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fugueurs jeunes

  • Fugueurs ? Non ! Bannis ? Oui !

    Impossible de ne pas réagir en voyant des stupidités pareilles !

    Fugueurs ? Non ! Non ! et Non !

    Le Parisien du vendredi 28 mars 2008 en fait un titre majeur à la une et imprime les pages 2 et et 3 à ce propos.

    Une fois de plus: comment ose-t-on parler ainsi ? Sans savoir pour de vrai ce qui se passe ? En stationnant à la surface des choses au lieu d'y aller voir ?  En tapant une fois de plus, férocement, sur ces moins de 18 ans qui n'ont que le droit de se taire.
    Réduits à cette extrémité, que reste-t-il à faire ?
    La même chose que lorsque l'on est à bout quand on est adulte: se révolter ! 

    Transformer une fois de plus des jeunes en  boucs émissaires est bien facile pour satisfaire les instincts les plus sordides inavoués de trop d'adultes devenus responsables ou "chefs".

    Je cite tel que ce qui est imprimé en Clés en page 2 :
    *  44 699 fugues d'adolescents ont été signalées  la police en 2007. Il y en avait 37 612 en 2004.
    * 27 553 (61,6%) sont des fugues d'adolescents placés dans des foyers ou des familles d'accueil.

    * 17 146 (38,4%) sont des fugues du domicile parental.
    * La moyenne d'âge des fugueurs est de 15-16 ans.
    * Les deux tiers des signalements concernent des filles, un tiers des garçons.
    * 30% des fugues durent plus d'un mois.
    * Un tiers des ados qui font une tentative de suicide ont déjà fugué avant.
    Sources: statistiques de l'Office central pour la répression des violences faites aux personnes (ministère de l'Intérieur) et statistiques internes au dispositif SOS Enfants disparus.

    Le chiffre de 61,6%  saute aux  yeux en ligne 2  de ces clés.
    Il y a lieu d'observer que c'est là près des 2/3 des "marqués" fugueurs. La France plaçant à tour de bras, à tort et sans raison, les placés - qui veulent sortir de la contention serrée dans laquelle on les tient sans discernemernt du côté des adultes"en prison" morale - n'ont pas d'autre  manière de se faire entendre pour sortir de ce piège légal que de fuguer.

    Lignez 5 : les filles sont plus réceptives ou plus réactives face à l'injustice de la justice/ASE; les garçons fuient les histoires, si barbantes ! ils n'ont pas forcément tort sur le fond ! mais ce faisant, ils s'enlisent, se laissent manipuler  et sont écrasés. Bien plus que les filles. Ceci est valable, placement ou pas, et la vie des petits garçons n'est pas systématiqueent si facile quoiqu'on en dise.

    La ligne 4  brandit une moyenne d'âge, avec le commentaire attendu, à savoir:"de plus en plus jeune". Sur  quelle planète tous les prétendants à la responsabilité de  ces jeunes sont-ils en exil ? A l'exception du maintiern d'un Père Noël fictif qui plaît avant tout aux adultes , tout est plus ou moins mis en oeuvre pour que les jeunes deviennent avant tout autonomes. C'est la grande affaire de l'époque cette autonomie à géométrie variable où il est plus important avant 10 ns de tenir propre un cahier que de savoir préparer et cuire un vrai poisson ou encore une omelette savoureuse aux pommes de terre et fines herbes...Cette autonomie est devenue l'obsession des enseignants, des services sociaux, de multiples  intervenants... alors l'on est bien plus tolérant et coulant du côté des adultes quant à cette fameuse autonomie mythique très  différente selon les lieux et les personnes. On jacasse beaucoup à propos d'une autonomie pour laquelle il n'existe aucun  consensus ! Evidemment ! Il y a cependant, deci delà, quelques adultes clairvoyants et observateurs - dont des enseignants, si, si, j'en connais des super ! -pour tolérer que le "grandissement" des jeunes se fasse à vitesse variable et selon des paramètres très différents. Ce qui me navre est que ce qui est toléré pour la croissance physique ne le soit pas pour le reste, d'où une espèce de dictature qui va broyer un  certain nombre de jeunes.

    Au lieu de stigmatiser ce qui est souvent à tort appelé fugues, il serait plus approprié d'écouter pour de vrai celles et ceux qui sont amenés à fuguer pour tenter d'être écouté(e)s.

    On est très loin de cette position du côté des adultes ! Dommage !  

    Ces adultes qui ne savent pas entendre pourraient être éclairés dans leur rôle par des pairs de ces jeunes qualifiés de "fugueurs". Un pair peut expliquer parfois plus simplement la réalité vécu par l'intéressé.

    Question à vous les moins de 18 ans : y êtes-vous prêts ?

    Question à vous les plus de 18 ans : êtes-vous prêts à vous faire assister de jeunes pairs ?  

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr