13.10.2009
Justice enfants ni délinquants ni maltraités
Toujours interpellée par la question des enfants « placés » par erreur – car non délinquants et non maltraités chez eux – je vais scruter ce soir à partir de 20h35 sur France 2 l’émission titrée « Faut-il avoir peur de la justice ? ».
Pour moi, pour la justice de ces enfants enfermés par erreur, la réponse est oui.
Sans doute n’en sera-t-il pas question ce soir.
Mais des mini Outreau, à propos de ces jeunes là et de leurs familles, c’est tout le temps.
Quand une responsable déclare, il y a peu, que 5 % des enfants seraient à suivre, il y a fort à craindre que ces suivis iront alimenter les circuits bien rodés de placement. Y compris pour tous ceux qui n’ont surtout pas besoin de ce régime.
Moins de 18 ans, prudence dans votre comportement notamment à l’école, lieu de dénonciation à tort d'enfants non délinquants non maltraités.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
10:32 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : justice, enfants, non délinquants non maltraités
13.08.2009
Jean-Pierre Rosenczveig, à propos des Enfants placés à saisir
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Le Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny prend la parole au sujet du projet de loi Colombani Marano relatif à l’adoption.
Il intervient après Pierre Verdier avocat au barreau de Paris et Catherine Gadot fondatrice du Fil dAriane France seule association venant en aide aux enfants « placés » et à leur famille.
Désolée pour les insuffisances du tournage !
Jean-Pierre Rosenczveig nous dit ce qui suit.
Que vous pouvez entendre en direct par le lien ci-après via Internet et Google http://www.youtube.com/watch?v=3mS3cEy71jA ou sur youtube.
* Le projet de loi sur l’adoption ne peut être stoppé: c’est un ordre qui fait suite au rapport Colombani et est mis en œuvre par le Ministre Nadine Morano.
* Il est par contre possible de privilégier l’adoption simple, déjà présente.
Inutile de vouloir s’approprier un enfant par l’adoption plénière.
* La loi prévue sera votée d’autant plus facilement qu’il existe une méconnaissance absolue du sujet chez le ministre et dans la classe politique d’une manière générale.
* C’est récurrent : les gouvernements successifs sont convaincus que l’ASE, l’Aide Sociale à l’Enfance est un lieu où l’on abandonne les enfants.
Les parents abandonnent leurs enfants. Les juges des enfants abandonnent les enfants. L’ASE elle-même abandonne les enfants.
L’ASE a abandonné jadis. Et Jean-Pierre Rosenczveig cite le propos du DDASS, Directeur Départemental des Affaires Sanitaires et Sociales, du Val de Marne qui a découvert, un jour, que 1.500 enfants de son département avaient été en quelue sorte « oubliés » en placement dans des familles du Cantal et autres départements
Par des combats, d’autres lois, ce magistrat nous dit que les choses ont changé.
* Le souci réside dans un fonctionnement sur de fausses représentations. Et le juge pour enfants précise: 23.000 enfants sont confiés en moyenne par an par les juges pour enfants à l’ASE ; On s’imagine que ce sont des enfants délaissés.
29.000 personnes sont des personnes en position de demandeurs d’adoption.
On raproche les deux chiffres. Gagné !
Le problème est que, dans la grande majorité des cas, les enfants « placés » ne sont pas des enfants délaissés. Une décision de justice plaçant des enfants à l’ASE ne signifie pas pour autant que les parents sont maltraitants, ou insuffisants.
Mais l’idée qui traîne, l’idée fausse ancrée dans la tête des décideurs est que l’ASE accueille des gosses abandonnés, d’une part, et que l’ASE ne s’en préoccupe pas, d’autre part.
1 ère idée fausse.
* La 2 ème idée qui pousse à ce projet de loi est celle qui présiderait à l’approbation d’une sorte de droit à l’enfant pour les familles en difficulté de ce côté là.
La réforme induite par ce projet ne permettra de se procurer qu’une poignée d’enfants adoptables en plus.
Ce qui tourmente Jean-Pierre Rosenczveig est que pour quelques gosses en plus on va véhiculer une représentation très négative de l’ASE ;
A savoir: des gens abandonnent, l’ASE abandonne, l’ASE ne sert à rien.
Ne servant à rien et coûtant très cher, autant rompre très vite les liens enfants-parents biologiques pour les filer en adoption.
Ainsi parle Jean-Pierre Rosenczveig.
Personnellement, au vu de ce que je connais, l’ASE et les juges pour enfants ont une forte tendance à ne pas lâcher les enfants, même quand ils appartiennent à des familles sans souci et qu’ils ont été « placés » par erreur.
Jean-Pierre Rosenczveig peut déclarer que Catherine Gadot exagère.
