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Euthanasie,ADMD

  • Dignité jusqu'en fin de vie !

    Sur la page intitulée "index thèmes blog" vous disposez d'une récapitulation de l'essentiel des sujets traités avec les dates où les trouver.  Le 24 novembre : 122 visites avec 311 pages consultées. 

    Une vie digne, tout le temps et autant que possible. Avec une sortie d'existence également digne. Un souhait auquel chacun adhère. Evidemment. Des dérives à propos de cette dignité ? on en connaît tous. Et Jean-Luc Romero, romerojlgood.jpgun ami au grand coeur, se démène selon sa conscience en tant que Président de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) pour que la dignité puisse être présente autour du dernier souffle. Je présente ici l'Edito de Jean-Luc publié lors de la 1 ère journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre dernier. dans une édition spéciale du Journal de l'ADMD. J'y joins 2 exemples concrets et quelques noms bien connus du Comité de parrainage. 

    La parole de Jean-Luc Romero:

    "Une journée mondiale, pour quoi faire ?

    A l'initiative de l'ADMD, le 2 novembre a été déclaré Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Cette date, très symbolique, permet à chacun, à sa façon, au cours de manifestations publiques ou par une pensée très personnelle, de rapppeler la mémoire d'un être cher parti dans d'inutiles souffrances. Dans toute la France mais aussi dans tous les pays du monde où existent des associations comme la nôtre (il en existe 44), des manifestations, ce dimanche 2 novembre 008, inaugurent cette journée.    

    Pourquoi nous militons

    Vincent Humbert, Maïa Simon, Chantal Sébire, Rémy Salvat...Ces noms sont sortis de l'anonymat pour nous dire combien la mort, en France, est un sujet qui est mal traité. 

    En effet, quelle solution pour notre fin de vie ? Les moyens alloués aux soins palliatifs sont notoirement insuffisants puisque 15% seulement des personnes qui en ont besoin peuvent y accéder. Les 85% qui n'y ont pas accès sont accueillies dans des structures inadaptées à la prise en charge de la fin de vie. Il en résulte des douleurs insupportables, une détresse indescriptible du patient et de ceux qui l'aiment, des tragédies absurdes. Cela ne doit plus durer !

    Aujourd'hui, près de 46000 Françaises et Français de tous les âges, de tous les milieux et de tout le territoire ont rejoint l'ADMD pour dire au Gouvernement qu'il faut accorder, comme cela se fait déjà en Belgique, aux Pays-Bas, et  bientôt au Luxembourg, le choix de nos condiions de fin de vie.

    Cela veut dire que le jour où la maladie se fera trop pesante et les souffrances insupportables, une loi, telle que réclame l'ADMD depuis sa création en 1980, devra nous offrir le choix:

    . Le choix  ppoiur ceux qui le veulent de vivre leurs souffrances jusqu'au bout,

    . Le choix d'accéder aux unités de soins palliatifs, réservées aujourd'hui à seulement 15% de ceux qui en ont besoin,

    . Le choix d'obtenir une aide active à mourir.

    L'aide active à mourir consiste à recevoir, pour ceux qui le désirent et en ont exprimé clairement le souhait, les moyens de finir sa vie avant que les douleurs ou la trop grande dépendance ne soient insupportables, au moment et dans les conditions désirées. "  

    2 exemples concrets: Le premier parce que nous ne voulons plus de cela : Melle S. de Paris: "Ma mère est atteinte d'un cancer du pancréas; elle est en phase terminale; dans une unité absolument pas équipée pour soigner des personnes à la fin de leur vie. Elle souffre. La morphine ne réussit pas à la calmer. Ma mère a peur. Je suis impuissante face à cela. Elle demande que sa vie soit abrégée. Elle crie qu'elle n'a pas été toute sa vie indéendante, nomade domme elle dit, pour finir alité et être aidée comme une enfant pour prendre sa douche. "  Le second parce que nous voulons finir ainsi: Mme K., de Bruxelles: "Mon mari, au bout du rouleau, rongé par la maladie, a obtenu de pouvoir bénéficier d'une euthanasie, à l'hôpital de E., à Bruxelles. Nous sommes arrivés le matin, lui et moi, nous tenant par la main. Il était serein, j'avais confiance. Il est parti sans souffrance, le sourire aux lèvres, sachant que nous nous retrouverons. Il est mort comme il a vécu: maître de lui-même. "   

    Quelques noms du Comité de parrainage: François de Closets, Régine Desforges, Noël Mamère, Paul Lombard, Mireille Dumas, Michel Rocard, Michel Onfray, Benoite Groult, Hélène Cixous, etc...

