06.11.2009

Caroline Lanty, défenseur des animaux

 

photosCaroLanty5.11.09 007.jpgLe 5 novembre 2009, j'ai rencontré Caroline Lanty, directrice SPA de 2006 à 2008, 28photosCaroLanty5.11.09 040.jpg ans, avocate. Voici le début de son intervention, en attendant la vidéo sur Dailymotion.

C'est Anne-Marie Engler qui organisait cette soirée où des questions pertinentes ont été abordées dans la salle mise à disposition par le patron du restaurant Le Gai Moulin Rue Saint Merri au coeur de Paris.

Au nombre des présents, Barbara Lefranc, reçue par Anne-Marie le 26.9.2008 pour présenter son association qui anime le Bulletin des Lévriers, http://bulletinlevrier.blogspot.com, 6 chemin des Heuleux 78240 Chambourcy Tél 09 54 39 84 36, et fait énormément pour sauver de la souffrance des lévriers espagnols, les Galgos. L'un d'eux était présent hier soir.

Caroline Lanty a dédicacé son livre "Le scandale de l'animal business", paru en mai 2009 aux éditions du Rocher. Il délivre un message essentiel : l'animal n'est pas un objet - ce qu'il est toujours au plan légal !

photosCaroLanty5.11.09 107.jpgUn animal est un être vivant. Il a des besoins, un affect, une pensée. Pour l'heure la frilosité reste générale enphotosCaroLanty5.11.09 138.jpgFrance quand aux besoins des animaux, à commencer par la foule des animauximages (2)animal.jpg de compagnie au sujet desquels un peu de considération ne peut gêner personne.

J'ai cru comprendre que Michel Drucker - dont on connaît la fibre animale et celle de son entourage - était associé à cette soirée.

Parmi les propositions évoquées, je retiens celle d'une émission régulière sur la santé animale, comme il en existe une sur la santé humaine.

Tout mon soutien à Caroline. On pourrait déjà progresser au niveau de l'animal dit de compagnie.

Ici, comme dans de nombreux domaines, la volonté politique peut seule faire avancer la situation de ces amis à quatre pattes que sont les chiens et les chats, souvent associés à la vie d'un foyer familial.

Voici le lien à partir de Google pour accéder à cette vidéo sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=DljllJ221Ew

Alors quel statut pour l'animal de compagnie ?

A suivre avec Caroline Lanty, une jeune femme très sympathique.

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personelles: en haut : une Anne-Marie Engler heureuse à gauche, Caroline Lanty et Anne-Marie Engler à droite; plus bas à gauche le splendide lévrier arraché à l'enfer par Barbara Lefranc avec elle, à droite le même lévrier et la couverture du livre de Caroline Lanty)

 

Route en partage

 

arton3897caumont.jpgUne émission très intéressante sur la route avec le C dans l’Air du mardi 3 novembre 2009 «PV,arton3507lefrançois.jpg radars : la guerre de la route». Visible encore quelques jours.

Deux groupes :

D’une part Eric de Caumont qui sait traquer les vices de forme et défendre des automobilistes victimes d’erreurs, Nicolas Le François Chef de la rubrique Actualité du magazine l’Auto Journal qui sait lui aussi ce dont il parle, Philippe Vénère, ancien chef de la 1 ère division de police judiciaire de Paris et auteur d’un ouvrage à connaître paru chez Max-Milo, le Manuel de résistance contre l’impôt policier.

Tous les trois dénoncent un tout répressif qui n’atteint pas ce qu’il cherche. Qui, pire, dénonce – en raison d’erreurs de radars pompes à fric - des fautes qui n’existent pas.

D’autre part, Pierre Gustin, délégué général de la prévention routière, qui est « pro » radars.

Il apparaît que l’alcool au volant reste un problème préoccupant, ainsi que les stupéfiants.

Que le réseau secondaire est concerné à 60%.

Que les 18 -25 ans sont les victimes de la période vendredi soir dimanche soir.

Monsieur Pierre Gustin déclare qu’il n’y a pas de petite infraction.

On peut en discuter. Je serais aussi tentée de dire que, comme pour les avions, les causes d’un accident sont multifactorielles.

Les 4 présents sont d’accord pour un apprentissage de la route, peu fait à l’école. Pourtant, la route – comme piéton, 2 roues avec ou sans moteur, 4 roues avec ou sans permis –n’oublions pas les voitures électriques – concerne tous les citoyens. Sur 10 Millions d’enfants à l’école il n’y aurait que 2 millions d’entre eux à être sensibilisés à la sécurité routière. Très insuffisant !