La querstion est qu’ils ne sont pas du même bord.
Catherine, qui a dû subir le placement de sa fille aînée, ressent autrement les choses qu’un magistrat dont aucun enfant n’a été placé dans sa famille.
Outre son cas personnel, Catherine a 1.600 familles d’enfants « placés » pour apprécier autrement les choses que le Président du tribunal pour enfants de Bobigny.
Ceci étant précisé, aucun des trois intervenants du 3 juin 2009 n'est favorable à ce projer de loi annoncé.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles: en haut à gauche Jean-Pierre Rosenczveig le 3 juin 2009); plus bas: les trois intervenants)
17:50 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants placés, ase, justice, doption, jean-pierre rosenczveig, pierre verdier, catherine gadot
08.08.2009
En faveur des enfants, un éclairage de Catherine Gadot.
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Le 3 juin 2009 Catherine Gadot, Pierre Verdier et Jean-Pierre Rosenczveig ont donné une conférence de presse à propos d’un projet de loi concernant l’adoption.
Catherine Gadot est Présidente du Fil d’Ariane France, http://le-fil-dariane-france-asso.fr Tél. 01.48.69.87.29, .seule association venant en aide aux enfants « placés » et à leurs familles.
Catherine a rappelé ce jour-là deux faits :
* de 1963 à 1975 la France a « importé » littéralement 1.700 enfants réunionnais, arrachés à leur famille
* en 2007 l’Arche de Zoé a tenté d’enlever 103 enfants
On entend Catherine Gadot sur la vidéo est visible à partir de Google par
http://www.youtube.com/watch?v=CECtZ7X9B48
ou directement sur Youtube.
Les enfants objets ne sont pas une illusion.
Les enfants « placés » à l’ASE ne risquent-ils pas, par ce projet de loi, de devenir des choses que l’on se passera de l’un à l’autre ?
Sur la vidéo, de gauche à droite, Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny, puis Pierre Verdier avocat et militant pour l'accès à leurs origines des enfants nés sous X, enfin Catherine Gadot au micro.
Soyez prudents, les jeunes !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles du 3 juin 2009: les trois auteurs de la conférnece de presse : de gauche à droite Jean-Pierre Rosenczveig, Pierre Verdier, Catherine Gadot)
19:33 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-pierre rosenczveig, pierre verdier, catherine gadot, enfants placés", adoption
06.08.2009
Enfants placés, des « produits » bons pour l’adoption ?
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Voici l’esentiel d’un article d’Anne Marie Illera, paru en mai 2009 dans le numéro 285 de JDJ- RAJS, intitulé « Adoption : vers où allons-nous ? ». Ce teste était joint au dossier de presse remis aux journalistes présents le 3 juin 2009 à l’écoute de Catherine Gadot, de Jean-Pierre Rosenczveig et de Pierre Verdier. Madame Illera est une psychologue clinicienne branchée sur l’intérêt vrai des enfants, celui des enfants « placés » notamment.
Avant cette note, 2 billets sur ce blog à propos de la conférence de presse du 3 juin 2009. L’un du 11 juin intitulé « Enfants placés à adopter ? Un scandale ! » introduisant à ce qui a été dit ce 3 juin sur le thème : 29 000 familles en attente, 29 000 enfants en magasin, suite au Projet de Loi relatif à l’adoption déposé au Sénat le 2 avril 2009. L’autre du 24 juillet 2009 « Enfants « placés » à saisir ! » avec le résumé et l’intervention en vidéo de Catherine Gadot à ce sujet
Anne-Marie Illera est claire : « Et voilà que revient, encore une fois, le projet de « faire adopter » les enfants de l’ASE (…) Sait-on encore que l’adoption c’est trouver une famille pour un enfant qui n’en a pas ? Et non l’inverse ! ».
Tout est là.
Pour des raisons diverses, il faut trouver des enfants à adopter pour satisfaire - non pas les enfants de l’ASE - mais des familles en mal d’enfants.
Il y a d’emblée un hic, et de taille ! Car si des adultes demandent à adopter, il est très rare que les enfants, eux, souhaitent être adoptés. C’est même carrément exceptionnel !
Ce n’est pas moi qui invente cela mais Cécile Delannoy qui l’écrit, une personne dont l’avis compte pour l’avocat Pierre Verdier qui n’est pas un imbécile.
Madame Illera poursuit : « La ministre nous dit qu’ils « ont besoin d’amour et de stabilité pour bien grandir. »
« Un enfant quoi qu’on en pense » poursuit plus loin Anne-Marie « est inscrit dans sa filiation de naissance et attaché à ses parents, sauf dans de rares exceptions…même lorsqu’il y a maltraitance. »
La maltraitance, ça va ça vient. Il fut une époque où, en cas d’alcoolisme d’un parent, on arrachait systématiquement les enfants à leur famille même sans maltraitance. Et Dieu sait si les personnes touchées par l’acool sont des parents affectueux, attachés à leurs enfants !
La ministre déclare encore joliment quant à ces adoptions curieusement organisées : « Ce sera au cas par cas, il n’y a pas d’objectifs chiffrés ».
A quoi Anne-Marie Illera rétorque :
« Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai du mal à le croire ça dans le contexte actuel où tout n’est plus que chiffres et performances.
Bien sûr que si ! Demain il faudra satisfaire les candidats à l’adoption (qui sont aussi des électeurs) et il faudra « faire du chiffre », avec l’adoption des enfants délaissés comme avec le reste … »
Madame Illera pose ensuite la question « Pourquoi faire une loi par-dessus celle qui existe déjà ? »
Facile.
Alors qu’aujourd’hui on peut déjà, après un an de délaissement, prononcer officiellemnt un abandon pour rendre un enfant adoptable, il sera possible avec cette loi miracle – si on ne réagit pas – de faciliter le circuit abandon-adoption, sans penser un instant à l’intérêt vrai de ces enfants.
Et Anne-Marie poursuit :
«Püis, nous pourrons passer à six mois car le temps presse : le séjour en famille d’accueil sera enfin déclaré néfaste pour les enfants. Cela permettra, de surcroît, de réelles économies pour le budget de l’ASE.
Comme cela, discrètement, rapidement, en toute légalité, et presque sans faire exprès, « la machine » ASE pourrait enfin rendre « ses » enfants adoptables.
Le rapport Colombani, à l’origine de cette réforme, ne serait-il pas le reflet du positionnement de certains « gens de terrain » ? (…)
Le risque de dérive est grand car nous voyons bien qu’il sera plus facile de « laisser couler » une situation que de se battre jour après jour, semaine après semaine, souvent sans reconnaissance, pour que des parents en difficulté relèvent la tête et reprennent une vie plus ou moins « ordinaire » avec leurs enfants. Ceci, pour que leurs enfants reviennent à leur côté, sous le toit familial ou qu’ils soient, juste à côté d’eux, le temps qu’il faudra à chacun, chez une assistante familiale bienveillante et bien accompagnée.
Pouvons-nous encore leur laisser le temps de la différence, le droit à la différence ? »
En principe, un enfant devrait être placé de manière très provisoire et non durable. Certainement pas jusqu’à 18 ans, comme c’est très souvent le cas. Force est de constater qu’en général la bienveillance qui devrait être la règle vis-à-vis des enfants placés et de leurs familles « cabossés » par la vie se situe aux abonnés absents.
Tout est axé sur la mise à l’écart quasi systématique des familles, une surveillance malveillante des rencontres entre parents et enfants quand elles sont autorisées façon peau de chagrin, rencontres « maquillées » sous le nom de visites médiatisées. En fait de médiation il y a erreur sur le terme.
Je cherche dans le ciel, sur terre et sur la mer comment l’adoption forcée du côté des enfants, telle qu’envisagée par le projet Colombani-Morano, comblerait le « besoin d’amour et de stabilité pour bien grandir » de ces jeunes.
De qui se moque-t-on ?
On a déjà bien secoué ces enfants avec des placements impensables et brutaux. On a continué en les isolant au maximum de leurs parents et de leur environnement habituel. Et on s’imagine qu’ils ne seront pas conscients qu’on les utilise comme des machines à faire plaisir au profit de familles autres que la leur ?
Ces enfants là sont des êtres humains. Ils observent, réfléchissent, pensent, jugent.
D’ailleurs Anne-Marie Illera continue ainsi :
« Et la personne dans tout cela ?
Qu’en est-il de l’écoute et du respect du positionnement psychique de l’individu ?
Qui va aller regarder où en est le parent qui « délaisse » ?
Délaisse-t-il « vraiment » où est-il rongé par ses propres problèmes au point de ne pouvoir exercer, d’une manière que nous estimerions appropriée, son rôle de parent ?
Qu’en est-il de ces enfants « délaissés » que l’on conduira vers une décision d’abandon et qui ne seront pas psychiquement dans une position d’enfants abandonnés ? (…)
Il faut absolument comprendre qu’une déclaration d’abandon n’a rien à voir avec une adoption.
Ce systématismre : délaissement = déclaration d’abandon = adoption, est dangereux. »
Je le répète : ces enfants marchandises ne sont pas des enfants orphelins.
Et il est fort dommage pour les enfants de l’ASE que l’on va destiner à l’adoption si rien n’est fait que monsieur Colombani n’ait pas vécu de près un placement d’enfant au sein de sa propre famille. Confronté au réel, sur le tas du concret, il eut raisonné – fort probablement – très différemment !
Ce qui me fait frémir, les jeunes, c’est qu’on ne sait pas qui peut se trouver demain dans ces « cabossés » de la vie ? Au sein de ceux-là pour qui une demande d’aide faite à l’ASE peut se métamorphoser en « placement » non justifié d’un ou plusieurs enfants.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles du 3 juin 2009: en haut à gauche Pierre Verdier, plus bas à droite Jean-Pierre Rosenczveig, tout en bas à gauche Catherine Gadot)
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05.08.2009
Le Fil d’Ariane France: détente toujours !
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Manège au Champ de Mars Paris 26.7.2009
Une variété de manège très écologique. Actionné à la force musculaire d’une paire de bras masculin.
On entend très bien les paroles et les cris des enfants, participants délurés et souriants essayant d’attraper avec leur baguette des anneaux qui peuvent offrir des tours gratuits, si on est assez habile ou assez entraîné.
La vidéo est visible à partir de Google par
http://www.youtube.com/watch?v=lVuJVUvrK_Y ou directement sur Youtube.
Tous ces enfants là sont libres. Ils vivent tous avec leurs vrais parents, biologiques et civils. Certains d’entre eux participent avec leur famille à l’action du Fil d’Ariane France.
L’aide apportée par ce fil, http://le-fil-dariane-france-asso.fr Tél. 01.48.69.87.29, porte sur la prévention et le soutien des familles dans le placement d'enfants.
Bonne suite de vacances à tous les moins de 18 ans.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : une demoiselle très concentrée)
11:40 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants placés, justice, ase
27.07.2009
Le Fil d’Ariane France: détente
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Dimanche 26 juillet 2009.
Sous le regard bienveillant de la Tour Eiffel, petits et plus grands s'adonnent aux joies partagées du manège.
La vidéo est visible à partir de Google par http://www.youtube.com/watch?v=hnXFX1bpu3s. Ou directement sur Youtube.
Le temps est superbe. L'humeur générale est excellente.
Et si difficultés il y a, elles sont pour l'instant remisées au loin, oubliées. Pour mieux faire face ensuite et balayer les obstacles.
Le Fil d'Ariane France, http://le-fil-dariane-france-asso.fr Tél. 01.48.69.87.29, est là pour la prévention et le soutien des familles dans le placement d'enfants. Oui, il est aussi possible et important de prévenir.
Faites connaître Le Fil d'Ariane France, 10 ans d'existence et un vrai souci de l'intérêt vrai des enfants et de leurs familles. Croyez-moi !
Bonne journée à tous !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: archives personnelles: un grand bien entouré)
08:20 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : enfant placés, le fil d’ariane france?
24.07.2009
Enfants « placés » à saisir !
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C’est presque cela. Ils ne sont encore disponibles en vitrine de super-marché mais presque.
Odieux ?
Dans l’air en tout cas.
Les lieux de placement de l’ASE risquent dedevenir des viviers d’enfants à saisir, au bénéfice apparent des familles en mal d’enfant, candidates à l’adoption.
J’avais commencé à relater le 11.6.09 sous le titre « Enfants placés à adopter ? Un scandale ! » une conférence de presse tenue le mercredi 3 juin 2009, où intervenaient Catherine Gadot fondatrice du Fil d’Ariane, Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et Pierre Verdier avocat au barreau de Paris.
Cette conférence de presse se déroulait autour du projet de loi relatif à l’adoption, .déposé au nom du Gouvernement par madame Nadine Morano.
Voici un résumé d’une des interventions de Catherine Gadot, par ailleurs accessibles par le lien joint sur Google : http://www.youtube.com/watch?v=GNOkiHEPLhE
Catherine Gadot, dans cet extrait, débute en évoquant les éloignements géographiques de l’enfant et de sa famille. Ce qui, à l’évidence, compromet les rencontres.
Elle poursuit avec les courriers subtilisés.Ce qui permet de montrer que les liens parents-enfants sont rompus pour favoriser l’adoption. Des éducateurs subtilisent courriers et cadeaux envoyés par les parents, les plaçant sur le haut de l’armoire.
Catherine évoque enuite les séparations imposées avec le placement. Les liens entre l’enfant « placé » et sa famille sont coupés, d’autorité. Il se passe 2 à 3 mois sans que les parents et l’enfant aient l’autorisation de se voir. A cette absence totale de visite, s’ajoute l’absence de courriers. Il peut s’écouler ainsi 5 mois, parfois 12 mois – cas extrême mais réel – sans nouvelle.
Un tel enfant, avec la loi projeté, aurait été classé alors adoptable !
Un professionnel, peu scrupuleux et favorable à l’adoption, saisira la belle occasion de pouvoir proposer un enfant à une famille en manque d’enfant.
Quel est le processus du placement actuellement ?
Une famille peut demander une aide. Dès lors elle peut être signalée, aux services sociaux d’abord.
Une famille qui présente visiblement des soucis peut être dénoncée. Par un instituteur. Par un professionnel de la PMI. Un non signalement de ces professionnels pouvant conduire à des sanctions pour eux, ils signalent.
Après eux, le travailleur social risque sa carrière en cas d’erreur. Il poursuit donc le signalement.
L’étage supérieur est celui du juge des enfants qui se penche en général sur le dossier 10 minutes avant l’audience. Même raisonnement, toujours sans enquête, que les précédents. Et décision avant audience : le juge place. Pourquoi relaxer ? alors que le professionnel a signalé et que le travailleur social a confirmé ?
Le juge place donc pour 6 mois ou pour un an.
Catherine souligne qu’il sagit là de cas extrêmes, cas qu’elle a pourtant rencontrés.
L’enfant, on s’en doute, n’a que le droit de se taire.
Les parents ? Ont-ils des droits ?
Non ! Ils n’ont rien à dire.
L’Article 1187 du code de procédure civile y a veillé. Un article créé spécialement pour cela car il interdit aux parents de diposer d’une copie de l’acte d’accusation.
Les parents ont seulement le droit de parcourir l’acte qui les accuse, à tort et à coups de mensonges et d’interprétations fausses, quelques jours avant l’audience et jusqu’à la veille.
Et le droit à un avocat ?
Oui en théorie. Impossible en pratique.
Pourquoi une famille qui n’a rien à se reprocher prendait-elle un avocat ?
Mais quand la famille va voir – si elle le fait - ce qui est dans le dossier, elle découvre le piège tendu. C’est un tissu d’accusations fausses ou mensongères.
Trop tard pour l’avocat !
De toutes façons, la décision est prise par avance.
L’enfant est retiré. Comme ça ! D’un coup !
En quelques secondes la fazmimmle est anéantie !
Bien sûr il sera écrit pour justifier l’enlèvement de l’enfant des carences éducatives. Sans vérification, sans enquête préalables.
Il est parti…, « placé » pour être détruit, cassé.
Catherine rappelle qu’il sagit là de cas extrême au sein des 1.600 familles qu’elle connaît.
Des cas qui ne devraient pas exister, cependant
La présidente du Fil d’Ariane complète en disant que l’enfant peut être enlevé à avec l’assitance des travailleurs sociaux ou celle des forces de l’odre. Elle évoque même un enfant enlevé en urgence à l’école maternelle, un bout de choux de 5/6 ans, emmené menottes aux poignets.
Catherine Gadot souligne la gravité du projet de loi objet de cette conférence de presse en déclarant « Nous allons être les mères porteuses de ces familles en mal d’enfant ».. Un nous qui évoque les familles d’enfans « placés », enfants dont elle a le souci et la charge.
Et elle poursuit : « Que vont devenir les enfants quand ils apprendront quelques années plus tard qu’ils ont été enlevés à leur famille de naissance par des mensonges ? »
Et elle insiste : « Si tous les riches et les bien pensants avaient un jour été pauvres ils auraient une autre vision de la vie et regarderaient par deux fois avant de faire de tels projets ».
Plus grave : « La protection de l’enfance risque d’être le vivier des familles adoptantes.
Les abandons seront forcés.
Les liens enfants- parents risquent d’être rompus si si le professionnel est corrompu et favirable à l’adoption. Le profesionnel pourra mettre en pratique tous les moyens dont il dispose pour rompre les liens existants.
Les adoptions seront déguisées.
Les répercussions seront irréversibles pour tous : enfant, parents biologiques, parents adoptants. ».
De quoi frémir : « Ils iront dansles maternités sous prétexte de mères fragiles ou trop jeune pour élever un nouveau-né ».
Pour Catherine cela n’est pas moral.
Surtout ; « Où est le droit de l’enfant ? »
Pour faire passer ce texte il est facile de mettre en avant les cas, limités, d’enfants battus, délaissés, abandonnés ou en vrai danger.
Cas connus très souvent des services sociaux pour lesquels ils laissent filer.
Tout récemment il m’a été rapporté le cas d’une demoiselle de 14 ans, qui sèche l’enseignemnt et plus et que la mère refuse d’envoyer à l’école. Les services sociaux s’abstiennent, la maère menaçant de mettre le feu à l’immeuble.
« De tels cas n’ont pas à servir de justification à cette loi en projet ». conclut Catherine.
Pour madame Gadot :
« Cette loi est l’aboutissement d’un processus de commerce de nos enfants dans toute son horreur. La loi Morano va légaliser cette procédure d’adoption par le biais des lieux de placement et ainsi mettre fin à la légitimité de la vraie famille ».
Aujourd’hui le texte projeté concerne les enfants de familles en difficulté.
Mais demain ?
Si c’étaient les vôtres ?
Si c’étaient vous, enfants, aujourd’hui encore en liberté avec votre papa et votre maman ?
Ce projet me préoccupe beaucoup ! Au nom de la liberté. Au nom du respect des moins de 18 ans. Au nom de leur bonheur.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: archives personnelles : en haut à gauche et de gauche à droite Jean-Pierre Rosenczveig, Pierre Verdier et Catherine Gadot; à droite Catherine Gadot toujours lors de l'intervention du 3 juin 2009)
17:54 Publié dans droits de l'enfant, enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : enfants « placés », justice, ase, adoption, droits, respect
11.06.2009
Enfants placés à adopter ? Un scandale !
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J’ai assisté le mercredi 3 juin dans le XI ème à la conférence de presse organisée par Le Fil d’Ariane, association créée par
Catherine Gadot, pour aider les familles d’enfants placés et, bien sûr, les enfants placés. Le thème était : 29 000 familles en attente, 29 000 enfants en magasin.
Maître Pierre Verdier - successivement éducateur, Directeur de DDASS, avocat au barreau de Paris - est intervenu, ainsi que Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfant de Bobigny, Catherine Gadot et des parents - au sens élargi - d’enfants placés.
Une fois de plus j’ai pu constater que ces enfants, happés qu’ils sont dans une mécanique trop souvent impitoyable et incompétente, sont considérés comme des marchandises, des objets libres d’être placés, déplacés, transportés, sans que l’on se soucie un instant de qui ils sont, de ce qui les habite, de leurs émotions, de leurs affections, de leurs tristesses, de leurs besoins, de la manière dont eux ressentent leur véritable intérêt.
Petits esclaves, non entendus quand ils peuvent parler, on se les approprie, sans le moindre état d’âme, sans le moindre respect pour ces êtres vivants, humains doués d’intelligence et du désir de réussir leur vie.
Parce qu’ils n’ont pas 18 ans, on se moque d’eux.
Parce qu’ils ont été placés – injustement pour au moins 50% d’entre eux - on entend en faire profiter des familles en mal d’enfants, au mépris du droit le plus élémentaire de tout jeune être humain : grandir au sein de la famille qui lui a donné d’exister, au sein de sa culture, auprès de ceux qui l’aiment.
C’est une illusion d’imaginer faire le bonheur de familles sans enfant en allant « se servir » légalement dans l’imaginaire réservoir des enfants placés.
Car si on examine bien les textes, le placement est fait en principe dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Un placement normalement passager qui a pour objectif de rendre au plus vite l’enfant à sa famille.
Dans ces conditions, et comme je l’écrivais à l’issue de la Journée Nationale du Fil d’Ariane tenue le 11 octobre 2008 à Bobigny, c’est le placement à domicile qui devrait devenir la règle, les familles concernées bénéficiant alors auprès d’elles du soutien approprié – quand il est nécessaire – au lieu d’assister, impuissantes, à la mise en pièces quasi définitive, légale et organisée des liens parents-enfants.
Trop souvent, les professionnels – enseignants, assistants sociaux, etc… - à qui les familles doivent le placement de leurs enfants, sont conduits par des intérêts qui ont peu à voir avec celui de l’enfant. En outre, il n’y a jamais de contrôle ni de ces personnes, ni des institutions gardiennes, ni des personnes en exercice en leur sein, auprès des jeunes, alors que les sommes en cause sont vertigineuses.
Je suis scandalisée. Et les enfants non placés tout comme moi, ceux qui sont au courant pour une raison ou une autre. De même que les rarissimes élus qui ont pu être informés.
Pour se mettre dans l’esprit du Projet de Loi relatif à l’adoption déposé au Sénat le 2 avril 2009, voici le chapeau d’un article de Pierre Verdier, pierreverdier@aliceadsl.fr, paru dans JDJ-RAJS (Journal du Droit des Jeunes – Revue d’Action Juridique et Sociale) de mai 2009 n°285 sur ce sujet, des lignes sans langue de bois.
« A propos du projet de loi relatif à l’adoption : la lettre et l’esprit
Dès qu’il arrive au pouvoir, chaque nouveau gouvernement annonce qu’il veut améliorer l’adoption. On ne compte plus les réformes depuis la loi fondatrice de 1966 (1). Chaque fois pour « assouplir », « faire sauter les verrous ». Après Jean-Pierre Raffarin qui avait promis il y a peu de doubler le nombre d’adoptions, après la récente réforme de 2005, le présent gouvernement ne déroge pas à la règle. Nadine Morano vient de présenter, au nom de Brice Hortefeux son Ministre de tutelle, un nouveau projet de loi relatif à l’adoption. Mais rarement ce projet de loi aura manqué à ce point d’ambition. »
(1) Loi n°66-500 du 11 juillet 1966 portant réforme de l’adoption
A venir : le développement de la parole de Maître Pierre Verdier à propos de l’adoption.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos: archives personnelles: les grilles d’un foyer de l’ASE : Saint Vincent de Paul à Paris)
20:14 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants placés, pierre verdier, jean-pierre rosenczveig, catherine gadot
27.05.2009
Le Fil d'Ariane dénonce des abus sur enfants !
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Pure coïncidence, il m’est arrivé après avoir mis le billet d’hier le courrier ci-joint.
Que je vous délivre.
Il émane de l’association Le fil d’Ariane dont j’ai parlé ici à plusieurs reprises.
Association qui s’émeut, à juste titre, des propos tenus sur le sort de certains «enfants placés» qui seraient donnée, tels des objets, à des familles en mal d’enfants.
Aulnay Sous Bois, le 10 mai 2009 
CONFERENCE DE PRESSE
Nadine MORANO vient de déposer au nom du Gouvernement un projet de loi relatif à l’adoption.
Ce projet tend à augmenter le nombre d’enfants adoptables.
La philosophie qui sous tend ce texte inquiète les parents d’enfants placés à l’aide sociale à l’enfance, ainsi que les professionnels engagés dans ce secteur. Il constitue en effet un leurre et un danger.
Alors que chacun admet aujourd’hui que la vraie place de l’enfant est avec ses parents et que la mission première de l’Etat est de permettre le droit à une vie familiale, il tend à faire croire qu’il y aurait une réserve d’enfants adoptables pour les 29 000 couples en attente.
Pour dénoncer les dangers de ce texte,
LE FIL D’ARIANE FRANCE
vous invite à une conférence de presse
le mercredi 3 juin 2009 de 16 à 17H
A ALTER MUNDI CAFE
4 rue Jean-Pierre Thimbaud
75011 PARIS
métro Filles du Calvaire – Oberkampf – République
avec la participation de
Catherine GADOT
Fondatrice et Présidente du Fil d’Ariane France
Jean-Pierre ROSENCZVEIG
Magistrat, Président de Défense Enfants International France
Pierre VERDIER
Avocat au barreau de Paris, ancien DDASS
Et de nombreux témoins, parents, familles, professionnels du social.
Catherine GADOT
ANNEXE: 31 avenue du 14 juillet 93600 AULNAY SOUS BOIS Tél. / fax 01 48 69 87 29
SIEGE SOCIAL: 03 allée des Aubépines 93600 AULNAY SOUS BOIS
E.MAIL : lefildariane93@wanadoo.fr
SITE : http://le-fil-dariane-france-asso.fr/
Comme responsable de ce blog j’invite tous ceux qui le peuvent à venir, ceux qui ne peuvent pas à adresser un courrier de soutien - papier ou électronique - à Catherine Gadot dont j’approuve la démarche.
Car cette mesure conduirait, à mon avis, à une double catastrophe : du côté des enfants non consultés et du côté des familles qui, dans plus d’un cas, tomberont de haut.
Deux personnalités, non des moindres, soutiennent Catherine Gadot : Pierre VERDIER et Jean-Pierre ROSENCZVEIG dont j’ai présenté ici le 10 avril 2009 sous le titre « Jean-Pierre Rosenczveig : juge pour enfants et ami » son livre paru en mars 2009 aux éditions Bayard intitulé « Pourquoi je suis devenu Juge pour Enfants ». Quant à Pierre Verdier j’en parlais le
12 octobre 2008 avec « Enfants Placés, Bobigny 11 octobre 2008 ».
On peut ne pas me croire. Difficile de ne pas entendre Pierre Verdier et Jean-Pierre Rosenczveig.
A vos plumes, à vos claviers ! et merci de tout cœur pour ces jeunes qui doivent, avant tout, être respectés. Car en disposer est un début d’atteinte à la liberté et aux droits de l’homme. On commence par ces enfants là et on continue par les autres.
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: logo Fil d'Ariane; 11 octobre 2008 Jean-Pierre Rosenczveig au centre qui préside la journée nationale du Fil d'Ariane avec Catherie Gadot à droite; plus bas Catherine Gadot micro en main en face de Pierre Verdier debout)
00:08 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fil d'ariane, enfants placés, jean-pierre rosenczveig, pierre verdier
26.05.2009
Avant Marie-Laure Picat, un "bug" !