    Ceux et celles qui sont intéressés par l'ADMD trouveront toutes les informations via les coordonnées jointes: ADMD 50, rue de Chabrol, 75010 PARIS, Tél (services administratifs)01 48 00 04 16. Tél permanences (tous les jours de 14 h à 17 h): 01 48 00 04 92. Fax: 01 48 00 05 72. Courriel: infos@admd.net . Site: www.admd.net Blog: www.admdblog.fr.

    Vous pouvez aussi allez voir sur ce blog le billet du 8.11.08: "ADMD ? Romero, Poisson, Mazetier, Fabius". 

    Les moins de 18 ans et au-delà, voilà une information intéressante pour tous à propos d'un sujet très général. Ceux qui ont des idées  n'hésitez pas à les communiquer. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché: Jean-Luc ROMERO, président de l'ADMD) 

  • Euthanasie: Dati opposée à Romero

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci

          Etat actuel quant à l’euthanasie ou encore état des lieux en face de Rachida Dati de l’ADMD  (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) dont Jean-Luc Romero est le Président. Information relayée par www.20minutes.fr le 9 octobre.

    «  Dati et Romero s'affrontent sur l'euthanasie 

     Etienne Ansotte AFP/Archives ¦ en illustration: Un kit pour les médecins belges contenant les traitements nécessaires à une euthanasie à domicile

    Pour Rachida Dati, ministre de la Justice, il n’est pas souhaitable de modifier la loi sur la fin de vie. Lors de son audition devant la mission d'évaluation de la loi Leonetti mercredi, elle a préféré envisager un traitement au cas par cas des situations les plus difficiles.
    «Un irresponsable majeur»
    «Si l'application de la loi pose un problème, c'est au juge de discerner les variantes et les exceptions», a-t-elle affirmé en référence à l’affaire Chantal Sébire qui avait relancé la polémique sur l’euthanasie en mars dernier.
    Pour Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), cette déclaration montre surtout la volonté de la ministre de «mettre les patients sous la tutelle des juges, comme si la personne qui souffre devenait un irresponsable majeur».
    La mission «s’apprête à accoucher d’une souris»
    Partisan d’une réforme de la loi Leonetti, Jean-Luc Romero demande au gouvernement de «légiférer en faveur d'une loi de liberté comprenant un vaste plan de réforme des soins palliatifs, aujourd'hui inaccessibles à la grande majorité des Français (...), et un volet légalisant l'euthanasie.»
    Dans un communiqué de presse, l’association déclare craindre que la mission d'évaluation en cours depuis le 16 avril dernier «s'apprête à accoucher d'une souris». Le rapport doit être rendu à la mi-novembre. »
     

    A suivre donc, les jeunes. Le sujet est lourd. Chacun est libre.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Chantal SEBIRE

    Chantal Sébire,  vendredi 14 mars 2008

    Agitation médiatique pour un sujet qui concerne chaque humain vivant à ce jour.
    Il s'agit du cas de Chantal Sébire, cette mère de famille qui demande à pouvoir mettre fin à sa vie dans la dignité et chez elle, entourée des siens. La médecine lui dit ne plus rien pouvoir pour cette maladie qui lui mange le visage et la fait souffrir. Elle pourrait, grâce à la loi Leonetti en vigueur  depuis 2005, être gavée de sédatifs, de calmants et d'antalgiques. Ce qu'elle refuse de toute sa tête qu'elle a bien. Chantal veut "passer sur l'autre rive" avec une pleine conscience et non abrutie par des drogues autorisées. Bien consciente, loin d'être une personne en fin de vie, elle est assistée dans sa douleur physique et morale par Jean-Luc ROMERO, Président de l'A.D.M.D.(=Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité).

    Car pour Chantal, ça suffit. Le moment est venu pour elle de dire "au revoir" aux siens et à sa vie. Problème: Chantal n'est pas vraiment dans les bornes de la fin de vie, stricto sensu. Elle va et vient chez elle et n'est pas  aux prises avec un acharnement thérapeuytique auaquel il pourrait être mi fin.

    Après une lettre à Nicolas SARKOZY, Président de la République, une demande faite au niveau d'un tribunal - Dijon je crois, un appel à l'aide à son médecin qui accéderait à la demande de sa patiente par compassion humanitaire si autorisation officielle était donnée - quand bien même sa position personnelle à lui serait différente - voilà que ce matin l'avis de Dominique PAILLE est sollicité à l'occasion de son passage à La Matinale sur la 4 vers 8h00. Ancien Directeur de l'Hôpital 'l'Hôtel Dieu" à Paris, Dominique Paillé assure madame Sébire de sa sympathie très sincère dans toute cette douleur où elle vit; monsieur Paillé - dont la vie a été tournée et reste tournée vers l'espoir d'un progrès inattendu toujours possible - souhaite que tout ce qui peut être mis en oeuvre d'un point de vue médical puisse être fait.

    Au passage, il me semble avoir entendu dire que si elle n'obtient pas d'accord Chantal passera en Suisse pour réaliser sa décision.

    Jean-Luc ROMERO, à cette occasion, n'influence en rien Chantal. C'est elle qui se tourne vers lui, vers sa compassion d'humain. Et Dieu sait si Jean-Luc aime la vie et aide en ce sens chaque fois qu'il le peut, j'en suis témoin !

    J'ai proposé le 18 février 2008 sur ce blog l'état d'une réflexion là-dessus avec "ADMD: digne sortie !" et le 4 décembre 2007 à l'occasion du film contant l'histoire de Vincent et Marie Humbert.  Nul ne choisit de venir au monde. Hormi les cas d'urgence vitale d'assistance à personne en danger, aucune loi ne contraint un adulte à soigner un  cancer, une cirrhose du foie, une grippe. Pour ces mêmes adultes l'injonction thérapeutique reste limitée à des cas précis. Cette liberté va dans le même sens que la liberté totale pour un plus de 18 ans, marié ou pas, avec enfant ou pas, et sans doute avec parent à charge ou pas, de disparaître d'un instant à l'autre sans prévenir personne et sans susciter a priori de recherche dans l'intérêt des familles. Et c'est par choix que je n'évoque pas cette fois, en cas de maladie ou autre, la situation des moins de 18 ans.

    Dire que chacun a raison ou que tout le monde a tort est une boutade qui ne résout rien.
    Freiner ou ne pas encourager le choix de Chantal va dans le sens de la vie à protéger; il y a quelques dizaines d'années, des gosses de 10 ans atteints de mucoviscidose attendaient dans une structure spécialisée de Roscoff leur décès, se désignant entre eux quant à celui qui serait le prochain à partir.
    Du côté du pouvoir parfois exorbitant des soignants ces derniers, dans un temps passé, interdisaient verbalement - convaincus de détenir LA vérité - à des femmes contaminées par le VIH/SIDA d'enfanter; interdit transgressé qui a fait progresser les traitements préventifs et permet, en France, la naissance de petits d'hommes échappant en grande majorité à la contamination.
    Du côté de la douleur, seule Chantal sait ce qu'elle endure. Certes on est sorti d'une situation où, il y a 25 ans, on mesurait en France au compte goutte ce qu'il était consensuel de donner en matière de morphine pour des personnes jeunes torturées par la douleur et en train de "crever" d'un cancer en phase terminale pour lequel il n'y avait plus rien à faire; les malades promis à une mort rapide certaine, les seuls vraiment concernés, étaient tenus à l'écart de ces décisions consensuelles comme si eux ne pouvaient rien apporter par leur vécu et par leur témoignage de première main. Depuis, il y a eu quelque changement et l'on tente de barrer la route à une douleur inutile. Mais la prise de parole ou la participation  des malades reste encore trop souvent portion congrue. Ce déni, encore trop présent de l'importance des observations faites par les malades et leur famille, est source en parallèle d'un sévère défaut d'information; car on n'a guère tendance à informer ceux que l'on ne respecte guère. Il y a des exceptions, certes, en matière de Diabète, par exemple.

    Ce que je ferais dans la position de Chantal ?
    Je n'en sais rien, n'étant pas - grâce aux ciel ! - à sa place.

    Et vous, les moins de 18 ans, avez-vous relevé des incohérences que je ne vois pas ? Que pensez-vous de la demande de Chantal Sébire bien consciente de ce qu'elle exprime ? qui doit trancher ? la loi française actuelle qu'elle a saisie ?  ou bien doit-elle aller en Suisse - par exemple - où elle sera alors dans la légalité de ce qui peut se faire dans ce pays, renonçant au confort de terminer chez soi ?  Ou bien êtes-vous à fond pour la vie gardée à tout prix quelle que soit la souffrance ?

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr