cette affaire d'enfants placés dont 50% au moins pour lesquels il existait une autre solution que le placement. Hallucinant !
Quand j'ai lu peu après sous la plume d'un autre qu'Israël et la Palestine s'entendront, eux, alors que l'affaire des enfants placés ne sera toujours pas résolue….je me dis qu'il urge de faire connaître la vie de ces 130.000 mineurs placés abusivement.
Se taire quand on sait c'est être complice actif de la maltraitance.
Je reviens à Didier.
Comme j'étais présente pour ses 17 ans j'espère, dans moins d'un an, pourvoir être dispo pour voir Didier souffler ses 18 bougies. Enfin 18 ans ! Enfin libre !
Et vous, avez-vous eu l'occasion d'observer des curiosités, des bizarreries, des incohérences autour de vous et concernant les moins de 18 ans ? Ou bien avez-vous d'autres choses à faire connaîte ?
Si oui, dites voir. Merci.
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
09:40 Publié dans Osons dire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : respect, écoute, P.Naves, Dom Bosco, mineur, amour, paix
09.10.2007
Elie Wiesel: Osons Dire !
Car il est des silences à ne pas garder, des silences à détruire, des silences de lâcheté, des silences de barbarie, des silences assassins !
Un homme, Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix 1986, a dénoncé les silences coupables. Tous ces silences muets sur les souffrances d'un enfant qui n'est pas écouté, qui n'est pas respecté. Même dans des lieux où il est censé être protégé, ces lieux où l'on méprise sa parole au goût de vent neuf, où l'on brise sa voix de lumière qui déplaît à un système figé, raidi, sourd et drapé dans son autorité légale.
C'est dans un premier ouvrage "La Nuit" publié aux Editions de Minuit en 1958 qu'Elie Wiesel, rapporte ses souvenirs d'une période où "le monde se taisait", temps de déportation avec sa famille à partir de 1944 de ce garçon de 15 ans à Auschwitz puis à Birkenau. 
Elie Wiesel nous le rappelle: "Il y a toujours des silences dans mes livres. Mais il y a silence et silence. Il faut se battre contre le silence dès qu'il cache un crime. Là, il faut crier, hurler."
Il y a des murs de silence à braver. D'épaisses fortifications où sont celés des corps que l'on étouffe, des cœurs que l'on piétine, des âmes martyrisées. En cet automne 2007, là, sous nos yeux.
Il faut oser. Il faut parler. Il est impossible de laisser l'autre périr ainsi sans rien faire. Ou alors de quoi notre part d'humanité est-elle souillée ?
Il faut oser. Pour tous ces gosses incapables de se secourir seuls. Incapables de fuir une barbarie toujours pesante.
Ces gamins avides de soleil et de joie, nourris de coups, de larmes et d'ombre, victimes offertes sans pitié à l'appétit d'un Moloch insatiable, chair livrée, pensée réduite en cendres…
Responsable et aussi coupable:
de se taire. Passer son chemin. Laisser faire.
d'être poursuivi, écorché par tous les silences accumulés nés de l'indifférence, de la peur, de la lâcheté.
de persister à se taire au lieu de faire connaître l'acte inhumain.
de devenir tortionnaire au nom d'un silence facile.
C'est pour exterminer ces hordes plombées de silence, porteuses de malheurs et de mal, qu'Elie Weissel continue à parler. Pour épargner s'il se peut toutes les jeunesses du monde. Au nom des enfants. Au nom d'un seul enfant !
Elie Weissel ajoute:"Les leçons du XXe siècle n'ont pas été tirées. Nous avons essayé, mais elles n'ont pas été reçues.(…). Je suis triste pour les jeunes d'aujourd'hui. Si j'étais seul, je pourrais me dire: j'ai le droit de désespérer, j'ai toutes les raisons du monde pour ne plus avoir foi en l'homme ni en Dieu. Mais il y a l'autre. Dès qu'il y a l'autre, je n'ai plus le droit de renoncer."
En juin 2006 à 77 ans Elie Wiesel rapporte: "Maintenant, j'ai un petit-fils de 9 mois dont je suis fou. Quand il me sourit, c'est le monde entier qui s'illumine. Il y a en lui l'innocence, la beauté, la pureté, l'espoir, tout ce qui est beau et noble dans l'homme. Et cela justifie toute l'aventure humaine sur terre. Cela la justifie... malgré tout."
A une question sur lui-même, enfant, dont la vie a basculé dans le camp d'Auschwitz où sa mère, son père, sa petite sœur ont été exterminés, Elie Wiesel répond: "… J'ai un devoir envers l'enfant que j'étais. Je suis responsable de son avenir et de sa place dans l'éternité. Vous avez vu juste: c'est lui qui parle en moi. Autrefois, on a essayé de le priver de la parole. Moi, je la lui restitue. Je ne dirai jamais quelque chose dont cet enfant pourrait avoir honte. Je voudrais qu'il soit fier de moi."
Il faut lire ou relire La Nuit et jeter aux horties toutes les peurs de dire.
Ecoutons les plus jeunes. Dessillons nos yeux. Parlons tant qu'il est encore possible. Osons dire ! Osons parler !
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00:35 Publié dans Osons dire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oser, dire, crier, braver le silence, élie Wiesel, être humain, La Nuit





Sa sincérité dans la présentation de ses objectifs de candidat président - je vais citer par exemple son oecuménimse - a été passée aux oubliettes. Arash avait écrit au
voter il suffit de mettre son nom sur un papier et de voter. Une fois, deux fois, d’où des participations de 150 % en certains lieux !