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Des commentaires continuent à arriver pour soutenir Marie-Laure, cette maman atteinte d’un cancer qui a réussi à faire que ses enfants restent réunis officiellement au sein d’une famille bis choisie par ses soins sur place. Cela sur les articles «Marie Laure PICAT signe «Le courage d’une mère » le 17 mars 2009 et « Sophie Davant, Marie-Laure Picat, David Khayat » le 7 avril 2009.
Même si pour les enfants de Marie-Laure il y a des propos à l’école pas toujours tendres en raison de la médiatisation qui dérange certains.
Sans ouverture médiatique, sans couverture médiatique, les enfants de Marie-Laure auraient sans doute été dispersés.
L’Aide Sociale à l’Enfance et les juges pour enfants non délinquants – les mêmes que pour les délinquants ce qui me semble inepte ! – ne débordent pas de délicatesse.
Indélicatesse subie par les deux fillettes de la maman citée dans l’article ci-dessous. Cette maman avait cru bon de faire confiance à d’autres pour ses enfants, le « bien » le plus précieux dont on ait à prendre charge et soin. Elle s'en est mordu les doigts
Je cite intégralement l’article qui conclut en janvier 2005, dans le N° 43 de Société Civile, un dossier de fond intitulé « Enfants placés : les « rapts » de l’administration ».
Le contenu de ce support, rencontré par hasard, n’a cessé d’être confirmé par des familles d’enfants non délinquant et non maltraités rencontrées depuis 2005 jusqu’à ce jour.
L’article est signé Laura Bernardi. Société Civile est au 5 rue Cadet à Paris (9 ème) tél 01 42 33 29 15 et http://www.ifrap.org.
« Un exemple de placement abusif à Orléans.
Corinne Vautier est médecin, maman de deux fillettes de 6 et 9 ans. Une famille unie qui vit tranquillement jusqu’au jour où Corinne, atteinte d’un cancer, veut protéger ses deux bouts de chou de leur papa, alcoolique. Très confiante en la République, elle prend contact avec le Juge des affaires familiales et le Juge des mineurs près du tribunal d’Orléans pour pour leur demander aide en cas de décès. Le Juge des mineurs de l’époque ordonne une AEMO (Assistance Educative en Milieu Ouvert). Cette prestation est fournie à Orléans par l’Association Interdépartementale pour le Développement des Actions en Faveur des Personnes Handicapées et Inadaptées IDAPHI (une association chargée des personnes handicapées et inadaptées serait-elle compétente pour prendre en charge des enfants en risque ou en danger ? ). En un an, au lieu de deux interventions par semaine, cette assistance s’est réalisée en 4 fois une heure dans les locaux de l’IDAPHI.
De façon étonnante, au terme de cette année, l’encadrement de cette association – le directeur, le psychologue et l’éducatrice officiellement chargés de l’assistance des deux fillettes – rédige un rapport dans lequel il décrit Madame Vautier comme une maman possessive et fusionnelle, complètement perturbée et propose le placement des deux sœurs au village des enfants intitulé « Les Terres Blanches » (association fortement subventionnée pour le placement exclusif des fratries) nouvellement implanté dans la région. Comme par hasard, le placement de Charlotte et de Juliette est programmé à la même date prévue pour l’ouverture du centre en question.
Le Juge des mineurs en exercice ordonne le placement sans entendre les fillettes, encore moins les parents qui sont contre le placement. Le bras de fer entre les parents et l’administration (ASE et justice) commence.
Comme le village n’est pas encore fonctionnel, l’administration, en secret, place les deux fillettes dans une famille d’accueil durant tout le mois de juillet 2003 sans que la maman soit informée du lieu. Celle-ci engage même un détective privé pour retrouver la trace de Charlotte et de sa sœur.
Grâce à l’arrivée d’un nouveau juge des mineurs, Madame Vautier récupère ses deux filles 13 mois plus tard.
Cependant, l’épée de Damoclès reste suspendue sur la tête de cette maman traquée et de ses deux filles car le procureur de la République a fait appel de la décision du Juge.
Aujourd’hui, guérie de sa maladie, cette mère courage se bat pour ses deux filles. Ces dernières n’ont jamais accepté de vivre loin de leur mère.
La maman ne comprend toujours pas pourquoi l’administration veut à tout prix placer ses filles, pourquoi les différents magistrats n’ont jamais voulu écouter les gamines. Une affaire exemplaire.»
Attention ! Prudence ! Prudence ! Moins de 18 ans et plus !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
19:50 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant, enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapt, enfant, administration, ase, justice