Pierre Gustin rappelle l’installation des éthylotests anti-démarrage sur les cars scolaires. Qui peuvent être installés aussi sur des véhicules particuliers pour des récidivistes contrôlés positif à l’alcool.

arton5026vénère.jpgimages (2)vénère.jpgPhilippe Vénère, qui a été des deux côtés de la barrière, n'a rien contre la sévérité quand l’infraction le mérite. Dearton293gustin.jpg même que messieurs Le François et De Caumont.

Un reportage met l’accent sur des erreurs : ainsi un automobiliste se voit reprocher un fait, abrogé depuis longtemps.

Monsieur Le François dénonce 13 % d’erreurs avec les radars automatiques, soit sur 10 millions de PV, 1 million d’innocent condamnés à payer… pour rien. Ces radars qui devraient être contrôlés par des ingénieurs le sont, en fait, par ceux qui sont à la fois – comme on dit- juge et partie.

Evidemment que la route est un espace qui se partage. Evidemment que le BSR, Brevet de Sécurité Routière est un élément positif.

Pas suffisant.

Je me situe dans la ligne du raisonnement de Philippe Vénère qui a pratiqué 14 années de cascade auto. .Sans aller jusque là j’ai beaucoup appris avec des dérapages contrôlées et autres exercices avec deux copains sur des sites à l’écart, dans le Nantais, alors que j’étudiais la médecine. Aller au-delà de ce qui est nécessaire pour la conduite sur la route, le lieu où l’on croise autrui, permet de mieux situer son véhicule et soi-même. De même savoir maîtriser un véhicule sur la neige ou la glace. A mon avis, les apprentis conducteurs gagneraient en sécurité – pour eux et les autres – en allant rouler sur des circuits à l’image de Philippe Vénère. On n’en est pas là.

Eric de Caumont, à propos de la voiturette électrique, prend à témoin Yves Calvi pour préciser que le juge peut confisquer, aussi, une voiturette électrique si le conducteur de ladite voiturette est contrôlé positif à l’alcool.

Pierre Gustin est pour les radars, pour les stages pour récupérer des points, argumentant que ces stages sont porteurs dans 66 % des cas de changements de comportement dans le bon sens : arrêter l’alcool avant de prendre le volant, mettre sa ceinture, etc ….

Il faut prendre garde à certain papier à en tête qui laisse croire que c’est la justice qui répond, alors qu’il n’en est rien. Seul le juge a le droit de juger

Tout le monde dit : « Bravo la ceinture !  »

Il est bien précisé ce qui suit du côté des radars :

De 0 à 100 kms à l’heure on retire systématiquement 5 kms pour les radars fixes et on retire 10 kms pour les radars mobiles, autrement dit les radars embarqués placés à bord d’une voiture qui roule.

Au-dessus de 100 kms on retire 5 % du kilométrage pour les radars fixes et 10 % pour les radars en déplacement dans une voiture.

N’oubliez pas : on se contrôle comme piéton, comme cycliste, comme futur conducteur ou comme conducteur à partir de 16 ans en conduite accompagnée. Cette dernière formule - que j'ai apprécié - a fait ses preuves : plus on conduit plus on contrôle sa conduite. Au volant comme en tout, rien ne vaut la pratique.

Contact : franbcoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations : en haut à gauche Eric de Caumont, à droite Nicolas Le François ; plus bas à gauche Philippe Vénère et son livre, à droite Pierre Gustin)

 

05.11.2009

Patrick Pelloux défend les patients

 

n1493063539_9818.jpgJe viens de lire sur Facebook un interview du Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France, AMUF, qui peut concerner quantité de personnes. Je l’ai partagé aussitôt sur mon profil, indiquant ceci à Patrick Pelloux : « Impossible d'arrêter d'écrire et de dire, Patrick ! Je relaye cet entretien sur mon blog ». Ce que je fais.

Il est important d’être informé. Et pour cela d’avoir un urgentiste qui ose dire et qui ose intervenir.

Patrick Pelloux est bien placé, comme Président de l’AMUF, pour dire ce qu’il observe et vit dans un travail qu’ilimages (1).jpg aime et où il déploie toutes ses capacités.

Cet interview est paru dans le Quotidien du Médecin du 30 octobre 2009.

« Le président de l’Association des médecins urgentistes de France juge avec sévérité les récentes évolutions du statut de praticien hospitalier. Attaqué en justice par la police pour diffamation, il réclame par ailleurs une clarification des relations policiers-pompiers-urgentistes.

LE QUOTIDIEN – La police vous attaque nommément en justice pour diffamation, ainsi que les journaux « Charlie Hebdo » et « Le Canard Enchaîné » auxquels vous avez collaboré, dans l’affaire « Mupapa » (voir « le Quotidien » du 3 février). Comment réagissez-vous à cette mise en cause?

Dr PATRICK PELLOUX – Un commandant de police a effectivement porté plainte contre moi; j’ai été entendu la semaine dernière par la police judiciaire. L’affaire « Mupapa », il faut rappeler les faits, avait scandalisé l’AMUF et le monde de l’urgence : en janvier dernier, à Château-Thierry, un urgentiste de l’hôpital, le Dr Mupapa, avait examiné à la demande de la police un patient en état d’ébriété et délivré un certificat de non-admission. Quelques heures plus tard, en cellule de dégrisement, le patient avait fait un arrêt cardiaque. Arrivé au commissariat avec le SAMU, le même Dr Mupapa a été empêché de délivrer des soins au malade par le commissaire qui a interrompu sa manœuvre de réanimation au prétexte qu’il était le responsable de l’état du patient, ayant signé le certificat de non-hospitalisation.

Cette affaire révèle un état d’esprit. De plus en plus, la police semble vouloir se mêler de la médecine. Le commissaire a porté plainte contre moi pour dénonciation par voie de presse mais dans cette affaire, il a quand même empêché un médecin urgentiste de sauver un homme qui est mort.

Se pose aussi la question des relations des acteurs du secours. Depuis 2007, nous avons travaillé au sein du « comité de coordination des urgences médicales et des secours »; un référentiel « d'organisation du secours à personne et de l'aide médicale urgente » a été annoncé en grande pompe par Roselyne Bachelot. Et puis? Nous attendons toujours que cela débouche sur du concret. Il faut clarifier les relations entre la police, les pompiers et les urgentistes! Ceci rejoint la problématique de l’accès aux soins des prisonniers car là aussi, une meilleure organisation est nécessaire. Nous, médecins, ne sommes pas là pour juger mais pour soigner!

LE QUOTIDIEN : Vous avez, avec d’autres spécialités « à garde », créé en 2007 une Fédération de la permanence des soins hospitalière. Les dossiers que vous défendez dans ce cadre avancent-ils?

Dr PATRICK PELLOUX : Il ne se passe rien. Pire, la loi HPST [Hôpital, patients, santé et territoires] et ses décrets d’application sont en train de détruire et d’enterrer définitivement le statut de PH. On dépèce la bête. La situation des praticiens se dégrade; à l’intérieur de l’hôpital, le pouvoir appartient désormais à la technostructure et elle s’en est emparée avec un esprit de revanche. Les médecins étouffent. Je ne suis pas contre une organisation où chacun est dans son rôle – je pense d’ailleurs que les médecins ne sont pas faits pour faire de la gestion – mais l’hôpital se trompe d’échéance et de management. Le bras armé n’y est plus le savoir mais la comptabilité. On crée des usines à gaz et des usines à harcèlement dans les hôpitaux publics.

Pour parler de la PDS en particulier, nous repartons sur une organisation qui ressemble à celle d’il y a vingt ans, on va à fond… en arrière! Tout va devenir de l’urgence or ce n’est pas du tout comme ça que les choses fonctionnent. Nous nous sommes battus pour structurer l’urgence, pour faire un bon maillage et que se passe-t-il aujourd’hui? Des cliniques choisissent leurs urgences, leurs horaires… Les malades vont en pâtir et ceux que l’on va montrer du doigt seront ceux qui font les gardes de nuit, la PDS.

LE QUOTIDIEN : Y compris les médecins de ville?

Dr PATRICK PELLOUX : Les médecins généralistes, il y a des endroits où ils sont tout seuls. On ne peut évidemment pas leur demander d’être de garde 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Il n’y aura donc de fonctionnement que coordonné.

LE QUOTIDIEN : Quelles sont, aujourd’hui, vos revendications?

Dr PATRICK PELLOUX : Nous vivons une période inédite. Je n’ai jamais vu aussi peu de dialogue social, autant de mépris pour les syndicats et pour ceux qu’ils représentent. Comment va-t-on soigner la population si, outre les contraintes horaires et les risques médico-légaux, nos métiers ne sont plus du tout attractifs? Il y a quelques semaines, un interne s’est suicidé dans un hôpital parisien. Des médecins se suicident! 75 % des urgentistes souffrent de burnout. Je demande à Roselyne Bachelot d’organiser une réunion sur le sujet de la pénibilité du travail à l’hôpital public.

PROPOS RECUEILLIS PAR KARINE PIGANEAU »

Burnout des urgentistes, suicides de médecins.

On ferait quoi sans soignant ? Sans urgentiste quand il y a besoin ?

Sur ce blog, le 12 mai 2008, sous le titre « Urgences ! Patrick PELLOUX «  j’ai parlé du livre de Patrick « Histoire d'Urgences » qui témoignage de la triste actualité du manque général de moyens au niveau des hôpitaux.

A lire ! A faire connaître !

contact:françoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : couverture du livre Histoire d’Urgence, Patrick Pelloux)